Résultat et Analyse du Match Amical PSG - Valence

Cette semaine, dans le cadre de leur préparation estivale, certains pensionnaires de Ligue 1 ont disputé un match amical. À moins de trois semaines de la reprise du championnat, l’heure est au peaufinage des détails.

Revisitons tous les résultats des matches amicaux du PSG depuis 1999, et leur influence sur chaque saison. Pour en savoir plus, PSGMAG.NET a passé en revue les dix derniers étés du PSG.

Résultats des Matchs Amicaux des Équipes de Ligue 1

Plus que de simples résultats lors des matches amicaux, c’est durant ces quelques semaines que l’effectif se construit, les affinités naissent, les choix de l’entraîneur apparaissent. C’est aussi durant ce mois de juillet que les joueurs ingurgitent de lourdes séances de travail physique censées les préparer à la saison à venir - et pas seulement aux premières journées.

Pourtant, à chaque intersaison, une question revient, lancinante : réussir une bonne série de matches amicaux est-il un gage de réussite des premiers matches de championnat ?

Voici quelques résultats des matchs amicaux disputés par les équipes de Ligue 1 :

  • Mardi 29 juillet :
    • OM - VALENCE (Liga) : 1-1 (0-1)
      • Buts : Rowe (51′) pour Marseille ; Raba (42′) pour Valence.
    • SION (D1 Suisse) - PARIS FC : 1-3 (1-1)
      • Buts : Nivokazi (41′) pour Sion ; Camara (10′), Elkit (80′), Raheriniaina (83′) pour Paris.
  • Mercredi 30 juillet :
    • GRENOBLE (L2) - AUXERRE : 0-0
    • AS MONACO - TORINO (Serie A) : 3-1 (2-1)
      • Buts : Biereth (16′), Camara (45′), Golovin (63′) pour Monaco ; Gineitis (6′) pour le Torino.
    • THIONVILLE (N2) - FC METZ : 3-5 (2-0)
      • Buts : Tsitaishvili (38′, CSC), Luvualu (50′), Vitoux (77′) pour Thionville ; Van Den Kerkhof (90′), Gueye (95′, 133′), Sané (155′), (120′) pour Metz.
    • STADE BRESTOIS - LE HAVRE : 1-0 (0-0)
      • But : Doumbia (86′) pour Brest.
    • OGC NICE - SHEFFIELD UNITED (D2 Anglaise) : 3-2 (1-1)
      • Buts : Sanson (42′), Moffi (67′), Burrows (79′, CSC) pour Nice ; Campbell (29′), Ukaki (72′) pour Sheffield.
    • MALLORCA (Liga) - OL : 0-4 (0-4)
      • Buts : Vinicius (15′, 30′), Mikautadze (20′), Merah (37′) pour Lyon.
    • WOLVERHAMPTON (Premier League) - RC LENS : 3-1 (0-0)
      • Buts : Guedes (81′) pour Wolverhampton ; Saïd (60′), Machado (69′, 83′) pour Lens.

En particulier le second match face à Valence : c’est une équipe B - et une vraie - que Paul Le Guen avait aligné ce jour-là. Toute une génération de jeunes joueurs avaient alors flambé, ridiculisant des Espagnols en début de préparation. La quasi-totalité des observateurs s’accordait alors à penser qu’une bonne saison allait enfin arriver, d’autant que Paul Le Guen bénéficiait encore d’une très bonne image.

É. De façon assez spectaculaire, cette pré-saison 2005 nous rappelle que les résultats des matches amicaux n’ont pas forcément d’incidence sur le début de saison. Avec trois défaites en cinq matches, il s’agit probablement d’une des pires préparations du PSG.

Un peu à l’image de Philippe Bergeroo six ans plus tôt - mais en moins tranché -, Laurent Fournier s’est avant tout servi de ses matches amicaux pour dessiner les contours du groupe restreint sur lequel il allait s’appuyer.

L'équipe du PSG lors d'un match amical.

PSG vs Valence : Analyse Approfondie

Comme il aime le faire, Paris a laissé le ballon et l'initiative du jeu à son adversaire. L'ouverture du score a facilité les choses et l'emprise, stérile, de Valence sur la rencontre s'est accentuée.

