La date du 15 octobre restera gravée dans l’histoire du rugby français. L’élimination en quart de finale de la Coupe du monde, "à la maison", face à l’Afrique du Sud a longtemps hanté le rugby français.
Au moment de retrouver les Springboks, que reste-t-il de ce match? Le traumatisme est-il toujours présent? Les Bleus semblent jurer que non.
"Le quart de finale, c'est un peu comme la finale de 2011, c'est quelque chose qui restera à vie". Bien placé pour parler de ce ressenti, l’ancien talonneur William Servat, qui a vécu les deux matchs, l’un sur le terrain, l’autre sur le bord de touche, est celui qui a bien voulu cette semaine fendre le plus la carapace.
Poser les bons mots sur ce quasi-drame du rugby français, sans trop en faire non plus à quelques jours de retrouver ces maudits Boks, briseurs de rêve pour la deuxième fois de l’histoire après la demi-finale de 1995, c’est ce que les Bleus ont fait depuis plusieurs jours.
"Ce sont des choses qui sont gravées, c'est la fin d'une compétition. Bien évidemment que la Coupe du monde 2023, a créé des traces, des stigmates peut-être pour les participants. Pour nos familles aussi", ajoutait même Servat, nous ramenant à ce dimanche 15 octobre, d’un gris et d’une tristesse infinis.
Avant ce rassemblement, le deuxième ligne Thibaud Flament, titulaire en 2023 et ce soir, ne voulait pas trop en faire. "On ne pourra jamais l'oublier de toute façon" avouait-il avec pudeur. "Mais on ne se réveille pas tous les matins en se disant qu'on va les retrouver. Même si on va certainement en parler."
Le sujet a été utilisé avec parcimonie à Marcoussis. Les Français ont envie de se projeter, pas de regarder en arrière.
"Dans notre histoire, dans notre construction, c'est notre dernière confrontation contre l'Afrique du Sud avant la Coupe du Monde" abonde l’entraîneur des avants Laurent Sempéré, qui omet la Coupe des Nations qui remettra potentiellement l’Afrique du Sud sur le chemin du XV de France en novembre prochain. "C'était un rêve il y a quelques mois, maintenant c'est un objectif, ce rendez-vous en Australie. Donc on est en construction pour être prêt dans 20 mois."
Cette confrontation a généré tellement de passion, voire de haine au sujet de l’arbitrage, en perdant tout sens commun sur l’analyse, qu’il a nourri des mois de frustration et de rancœur.
Jusqu’à trouver écho en Afrique du Sud, quand on écoute le troisième ligne centre titulaire des Boks ce soir, Jasper Wiese: "Ils ont beaucoup souffert après le match. Et je pense que leur souffrance après la Coupe du monde était sincère. Ils disent que c'est une revanche donc ça sera un bon challenge. On peut s'attendre à ce qu'ils soient très émotifs et très motivés pour ce match".

Les Bleus ont dû tirer le rideau sur l’évènement d’une vie en moins de 48 heures. Presque virés de leur hôtel le lendemain du match, pour laisser la place aux Argentins, ils ont noyé leur chagrin tous ensemble dans une brasserie branchée de la porte d’Auteuil, avant de s’éparpiller et tirer un trait sur quatre mois de vie commune.
"C’est vrai que c’était une claque qu’on avait reçue. Du jour au lendemain, après des mois ensemble, on s’est retrouvés sur le canapé", se souvient l’ailier Louis Bielle-Biarrey.
Celui qui est entre-temps devenu un autre joueur rassure pour autant. "Après, ce qu’il reste du traumatisme… plus grand-chose. Ça va faire deux ans, tout le monde est passé plus ou moins à autre chose. Maintenant, on a envie de se mesurer aux champions du monde en titre. C’est plus l’objectif 2027 que l’échec 2023."
Cela n’a pas empêché les Sud-Africains, par le biais de leurs réseaux sociaux s’il vous plaît, de remuer le couteau dans la plaie. Un post où on revoit Cheslin Kolbe contrer Thomas Ramos sur la transformation en donnant rendez-vous au Stade de France, avec la mention "à dans un mois". Un autre cette semaine en mettant en avant l’essai de Damian De Allende, le tout sur du… Plastic Bertrand. Agaçant non?
