L'Histoire Centenaire du Rugby à Cambo-les-Bains

Depuis longtemps déjà, le rugby fait partie de l’ADN du Pays basque. Indissociable du Sud-Ouest, le rugby est comme la pelote basque, la course landaise et le surf, intimement lié au Pays basque. C’est un héritage sportif et culturel unique, une part importante de notre identité qui véhicule des valeurs de solidarité, courage et convivialité.

Le rugby fut introduit en France au début des années 1870 par les Britanniques. Très vite, cette nouvelle discipline sportive que l’on qualifiera de « sport de voyous joué par des gentlemen » suscite un véritable engouement auprès des Français. Tout d’abord en Normandie, puis dans le Sud-Ouest et le pays Basque.

Au début du XXe siècle, les titres remportés par l’Aviron Bayonnais et le Biarritz Olympique font entrer définitivement le Pays basque dans l’histoire du rugby français. Dans les années 1960, le ballon ovale est profondément enraciné dans la culture populaire et le milieu rural. Les joueurs basques y retrouvent, entre autres, une certaine rudesse et une rusticité qui ne leur sont pas étrangères.

Dans les années 1970-80, c’est l’âge d’or du rugby basque marqué par la création de nombreux clubs. Autre date marquante de l’histoire du rugby basque : le 14 octobre 2006. Près de 80 000 spectateurs assistaient au match opposant le Stade français au Biarritz olympique au Stade de France. Un record d’affluence pour une compétition sportive en France !

C’est d’abord l’histoire d’un club, un des tous premiers du comité des Pyrénées, né officiellement en 1912.

Après quelques matches amicaux, histoire d’assimiler les règles de ce nouveau sport de « football-rugby », l’Union Sportive Villemurienne, sous les couleurs vert et noir, va démarrer la saison en 4e série du Championnat des Pyrénées. A la fin de l’année suivante, le terrain de « l’Albouy » est abandonné au profit de celui de « Malaret », cédé gracieusement par Emile Sabatié, propriétaire de la scierie industrielle.

Les Figures Emblématiques

C’est ensuite l’histoire des hommes qui ont bâti ce club. Maurice Gaussens fut le premier de ces hommes. Il ne passera la main qu’qu’à la fin des années 30 où d’autres fonctions l’attendent à la tête du Comité des Pyrénées qu’il dirigera en 1942. Maurice Gaussens sera entouré pendant ces années d’une belle équipe de fidèles bénévoles que se soit au sein du club de rugby mais aussi du cyclisme, de l’aviron et la natation, car l’US Villemur deviendra au fil des années un club omnisport.

C’est enfin une histoire de copains dont la plupart sont issus de l’équipe junior, vainqueurs de la coupe des Pyrénées en 1954.

Arrive la saison 1958-1959 et débute le championnat des Pyrénées de Troisième série. Les portes du Championnat de France s’ouvrent à l’USVillemur.

Quelques temps avant le match, le talonneur Jacques Coudon est appelé sous les drapeaux, c’est la tuile ! M. André Archippe fait le voyage jusqu’à la base aérienne de Cazaux où il a été incorporé. Mais l’autorité militaire reste inflexible, Jacques ne jouera pas ! Il faut remanier l’équipe.

L’oeil de Jeannot Guercy pétille à l’évocation de ces souvenirs. A un moment, l’arbitre passe près de moi et me glisse à l’oreille : Jouez moins virilement !

Rugby d’un autre temps, où l’équipe, c’était avant tout le temps des copains, le plaisir de se retrouver sur le terrain, ballon en main. La semaine c’était le travail, l’usine, les champs, le chantier, le commerce familial pour certains, les études pour d’autres. L’entrainement, c’était le mercredi soir.

A la tête de cette équipe, un trio de dirigeants expérimentés Emile Gailhac, cheville ouvrière du club depuis 30 ans, Pierre Davy, trésorier depuis 1936, et André Archippe venu depuis peu les épauler. Cette équipe aux maigres moyens financiers est riche de camaraderie, la plupart des joueurs se connaissent depuis leur jeune âge, et la majorité nous l’avons vu est issue de l’équipe championne des Pyrénées juniors. Complètent cette équipe, Jeannot Guercy formé au club et de retour de Toulouse, Richard Gomez, Georges Moncuquet, Angel Ghidini, Henri Marty, Yves Bégué, Jean Gay.

Malheureusement, pour bien de ces jeunes, c’est bientôt l’appel sous les drapeaux, la guerre d’Algérie qui va briser leur élan sportif.

Célébration du centenaire de l'US Cambo. Source: actu.fr

Le Centenaire de l'US Cambo

Samedi 10 juin, l’US Cambo célèbrera son centenaire. À cette occasion, le club de rugby organise une vraie fête, qui mettra à l’honneur les jeunes pousses de l’école de rugby comme ceux faisant vivre le club au jour le jour (éducateurs, bénévoles, joueurs, parents, supporters, partenaires).

Forte de plus de 100 enfants, l’USC capitalise un maximum sur sa structure pour inculquer des valeurs et préparer un avenir sportif le plus radieux possible. En coulisses, il n’existe pas d’inquiétude concernant un éventuel « creux générationnel ».

Tous préfèrent avancer le cœur joyeux avant que les premières décisions concrètes ne soient annoncées en juillet : « Nous voulions surtout remercier ceux qui donnent de leur temps à notre club tout au long de l’année avec, comme points d’orgue, les tournois du 1er et du 8 mai qui ont été deux magnifiques temps forts.

L’idée nous est venue d’élargir cette invitation aux anciens joueurs, dirigeants, entraîneurs, éducateurs afin de réunir les fidèles serviteurs de l’USC, ceux qui ont fait et feront de ce club, un club centenaire capable de véhiculer du lien social.

