La Ville d’Illkirch-Graffenstaden est un pôle économique, commercial et culturel particulièrement attractif au sud de l’agglomération strasbourgeoise. L’origine du nom d’Illkirch, semble due à une église (Kirche) construite sur les bords de l’Ill. Les deux villages distincts Illkirch et Graffenstaden ont fusionné lors de la Révolution Française. Ville sportive, Illkirch-Graffenstaden est notamment le berceau de la SIG, un des clubs phares du basket français et européen.
La FAIG est un club de football alsacien basé à Illkirch-Graffenstaden. Le club évolue actuellement dans le championnat régional R1.
Et si le sport devenait un levier pour votre entreprise ? C’est s’associer à un projet sportif, éducatif et humain, ancré dans le territoire d’Illkirch-Graffenstaden depuis 1911.
Pour comprendre l'histoire du football à Illkirch-Graffenstaden, il est essentiel de revenir à ses racines en Alsace et en Lorraine pendant la période de l'annexion allemande.
Les débuts du football en Alsace-Lorraine annexée
C’est dans une Angleterre victorienne en pleine expansion économique et en mutation sociale que le football moderne apparaît. Au tournant des XIXe et XXe siècles, le modèle sportif anglais commence à se diffuser hors des confins de la Grande-Bretagne et s’implante par voie directe en France et en Allemagne selon au moins trois modalités : d’abord dans les zones portuaires où existaient des entrepôts et des sièges de compagnies maritimes britanniques.
En raison des relations très étroites entre la Grande Bretagne et l’Allemagne, ce dernier pays connut le football-association plusieurs années avant la France. Et c’est ainsi qu’en dépit de l’éloignement, le football pénétra plus précocement, dès avant 1900, en Alsace et en dans une partie de Lorraine, qui avaient obtenu le statut de Reichsland à la suite de leur annexion en 1871.
La question principale que se posent les historiens à ce propos c’est celle de la réussite ou de l’échec de la germanisation de la population entreprise par Berlin. On s’accorde en général pour distinguer deux phases : celle allant de 1871 à 1890 environ où la population du Reichsland a très largement campé dans une position farouche, refusant généralement toute relation avec les Allemands immigrés (les vieux-Allemands) ; à partir de 1890, deux tendances firent leur apparition : une certaine partie de la population demeura fidèle à la France tandis qu’une autre s’ouvrit à l’Allemagne et aux Allemands dans une mesure encore difficile à évaluer.
Le moment et les conditions de l’introduction et de l’extension du jeu, celles de sa pratique qui a donné naissance à une vie associative riche et diversifiée, la présence de spectateurs en nombre croissant font que l’étude des débuts du football d’Alsace et de Lorraine peut s’inscrire dans cette problématique de la germanisation. Les Alsaciens et les Lorrains ont-ils accepté d’emblée cette pratique importée par les conquérants ? Y a-t-il eu des contacts avec la population immigrée par le biais d’une présence commune dans les équipes et les associations ou chacun est-il resté chez soi ? Le phénomène national et identitaire a-t-il joué un rôle ?
L'implantation du jeu
Tout comme l’introduction du football dans le Reich ou en France, il existe sur ce point beaucoup d’incertitudes quant à la date et quant à la nature du jeu pratiqué : jeu de balle quelconque, sous la forme de lancers par exemple, le football-rugby ou football-association ou peut-être un jeu de type mixte aux règles incertaines.
La pratique du football prôné par le professeur Konrad Koch, le père du football allemand apparaît en Alsace et plus particulièrement à Strasbourg en 1882 par l’intermédiaire des élèves du collège et du gymnase protestant suite à un décret du ministre de l’instruction publique Gustav von Gossler rendant obligatoire dans les établissements scolaires du Reich les exercices de plein air avec un ballon. S’agissait-il de football ? Cela n’est pas certain.
Néanmoins selon un quotidien strasbourgeois, la « Straßburger Post », des élèves des gymnases de Strasbourg auraient pratiqué le football dès 1887 sur la Place Lenôtre. Strasbourg a peut-être connu une forme d’implantation directe. Dès 1890, un Gallois, F.W. Mormann, ancien capitaine de l’équipe de football de l’University College of Wales, a animé un club éphémère, le Celeritas Football Club.
C’est également au cours de cette année que des étudiants strasbourgeois, sous l’impulsion de Walter Bensemann, déjà à l’origine de la naissance de deux clubs similaires à Karlsruhe (1889), et des frères Ivo et Wini Schricker, fondent un cercle qui prend le nom de Straßburger Fußball Club et occupe le terrain de jeu du Wacken. Juif allemand né en Suisse, à Montreux, Walter Bensemann, alors étudiant, est le personnage-clé de la diffusion du football en Allemagne du sud-ouest.
