Le rugby à 7 est à la mode en France. Un peu plus de deux semaines après le sacre olympique de la bande d’Antoine Dupont au Stade de France, le petit frère du rugby à 15 est de retour.
Inventé en Grande-Bretagne entre 1845 et 1848, le rugby est un des sports les plus populaires au monde. En 1871 se tient le premier match international et la Fédération internationale de rugby voit le jour en 1886. Même si le rugby a été un sport olympique, en 1900, 1908, 1920 et 1924, il s'agissait d'une discipline se pratiquant à 15. Il a disparu des JO entre 1924 et 2016, où il a été introduit à Rio, mais sous la forme de rugby à 7.
Même si vous avez découvert l'existence de ce sport depuis peu, sachez que le Sevens est une discipline à part entière. On retrouve des stars de ce sport, des compétitions phares, un classement des nations... Les fans apprécient la rapidité du rythme, le grand nombre d'essais et son format.
Dans les années 2000, le rugby à VII a été proposé aux JO au vu de sa popularité grandissante. Il faut attendre 2009 pour voir le CIO inclure ce sport aux Jeux Olympiques de 2016. Il attire rapidement un public jeune, désireux de spectacle intense. À la différence du rugby à XV, dont la durée des matches et la charge physique ne s'adaptent pas vraiment aux JO, le rugby à 7 semble taillé pour la compétition. Les deux premières éditions ont été remportées par les Fidji.
Le championnat de rugby à 7 est international. Il est organisé pour les compétitions mondiales par l’IRB (International Rugby Board), et pour les compétitions européennes par la FIRA (Fédération internationale de Rugby amateur).
Qu'est-ce que le Rugby à 7?
Le rugby à 7 ou sevens est une variation du rugby à 15. Le rugby à 7 se joue à 2 équipes de 7 joueurs (3 avants, un demi de mêlée et 3 trois-quarts) , et de trois remplaçants, sur un terrain de dimensions normales.
La durée des matches est réduite de 80 à 14 minutes (20 minutes pour les finales) avec 1 minute de pause à la mi-temps (2 minutes pour les finales). Il n'y a pas de temps additionnel car le chronomètre est arrêté à chaque arrêt de jeu (pour blessures, remplacements, ...) mais la dernière action doit obligatoirement être terminée pour siffler la fin du match (ballon en touche, faute, ..).
Les postes des joueurs:
- Pilier gauche (n°1)
- Talonneur (n°2)
- Pilier droit (n°3)
- Demi de mêlée (n°4)
- Ailier gauche (n°5)
- Ailier droit (n°6)
- Arrière (n°7)
Un joueur ne peut être remplacé que sur blessure et ne peut rentrer par la suite sur le terrain. De plus, 3 joueurs au maximum peuvent être remplacés.
La réduction du nombre de joueurs permet de produire un jeu ouvert et spectaculaire avec beaucoup de points marqués.
Le Rugby se joue avec un ballon de forme ovale. En cuir depuis les origines du jeu, il est maintenant en matière synthétique avec une surface rugueuse, ce qui le rend plus facilement maniable, même à une main.
Le terrain de Rugby mesure 50 mètres de large, 100 mètres entre les en-buts, les en-buts pouvant mesurer jusqu'à 22 mètres entre la ligne d'en-buts et celle des ballons morts. Les poteaux de buts au Rugby sont placés sur la ligne d'en-buts.
Comprendre les règles du rugby pour la Coupe du Monde 2019
Les points au Rugby à 7:
- Le drop: cette action consiste à botter le ballon après qu'il ait rebondi devant soi (coup de pied "tombé") et à le faire passer entre les poteaux. Elle rapporte 3 points.
- L'essai: cette action consiste à aplatir le ballon dans l'en-but adverse. Elle rapporte 5 points et permet à l'équipe "d'essayer" de transformer cet essai en "but" en bottant le ballon au pied entre les poteaux. La tentative de transformation est faite depuis un point en arrière de l'endroit ou l'essai a été marqué. Toutes les transformations sont des coups de pieds "tombés" et rapportent 2 points.
- La pénalité: cette action sanctionne une faute lourde de l'équipe adverse. Elle consiste à botter le ballon par un coup de pieds tombé pour le faire passer entre les poteaux. Elle rapporte 3 points.