"Honnêtement, c’est un jeu qui regarde la presse ou ceux qui adorent les réseaux sociaux", disait le capitaine Gaël Fickou en veille de match. "Nous on ne regarde pas, on le prend même avec de la rigolade. On n’en parle pas, c’est donc que ça ne nous touche pas".
Ça n’enlève pas pour autant la motivation des Bleus, qui n’effaceront rien de 2023, mais qui, à l’instar de Thibaud Flament, veulent prouver qu’ils peuvent rivaliser avec les plus forts: "Je le vois plus comme un match contre une équipe impressionnante, qui a gagné le Rugby Championship. Même dans le dur, quand ils n’apparaissent pas à leur meilleur niveau, notamment en début de compétition, ils arrivent à être performants. C’est ce qui me donne envie de les jouer et de les challenger."
Et William Servat de conclure: "Ce match-là n'est pas l'aboutissement d'une compétition, n'a rien à voir avec le match de 2023. Le gagnant de la partie, au final, ne partira pas avec un titre.
Les Bleues de Pauline Bourdon Sansus se sont imposées face à l'Irlande. Le quart de finale des Bleues contre l'Irlande a réuni 3,4 millions de téléspectateurs en moyenne ce dimanche sur TF1, avec un pic à 4,6 millions en fin de match. Il s'agit de la meilleure audience historique pour un match de rugby féminin.
Ce sera sans doute l’un des quarts de finale les plus accrochés du week-end. Ce France-Irlande programmé dimanche (14 heures) au Sandy Park d’Exeter pourrait toutefois voir son issue scellée dès la mi-temps, si l’on se fie aux dernières confrontations entre les deux pays.
Sept succès de suite pour les Bleues, dont six roustes de plus de vingt points d’écart. Sachant que les Irlandaises ne débarquent pas en grande confiance, liquidées 0-40 par la Nouvelle-Zélande.
Avant le début des hostilités, le patron de World Rugby, Alan Gilpin, pronostiquait que «certains matchs seront moins compétitifs en raison, dans certains cas, d’une disparité évidente d’expérience, de professionnalisme et d’investissement». Les phases de poules, rythmées par des dérouillées en série, lui donnent raison : en 24 matchs, l’écart moyen est de 33,9 points. Le différentiel monte même jusqu’à 47 unités de moyenne si l’on ne prend en compte que la première journée, où tout est à faire et les sélections jouent avec leur équipe-type.
Un exemple parmi d’autres : en poules, une équipe anglaise bis a rossé 92-3 les Samoanes. Leur dernière confrontation, lors de la Coupe du monde 2014, s’était aussi soldée par une raclée anglaise, mais dans des proportions moindres : 65-3.
En onze ans, les Red Roses se sont structurées. Elles ont obtenu le statut professionnel en 2019 et sont rétribuées à 100 % par leur fédération. Leur championnat domestique, envié du monde entier, s’est structuré en 2018. Dans le même laps de temps, rien n’a vraiment bougé pour les Samoanes.
L’ovalie féminine mondiale demeure un paysage morcelé. «C’est un rugby à trois, quatre vitesses», estime Serge Collinet. En tête de wagon - et dans cet ordre - les Anglaises et les Néo-Zélandaises «hyper professionnalisées, libérées pour la performance, et consacrées complètement à la compétition».

Pas un hasard si les deux dernières éditions ont eu lieu dans ces deux pays. Pas un hasard non plus que Angleterre-Nouvelle-Zélande fut l’affiche de cinq des six dernières finales de Coupe du monde. «Ces pays ont su mettre en place des structures professionnelles en faveur des femmes, et se sont vu récompensés, quelque part. Les “Néozeds” l’ont fait parce que le rugby là-bas est une religion. Les Anglaises ont été pragmatiques, et ont mis les moyens financiers et humains», abonde Serge Collinet. D’autres comme le Canada et la France ont progressivement mis de l’argent, mais plus tardivement et dans une moindre mesure. Ce qui les placerait dans une deuxième catégorie.