Son club fusionna ensuite avec le Celeritas pour devenir le Straßburger Fußball Verein, peut-être en 1892. En 1903, cette association comptait dans ses rangs des étudiants en droit et des joueurs plus âgés, déjà insérés dans la vie active, membres de professions libérales, avocats, architectes ou encore des industriels comme Claude de Wildersbach, Glazmann de Barembach et Thormann de Saint-Blaise.
Toutefois, il est avéré qu’une ville d’Alsace, Mulhouse, a connu la forme d’implantation directe à partir de la Grande-Bretagne. En 1892, deux étudiants britanniques de l’École de chimie (Oskar Alliston et John Kearns) ayant apporté dans leurs bagages un ballon ont initié au football leurs camarades, les fils d’industriels du textile de la ville. Le groupe fut ensuite rejoint par les élèves de l’École professionnelle, de sorte qu’une véritable association a été fondée en 1893, le Football-club de Mulhouse.
Chronologiquement ces implantations directes sont postérieures à celles survenues dans le Reich et quasi contemporaines des premières implantations en France. Ainsi, le phénomène de transplantation du jeu vers le Reichsland a pour origine des ressortissants du Reich : des étudiants venus d’autres villes universitaires comme Francfort, Freiburg, Heidelberg etc. C’est du Reich aussi que sont venus les professeurs des collèges et lycées, les véritables initiateurs du football avec les fonctionnaires allemands. C’est bien l’annexion qui a valu au football alsacien son antériorité par rapport à presque toutes les villes françaises continentales.
Les débuts du football en Lorraine allemande sont sensiblement plus tardifs. On y retrouve principalement l’action des vieux-Allemands. À Metz, le football apparaît dans le cadre de tournois scolaires organisés par des professeurs immigrés des écoles de la ville. En 1897, les élèves du lycée affrontent ceux du collège sur un terrain militaire situé au Ban-Saint-Martin. L’année suivante, des étudiants de Sarreguemines découvrent le football lors d’une rencontre entre les potaches de Sarrebrück et leurs homologues de Malstatt-Burbach sur un terrain à Sankt-Arnuald. Ils décident d’imiter les phases de jeu observées et propagent la pratique dans leur lycée.
Ainsi, les élèves et des professeurs des collèges et des lycées pratiquaient des jeux de balle dans le cadre de l’emploi du temps de l’établissement et sans doute le football. Comme en Alsace, ce sont des professeurs vieux-Allemands qui ont implanté le football en l’intégrant dans le système éducatif avec l’appui des autorités municipales et celui des médecins qui y voyaient un moyen de lutter contre la dégénérescence physique, l’une des grandes préoccupations du temps.
C’est encore par le biais des professeurs immigrés que se créent plusieurs associations scolaires au tournant du siècle. Certains enseignants ramènent un ballon dans leurs bagages après avoir séjourné dans une grande ville allemande où le football était déjà implanté. Ces professeurs inculquent les rudiments de la pratique à leurs élèves, parmi les fils des fonctionnaires allemands et de la bourgeoisie locale. C’est ainsi qu’est née la Fußball Realschule Vereinigung à Forbach en 1900.
La fondation des clubs de football
À l’issue de cette brève phase où le jeu scolaire, voire universitaire, l’emporta largement, le cadre associatif se généralisa, à l’image des premiers clubs de Strasbourg et de Mulhouse. Avant la fin du siècle apparurent d’autres clubs à Strasbourg dont le F.C. Donar formé en partie de vieux-Allemands et le F.C. Frankonia, le club des fonctionnaires vieux-Allemands (1898). Au début du XXe siècle les fondations de clubs furent encore l’œuvre des immigrés allemands ou d’étudiants ayant achevé leurs études et qui voulurent continuer la pratique, ce qui les amena tout naturellement à fonder des associations civiles.
En Alsace, apparut le F.C. Hagueneau (Vereinigung zum Fußballspiel Haguenau) en 1900, formé surtout de jeunes accomplissant le service militaire d’un an, c’est-à-dire des fils de la bourgeoisie déjà diplômés et des lycéens. En 1903, ce fut le tour du F.C. Union de Mulhouse. À Colmar, des Allemands immigrés fondèrent deux clubs en 1905. La même année, on vit naître un club à Bischheim (Fußball Klub Mars Bischheim). L’année suivante, ce fut le tour d’un autre club de banlieue, Koenigshoffen puis de Sélestat, d’Altkirch, Thann et de Saverne. Ce dernier doit son existence au professeur Bücking, un vieil-Allemand qui enseignait les mathématiques au collège. En 1907, le football s’implanta encore à Bischviller.
En Lorraine annexée, le premier club qui vit le jour fut le F.B.C. Wodan de Sarreguemines fondé en 1903 par des professeurs du lycée de la ville. Le capitaine était Curt Neumann, fils d’un fonctionnaire allemand des chemins de fer. Comme ailleurs, le club pratiquait le football en hiver et bien d’autres sports en été. En 1904, des Allemands fondèrent le premier club à Metz « Luft und Sonne 04 ». L’année suivante, il y avait déjà trois clubs à Metz, le FC Métis, le FC Lothringen et le Metzer Verein für Bewegungspiel, tous fondés par des professeurs immigrés. Apparaît encore en 1905, le FC Thionville par l’intermédiaire de Emile Muller, ancien étudiant à la faculté de médecine de Strasbourg.