Quelques règles: Le ballon peut être porté, passé latéralement ou botté, à n'importe quel moment du jeu, mais ne doit jamais être passé "en avant" (en-avant) ni "tué" ou "enterré". Un joueur plaqué mis au sol doit libérer son ballon pour que le jeu continue (faire "vivre" le ballon).
Le ballon est remis en jeu par un coup d'envoi, une touche, une mêlée ou une pénalité.
- Le coup d'envoi: il commence chaque période et chaque remise en jeu après qu'une équipe ait marqué. Contrairement au rugby à XV, c'est l'équipe qui marque engage du milieu du terrain par un coup de pied tombé. Le ballon doit obligatoirement parcourir 10 mètres. Dans le cas contraire ou si le ballon sort directement en touche, il est rendu au camp adverse qui bénéficie d'un coup de pied de pénalité au milieu du terrain. Contrairement au rugby à XV, la remise en jeu longue n'est pas fréquente en Rugby à 7. Le coup de pieds court est préféré afin d'essayer de récupérer le ballon sur son propre renvoi. En effet, les joueurs adverses ne sont que 7 à couvrir l'ensemble du terrain et ils ne peuvent pas effectuer d'arrêts de volée ("protégeant" de la charge adverse) en dehors de leurs 22 mètres.
- La touche: elle est généralement effectuée par le talonneur, qui lance le ballon dans un couloir formé par 2 joueurs de chaque équipe.
- La mêlée: elle est utilisée pour remettre le ballon en jeu suite à une faute mineure (en-avants par exemple). Le demi de mêlée introduit le ballon dans la mêlée formée des trois avants de chaque équipe se tenant groupés par les épaules. Le talonneur (avant "central") doit faire passer le ballon vers l'arrière de sa mêlée pour son demi de mêlée qui va le ramasser pour le transmettre à ses trois-quarts et permettre de développer l'attaque. Les joueurs formant la mêlée doivent rester liés jusqu'à ce que le ballon soit sorti.
- La pénalité: elle sert à sanctionner une faute lourde. Lorsque la pénalité ne peut être tentée (distance, vent, ...), l'équipe qui en bénéficie peut choisir de botter directement en touche et bénéficiera du lancer.
In Extenso SuperSevens
Il est de retour. Comme chaque été depuis 2021, le SuperSevens, le tournoi professionnel de rugby à 7, reprend ses droits pour une quatrième édition à partir de ce samedi 17 août.
Un peu plus de deux semaines après le sacre olympique de la bande d’Antoine Dupont au Stade de France, le petit frère du rugby à 15 est de retour avec l’In Extenso SuperSevens, la compétition professionnelle de rugby à 7 réunissant les 14 équipes du Top 14 ainsi que Monaco et les Barbarians Français.
Le tournoi de rugby à 7 des clubs professionnels français se déroule en trois étapes. Après une édition 2023 disputée à Clermont, Lyon et Pau, l’édition 2024 fera étape dans l’Ouest, avec trois week-ends à Mont-de-Marsan (17 août), La Rochelle (24 août) et Pau (31 août).
Le format est simple : 16 équipes dans un tableau à élimination directe avec une finale en fin de journée. À l’issue des trois étapes de l’été, comptants pour une phase qualificative, les trois vainqueurs d’étapes seront accompagnés par les cinq meilleures équipes au général pour une grande finale à la Paris La Défense Arena, le dimanche 1er février prochain.
L’In Extenso SuperSevens regroupe les formations engagées en Top 14 ainsi que deux équipes invitées : les Baabaas Sevens (Barbarians Français) et Monaco Rugby Sevens. Pour la première fois dans l’histoire de l’In Extenso SuperSevens, un tournoi féminin aura également lieu. Chez les filles, une seule étape (Pau, le 31 août) pour se qualifier pour la grande finale.
La première étape se jouera à Mont-de-Marsan, tandis que les deux suivantes auront également lieu dans le sud-ouest, à Dax et à Pau. À l’instar des éditions précédentes, Mont-de-Marsan et son stade Guy et André Boniface seront à l’honneur lors de la première étape, le week-end du 16 août. La deuxième étape, fixée au 23 août, aura lieu à une cinquantaine de kilomètres, à Dax, direction le stade Maurice-Boyau pour la première fois. Comme depuis 2022, les septistes termineront les étapes qualificatives le 30 août dans le Béarn.
