Ronaldinho Gaucho, de son vrai nom Ronaldo de Assis Moreira, est un footballeur brésilien né le 21 mars 1980 à Porto Alegre. Il a marqué les esprits du monde du ballon rond grâce à son talent exceptionnel et son sourire enfantin.

Ronaldinho Gaucho en 2013
Jeunesse et Débuts au Brésil
Ronaldo Assis passe ses jeunes années à Vila Nova, un quartier populaire de Porto Alegre. Son père, footballeur amateur, lui inculque le goût du geste efficace. Son frère aîné, Roberto Assis, également footballeur, est un espoir du Gremio Porto Alegre. Le jeune garçon grandit donc dans l'univers du football et intègre l'école de football du Gremio en 1986. Il a la douleur de perdre son père en 1988, qu'il considère comme son premier mentor.
En février 1997, Ronaldo Assis signe son premier contrat professionnel avec le Gremio. En septembre de la même année, il remporte le Championnat du monde des moins de dix-sept ans avec la sélection brésilienne.
En 1999, il marque 15 buts en 14 matchs avec le club du Gremio. La même année, il intègre l’équipe nationale brésilienne et remporte la Copa America. C'est à ce moment que le magazine brésilien Placar lance un vote pour lui trouver un nom, car il ne saurait y avoir deux Ronaldo au sein de la Seleçao : Ronaldo Assis devient Ronaldinho Gaucho.
L'Aventure au Paris Saint-Germain (2001-2003)
Sur les conseils de Rai, il s'engage avec le Paris-Saint-Germain, qui annonce que le joueur brésilien portera ses couleurs pour la saison 2001-2002. Le 4 août 2001, il dispute son premier match avec le PSG face à Auxerre (1-1). Une banderole : « Bienvenue Gaucho », l'accueille.
Malgré des prestations sur courant alternatif, il éblouit la France et l’Europe par son expertise des coup-francs et sa technique de dribble inimitable. Auréolé du statut de star internationale après la campagne victorieuse du Brésil au Mondial 2002, Ronnie fait vivre un cauchemar aux défenses adverses durant deux saisons, signant notamment des buts d'anthologie contre l'OM ou Guingamp. Il peine toutefois à étoffer son palmarès.
Cependant, Ronaldinho se trouve en conflit larvé avec l'entraîneur de l'équipe, Luis Fernandez, qui lui reproche de ne pas appliquer sur le terrain les directives qu'il lui donne et de mener une vie nocturne peu compatible avec le sport de haut niveau.
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Selon Eric Lovey, son conseiller, Ronaldinho n’avait jamais bu un verre d’alcool de sa vie avant d’arriver à Paris car son père avait eu des problèmes d’alcoolisme. Selon Paulo César, "Il sortait, il rentrait, il ne s’entraînait pas beaucoup, il repartait à la maison, il dormait, il s’entraînait avec un préparateur physique, un cousin qui habitait avec lui, et c’était reparti pour la nuit".
Premiers pas à Paris
Intronisé au Hall of Fame du Milan AC 18 h 26 : une ovation s'élève devant l'entrée des vestiaires du stade de l'Abbé-Deschamps où le car du PSG vient de stationner. L'avant-dernier joueur à en descendre, devant la cinquantaine de supporters parisiens présents, est Ronaldinho.
19 h 24 : le PSG pénètre sur la pelouse pour s'échauffer. Il rejoint ses partenaires au centre de la pelouse pour saluer les supporters. Le footing débute. Le temps de retrousser son short à mi-cuisse, et le voilà prêt. Les échanges de balle en toute décontraction avec Mendy et El Karkouri lui permettent de jongler, du pied, de la tête et du tibia.
19 h 59 : à l'entrée des équipes, les nombreux photographes n'ont d'yeux que pour le remplaçant parisien, numéro 21. Sous un crépitement ininterrompu de flashs, il prend place sur le banc.
20 h 39. But de Pochettino ! Ronaldinho jaillit du banc. Alonzo l'embrasse. Le Brésilien prend Ducrocq par les épaules, serre très fortement Mendy et savoure l'instant.
20 h 47 : mi-temps. Ducrocq et Mendy partent s'échauffer. Ronaldinho rentre doucement aux vestiaires. Fernandez envoie ensuite El Karkouri sur la pelouse. Mauvais présage pour « Ronnie » ?