Les charges d’entraînements, les staffs, le suivi médical n’ont rien à voir, donnant lieu à des confrontations déséquilibrées. Et laissant craindre des blessures, tant les corps ne sont pas sculptés dans les mêmes conditions.
Pour l’heure, il n’y a pas encore eu de drames sur les prés britanniques. Le monde du rugby garde encore en mémoire la terrible blessure de Max Brito chez les hommes lors de l’édition 1995. Cet Ivoirien, écrasé sous un regroupement après un plaquage, a poursuivi sa vie tétraplégique, jusqu’à sa mort en 2022.
«Ça serait mentir de dire qu’il n’y a pas de risques. Plus le niveau d’écart est grand, plus ce facteur risque est important», admet Sébastien Imbert, docteur en Staps, rattaché au laboratoire URePSSS (Unité de recherche pluridisciplinaire sport, santé, société), intervenant à la FFR et auteur d’une thèse intitulée «Approche pluridisciplinaire pour identifier les caractéristiques de la haute performance dans le rugby féminin à quinze et à sept».
World Rugby prend en charge les frais de vol et d’hébergement de toutes les équipes pendant la Coupe du monde. Mais au-delà de ces initiatives, la compétition doit accélérer la structuration d’une pratique féminine en forte croissance : près de la moitié des fans dans le monde s’intéressent à la discipline depuis moins de deux ans, selon un sondage réalisé par l’instance internationale.
World Rugby envisage de créer un fonds international qui permette aux équipes participantes de bénéficier d’un socle commun minimum de rémunération. Le dispositif serait bienvenu, même s’il doit s’accompagner de projets nationaux. Des avancées existent tout de même.
Le rugby féminin tricolore s’est engagé dans une structuration réelle mais lente. Une série de réformes a eu lieu lors des dernières années pour déboucher, à l’orée de la saison 2024-2025, sur la constitution d’une poule unique, réunissant les dix meilleures factions au sein de l’Elite 1, le championnat domestique.
Les salaires des internationales tricolores sont désormais assurés par la FFR pour une durée déterminée, un ou deux ans renouvelables en fonction des performances, quoique encore à temps partiel (75 %). «Le contrat nous ouvre une nouvelle vie sur le monde professionnel et les entraînements quand on veut, quand on nous le demande», s’enthousiasme Charlotte Escudero, troisième ligne des Bleues et du Stade toulousain. «On s’entraîne beaucoup plus, on est beaucoup plus tournées vers la performance», poursuit-elle.
Cette Coupe du monde pourrait en outre marquer un tournant pour certaines fédérations. Les Espagnoles ont par exemple paraphé des contrats de six mois pour se préparer au tournoi, censés arriver à échéance en septembre. Leur fédération a déclaré vouloir profiter de l’aubaine et les transformer en temps plein, dans le cadre du plan stratégique «Mujeres en rugby 2024-2027», destiné à faire croître le nombre de joueuses et déployer des académies.
«Si les équipes du bas de tableau souhaitent concurrencer, ou poser problème aux meilleures équipes, elles n’auront “pas le choix” de devoir elles aussi changer de statut», anticipe Sébastien Imbert. Ce qui fait dire au rugbyman-chercheur qu’à l’avenir, le niveau global «va encore augmenter, même si c’est un processus qui prend du temps».
Le Stade Toulousain s’est qualifié pour les demi-finales de la Coupe d’Europe samedi, après avoir remporté la séance de tirs au but face au Munster (24-24, 2-4 tab). Un fait rarissime dans le monde de l’ovalie, à la dramaturgie absolue.
Vous avez dit tirs au but en rugby ? Eh bien, oui, ces séances au suspense insoutenable existent aussi dans le monde de l’ovalie. La dernière en date a été livrée samedi 7 mai, pour un quart de finale de Coupe d’Europe d’anthologie entre le Stade Toulousain et le Munster. Le sort du match a donc dû se décider aux tirs au but, au terme d’une partie à couper le souffle : alors que les Toulousains Antoine Dupont, Thomas Ramos et Romain Ntamack ont réalisé un sans-faute, Ben Healy et Conor Murray ont échoué face aux perches.