Lors de chaque étape, les 16 équipes engagées débutent directement en huitièmes de finale. Les vainqueurs avancent dans le tableau principal jusqu’à la finale, qui désigne le vainqueur de l’étape. Ce dernier décroche automatiquement sa place dans le tableau principal de la grande finale. Les perdants des huitièmes disputent un seul match. Les perdants des quarts disputent eux aussi un seul match. Les huitièmes de finale sont déterminés par tirage au sort. Pour la première étape, les deux meilleures équipes de la saison précédente sont têtes de série et ne peuvent pas se rencontrer avant la finale. Cette année, il s’agit des Barbarians Français, triples champions en titre, et de la Section Paloise.
Le tournoi débutera à 12h45, ce samedi 16 août, au stade Boniface avec les huitièmes de finale. Les quarts de finale suivront à partir de 16h29, puis les matchs de classement dès 18h04. Côté animations, les portes ouvriront à 12h15. Les supporters pourront profiter de nombreuses activités ludiques (tyrolienne, ventriglisse, structures gonflables…).
La première étape de l’In Extenso SUPERSEVENS 2024 a été remportée par l’UBB, tout comme la deuxième étape. La dernière étape a été remportée par Monaco.
Lors de la phase finale jouée à Paris La Défense Arena, les huits qualifiés étaient Monaco, Bordeaux-Bègles, Pau, le Racing, Vannes, Toulouse, Montpellier et les Barbarians Français. Ces derniers, pourtant huitièmes et derniers qualifiés, ont remporté leur troisième titre consécutif.
Lancé en 2024 grâce à un travail de concert de la LNR et de la FFR, l’In Extenso SUPERSEVENS Féminin revient pour sa deuxième édition. Place à la 2e édition du tournoi féminin !
Différences Clés entre le Rugby à 7 et le Rugby à XV
Ces particularités en termes de durée, de nombre de joueurs et d’enchaînement des matchs expliquent les différences physiques et énergétiques entre les deux types de rugby : « À 7, les matchs sont plus courts, mais la vitesse et l’intensité du jeu sont décuplées », commence le Dr Barizien. On sait qu’à 15 le temps de jeu effectif, c’est-à-dire le temps de jeu pendant lequel le ballon circule est de 40 à 50 % (40 minutes de jeu effectif), celui-ci atteint 80 à 90 % dans le jeu à 7.
Temps de course : de 50 à 55 mètres par minute de jeu pour le rugby à 15, il passe à environ 100 à 110 mètres par minute pour le rugby à 7. Les joueurs de rugby à 7 reçoivent donc un entraînement visant à développer spécifiquement la vitesse et les capacités à reproduire de nombreux sprints courts, mais à vitesse élevée.
« Les séances de préparation physique des joueurs à 7 sont basées sur le travail des filières anaérobies lactiques et alactiques, confie le Dr Barizien. Différentes séquences d’entraînement sont possibles, précise-t-il. Il peut s’agir de séquences de courses dans lesquelles les joueurs répètent les sprints (où l’on travaille donc la vitesse pure). Il peut aussi s’agir de séquences combinées incluant des circuits d’abdos, de pompes et des sprints, ces séquences se rapprochant du jeu à 7. On propose enfin aux joueurs des séquences de jeu à haute intensité contrôlées par cardiofréquencemètre et GPS. L’entraînement comprend enfin beaucoup de phases de combats (boxe au sac, plaquages, rucks…), ainsi qu’un travail de la vitesse gestuelle. « On cherche non pas à obtenir de la puissance brute, mais à mettre en oeuvre cette puissance rapidement et de manière répétée.
Si les grandes règles du rugby à 15 se transposent au rugby à 7, il y a tout de même quelques différences qui font la spécificité du Seven. Oui, il n’y a que sept joueurs sur le terrain. Oui, les matches ne durent que 2 x 7 minutes au lieu de 2 x 40, il y en a deux ou trois par jour, lors d’un tournoi qui s’étend sur deux ou trois jours. Mais ce ne sont pas les seules différences entre le rugby à 7 et son grand frère du XV.
