L'Histoire du Rugby à Saint-Gaudens: Un Voyage Passionnant

Le rugby à Saint-Gaudens possède une histoire riche et passionnante, marquée par des moments de gloire et des figures emblématiques. Cet article vous invite à explorer les différentes facettes de cette aventure sportive, des origines modestes aux succès retentissants, en passant par les défis et les renaissances.

Les Débuts du Rugby dans la Région

Le rugby était déjà pratiqué à Montréjeau avant la Première Guerre mondiale. À partir de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle, on voit émerger un peu partout dans les pays industrialisés toutes sortes d’associations sportives.

L'Union Sportive Montréjeaulaise (USM)

L’USM a été fondée en 1919 par une équipe de dirigeants passionnés. À sa création, l’USM est locataire d’un vaste terrain qui deviendra le stade du Château d’Eau servant pour le rugby, mais aussi pour l’athlétisme et la gymnastique. En 1922, l’USM devient propriétaire de la clôture qui entoure le terrain. En 1927 est créée une section d’athlétisme, l’USM pour l’occasion organise un challenge qui a obtenu un grand succès. L’USM joue durant sa toute première année en bleu et blanc, comme le Stade Saint-Gaudinois. Pendant ces années, à défaut de pouvoir briller en Championnat de France, l’USM se montrera à son avantage dans les compétitions régionales en participant à de nombreuses finales et en remportant de nombreux titres, mais aussi en faisant preuve d’une solidarité remarquable et d’une amitié à toute épreuve envers leurs camarades prisonniers de guerre.

C’est en 1969, que fût inauguré le nouveau stade municipal, situé à côté du lac. Durant les années 80, l’USM n’arrêtera pas de monter ou de descendre d’une division à l’autre sans pouvoir se maintenir durablement dans la même catégorie. L’USM termine à la première place de sa poule, après avoir vaincu Nogaro en 16ème, les « Rouges et Noirs » s’inclinent en 8ème contre Lormont sur le score de 18 à 15. Il reste encore une chance de monter en Nationale 1 à la condition de gagner le match de barrage qui les oppose à Mugron sur la pelouse de Vic-en-Bigorre.

L'Âge d'Or du Racing Saint-Gaudinois (Rugby à XIII)

On nous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre. Il y a cinquante ans, le rugby à XIII jouissait d’une toute autre popularité. Les stades étaient pleins, les joueurs de renom attiraient les foules, les médias, la télévision surtout, rendaient compte des matchs qui passionnaient le public. Et le Racing Saint-Gaudinois créé il y a 61 ans par les frères Fernand et Robert Soubie faisait parler du chef lieu du Comminges, relayant devant les caméras le Grand-Prix automobile disparu en 1954.

Le 10 mai 1970, les 30000 personnes du Stadium de Toulouse se sont levées à l’unisson. L’équipe junior saint-gaudinoise emmenée par son capitaine Patrick Rives remporte 8 à 4 la finale du championnat de France contre Carcassonne, un lever de rideau qui donnera un ton bleu ciel à la journée historique. Dans la foulée, l’équipe 1 senior saint-gaudinoise remporte la finale du championnat élite en s’imposant largement devant le XIII Catalan, 32 à 10. Le doublé junior/senior reste l’un des plus fabuleux souvenirs de l’histoire du Racing qui, soit dit en passant, n’a certainement pas gagné que cette année là. La liesse est collective.

Pour Patrick Rives, dit Pitou, c’est sans doute l’une des plus belles journée de rugby de sa vie. Les joueurs sont portés en triomphe au Capitole.

Classement du Championnat Élite 1 de Rugby à XIII

« A l’époque, le rugby à XIII, c’était quelque chose, se souvient à 71 ans Patrick Rives. Le championnat contenait de sacrées équipes et le niveau était très relevé. Je me rappelle que, gamin, Robert Soubie le frère de Fernand, avait créé une multitude d’équipes de rugby dans le Comminges. Il en avait sélectionné les meilleurs pour créer une équipe junior à Saint-Gaudens. Sûr, au début, on s’est pris quelques casquettes. Mais au bout de quelques mois, on a tout gagné. On jouait le dimanche devant plus de 2000 personnes. Des vedettes du rugby à XV étaient venues jouer le championnat de XIII et avaient rendu le jeu très populaire. Les gens venaient voir les notoriétés. Aujourd’hui, le XIII est victime des médias et, en France, personne n’en parle, ni le journal L’Equipe, ni Canal+.