Rares sont les parties de rugby qui se terminent ainsi. Depuis l’apparition de la poule unique dans le championnat de France, au cours des années 2000, aucune rencontre ne s’est soldée par une séance de tirs au but.
Débrief France - Afrique du Sud : Une défaite honteuse du XV de France ?
Le Nord d'un côté, le Sud de l'autre. Si la vérité sportive en décide ainsi, les demi-finales de la Coupe du monde de rugby peuvent théoriquement opposer les équipes du Four Nations (Nouvelle-Zélande, Australie, Afrique du Sud, Argentine) ou quatre nations européennes (Irlande, Galles, France, Ecosse). C'est le grand enseignement du tableau des quarts de finale tel qu'ils s'est dessiné après la victoire de l'Irlande contre la France (9-24): celui-ci mettra directement aux prises, dans des face-à-faces directs, les quatre nations phares de l'hémisphère Sud, et les cinq meilleures équipes d'Europe moins l'Angleterre.
Derrière l'indémodable France - Nouvelle-Zélande (samedi 21 heures), se joueront Afrique du Sud - Pays de Galles (samedi 17 heures), puis Irlande - Argentine (dimanche 14 heures) et Australie - Ecosse (dimanche, 17 heures). A la fin du week-end prochain, le monde du rugby pourra tirer des conclusions pour quatre sur les grands équilibres du rugby mondial.
C'est la deuxième fois en huit éditions que la Coupe du monde de rugby propose un tableau si frontal entre les deux hémisphères. La seule année où cela s'est produit, c'était en 1999 avec France - Argentine (47-26), Pays de Galles - Australie (9-24), Angleterre - Afrique du Sud (21-44) et Ecosse - Nouvelle-Zélande (18-30). Cela avait débouché sur un finale Nord - Sud entre la France et l'Australie, remportée par les Wallabies (35-12). Les Bleus avaient été la seule équipe du Nord en demi-finales.
La capacité des hommes de Philippe Saint-André à rééditer cet exploit sera, vu de France, le principal attrait du plateau final. Leurs prédécesseurs, alors dirigés par Bernard Laporte, avaient réussi en 2007 au même stade de la compétition (20-18). Sur le papier cependant, les équipes du Sud sont les mieux placées pour confirmer le leadership que leur confrère largement le palmarès de la compétition. Elle a été remportée six fois par une équipe du Sud (1987 et 2011 pour la Nouvelle-Zélande, 1991 et 1999 pour l'Australie, 1995 et 2007 pour l'Afrique du Sud), et une seule fois par une équipe du Nord (Angleterre, 2003). Si une équipe du Nord l'emporte cette année, ce sera un nouveau nom au plamarès.
L'Irlande, troisième nation mondiale et double tenante du Tournoi des Six-Nations, est l'équipe qui possède le plus d'atouts pour perturber les nations du Sud. Elle reste sur cinq victoires consécutives face à son futur adversaire, l'Argentine, une équipe qui ne l'a plus battue depuis la Coupe du monde 2007 en France (30-15). L'Irlande n'a cependant jamais accédé aux demi-finales de la Coupe du monde dans son histoire.
La France, face à la Nouvelle-Zélande, est grosso modo dans la même situation que l'Ecosse face à l'Australie. Elle a besoin d'un exploit. Les deux équipes ont des petites raisons d'y croire. Le XV du Chardon a battu les Wallabies lors de deux de ses trois dernières rencontres, même si les Wallabies semblent avoir beaucoup progressé depuis. Les Bleus n'en sont pas là.
Parmi ces rencontres, la finale de la Coupe du monde 2011 (8-7). Malgré la défaite, c'est le dernier très grand match en date du XV de France.
Une victoire qui permet aux coéquipiers d’Antoine Dupont d’atteindre les demi-finales de la compétition pour la 16e fois. Mais ce que l’on retiendra de cette rencontre, ce sera les 64 points inscrits par les Haut-Garonnais. Un jeu à la toulousaine, composé de passes après contact et de courses de soutien, qui vont faire craquer les Chiefs d’Exeter, avec 38 défenseurs battus.