C’est la dernière nouveauté du règlement des World Seven Series, le circuit international de rugby à 7 : il n’y a plus de match nul lors des phases de poules. « C’est comme en NBA, il faut absolument départager les deux équipes. De cette manière, elles cherchent encore plus à jouer la gagne », assure Jérémy Rozier. En cas de résultat paritaire au bout des 14 minutes, les deux formations partent pour une prolongation de 5 minutes, en mode « golden score » (mort subite).
À XV, après un essai, c’est l’équipe qui l’encaisse qui donne le coup d’envoi. À 7, c’est l’inverse : celle qui a marqué remet le ballon en jeu. « Cela permet à l’équipe ayant encaissé de s’organiser pour avoir la conquête du ballon et une opportunité de marquer car chaque possession, avec les espaces, le permet », estime Jérémy Rozier.
Si la vidéo est aussi utilisée au Seven, elle l’est beaucoup moins qu’à XV : « seulement dans l’en-but, pour savoir s’il y a essai ou pas, et en cas de suspicion de jeu déloyal pouvant occasionner un carton rouge », indique l’arbitre international. Ainsi, impossible de revenir au début d’une action, pour savoir s’il y a en avant ou pas, par exemple. « Encore une fois, c’est pour ne pas ralentir le jeu.
Justement, encore une fois pour favoriser le jeu et éviter les temps morts, les arbitres appliquent de manière plus stricte qu’à XV le règlement : « On a moins le temps de manager les phases de jeu, il faut tout faire plus vite », assure Jérémy Rozier. Quand un plaqueur traîne dans un ruck, il est immédiatement sanctionné : « Cela donne plus de fluidité au jeu, le ballon sort plus vite sans que les joueurs s’empilent dans les rucks comme ça peut être le cas à XV. » En cas de tentative de gain de temps après une faute ou un ballon sorti en touche, les cartons jaunes fusent (2 minutes d’exclusion).
Enfin, les avantages sont beaucoup moins longs à 7 qu’à XV. « Il est bien plus vite consommé, confirme le sifflet français. Dès que l’équipe qui a l’avantage dispose d’un gain tactique ou territorial évident, l’arbitre y met fin. Les pénalités sont le plus souvent jouées à la main. Car à 7, impossible de les taper après avoir posé le ballon sur le tee. Tout est joué en drop (un rebond au sol avant le coup de pied). Les équipes ne prennent donc quasiment jamais les trois points, sauf éventuellement lors de la prolongation en mort subite. Les transformations sont également jouées de cette manière.
| Caractéristique | Rugby à 7 | Rugby à XV |
|---|---|---|
| Nombre de joueurs | 7 | 15 |
| Durée du match | 2 mi-temps de 7 minutes | 2 mi-temps de 40 minutes |
| Temps additionnel | Pas de temps additionnel | Temps additionnel variable |
| Temps de jeu effectif | 80-90% | 40-50% |
| Remise en jeu après essai | Équipe qui a marqué | Équipe qui a encaissé |

Le Rugby à 7 dans le Monde
« Dans les pays anglo-saxons le jeu à 7 fait aujourd’hui partie intégrante de la culture du rugby au même titre que le jeu à 15 », explique le Dr Barizien. « Dans ces pays, le rugby à 7 est souvent un moyen de former les joueurs, il est utilisé dans la préparation physique des joueurs à 15. Par ailleurs, dans les pays qui n’avaient jusqu’à présent aucune culture du rugby à 15, le jeu à 7 commence très fort. Citons l’exemple du Kenya qui se place actuellement au 5e rang mondial. d’une part pour son côté spectaculaire, mais aussi pour sa facilité de pratique puisqu’il nécessite peu de joueurs.
La Fédération internationale de rugby amateur (FIRA) a été créée en 1934 et les premiers championnats européens de rugby à VII ont vu le jour dans les années 1970. Le Hong Kong Sevens, organisé pour la première fois en 1976, devient une institution et des sélections de chaque continent s'y défient chaque année.
En 1999, les World Rugby Sevens Series permettent de donner encore plus d'ampleur au rugby à 7.
Circuit Mondial de Rugby à 7
Le circuit mondial de rugby à 7 ne se démarque pas par sa régularité, un peu à l'image de ce sport où les dynamiques évoluent très vite et où tous les scénarios semblent possibles. Cette année, les Sevens Series, dont la saison débute ce samedi à Dubaï, à partir de 7 heures 58 (diffusée sur L'Équipe Live), ont de nouveau changé de formule.
