La question de l'avenir du stade du Paris Saint-Germain (PSG) est au cœur des discussions, suite au refus de la mairie de Paris de vendre le Parc des Princes. Face à cette situation, le club de la capitale a exprimé son intention de trouver un nouveau site. Plusieurs villes d'Île-de-France se sont positionnées pour accueillir le futur stade, et parmi elles, Ris-Orangis, une commune de l'Essonne, a officiellement déposé sa candidature.

Le maire de Ris-Orangis, Stéphane Raffalli, a présenté ce mercredi 14 mai, son projet de stade pour accueillir le Paris Saint-Germain. Ce mercredi, Stéphane Raffalli, le maire (PS) de Ris-Orangis (Essonne), accompagné de nombreux élus du secteur, a ouvert à la presse les portes de l’ancien hippodrome implanté dans sa commune. Un site fantôme depuis 1996, l’année de sa fermeture, mais à ses yeux « exceptionnel, idéal pour l’installation du futur stade du PSG ».
Un Site Idéal : L'Ancien Hippodrome de Ris-Orangis
Le terrain proposé par la commune de l’Essonne est son ancien hippodrome, offrant une superficie de 97 hectares. Cette vaste étendue permettrait la construction d’un stade moderne pouvant accueillir entre 60 000 et 90 000 spectateurs, répondant ainsi aux ambitions du PSG d’accroître sa capacité d’accueil (le Parc des Princes a une capacité de “seulement” 48 000 places).
L’emplacement de l’hippodrome est avantageux, étant éloigné des premières habitations tout en étant intégré dans une zone urbaine dense en constante évolution. De nombreuses infrastructures de transport (publics ou routiers) sont déjà présentes. Les infrastructures de transport existantes, telles que les gares de RER C et D, ainsi que la proximité de la Nationale 7, assurent une accessibilité optimale pour les supporters.

Ris-Orangis met également en avant l’aspect écologique de sa candidature, en soulignant la présence d’un réseau de puits de géothermie profonde sur le site. En outre, le site sera irrigué par un réseau de plusieurs puits de géothermie profonde, producteur d’une énergie propre, renouvelable et compétitive. Cet atout est déterminant pour la décarbonation de l’ambitieux projet imaginé.
La municipalité de Ris-Orangis envisage ainsi ce projet comme une opportunité pour le PSG de planifier son développement sur les 50 prochaines années. « L’ensemble de ces atouts rares en Île-de-France permettent au Paris Saint-Germain de penser, sans entrave, son développement pour les 50 prochaines années.
Soutien Politique et Économique
Ce projet est soutenu par une large coalition d'élus locaux. Sur ce dossier, les 23 maires de l’agglomération Grand Paris Sud sont mobilisés, aux côtés des élus de l’agglomération voisine Cœur d’Essonne. Ensemble, ils représentent un bassin de vie de 600 000 habitants. « C’est un bassin de vie de 600 000 habitants qui porte d’une certaine manière cette candidature », a avancé Michel Bisson, président PS de l’agglomération Grand Paris Sud, qui compte une vingtaine de communes d’Essonne et de Seine-et-Marne.
Le projet s’appuie sur un écosystème territorial complet : universités, entreprises, grandes écoles, associations sportives. Tous reconnaissent les opportunités de rayonnement et de développement que représenterait l’arrivée du PSG. Les entreprises locales y voient des retombées économiques importantes, les établissements d’enseignement supérieur identifient des perspectives en matière de formation et de partenariats.
L’installation du Paris Saint-Germain à Ris-Orangis, en Essonne, n’est pas seulement un projet sportif : c’est une ambition collective portée par un territoire uni et engagé.
Un Projet Écologique et Durable
La dimension écologique n’est pas négligée. Au contraire, elle est au cœur du projet. Le site proposé pour accueillir le PSG, à Ris-Orangis, se situe sur un terrain “entreisé”, c’est-à-dire réutilisé sans empiéter sur des espaces naturels vierges. Cet atout est déterminant pour la décarbonation de l’ambitieux projet imaginé.
L’agglomération Grand Paris Sud a déjà sanctuarisé 1000 hectares de terres agricoles sur les 1350 disponibles, témoignant d’un engagement concret pour la transition écologique.
Calendrier et Perspectives
Ris-Orangis rêve d'accueillir le futur stade du PSG sur le site de son ancien hippodrome et pense même que le projet pourrait aboutir d'ici 2030. La ville de l’Essonne fait en effet tout pour accueillir le PSG et réalise même des études prévoyant une fin des travaux pour 2030.
