Saint-Nazaire face à Perugia Volley: Un Match Historique en Ligue des Champions

Le mardi 19 novembre, la Soucoupe de Saint-Nazaire a vibré au rythme d'une soirée de gala, où le champion de France, Saint-Nazaire Volley-Ball Atlantique (SNVBA), a défié Perugia Volley, l'une des meilleures équipes mondiales. Pour une première en Ligue des Champions, Saint-Nazaire était à la hauteur de la surprise qu’il avait créé la saison passée en allant chercher un titre de champion de France en tant que 7e de la saison régulière.

Les Nazairiens n'ont rien pu faire face à la force de frappe de Pérouse. Auteur d’un exploit sur leur premier match de Ligue des champions à Ankara (3-2), les Nazairiens n’ont cette fois rien pu faire face à Pérouse, impitoyable de réalisme.

Romain Devèze lève la tête au ciel, il savait que le match face à Pérouse serait très compliqué.

Les champions d’Italie ont dominé dans tous les secteurs de jeu pour s’imposer nettement 3 sets à 0 (25-17, 25-20, 25-23 en 1 h 20).

La logique a été respectée, malheureusement pour les Nazairiens qui accueillaient pour la première fois de leur histoire un match de Ligue des champions.

Mardi soir face à Pérouse, l'un des grands favoris de la compétition, la marche était trop haute. L'équipe italienne, invaincue en SuperLega, a imposé sa loi avec un 3-0 (25-17, 25-20, 25-13) sans appel.

Le SNVBA, qui avait créé l'exploit lors de son entrée en lice contre le Halkban Ankara, la semaine dernière en Turquie, n'a jamais réellement pu rivaliser avec le géant italien.

Si les Transalpins ont d'abord offert plusieurs points sur erreurs directes (9 points en première manche), leur réalisme a finalement pris le dessus, porté par leur incontournable et polyvalent passeur italien, Simone Gianelli (25-17).

Le deuxième set, plus disputé, a vu Saint-Nazaire tenir la dragée haute jusqu'à 19-19, avant de craquer dans le money-time (25-20). La dernière manche n'a été qu'une formalité pour Pérouse, qui a vu les champions de France en titre sombrer (25-13).

Les hommes de Fulvio Bertini devront vite se ressaisir, car un gros défi les attend dimanche (20 heures), avec la réception de Tourcoing, leader de la Marmara SpikeLigue.

Pour Pérouse, l'aventure européenne continue sur de solides bases avec aucun set concédé depuis le début de la compétition.

Après deux victoires d’affilée à Ankara et Sète, Fulvio Bertini et ses hommes connaissent un coup d’arrêt, mais attendu au vu de l’adversité.

Les Nazairiens auront fait illusion dans un deuxième set serré jusqu’à 19-19 avant de s’écrouler dans la troisième et dernière manche.

Loin de la déroute attendue, les Nazairiens ont livré une belle performance, résistant dans chaque manche, mais le résultat final sera convenu. 25-21, 25-23, 25-23, pas de quoi rougir, et quoi qu’il arrive, il reste deux rencontres face à deux adversaires que Saint-Nazaire a déjà battu, de quoi pouvoir espérer une qualification en barrages.

Peut-être pouvaient-ils s’inspirer de la performance de Chaumont, qui avait vaillamment lutté chez un autre géant européen hier.

Schéma d'un terrain de volley-ball

Les champions de France sont allés au combat, notamment un Henri Leon extrêmement percutant en attaque.

Bien plus performant en attaque (62 % contre 46 pour le SNVBA), Simone Giannelli et ses coéquipiers avaient en plus une marge importante sans leurs erreurs au service (15). Ils ont montré pourquoi ils étaient de sérieux candidats à la victoire finale en Ligue des champions.

C'est historique ! Les Nazairiens Champions de France en titre vont disputer pour la première fois la compétition reine du volley européen. Trois matchs sont programmés à domicile, à la Soucoupe, dans cette phase de poule. Le SNVBA affrontera Perugia (Italie) le mardi 19 novembre à 20h, Ankara (Turquie) le mercredi 15 janvier à 19h, et Budejovice (République tchèque) le mercredi 29 janvier à 19h.

Romain Devèze (libero du SNVBA) : « On s’attendait à un match compliqué, on a su exister sur les deux premiers sets, pas sur le troisième. Ils ont tellement déroulé à la fin qu’on a subi, et d’un autre côté, j’ai l’impression qu’on ne pouvait pas faire grand-chose de plus. On était confronté à l’une des trois meilleures équipes du monde, ça doit nous apporter de l’expérience. On a fait un gros coup la semaine dernière à Ankara, mais ça ne veut pas dire qu’on va gagner tous nos matches en Ligue des champions. Les matches s’enchaînent, on n’a pas le temps de souffler, il faut rester positif, comme l’ont fait les supporters avec nous ce soir. »

Nicolas Burel (central et capitaine du SNVBA) : « On savait que ça serait un match compliqué. Je trouve qu’on est plutôt bien rentré dans la partie, peut-être parce que Pérouse a fait beaucoup de fautes au service au début. Giannelli (le passeur de Pérouse) a fait un match énorme, c’est normal qu’il soit MVP. Il est très dur à lire, même en situation difficile, il a réussi à trouver ses centraux qui étaient peut-être à 100 % ce soir. Face à une telle équipe, si on n’arrive pas à ralentir au bloc, ça devient tout de suite très compliqué. À part au deuxième set où on est quasiment à 20-20, il n’y a pas eu trop de suspense. Les scores du premier et du troisième sont un peu frustrants. Ce soir, on n’a pas joué notre meilleur volley-ball, et c’est ce qu’il faut faire contre des équipes comme ça. On a été étouffé par la pression qu’ils nous ont mise sur side-out. On n’a pas tout mal fait, il aurait fallu être en mesure de leur mettre plus la pression. »

Titouan Hallé (réceptionneur-attaquant du SNVBA) : « On s’attendait à ce que ce soit compliqué. En face, c’est l’une des meilleures équipes du monde. Il fallait prendre du plaisir, jouer le mieux possible. On s’en sort plutôt bien finalement parce qu’ils ont fait beaucoup de fautes au début. Ça nous a permis de ne pas rester trop loin à chaque fois et de jouer notre jeu. Quand ils ont commencé à faire moins de fautes au service, c’est sûr que c’est devenu très compliqué. Ils sont très forts au bloc, au service, en défense… Ils font tout bien, ils sont au-dessus physiquement. Ils ont l’habitude de jouer contre des équipes bien plus fortes que nous. Il n’y a pas beaucoup de mauvais choix, donc c’est dur de tenir le rythme tout au long du match (sourire). Nous, on ne fait pas un mauvais match malgré tout, mais tu sens qu’ils ont une belle marge. »

🏐 Le résumé de SAINT-NAZAIRE - PERUGIA (J2) | CEV Ligue des Champions masculine 2024/25

Les fans de volley placent désormais Saint-Nazaire sur la carte de l’Europe. Perugia [champion d’Italie en titre, N.D.L.R], c’est 5 fois notre budget et peut-être 4 fois pour Ankara [ancien club d’Earvin Ngapeth, N.D.L.R.].

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