Comment ça marche ?
Cette année, il y aura neuf étapes en tout, mais en deux temps distincts. D'abord, six étapes se disputeront sur deux jours, entre ce samedi 29 novembre et le dimanche 15 mars :
- Dubaï (29-30 novembre)
- Le Cap (6-7 décembre)
- Singapour (31 janvier-1er février)
- Perth (7-8 février)
- Vancouver (7-8 mars)
- New York (14-15 mars)
Ces tournois rassembleront huit équipes féminines et huit équipes masculines (et non plus douze comme auparavant) puisque les deux tableaux ont été mutualisés pour plus de clarté.
Les huit équipes féminines engagées en Sevens Series
Australie, Canada, États-Unis, Fidji, France, Grande-Bretagne, Japon, Nouvelle-Zélande (championne en titre).
Les huit équipes masculines engagées en Sevens Series
Afrique du Sud (championne en titre), Argentine, Australie, Espagne, Fidji, France, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande.
Dans un second temps, il y aura trois étapes dites « Championnats du monde » qui se disputeront sur trois jours :
- Hongkong (17-19 avril)
- Valladolid (29-31 mai)
- Bordeaux (5-7 juin)
Ces trois tournois réuniront douze équipes. Les huit engagées lors des six premières étapes, ainsi que les quatre meilleures sélections de Deuxième division (*). L'équipe qui finira à la première place du classement général à l'issue de ces trois tournois sera déclarée championne du monde 2026.
(*) La Deuxième division comprend six équipes féminines et six équipes masculines qui se retrouveront pour trois tournois à Nairobi (14-15 février), Montevideo (21-22 mars) et São Paulo (28-29 mars). Il existe aussi une Troisième division qui réunira huit équipes féminines et huit équipes masculines qui disputeront un unique tournoi à Dubaï (17-18 janvier).
Les six premières étapes servent-elles à quelque chose ?
On peut se poser la question puisqu'elles ne seront pas prises en compte pour déterminer l'équipe championne du monde. En revanche, elles auront un impact sur les trois tournois décisifs puisque les équipes les mieux classées à l'issue de ces six premières étapes auront un statut de tête de série à Hongkong, Valladolid et Bordeaux.
« On aura moins de pression sur les six premières étapes, reconnaît l'entraîneur des Bleues Romain Huet. Mais on reste ambitieux et il n'y aura pas de calcul, de toute façon, on ne peut pas en faire dans ce sport. Le passage de douze à huit équipes sur ces premiers tournois va aussi resserrer le niveau, qui sera plus dense. »
Pourquoi avoir changé de formule ?
Ces deux dernières années, le titre de champion du monde se jouait sur un seul et unique tournoi, à Madrid en 2024 et à Los Angeles en 2025. Désormais, et pour les trois prochaines saisons au moins (jusqu'aux JO 2028), il faudra obtenir le meilleur classement à l'issue de trois tournois. Une façon de récompenser la régularité dans la performance.
« Le titre de champion du monde ne se jouera pas sur un seul tournoi, mais sur trois, ce qui est bien, apprécie l'entraîneur des Bleus, Benoît Baby. Cela montrera que l'équipe championne aura aussi mérité sur toute la saison. »
Cette nouvelle formule offre aussi la possibilité à des sélections issues de Deuxième division d'être championnes du monde. Et un système de promotion-relégation sera également mis en place en fonction du classement des trois tournois dits « Championnat du monde ».
Qu'attendre des équipes de France ?
L'an passé, l'équipe de France féminine avait vécu une saison frustrante, avec des débuts prometteurs (trois 3e places de suite à Dubaï, au Cap et à Perth) et une fin ratée (dernière place à Los Angeles). Pour les Bleus aussi, il avait manqué quelque chose. Dans la foulée de leur titre olympique, ils avaient accroché deux finales perdues au Cap et à Hongkong, avant de terminer 5e à LA.
Pour la deuxième année de leur mandat, Romain Huet comme Benoît Baby entendent poursuivre l'apprentissage en posant les bases de leur projet avec un mot d'ordre : la régularité. Pour les filles comme pour les garçons, les JO 2028 sont encore loin (les modalités de qualification seront dévoilées cette saison par World Rugby).