Les Espagnols ont eu deux fois plus le ballon (65,3% contre 34,7%), centré pratiquement sept fois plus (41 contre 6) et ont distribué 591 passes (contre 323 pour Paris) ! Mais, au total, les Espagnols ne se sont offert que deux occasions franches et Paris a profité des boulevards laissés dans leur dos. Les Parisiens ont cadré quatre fois plus de frappes que leurs hôtes (8 contre 2). Défensivement, le PSG a été irréprochable, remportant 53,4% des duels. Le Paris version Ancelotti a récité sa partition à merveille. Entre homogénéité collective et talent offensif.

Cet été-là, tout s’est très bien déroulé en match amical : des résultats très probants, un effectif stable et des jeunes qui poussent pour gagner leur place. Le comble de l’optimisme aura été atteint lors de la première édition de l’Emirates Cup.

Lyon 1-1 PSG (4 t.a.b.). Cette fois-ci, il y avait une cohérence entre la pré-saison et le début de championnat. Alain Cayzac et Guy Lacombe avaient voulu jouer la continuité et avait donc fait confiance dans les grandes lignes au groupe vainqueur de la coupe de France quelques mois plus tôt.

Guy Lacombe a toutefois fait jouer une saine concurrence : de jeunes joueurs comme Boukary Dramé et Clément Chantôme ont gagné leur place dans l’effectif du PSG lors de ces matches amicaux, amorçant clairement une nouvelle politique vis-à-vis des jeunes, qui allait ensuite être poursuivie par Paul Le Guen. Nous avons là le contre-exemple de la préparation de 2005 avec Laurent Fournier.

Pourtant, les résultats ont été sans appel : aucune victoire lors des cinq premières rencontres. L’été dernier, Paul Le Guen avait programmé une profusion de matches amicaux, neuf en tout. Pourtant, Paul Le Guen ne partait pas avec d’énormes certitudes, ni avec tout son groupe.

Les joueurs qui devaient apporter leur expérience à l’effectif parisien n’étaient pas présents dès le départ : Claude Makelele et Ludovic Giuly ont pris le train en marche, et leur influence positive n’a pu être de mise d’emblée. Par ailleurs, Paul Le Guen s’est montré assez ouvert sur la composition de son effectif.

L’exemple le plus frappant est celui de Fabrice Pancrate : alors que le coach ne comptait pas du tout sur lui initialement, il s’est laissé convaincre par sa bonne préparation et ses bons matches amicaux - notamment face à Benfica - pour lui laisser sa chance. Il est en de même pour Guillaume Hoarau. Le joueur était alors très peu connu, et venait de L2. Le Guen s’est servi de ces matches amicaux pour se rendre compte de l’utilité de l’ancien Havrais dans le jeu, mais aussi de son réalisme offensif - cinq buts en tout.

Cette saison, les résultats sont encourageants, mais sans plus : jusqu’à la victoire trois buts à zéro sur le terrain de la Fiorentina - la troisième en quatre matches -, la confiance était de mise. De son côté, Antoine Kombouaré semble avoir déterminé l’essentiel de son équipe-type, malgré la blessure de Camara. Cette préparation aura-t-elle constitué les prémices d’un bon début de saison - comme en 1999/2000 et en 2008/2009 -, ou une courte embélie sans lendemain - comme en 2001/2002 et en 2007/2008 ?

Ligue des Champions : PSG vs Valence

Vainqueur à Valence, le Paris SG a préservé son avance en dépit de quelques frayeurs au Parc des Princes (1-1). Le PSG a tenu bon. Depuis sa victoire au Mestalla au match aller (1-2), le doute s’était installé après ses revers embarrassants à Sochaux (3-2) puis Reims (1-0). Mais en Ligue des Champions, le Paris SG sait élever son niveau de jeu pour atteindre ses objectifs, même si la manche retour contre Valence a accouché d’une partie longtemps tactique et verrouillée (1-1).

Car cette rencontre, l’équipe de Carlo Ancelotti l’abordait avec la ferme intention d’y gérer son avance. Et ce, dès le coup d’envoi, d’où la titularisation de Chantôme, préféré à Gameiro. Le milieu parisien participait ainsi au travail défensif dans sa moitié de terrain, faisant ainsi face à la possession de balle laissée à Valence (63 % sur l’ensemble du match). Les Espagnols ne se montraient cependant pas à leur aise dans la maîtrise du ballon, leur seule occasion en première période - en contre - voyait Soldado louper sa frappe devant Sirigu (15e).

