Le rugby en Aveyron, et plus particulièrement à Rodez et Figeac, est une histoire riche en événements marquants, en joueurs emblématiques et en compétitions acharnées. Cet article explore les moments clés qui ont façonné ces clubs et leur rivalité.

Les Débuts et les Enjeux
Dans une poule à plusieurs inconnus, se profilent des matches forcément accrochés avec des derbies notamment face à LSA ou Figeac. « On s’attend effectivement à batailler et guerroyer un peu plus. » Pas pour lui déplaire ? « A nous de faire l’essentiel dans ce qu’on met en place pour coller à nos ambitions. » Ses hommes sont prévenus.
Le Match Décisif Figeac vs Decazeville
Les Figeacois sont allés au bout de leur rêve en terminant à la première place de la poule. Mais que ce fût dur! Pourtant dès la deuxième minute, Urjukashvili relançait et trouvait à hauteur Rallier qui croisait avec Germa pour un essai en moyenne position. Le buteur Kvirikashvili enfilait les pénalités comme des perles et le GSF menait à la vingtième minute sur le score de 14 à 0. Un peu trop sûr d'eux, les Figeacois négligeaient même une pénalité préférant la jouer à la main, sans succès. Beaucoup à cet instant croyaient le match plié.
Avec la transformation et une pénalité bottée par Campdoras, les visiteurs revenaient à quatre points. Sibot, Pllotschi plaquaient en avançant, Mafteï infligeait un bon plaquage et gagnait la pénalité qui renvoyaient les visiteurs chez eux. Les avants confisquaient et gardaient au chaud les dernières balles jusqu'au coup de sifflet final qui envoyait les « Rouges et Noirs » en division supérieure.
Figeac 29 - Decazeville 23
Figeac: Foretnègre, Pascalou, El Kaisouni, Pantelimon, Leneï, Jean-Simon, Sy, Fetaulaki, Germa, Kvirikashvili, Mafteï, Sibot, Doiugnon, Urjukashvili, Rallier.
Decazeville: Landès C, Vayrac, Landès J, Cayrade, Magne, Barbezange, Alaux, Pégourié, Campdoras, Fournier, Murat, Bertrand, Alvarez, Tétuan, Estival.
Témoignages
Christophe Leneï, 2ème ligne du GSF : Je suis heureux. On y est arrivé. Cela fait sept ans que je suis au club et pour ma dernière saison, on gagne la fédérale 2. Je remercie les copains et les entraineurs qui m'ont laissé rentrer le premier, et seul sur la pelouse. J'avais quelques frissons, mais ça ne m'a pas géné pour rentrer dans le match. C'était une rencontre piège, car on ne sait pas jouer très bien les derbys, à plus forte raison contre Decazeville. Et puis, on a certainement trop bien démarré! Mais il a fallu descendre bien vite sur terre et se retrousser les manches. On s'est un peu crispé, on a joué petit bras, mais Méko (Kvirikashvili) était dans un grand jour. On termine en tête de la poule, le contrat est rempli. Franchement, après notre victoire à Rodez, perdre le dernier jour aurait été trop bête. On a su rester concentrés et surtout respecter l'adversaire, ne pas le prendre de haut. Les phases finales, c'est du bonus, mais on ne lâchera rien, je sais qu'on peut aller loin, maintenant qu'on est libérés. Ce n'est que du bonheur.
Eddy Rallier, arrière du GSF. C'est superbe, mais content d'en avoir fini. Ce fût un match très dur qu'on a eu la chance d'entamer idéalement, mais on se relâche peut-être trop vite, ce qui a pour effet de les remettre dans la rencontre. De notre côté, on doute un peu. Ensuite, on met quelque temps pour revenir, mais notre buteur nous enlève une belle épine du pied en réussissant ses pénalités.
Gaëtan Levade, 3ème ligne du GSF: C'est énorme ce qu'on a réussi. On a peut-être trop vite cru que c'était arrivé après notre super entame, mais on a su se reprendre et même quand ils sont revenus, on n'a pas trop craint. Il fallait juste reprendre le fil du match. Ce qu'on a réussi à faire avec notre super buteur qui nous a remis devant sur la fin.
Championnat de France Bélascain
Pour la première fois de leur histoire, quatre clubs aveyronnais (Rodez, Decazeville, LSA et Espalion) ont fusionné afin d’aligner une équipe Bélascain (entre 18 et 21 ans) en championnat de France. Un pari payant car l’équipe nommée « Rugby Centre Aveyron » caracole en tête de sa poule et reste invaincue à l’heure de recevoir Figeac, aujourd’hui à 15 heures à Paul-Lignon, pour la dernière journée de phase régulière.

Rodez, Decazeville, Espalion et LSA. Quatre clubs réunis sous le même étendard, celui du Rugby Centre Aveyron. Et ce qui n’était qu’un pari cet été est en passe de devenir une véritable réussite, jetant aux oubliettes les querelles de clochers et autres bisbilles entre voisins. Car après 13 rencontres, les Bélascain font parler d’eux. Et c’est le moins que l’on puisse dire. En voilà pour preuve leurs statistiques: 13 succès en autant de matches, une place de leader assurée, un goal-average de +449, des scores ahurissants de 110-0, 61-0, 55-0... N’en jetez plus, l’entente emmenée par un certain Éric Fernandez marche sur l’eau. Et tord le cou à cette vieille rengaine voulant que le rugby aveyronnais n’ait aucun avenir...
