France - Italie: Un Aperçu Historique des Confrontations au Hockey sur Glace

Les rencontres entre la France et l'Italie sur la glace de hockey ont toujours été des moments de forte intensité, oscillant entre matchs amicaux et compétitions officielles. Ces confrontations sont marquées par des hauts et des bas, des victoires mémorables et des défaites amères.

Un Match Amical à Aoste et Megève

Quatorze mois après sa dernière sortie, l'équipe de France a été battue 0-1 par l'Italie, samedi à Aoste. « Nous dominons le premier tiers, mais nous ne marquons pas », regrettait l'entraîneur Philippe Bozon.

Dans le deuxième, il y a un peu d'indiscipline et nous prenons des pénalités, ce qui change le rythme du match. Les Italiens ont des occasions et en concrétisent une. Dans le troisième tiers, on domine de nouveau, on a le plus de tirs, on travaille fort, mais toujours sans marquer. Pour ce premier match depuis longtemps, c'est compliqué, mais c'est un début encourageant. »

Revanche dimanche à Megève.

Au lendemain d’une défaite sur la plus petite des marges, 1 but à 0 au terme d’une rencontre plutôt fermée, mais disputée entre les deux formations transalpines, l’Équipe de France retrouvait l’Italie, ce dimanche soir au Palais de Megève.

Tout juste de retour dans l’Elite mondiale, la « Squadra Azzura » s’est imposée, ce samedi, grâce à une réalisation d’Angelo Miceli, ex-pensionnaire d’AHL et du Rocket de Laval. L’Italo-Canadien, désormais membre des Foxes de Bolzano a été le seul buteur de cette opposition, et ce, malgré un bon match de Quentin Papillon devant le filet.

L’opposition du soir, à Megève, allait donc permettre à nos Bleus de réagir après le revers concédé, et d’en savoir un petit peu plus sur les forces en présence.

Opération revanche donc pour nos Bleus, avec en point de mire principal, l’objectif du futur Tournoi de Qualification Olympique, qui se disputera fin-août à Riga, en Lettonie, face au pays hôte letton, à la Hongrie, et à .... l’Italie ! Florian Hardy était opposé à Justin Fazio devant les filets.

Le début de rencontre voit les Bleus dominer les débats. Les transmissions sont plus rapides côté local, les situations de tirs également, mais la défense italienne et le portier de Bolzano résistent aux assauts, malgré une très grosse chance à mettre au crédit de Damien Fleury, suite à un bel échange avec Perret, depuis l’arrière du filet.

Les visiteurs répondent d’un contre, sur lequel Hardy faisait preuve de sérieux, détournant du bouclier le disque dans les airs. Le mano-à-mano franco-italien fait montre d’une meilleure intensité que la veille dans le premier dix.

Les contacts sont rugueux, mais corrects. Yoann CoppelDouay montré dans l'impact sur la glace de sa jeunesseUn match qui offre quelques bonnes fenêtres de tirs de part et d’autre, mais davantage côté français, où par deux fois, le caoutchouc fleuretait avec les montants transalpins.

Le score n’évolue pourtant pas dans une deuxième partie de période, où les deux contingents tentent de procéder à des attaques rapides. La pression reste globalement française dans la zone dangereuse, mais les coéquipiers du capitaine Damien Fleury ne trouvent pas la solution dans le dernier geste.

Nos Bleus insistent pourtant et tentent de profiter de débloquer le tableau en fin de période sur un jeu de puissance. Malheureusement pour les protégés de Bozon, le tir de Matima, qui voulait profiter du trafic au-devant de Fazio, ne prenait pas à défaut le portier azzurro.

Le premier acte se conclut sur la marque de 0-0, malgré une domination globale aux hommes de Bozon. La partie reprend de plus belle.

Les Bleus débutent par 16 secondes de supériorité, qui ne seront pas récompensées. L’Italie reprend le jeu à 5 à son compte durant une paire de minutes, mais Hardy et ses bottes dévient les tentatives contre les bandes latérales.

La meilleure occasion de la rencontre interviendra après moins de trois minutes de jeu en deuxième. Leclerc temporise, la ligne bleue passée, et décale Kévin Bozon, qui arrivant plein fer en zone offensive, profitait de sa vitesse pour défier Fazio en un contre un.