Optimiste, Ris-Orangis estime que le futur stade du PSG pourrait être livré en 2030. Un horizon alléchant pour le PSG, mais qui reste à confirmer.
RMC s’est procuré le dossier de candidature envoyé par Ris Orangis au PSG, avec des atouts indéniables pour faire gagner du temps. Le foncier appartient à l’Ile-de-France et est donc disponible pour le PSG, qui a reçu l’appui de la région pour cela. Cela va permettre d’éviter de nombreuses tracasseries administratives.
Dans ce document, Ris-Orangis met en avant ses différents atouts, le principal étant sa disponibilité immédiate et sa surface : « La question toujours délicate de la maîtrise foncière ne se pose pas. Ces 97 hectares sont portés par l’Établissement Public Foncier d’Ile de France (EPFIF) au nom de la communauté d’agglomération Grand Paris Sud-Seine Essonne Sénart. Cette maîtrise totale par les puissances publiques réduit les délais de réalisation du projet envisagé et sécurise le process par rapport à des expropriations ou même des acquisitions amiables toujours incertaines.
Les Défis et les Alternatives
Malgré le mécontentement et l'inquiétude de nombreux supporters, le PSG étudie toujours très sérieusement un départ du Parc des Princes à l'avenir avec l'ambition de créer un nouveau stade plus grand, plus moderne et plus rentable encore afin de rester compétitif sur la scène européenne.
Comme révélé par Le Parisien, deux dirigeants du PSG (Victoriano Melero, directeur général, et Nicolas Ramillon, directeur en charge du secteur immobilier) ont visité le 17 décembre dernier l’ancien hippodrome de Ris-Orangis, situé dans l'Essonne, au sud de Paris.
Plusieurs villes de la région parisienne ont manifesté leur intérêt pour accueillir le futur stade du finaliste de la Ligue des Champions dont Massy (Essonne), Poissy (Yvelines) ou encore Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
Fin janvier, France-Info expliquait qu'une short-list de sites préférentiels serait dévoilée d'ici la fin du premier trimestre de l'année 2025.
« Le site de l’hippodrome, bien qu’à bonne distance des premières habitations, est situé dans une zone urbaine dense et toujours en développement, se vante aussi Ris-Orangis. Il bénéficie aussi d’un environnement naturel qualitatif : un bois de 250 hectares en lisière, la Seine toute proche, il est aussi directement connecté à la forêt de Sénart (3500 hectares).
Concernant l'un de ses gros points faibles, à savoir sa localisation, Ris-Orangis répond que « le foncier proposé est localisé à 25 km des portes de Paris, à l’entrée nord de l’agglomération Grand Paris Sud ».
En décembre dernier, Le Parisien écrivait sur ce point que des tests de trajets avaient été effectués en condition réelle entre Poissy, où se situe le Campus PSG, et Ris-Orangis et n'avaient pas été jugés éliminatoires pour cette candidature.
L’ensemble de ces atouts rares en Île-de-France permettent au Paris Saint-Germain de penser, sans entrave, son développement pour les 50 prochaines années. À cette échelle de temps et dans un contexte concurrentiel hors-norme, il faut que le PSG dispose d’un site hors-norme », développe aussi Ris-Orangis dans son document de candidature.
Au-delà des élus et des institutions, ce projet est soutenu par les habitants. La ferveur populaire est palpable, notamment lors des récentes manifestations locales. Les citoyens de GPS et de Cœur d’Essonne se sentent impliqués dans cette candidature.
Le projet d’implantation du PSG à Ris-Orangis est bien plus qu’un simple changement de stade: c’est un projet de territoire, soutenu par une unité politique exceptionnelle, un écosystème engagé, une culture sportive enracinée, un engagement écologique fort et une vision stratégique régionale.
| Critère | Description |
|---|---|
| Superficie du site | 97 hectares (ancien hippodrome) |
| Capacité du stade envisagé | 60 000 à 90 000 places |
| Accessibilité | Gares RER C et D, proximité de la Nationale 7 |
| Aspects écologiques | Réseau de puits de géothermie profonde, terrain "entreisé" |
| Soutien politique | Mobilisation des élus de Grand Paris Sud et Cœur d'Essonne |
| Calendrier envisagé | Livraison du stade en 2030 (estimation) |