Au terme d’un scénario renversant, proche de celui vécu lors du match de barrage aller (3-2), le Paris Saint-Germain (PSG) a encore joué à se faire peur, mercredi 25 février au Parc des Princes, neutralisé par l’AS Monaco (2-2). Bousculés par l’ASM, les Parisiens se sont extirpés des barrages dans la douleur, et seront fixés jeudi, sur l’identité de leur prochain adversaire. Il s’agira soit du FC Barcelone, soit de Chelsea, club londonien face auquel le PSG s’était incliné durant l’été, en finale de la Coupe du monde des clubs.
Tenant du titre, le Paris Saint-Germain n’a pas traversé ce barrage retour comme une formalité. Accroché 2-2 par l’AS Monaco au Parc des Princes, le club de la capitale valide son billet pour les huitièmes de finale (5-4 sur l’ensemble des deux matches), mais sans dissiper toutes les interrogations. Après sa victoire 3-2 à l’aller, arrachée malgré un début de match catastrophique à Louis-II, Paris savait que la moindre approximation pouvait relancer le suspense. Et Monaco n’a pas tardé à le rappeler.
Dans le cadre des barrages retour de la Champions League, le PSG recevait l'AS Monaco ce mercredi soir au Parc des Princes et les Parisiens se sont faits peur pour atteindre les 8èmes de finale.

Un match plein de rebondissements
Mené au score, comme lors du barrage aller (3-2), le Paris Saint-Germain a finalement concédé un match nul face à l’AS Monaco (2-2), et décroché sa qualification pour la suite de la compétition, mercredi au Parc des Princes. Mené à la pause, et globalement en difficulté, le club champion d’Europe a finalement profité de l’exclusion de Mamadou Coulibaly, peu avant l’heure de jeu, pour renverser la tendance - Marquinhos (60e) et Khvicha Kvaratskhelia (66e) -, et préserver son ticket qualificatif pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. L’égalisation tardive de Jordan Teze (90e + 1), a certes offert un court moment d’espoir, ou de peur, mais elle n’a pas permis au club du Rocher d’obtenir une potentielle prolongation.
Monaco a dominé la première période et Akliouche a mis l'ASM en tête juste avant la pause. La partie a basculé autour de l'heure de jeu avec l'expulsion de Coulibaly suivie immédiatement de l'égalisation de Marquinhos puis du but de Kvara pour donner l'avantage à Paris. Mais le PSG s'est fait peur en concédant l'égalisation à la 91e, restant sous la menace jusqu'à la dernière seconde...
Des Monégasques qui, comme lors de la première manche, ont très bien démarré cette rencontre, multipliant les occasions. Un retard d’un but était à combler pour arracher les prolongations.
Les moments clés du match
- 9e, 0-0: Maghnes Akliouche sert idéalement Mamadou Coulibaly, esseulé dans l’axe. Le milieu monégasque frappe lourdement le ballon, dans un angle idéal, mais sa tentative s’envole.
- 45e, 0-1: Matvey Safonov écarte un ballon aérien dangereux, mais les Monégasques le conservent. Mamadou Coulibaly est servi au point de penalty, et décale instantanément pour Maghnes Akliouche, qui ouvre la marque juste avant la pause.
- 58e, 0-1: Mamadou Coulibaly reçoit un second carton jaune, et est exclu, après une intervention sur Achraf Hakimi, jugée dangereuse.
- 60e, 1-1: Vitinha lance Désiré Doué sur l’aile droite, qui pique dans l’axe, et sert Marquinhos, bien situé devant la cage des visiteurs. Le capitaine du PSG surgit avant la défense monégasque, et conclut à bout portant.
- 66e, 2-1: Désiré Doué amorce un corner, qui transite jusqu’à Achraf Hakimi. Le latéral marocain prend sa chance devant la surface monégasque, mais Phillip Köhn renvoie sa tentative. Khvicha Kvaratskhelia, qui veillait au second poteau, transforme finalement l’occasion.
- 90e + 1, 2-2: Simon Adingra centre vers la surface parisienne, où Willian Pacho détourne le ballon, et Jordan Teze le reprend. L’ASM égalise en fin de rencontre, mais accuse toujours un but de retard au total des deux rencontres, ce qui lui coûte une potentielle prolongation.
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Le tournant du match : l'expulsion de Coulibaly
Comme souvent dans ces matches à haute tension, un détail a tout changé. Déjà averti, Coulibaly a été expulsé à la 58e minute pour une nouvelle faute sur Hakimi. En supériorité numérique, Paris a immédiatement puni son adversaire. Sur le coup franc qui a suivi, Marquinhos a égalisé (60e). Six minutes plus tard, Kvaratskhelia a profité d’un ballon repoussé par Köhn pour redonner l’avantage au PSG (66e). En quelques minutes, le scénario s’est inversé. Monaco, jusque-là dominateur dans l’impact, a perdu son arme principale : le pressing collectif.

Mamadou Coulibaly
Les joueurs clés
En l’absence d’Ousmane Dembélé, toujours diminué par un choc reçu au mollet lors du barrage aller, l’ailier Désiré Doué a tenu les rangs offensifs du Paris Saint-Germain, tout comme lors du premier acte. Il offre l’égalisation à Marquinhos, et amorce l’action du second but.
Après sa supériorité numérique, Paris a accéléré et a rapidement profité de sa supériorité numérique en égalisant, grâce au capitaine Marquinhos servi par Doué (60’, 1-1). Puis en mettant fin aux espoirs monégasques en prenant l’avantage grâce à Kvaratshelia, qui a suivi une frappe lointaine d’Achraf Hakimi (66’, 2-1).
Bilan et perspectives
Sur le papier, l’essentiel est là : le PSG disputera les huitièmes de finale et connaîtra vendredi son adversaire, le FC Barcelone ou Chelsea. Deux profils très différents, mais deux tests d’un tout autre calibre. Dans le contenu, en revanche, les signaux restent contrastés. Déjà fragile en fin de phase de ligue, Paris a encore montré des failles défensives et une dépendance aux exploits individuels. L’expulsion de Coulibaly a clairement changé la physionomie du match. La question est désormais simple : cette équipe peut-elle retrouver sa maîtrise collective au moment où la Ligue des Champions entre dans sa phase la plus exigeante ?
Organisés en 3-4-3, les joueurs de Sébastien Pocognoli ont étouffé les Parisiens dès les premières minutes. Pressing haut, marquage individuel, duels gagnés : le PSG n’a cadré aucune frappe en première période. Un signal inquiétant pour une équipe habituée à accélérer à ce stade de la compétition.
Note du match
Longtemps engourdi, ce barrage retour a livré tout son potentiel juste avant le retour aux vestiaires. Le scénario qui a suivi, les buts, le suspense, et les doutes lui permettent finalement d’obtenir la note de B, sur notre échelle de notation sportive allant de A à E.