Le revers du joueur de Winterthur mettait à mal le portier, qui intervenait sur un double arrêt décisif, détournant une première tentative, et se relevant rapidement pour effectuer la seconde parade successive au-devant de Bozon, qui avait bénéficié de son propre rebond.

L’Equipe de France pousse et récompenser logiquement ses efforts avant la mi-match. Servi par Bougro, Bozon entre en zone côté gauche et profite de sa vitesse pour se créer une opportunité de 2 contre 1.

L’ailier décalait Farnier au second poteau pour une reprise qui battait Fazio pour la première fois de la soirée, 1-0 à 25’52. Nos Bleus ont le vent en poupe en milieu de rencontre et appuient leur domination.

Une minute trente après l’ouverture du score, Baazzi prend sa chance de loin. Fazio faisait le premier arrêt, mais Sacha Treille, au rebond, breakait au cœur d’un gros temps fort français, 2-0 à 27’32.

Après une demi-partie aboutie et sans avoir encaissé de but, Hardy cédait le filet à son compère amiénois Henri-Corentin Buysse. Un portier de la Somme immédiatement plongé dans le bain d’un jeu de puissance des joueurs « de la Botte » et sur lequel le dernier rempart et sa défensive feront preuve de maitrise défensive.

Les minutes qui suivent sont aux Bleus, qui acculent les italiens dans leur zone défensive. Les lancers français sont nombreux, à l’endroit de Fazio, mais le portier tient le coup, malgré d’excellentes opportunités.

Correia, puis Fleury mettent le feu à la zone technique du portier de la Squadra Azzura, mais leurs tentatives manquent de très peu d’alourdir la marque. En début de troisième période, la pression italienne est la première en action sur le but de Buysse.

Les joueurs du Coq sont contraints de défendre, et Douay est chassé pour une charge tardive. En powerplay, Daniel Franck obtient une bonne position de lancer et prend à défaut Buysse à raz glace, entre les bottes, 2-1 à 43’51 [5-4].

La situation se représente deux minutes plus tard. La sélection italienne, évoluant pourtant à un joueur de moins suite à une obstruction de Deluca, se créé une situation en break.

Daniel Franck, encore lui, met à contribution le portier des Gothiques d’Amiens, qui cette fois, remportait son duel face à l’attaquant des Foxes de Bolzano. Les italiens jouent leur va-tout après avoir recollé à la marque, mais malgré un tir sur le poteau et un joyeux désordre dans la zone française, leur agressivité est pénalisable, et pénalisée.

Ivan Deluca récolte deux minutes pour une faute en zone défensive française, avant de se voir assortir 10 minutes supplémentaires pour méconduite après une interaction musclée à l’endroit de Jimmy Bergamelli, qui disputait ce dimanche soir la dernière rencontre de ses 28 ans de carrière.

À 4 contre 4, Sacha Treille ajoute un deuxième but à son compteur personnel, au rebond, du revers, d’un tir dévié de Rudy Matima ,3-1 à 48’35. [4-4].

En contrôle, les Bleus s’offrent une fin de rencontre tranquille, ajoutant même dans la dernière minute de la rencontre, une unité supplémentaire dans une cage laissée vide par la formation voisine.

Victoire de l’Équipe de France 4 buts à 1 face à l’Italie. Dans un match plus abouti que la veille, la sélection de Philippe Bozon a su réagir et imposer le tempo à la rencontre.

Si le scénario a été, somme toute, assez identique à la précédente rencontre, la différence de réalisme français a permis aux Bleus de s’imposer sans grande difficulté, face à une formation transalpine qui a éprouvé plus de difficultés à se montrer menaçante.

En témoigne le nombre de tirs pris dans la rencontre : 34 côté France, contre 20 aux italiens, qui ne sont jamais parvenus à prendre plus de 7 lancers à la cage d’Hardy et Buysse en une période ce dimanche.

Les confrontations qui s’en viennent devraient être d’un tout autre calibre, puisque la France affrontera prochainement la Suisse, qui a crée une petite surprise en s’imposant face à la sélection Russe.