Samedi 10 juin, le public est invité à assister à l’entraînement de l’école de rugby, considérée donc comme l’un des fleurons de l’USC. De 12 heures à 18 heures, des jeux gonflables seront à disposition et une participation de 10 euros est demandée pour le repas du midi.

Au club house, près du stade Michel-Labeguerie, une exposition photo sera mise en place pour permettre à chacun de se remémorer de bons souvenirs et de transmettre une histoire aux plus jeunes.

Marcel Noblia, président du club de rugby de Cambo, a tenu l’assemblée générale annuelle de l’association dans la nouvelle salle de réception. Dans son rapport moral, Michou Cartillon, un fidèle du club, a donné les résultats détaillés de toutes les équipes.

Pour les seniors, l’objectif du maintien est atteint et la réserve a honoré toutes les rencontres sans forfait. Les seniors Bélascain ont eu un apprentissage dur avec une seule victoire dans une poule relevée. Les Philiponeau s’inclinent injustement en phases finales du Championnat de France.

Les cadets, Teulière B, se qualifient pour l’Aquitaine, niveau 3. Les nouvelles de l’école de rugby données par Bernard Escudié laissent apparaître une baisse de l’effectif, à 50 enfants. « L’entente avec l’ASB (Association bayonnaise de rugby, NDLR) en minimes a bien fonctionné, mais l’encadrement et les éducateurs formés se font rares. Peu de ceux qui ont fréquenté le club renvoient l’ascenseur », déplorait-il.

Les finances présentées par la trésorière, Corinne Othatceguy, laissent un solde positif de 1 400 euros. Les courses de vaches landaises de l’été, les lotos et la bonne gestion du club-house permettent ce résultat.

Lors du renouvellement du tiers sortant, Michel Arnis a officiellement intégré le bureau.

Le président a ensuite repris la parole au sujet de la saison qui démarre. Cadet, junior, Bélascain en entente avec l’ASB et une cinquantaine de joueurs seniors ont repris l’entraînement. Michel Mocho et Jérôme Casamayou tiendront les rênes de l’équipe fanion. Le travail de recherche de partenaires débute pour assurer l’équilibre financier du club.

Didier Irastorza, adjoint aux sports, a annoncé des travaux au stade. Le terrain principal sera refait car le drainage ne s’effectue plus.

Les stades du Top 14 ont tous une histoire. Sans surprise, cette dernière commence par le nom qui est inscrit sur sa devanture.

Jean Dauger a donné son nom à l’antre de l’Aviron Bayonnais.

Chaque semaine, les clubs de Top 14 s’affrontent sur les pelouses de l’Hexagone. Des enceintes familières pour les uns, inconnues et parfois hostiles pour les autres. Et bien souvent, les noms de ces stades suffisent à évoquer une foule de souvenirs bons ou mauvais.

Premier arrêt de notre tour de France, Bayonne et son stade Jean-Dauger. Réputée pour son ambiance et sa Peña Baiona, l’arène basque porte le nom d’une légende de l’Aviron qui a vu le jour le 12 novembre 1919 à Cambo-les-Bains.

Une poignée d’années plus tard, Jean Dauger fait irruption sur l’aile de l’équipe première à seulement dix-sept ans. Très vite, il prend la direction de Roanne et commence une carrière à XIII qui durera trois saisons, le temps de devenir international à cinq reprises. Une statue a été placée à l’entrée du stade en mémoire du joueur qui a fait vibrer le club basque. Jean Dauger sera aussi co-sélectionneur des Bleus avec Jean Desclaux en 1973.

Depuis 2001, le stade du parc Lescure a été renommé Chaban-Delmas. Construite en 1907 en plein cœur du quartier de Bisséous, l’enceinte tarnaise vit au rythme du CO depuis fort longtemps, mais elle ne s’est pas toujours appelée de la sorte.

De 1957 à 2017, c’est sous le nom de Pierre-Antoine que ses travées résonnaient. En 2017, le stade Pierre-Antoine est devenu le stade Pierre-Fabre.

Comme pendant les Fêtes de Bayonne, le public bayonnais aime chanter pendant un match de l’Aviron. Le stade Jean Dauger est situé en plein centre. Les supporters ciels et blancs ont pour habitude de se retrouver dans la ville avant de se rendre au match, pour se restaurer ou boire un verre dans l’un de ses nombreux bars.

Supporter l’Aviron Bayonnais, ce n’est pas seulement assister à un match de rugby, c’est aussi un moment destif que l’on partage entre amis. L’ambiance est aussi due à l’hymne de la Peña Baiona… et à sa célèbre mascotte Pottoka !

L’hymne de la Peña Baiona a eu beaucoup de succès. Il est même repris dans beaucoup d’autres stades, notamment au stade de France lors des matchs de l’équipe de France.

Au départ, l’Aviron Bayonnais a été crée par des rameurs d’aviron qui pratiquait à la Nautique de Bayonne (club historique de rame et d’aviron). Il y a eu une scission au sein de la Nautique et ce groupe de jeunes a donc créé il y a 120 ans, en 1904, l’Aviron Bayonnais. La section rugby verra le jour en 1906.

Depuis six mois, un nouveau lieu fait le bonheur des amateurs de café à Cambo-les-Bains : Alea Kafe. Anciens rugbymans, Léo et Iban ont décidé de se lancer dans l’aventure du café, un produit qu’ils ont pu découvrir grâce aux rencontres internationales dans le milieu sportif.

10 Times France Shocked the Rugby World and Humiliated their Rivals

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