Pour couronner ces surprenants quarts de finale, Northampton s’est largement imposé à domicile contre les Bulls (59-22), éliminant ainsi la dernière équipe sud-africaine en lice.
Le XV de France affronte la Nouvelle-Zélande en match d'ouverture de la Coupe du monde de rugby, le 8 septembre au Stade de France. Les Bleus, parmi les favoris de la compétition, vont s'attaquer à un adversaire redoutable. En sept rencontres lors d'un mondial, ils n'ont remporté que deux victoires, contre cinq pour les All Blacks.
En tout, les deux équipes se sont affrontées à 62 reprises. Et certains matchs sont restés dans les mémoires.
Nous sommes le 15 novembre 1986, le XV de France reçoit la Nouvelle-Zélande à la Beaujoire. Un match rugueux qui est resté dans les mémoires.
Bilan : victoire 16 à 3 du XV de France, qui prend sa revanche... Mais échoue un an plus tard, en finale de la première Coupe du monde de l'histoire, face aux mêmes All Blacks.
On le surnomme "l'essai du bout du monde" et pour de nombreux amateurs du ballon ovale, c'est le plus bel essai de l'histoire du rugby. Il faut dire que ce que réalisent les joueurs tricolores ce 3 juillet 1994 à Auckland est exceptionnel.
Le 31 octobre 1999 reste une date ancrée dans la mémoire de tous les Français amateurs de rugby. "Le miracle de Twickenham" (du nom du stade anglais où s'est joué le match) est, pour beaucoup, le plus bel exploit de l'histoire du XV de France.
C'est un face-à-face qui est entré dans l'histoire ! Le 6 octobre 2007, quart de finale de la Coupe du monde, la France est opposée une nouvelle fois à la Nouvelle-Zélande. Et cette fois-ci, les Bleus décident de ne pas subir le haka.
Menés 13-0, les hommes de Bernard Laporte inscrivent leurs trois premiers points juste avant la pause. En seconde mi-temps, Dusautoir puis Jauzion donnent l'avantage aux Bleus, qui le conserveront jusqu'au coup de sifflet final (20-18). Les Français signent une victoire mémorable, c'est la première fois de l'histoire que les All Blacks ne figurent pas dans le dernier carré d'une Coupe du monde.

23 octobre 2011, la France se retrouve en finale de la Coupe du monde face à la Nouvelle-Zélande, pays organisateur. Prêts à en découdre, les Bleus défient une nouvelle fois le haka en formant le V de la victoire sur la pelouse de l'Eden Park d'Auckland.
Ce sont les Blacks qui ouvrent le score au quart d'heure de jeu, avec un essai non transformé. Ils enfoncent le clou après la pause en inscrivant une pénalité (8-0). Les hommes de Marc Lièvremont finissent par riposter grâce à un essai du capitaine, Thierry Dusautoir, désigné homme du match.
Quatre ans plus tard, les Bleus retrouvent la Nouvelle-Zélande en Coupe du monde, cette fois-ci en quart de finale à Cardiff. Mais ce 17 octobre 2015, le scénario du match est bien différent. Archi dominateurs, les All Blacks écrasent le XV de France.
"On a touché du doigt le merveilleux", les mots de Fabien Galthié ce 20 novembre 2021 font du bien. Après 12 ans de disette, le XV de France décroche enfin un succès face aux All Blacks, et quel succès !
Pour ce test-match, le Stade de France est bouillant et les Bleus signent un début de rencontre parfait, inscrivant leur premier essai après seulement deux minutes de jeu.
Après 14 revers consécutifs, le XV de France bat la Nouvelle-Zélande 40 à 25, son plus gros succès face aux Blacks. De quoi donner des espoirs pour la Coupe du monde !
Trois fois finalistes de l’épreuve, le XV de France aborde la 10ème édition de la Coupe du monde dans une position rarement connue et avec autant de certitudes.