De nouveaux joueurs devraient rejoindre le contingent français dès cette semaine, comme l’a confirmé le coach Philippe Bozon en interview de fin de rencontre. Prochains rendez-vous vendredi 7 et samedi 8 mai à Fribourg, avant le Beat Covid-19 International Ice Hockey Tournament qui se déroulera à Ljubljana (Slovénie) du 15 au 21 mai prochain.

Sacha Treille, attaquant de l’Équipe de France : « Le bilan de cette double confrontation est globalement positif. Au-delà de la défaite de samedi sur le match de reprise, on a eu de l’intensité sur les deux matchs. On a été supérieurs, mais la réussite nous a fui sur le premier match. Aujourd’hui, on s’est rendu le match beaucoup plus facile, et c’est de bon augure.

Pour avoir de la réussite, on se doit d’être tous en forme au même moment. C’est l’objectif de ce regroupement. La première semaine de travail a été intense, mais on est satisfait de ce qu’on a pu proposer ce soir. Il faut continuer et ne pas perdre l’objectif de vue : Le TQO ! Pour certains, ce sera la dernière chance de voir les Jeux Olympiques... Ça tient à cœur à tout le groupe.

Le groupe élargi permet aux jeunes, ou aux nouveaux joueurs de se montrer. Certains vont nous rejoindre, d’autres nous quitter, c’est le sport. En tout cas, tout le monde est concerné, tout le monde se donne à fond, l’attitude est positive. Dès mardi, on se remet au travail car nous avons deux gros tests face à la sélection nationale Suisse en fin de semaine.

Philippe Bozon, entraîneur de l’Équipe de France : « On est satisfaits. Cette victoire fait du bien. On aurait certainement dû remporter la rencontre samedi à Aoste. On a manqué de réalisme devant des cages ouvertes, et malgré ça, on était globalement plutôt satisfaits de notre manière de jouer. Ce soir, le système a été respecté, on était en place, agressif dans le bon sens et on a surtout réussi à prendre nos responsabilités dans le dernier geste en marquant 4 fois. C’est positif pour la suite ! Il faudra désormais confirmer face à un adversaire de gros calibre. Rendez-vous en fin de semaine face à la Suisse !

Les Bleus ont su être efficaces des deux côtés de la glace pour gagner 2-1 contre l’Italie. Avec Martin Neckar dans les buts, les Bleus font preuve de solidité défensive durant le premier tiers, avec notamment 10 arrêts du portier. Les Français sont brouillons dans le dernier geste dans ce début de match, à l’image de Tomas Simonsen en fin de tiers. Idéalement placé, le triple buteur de samedi ne parvient pas à maîtriser le palet pour tirer.

Les hommes de Yorick Treille reviennent avec de nouvelles intentions du vestiaire. Baptiste Bruche sollicite une une-deux au milieu de la glace, puis transperce la défense. Au dernier moment, il remise à l’opposée pour Matias Bachelet, qui n’a plus qu’à pousser dans le but vide (1-0 ; 21’19).

Les Bleus se montrent trop peu dangereux lors de leurs deux premières supériorités numériques pour inquiéter réellement Davide Fadani, le portier italien. Les coéquipiers de Thomas Thiry font preuve d’une grande solidité défensive au début du troisième acte. Ils réussissent à laisser la cage inviolée malgré trois situations en infériorité numérique.

À dix minutes du terme, Valentin Grossetete punit l’Italie en infériorité numérique ! Après un joli numéro en solitaire en dribblant la défense adverse, il réussit aussi à battre le gardien adverse d’un revers imparable.

Dominés aux tirs par l’Italie (38 à 17), les Bleus ont été sérieux défensivement. Ils ont été bien aidés par Martin Neckar, auteur de 37 arrêts.

Jeux Olympiques Féminins 2026

Ce jeudi 5 février (14 h 40), l’équipe de France féminine de hockey sur glace a disputé son premier match aux Jeux olympiques. C'est fini ! BUT ! Et BUT ! Egalisation italienne !

Les hockeyeuses françaises, qui affrontaient l’Italie ce jeudi 5 février pour leur tout premier match des Jeux olympiques, ont été largement dominées et se sont inclinées 4-1.

Assaillies de tirs italiens - 22 contre 4 dès la première période -, les Françaises ont pourtant ouvert le score par leur défenseuse Gabrielle De Serres, née à Montréal et qui a choisi de représenter le pays de sa grand-mère.