L’armée a joué également très tôt un rôle dans la diffusion du football. C’est elle qui a introduit le jeu à Haguenau en Alsace (1899) au sein du 137e régiment d’Infanterie. Le club civil apparut un an plus tard. Le même processus se déroula à Colmar mais également à Bitche en Lorraine annexée où l’équipe du 166e régiment d’Infanterie remporta à plusieurs reprises le titre de champion militaire d’Allemagne de l’ouest. Les autorités militaires jugeaient le football comme un moyen de préparer le combat car le jeu enseigne la discipline, le respect du capitaine d’équipe, forme des hommes robustes, sains et résistants à la fatigue. Les soldats trouvaient régulièrement des partenaires parmi les fonctionnaires et les lycéens de la ville qui fondèrent en 1906 le Bitscher Fußball Verein. On jouait encore entre soldats dans les villes de garnison comme Mohrange, Dieuze et Saint-Avold. Metz, siège du commandement du XVIe Corps d’Armée, abritait alors une quinzaine d’équipes militaires.
En Alsace et en Lorraine annexée, le mouvement des fondations s’accéléra après 1906. L’introduction de la loi sur les associations de 1908 n’est pour rien dans cette croissance accélérée des fondations de clubs. Le rythme est semblable en France et dans toute l’Europe occidentale. Jusqu’en 1914, une dizaine de clubs suivirent en Alsace comme à Huningue, Kronenbourg (1908), Dornach, Guebviller, au Neuhof à Strasbourg (1910), Illkirch-Graffenstaden, Hégenheim, Lingolsheim, Saint-Louis (1911), Wittenheim (1913) et Schiltigheim (1914). En Lorraine allemande, de nombreux clubs virent le jour à proximité de Forbach et d’Hayange où l’industrie était en pleine expansion.
En 1909, la ville de Forbach abritait déjà trois clubs, le Triumph, la Hansa, le Germania. On jouait également à proximité des puits de mines à Stiring-Wendel, Merlebach, Petite-Roselle et des sites sidérurgiques d’Algrange, Audun-le-Tiche, Moyeux et Amnéville. Les premiers clubs civils présentaient une composition sociale identique à celle des pratiquants d’origine. Le club de Saverne était présidé par l’industriel Demange, le FC Thionville par un architecte alors que l’industriel Humbert de Wendel contrôlait les destinées du club d’Hayange.
Les clubs civils cherchèrent aussitôt à organiser des matchs. En raison du faible nombre de partenaires disponibles sur place, ils prirent l’habitude d’opérer des déplacements lointains, dans le cadre de visites à grand renfort de manifestations d’amitié. C’est ainsi que les équipes de Mulhouse se rendirent volontiers à Paris et invitèrent leur adversaire d’un jour à venir jouer dans le Reichsland. C’était l’occasion de réactiver de vieux liens avec l’ancienne patrie. Tel fut moins le cas des équipes strasbourgeoises davantage composées de vieux-Allemands qui se rendaient plus volontiers à Karlsruhe ou encore à Bâle pour des matches internationaux. Les clubs lorrains rencontrèrent de nombreuses équipes de la Sarre et du Palatinat. Ainsi, les équipes de Sarrebrück et de Kaiserlautern rendirent de nombreuses visites sportives et conviviales aux clubs messins.
Peu d’années après la pénétration du football en milieu bourgeois, une évolution se fit jour. Des jeunes instituteurs, initiés dans les écoles normales diffusèrent le jeu auprès de leurs élèves. Par ce biais la démocratisation commença. Dès 1906, on vit naître le S.V. Altkirch en Alsace, fondé par l’instituteur Joseph Steinmetz. La même année, des écoliers de Neudorf, un faubourg de Strasbourg, jouèrent dans la rue, sous la direction d’un autre instituteur. Deux années plus tard le FC Neudorf vit le jour et les joueurs du club venaient des milieux populaires. L’Église catholique s’empressa d’imiter le pas. Elle créa des activités sportives au sein des patronages et choisit d’encourager tout particulièrement le football-association avec pour objectif prioritaire la reconquête de la jeunesse des milieux populaires. En Alsace, les curés fondèrent et animèrent des équipes de football de patronage : ainsi l’abbé Hauss pour le FC Dornach en 1910. En Lorraine allemande, des équipes confessionnelles furent constituées à Metz (Saint-Eucaire, Notre-Dame), Fameck (Saint-Martin) et rassemblées au sein de la Fédération diocésaine des œuvres de jeunesse alors présidée par un jeune avocat, Robert Schuman.

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