Les Défis Contemporains et la Renaissance

50 ans ont passé mais la fièvre des anciens n’est guère redescendue. Acteur d’une autre époque, Patrick Rives en parle avec beaucoup de passion. Saint-Gaudens a retrouvé la lumière de l’Élite 1 la saison dernière en terminant 7e d’un championnat que d’aucuns prédisaient compliqué pour les Commingeois. Une saison où les Ours ont su trouver un certain équilibre et qui a débuté par une victoire lors du Magic Week-End à Perpignan face à Toulouse et une autre en fermeture lors du Magic disputé à Carcassonne, face aux Léopards de Villeneuve-sur-Lot.

On est loin des ors du passé, des quatre titres (1971, 1974, 1991, 2004), des trois coupes (1973, 1991, 1992), des 8 finales de championnat (1963, 1966, 1967, 1969, 1971, 1972, 1999, 2003). Le dernier titre de champion de France en 2004, à Perpignan, au stade Aimé-Giral, face à l’UTC (14-10), le quatrième depuis la création du club en 1958, se confond dans les lointains. Au pied des Pyrénées on fait le dos rond et on reconstruit.

« Il y a encore une culture treiziste, souligne le coach Gilles Dumas. Mais les années galères ont laissé des traces et notamment pour attirer les joueurs ». Et il a fallu labourer le Comminges, de Sauveterre à Aspet, et jouer des coudes avec les quinzistes pour retrouver une place au soleil. Une entente a été mise en place pour les U14 avec le club d’Aiguesvives. L’école de rugby est repartie à la hausse avec 80 licenciés. « Il a fallu pénétrer dans les écoles, organiser des stages, faire un maximum de communication pour attirer les jeunes. Mais le plus dur c’est d’attirer les éducateurs. Nous, on doit faire de la formation. Aujourd’hui, 80 % de nos joueurs sont formés au club. J’y crois. Le centre de formation situé au stade Saudet, à portée de drop des écoles et du lycée, est idéalement placé. Un outil de travail fonctionnel pour les Ours.

On nous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Il y a cinquante ans, le rugby à XIII jouissait d’une tout autre popularité. Les stades étaient pleins, les joueurs de renom attiraient les foules, les médias, la télévision surtout, rendaient compte des matchs qui passionnaient le public. Et le Racing Saint-Gaudinois créé il y a 61 ans par les frères Fernand et Robert Soubie faisait parler du chef-lieu du Comminges, relayant devant les caméras le Grand Prix automobile disparu en 1954. Le 10 mai 1970, les 30 000 personnes du Stadium de Toulouse se sont levées à l’unisson. L’équipe junior saint-gaudinoise emmenée par son capitaine Patrick Rives remporte (8 à 4) la finale du championnat de France contre Carcassonne, un lever de rideau qui donnera un ton bleu ciel à la journée historique. Dans la foulée, l’équipe 1 senior saint-gaudinoise remporte la finale du championnat élite en s’imposant largement devant le XIII Catalan, 32 à 10. Le doublé junior-senior reste l’un des plus fabuleux souvenirs de l’histoire du Racing qui, soit dit en passant, n’a certainement pas gagné que cette année-là. La liesse est collective.

Pour Patrick Rives, dit "Pitou", c’est sans doute l’une des plus belles journées de rugby de sa vie. Les joueurs sont portés en triomphe au Capitole. Ils seront reçus par Pierre Baudis."À l’époque, le rugby à XIII, c’était quelque chose", se souvient à 71 ans Patrick Rives. "Le championnat rassemblait de sacrées équipes et le niveau était très relevé. Je me rappelle que, gamin, Robert Soubie, le frère de Fernand, avait créé une multitude d’équipes de rugby dans le Comminges. Il en avait sélectionné les meilleurs pour créer une équipe junior à Saint-Gaudens. Sûr, au début, on s’est pris quelques casquettes. Mais au bout de quelques mois, on a tout gagné. On jouait le dimanche devant plus de 2000 personnes. Des vedettes du rugby à XV étaient venues jouer le championnat de XIII et avaient rendu le jeu très populaire. Les gens venaient voir les notoriétés. Aujourd’hui, le XIII est victime des médias et, en France, personne n’en parle, ni le journal L’Équipe, ni Canal +. Ça me fait mal au cœur."50 ans ont passé mais la fièvre des anciens n’est guère redescendue. Acteur d’une autre époque, Patrick Rives en parle avec beaucoup de passion.

Jean-Pierre Rives est dans Comme à Confesse

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