21 heures : premier instant d'émotion. Ronaldinho revient des vestiaires tel un boxeur tournant sur un ring. A reculons, le long de la ligne de touche, il court sous les yeux de Feliciano Di Blasi. Il ne s'échauffe pas, il danse ! Il piaffe d'impatience.
21 h 15 : le kop parisien ne tient plus en place. Les « Ronaldinho, Ronaldinho » s'élèvent dans le stade.
21 h 16 : un frisson parcourt les spectateurs. Luis Fernandez appelle le Brésilien.
21 h 17 : instant historique. Sous l'ovation des 18 000 spectateurs, Ronaldo de Assis Moreira remplace José Aloisio à la 62 e minute. Dans les tribunes, Patricia Moyersoen, avocate du PSG, est émue. « Je sais tellement ce que représente pour lui ce moment », glisse celle qui était aussi présente lors de la désillusion devant la FIFA, vendredi dernier.
21 h 19 : premier ballon. Un geste technique s'amorce mais Tainio vient lui tacler dans les pieds. Par la suite, les munitions se font rares. Le Brésilien tente bien d'enchaîner les dribbles, mais un pied auxerrois traîne toujours. Revenu défendre, Letizi l'éjecte d'un mur pour le renvoyer aux avant-postes ! Un temps mort lui permet de rameuter ses partenaires. Mais le but auxerrois survient. Le Brésilien ne bronche pas. Ses dernières tentatives n'amènent pas le salut. Torse nu, il salue le public et quitte la pelouse en se signant.
22 h 25 : le car parisien est sur le point de repartir. Ronaldinho écoute les messages de son portable en face d'Anelka. D'un regard, les deux hommes s'accordent sur la folie qui règne quelques mètres plus bas. Une main se tend encore vers eux pour un ultime autographe. C'est Lionel Letizi qui joue l'entremetteur pour des amis locaux. Un dernier salut à quelques supportrices et Ronaldinho Gaucho s'en va.
Transfert au FC Barcelone et Consécration
Au cours de l'été 2003, après deux années inégales mais formatrices, il est transféré au F.C. Barcelone pour 30 millions d'euros. Il prend une dimension supérieure. Avec 15 buts dès la première saison, il fait renaître un Barça enterré par Madrid. Dès sa deuxième saison, il emmène son équipe au titre suprême : la Liga. Il brille en Ligue des Champions, malgré une défaite prématurée contre Chelsea. Le voilà joueur Fifa de l'année.
En 2005/06, il s'impose véritablement comme le nouveau génie du football, enchaînant les performance surréalistes. Loué par tous pour sa gentillesse et son talent inégalé, il devient le Ballon d'or 2005.
Déclin et Fin de Carrière
Après une campagne victorieuse en Champions League mais une Coupe du monde ratée, la saison 2006/2007 est plus difficile pour Ronnie et son Barça.
Sa saison 2007-08 est décevante, il doit quitter l’Espagne, direction le Milan AC. Malgré le titre de champion d’Italie (2011), il ne participe pas au Mondial 2010 avec les Auriverdes. Ses mauvaises performances sous les couleurs de la Seleção l'éloignent aussi de l'édition 2014 de la compétition. Son physique se dégrade au fil des années. Ronaldinho multiplie les sorties et perd de vue son métier de footballeur.
Il retrouve sa terre natale en 2011 et se ressource avec le club de Flamengo. L'année suivante, l'Atlético Mineiro lui permet d'ajouter quelques lignes à son palmarès avec une victoire en Copa Libertadores. Mais Ronaldinho Gaucho, fantasque et imprévisible, s’est ensuite perdu, préférant le monde de la nuit à celui du football, à l’image de sa destination en 2011: le Mexique.
Palmarès
Voici un aperçu du palmarès impressionnant de Ronaldinho :
| Compétition | Année |
|---|---|
| Supercoupe d'Espagne | 2005 |
| Champion d'Espagne | 2004-2005 |
| Vainqueur de la coupe Intertoto | 2002 |
| Coupe des confédérations | 2005 |
| Champion du monde | 2002 |
| Copa America | 1999 |

Ronaldinho Ballon d'Or 2005
Malgré une fin de carrière en dents de scie, Ronaldinho reste une légende du football, ayant marqué les esprits par son talent, sa créativité et son sourire contagieux. Il n’a pas seulement gagné : il a donné du bonheur.
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