« On se rend compte que lorsque nos jeunes restent ici, ils peuvent rivaliser avec tout le monde. Et évoluer à haut niveau. C’était le but de cette association entre plusieurs clubs. Et si au départ, l’entente n’était pas toujours évidente, les résultats parlent d’eux-mêmes aujourd’hui», se réjouit René Saubes, en charge du pôle jeunes au Stade Rodez Aveyron.
Comme plusieurs clubs fédéraux du département, le SRA ne comptait plus d’équipe dans la catégorie (de 18 à 21 ans) depuis plusieurs années. LSA, Espalion et autres connaissaient la même mésaventure. Seul Decazeville avait tenté l’aventure la saison passée, mais les demandes en effectif des équipes seniors, et notamment de leurs réserves, font qu’en l’état actuel aucune structure aveyronnaise ne peut se suffire à elle-même pour aligner une équipe après les juniors. Pourtant, cette catégorie des Bélascain paraît indispensable pour peaufiner la formation des jeunes.
Gérard Fourquet, président du comité départemental, tient d’ailleurs à le souligner: «C’est vraiment une bonne chose car on ne lance plus nos jeunes avec une réserve seniors dans des matches “rugby cassoulet”. En Bélascain, ils apprennent davantage. Et à ce jour, la formation est la seule solution d’avenir pour notre rugby... Alors, c’est bien d’appuyer sur cela. Cet après-midi, les jeunes de l’entente auront droit à la lumière. Celle de Paul-Lignon pour leur dernière journée de championnat face à Figeac. Avant d’attaquer les phases finales. Le premier tour, les 16es de finale, est prévu dans un mois, le 22 mai. Là, Éric Fernandez et ses troupes pourraient y croiser la fine fleur de la formation fédérale en France, à l’image de Massy par exemple...
Saison Récente et Défis
Le dernier exercice fut satisfaisant pour l’équipe fanion figeacoise avec une place de premier dauphin de poule et une élimination en 32e de finale du championnat de France par Montluçon. Et avec le même effectif, renforcé par l’arrivée de joueurs chevronnés, encadrement et dirigeants étaient légitimement optimistes avant les trois coups du championnat. Et puis, soudain, patatras! Lors du premier match amical, le corps médical a enregistré de nombreuses et sérieuses blessures. Dans la foulée, le premier match de championnat contre Caussade a viré au cauchemar (défaite 22-5). Le dimanche après, les Lotois n’ont pas réussi à redresser la barre, sur l’herbe du Lévézou-Ségala (19-10).
"Nous avons fait un faux départ. On ne prend pas de points lors de ces deux premiers matchs. Figeac occupe la septième place, un classement pas vraiment conforme à ses ambitions. "Nous sommes capables du pire comme du meilleur, ajoute le coprésident. On peut s’incliner face à une équipe qui joue le maintien et d’un autre côté, on fait match nul avec Rodez (22-22), le leader incontesté de la poule. Lors du match retour, à Paul-Lignon, on revient avec le bonus défensif (32-26). Notre parcours est par moment incompréhensible. Malgré tout, nous sommes toujours concernés par la cinquième place qualificative. Pour cela, les coéquipiers du capitaine Castagné n’auront pas le droit à l’erreur lors de la réception de Bressols. Une victoire remettrait le GSF dans le sens de la marche. En revanche, une défaite viendrait compliquer un peu plus la suite de la saison.
Plusieurs “papas”, certains même quadra, sont ainsi venus ou revenus ces dernières semaines. « On avait les défauts des qualités de la jeunesse, parfois on était pris par l’émotion », explique le technicien qui entend voir désormais « beaucoup plus de sérénité », dans les moments clés surtout. Mais aussi « rester dans des schémas collectifs. »
Mais ce Rodez new look est-il d’ores et déjà prêt, alors que l’ultime amical perdu à Saint-Affrique (F3 aussi) n’a pas été une réussite ? « Je n’ai pas du tout aimé notre attitude, dans l’investissement, le visage montré, alors que le premier amical face à Alban avait laissé une bien meilleure impression », indique un “PF” ayant voulu faire de cette prestation une piqûre de rappel sur ses attendus minimum. C’est-à-dire ? « On a revu certains standards défensifs et offensifs, dit celui qui a succédé (sur le banc) au partant Dominique Alaux. Être fort sur les fondamentaux, ça permet à tous les joueurs d’avoir un fil conducteur, un cadre qui permet à chacun de se repérer selon les situations données. » Sous-entendant une prédominance nouvelle des gros ? « Non, pas forcément plus devant.
| Équipe | Matchs Joués | Victoires | Goal-Average |
|---|---|---|---|
| Rugby Centre Aveyron (Rodez, Decazeville, LSA, Espalion) | 13 | 13 | +449 |