Henri-Corentin Buysse face aux assauts italiens

« C’était bizarre ! Composée presque exclusivement de joueuses amateures, l’équipe de France de hockey sur glace va découvrir pour la première fois le grand monde aux Jeux olympiques 2026 de Milan-Cortina. Ces étudiantes, médecins ou commerciales travaillaient encore il y a quelques jours. Ces pionnières ont dû s’organiser, anticiper. Le chemin n’a pas été tranquille et au final, ces épreuves leur ont soudé leur collectif.

Le score tourne à la correction pour les Bleues. BUT ! Della Rovere marque le 4e but pour l’Italie, les Françaises sont désunies et les Transalpines en ont profité. Et BUT ! D’entrée de jeu dans ce 3e tiers-temps, l’Italienne Fantin gagne son duel face à Alice Philbert. Les Françaises ont bien failli prendre l’eau dans ce 2e tiers-temps, dépassées par le pressing et les offensives italiennes. mais elle tiennent bon en souffrant.

Rebecca Roccella , en deux temps trompe la gardienne française Alice Philbert. Les Françaises ont du mal à tenir la pression transalpine. Les Françaises n'ont pas craqué pendant cette pénalité. 2 minutes de pénalité pour la Française Rozier.

La reprise est délicate pour les Bleues touours sous pression. La fin de ce premier tiers-temps a été très difficile pour les Françaises qui ont subi la presion des Italiennes. Egalisation italienne ! Magnifique but de Gabrielle de Serres de loin qui rentre dans la cage après avoir touché les poteaux.

Les françaises commencent bien cette rencontre. Pour ce match d'ouverture, Grégory Tarle, le sélectionneur français, a décidé d'aligner Alice Philbert dans le but. La première ligne des Bleues est composée de Clara Rozier, Estelle Duvin, et Margot Huot-Marchand, en attaque.

Championnat du Monde 1997

Samedi 10 mai 1997 à 19h30 au Hakametsä de Tampere, l'Italie a battu la France.

Ce dernier match illustre les problèmes de gardien vécus tout le tournoi par les Bleus : le titulaire François Gravel avait semblé se redresser après un début de tournoi compliqué, mais a rechuté contre l'Italie, trop vite couché sur les tirs et en difficulté dans son jeu à la crosse.

Sorti en cours de match contre la Slovaquie, Cristobal Huet a cette fois dû rentrer, mais il a vite subi les charges physiques des Italiens décidés à en remontrer au jeunot.

Les Transalpins, qui mènent déjà 0-3 après dix minutes de jeu, réussissent une victoire "facile comme boire un verre d'eau" (selon l'expression de Paolo Ianieri dans la Gazzetta dello Sport).

Et pour une fois, le premier trio Zarrillo-Orlando-Topatigh - en photo - ne fait qu'initier le processus avec le premier but. Le trio Maurizio Mansi, muet depuis le début du tournoi, signe un hat-trick au passage.

Le match a un enjeu financier pour l'Italie, car elle peut finir huitième en cas de succès. Les primes de l'IIHF valorisent toujours cette place, comme lorsqu'il y avait des quarts de finale.

Le huitième recevra 550 000 francs suisses (comme le septième), contre seulement 195 000 francs au neuvième. La France n'a pas à y gagner financièrement, mais elle serait neuvième en cas de victoire, ce qui serait la deuxième meilleure place de son histoire.

Mais la France n'a jamais terminé devant l'Italie depuis dix ans... et ce n'est pas cette année que cela changera.

Buts Italiens:

  • 0-1 à 04'00" : Zarrillo assisté de Orlando et Topatigh
  • 0-2 à 07'53" : Mansi assisté de Chitarroni
  • 0-3 à 09'24" : Mansi assisté de Chitarroni et De Angelis (sup.)
  • 1-6 à 52'21" : Bartolone assisté de Chitarroni et De Angelis (sup.)

Gardiens:

  • François Gravel (sorti à 20'00")
  • Cristobal Huet
  • David Delfino (G).

Joueurs:

  • Jean-Philippe Lemoine (C, mâchoire).

France - Italie (4-1), le résumé vidéo

tags: #france #italie #hockey