Contraint de marquer au moins deux fois pour se qualifier, Valence n’arrivait toujours pas à véritablement emballer la partie au retour des vestiaires. Et pourtant, sur l’une de ces rares situations de frappes aux 20 mètres, le club espagnol parvenait à se relancer. Une mésentente entre Chantôme et Matuidi permettait à Jonas d’expédier un missile du droit au fond des filets (0-1, 55e). Cette ouverture du score crispait le Parc des Princes, voyant le spectre de l’élimination planer au dessus de sa tête. Mais celui-ci était en partie éloigné par Lavezzi qui concluait avec succès un contre mené à toute allure par Gameiro, finalement entré à l’heure de jeu à la place de Motta (1-1, 66e). Dès lors, les Parisiens remettaient le bleu de chauffe en défense pour contrecarrer les attaques stériles espagnoles. Valence s’en remettait alors à ses nombreux corners pour mettre le feu sur la cage de Sirigu, mais à l’image de Pastore - précieux dans son jeu aérien défensif - le Paris SG ne concédait plus d’occasions jusqu’au terme.

Les Joueurs du Match

Une fois encore, Blaise Matuidi a été incontournable au milieu de terrain. S’il est indirectement fautif sur le but de Jonas, l’ancien Stéphanois a largement influé dans la bataille en imposant son impact physique pour gratter quelques ballons précieux à l’adversaire.

On n’a pas aimé

Auteur d’une partie impressionnante à l’aller, Lucas Moura n’a pas confirmé. L’ancien joueur du Sao Paulo n’a jamais su faire la différence, s’entêtant à se lancer dans des initiatives solitaires souvent vaines. La quête d'un premier but en match officiel avec le PSG influe sur sa lucidité au moment du dernier geste, dans le mauvais sens.

Le PSG est la première équipe française à s'imposer à Valence (1-2) ce mardi en 1/8e de finale aller de la Ligue des Champions. Auteur d'un match quasiment impeccable, Paris a payé cher une fin de match ratée, avec un but concédé et un rouge d'Ibrahimovic.

Très attendu, le PSG a répondu présent à Valence ce mardi à l'occasion du 1/8e de finale aller de la Ligue des Champions. D'entrée de jeu, les Parisiens se mettaient en valeur dans l'engagement, mais aussi dans l'animation offensive et la précision technique, ce qui n'avait pas toujours été le cas ces derniers temps. Et cela se concrétisait très rapidement. Lucas trouvait le poteau d'une frappe de plus de 20 mètres (8e), laissant le soin à Lavezzi de faire trembler les filets adverses d'une terrible frappe en force après une pénétration rageuse dans la surface (0-1, 10e).

Valence était assommé et tentait de réagir en monopolisant le cuir, sans se créer d'occasions. En revanche, Paris était tranchant et si Lucas puis Lavezzi ne parvenaient pas à conclure sur des centres en retrait, Pastore mettait tout le monde d'accord avant la pause. Sur un crochet ravageur de Lucas, l'Argentin reprenait le centre en retrait du Brésilien pour marquer un but impeccable dans sa construction (0-2, 43e).

Bien sur, les Ché et leur public peinaient à digérer cet écart inattendu aussi tôt dans la match, surtout que le PSG évoluait en pleine confiance, et ce malgré la sortie sur blessure de Lucas. Les Franciliens se procuraient ainsi plusieurs occasions en or, Lavezzi manquant le cadre sur un ballon repoussé par Guaita (61e) avant d'échouer dans sa finition seul face au portier valencian (63e). Enfin, Ibrahimovic manquait aussi de conclure un beau relais avec Chantôme, le but de ce dernier étant ensuite logiquement refusé pour hors-jeu (71e).

Valence tentait de réagir par Valdez, mais le cadre n'était pas au rendez-vous et le PSG se dirigeait vers un succès de référence, le premier d'un club français à Mestalla. Mais celui-ci était quand même clairement gâché par les trois dernières minutes. Rami réduisait tout d'abord le score en surgissant le premier sur coup-franc (1-2, 91e). Juste avant le coup de sifflet final, Ibrahimovic parvenait à se faire expulser après un ballon perdu et une semelle évitable à ce moment du match.

tags: #resultat #psg #valence