L'équipe de France de handball a signé un troisième succès en trois matchs dans son championnat du monde en s'imposant face à la Pologne (42-28) ce mardi. Les Bleues, tenantes du titre, terminent premières de la poule F et aborderont avec le plein de points (4) le tour principal, qu'elles entameront jeudi contre l'Autriche à Rotterdam.
Carton plein pour les joueuses de Sébastien Gardillou, qui vont aborder le tour principal avec le maximum de confiance et de points. Les Bleues terminent le tour préliminaire du Mondial IHF 2025 avec un sans-faute (3/3) et le maximum de points pour la suite de la compétition, concluant leur parcours par une belle victoire face à la Pologne par 42-28. L’équipe de France féminine met désormais le cap sur Rotterdam, où elle entamera le tour principal jeudi contre l’Autriche (18h), avant d’enchaîner samedi face à l’Argentine (18h) puis lundi face aux Pays-Bas (20h30).
Après deux victoires faciles face à la Chine (47-21) et la Tunisie (43-18), les Françaises ont parfaitement terminé leur phase préliminaire avec une victoire face à la Pologne ce mardi (42-28), qui était l’adversaire le plus compliqué de ce premier tour. Les Françaises se sont largement imposées ce mardi, face aux Polonaises (42-28) après une première mi-temps compliquée.
Malgré le large score en faveur des Françaises, les joueuses de Sébastien Gardillou ont souffert en première mi-temps, notamment dans le secteur défensif. Elles ont également manqué d’efficacité dans les attaques placées, n’arrivant pas à déplacer le bloc défensif polonais. Elles ont aussi régulièrement buté sur une gardienne polonaise efficace. Les Bleues ont donc été menées dès le début de la rencontre et ont même connu un retard de trois buts après un quart d’heure de jeu.
Au retour des vestiaires, les Françaises ont montré un meilleur visage. Elles ont d’abord renforcé leur défense, en s’appuyant sur plusieurs interceptions et sur une gardienne plus solide pour lancer des contre-attaques cinglantes.
Sébastien Gardillou : Je suis amplement satisfait de notre réaction. Je leur ai dit que l’on soit à moins un ou plus un, ça correspondait à peu près à la même chose. On n’était pas dans nos standards défensifs. On a retrouvé nos gardiennes et leurs arrêts en deuxième mi-temps. Ensuite, on a été plus fortes à l’impact. J’ai trouvé que l’on avait été un peu tendres en première période. Les intentions étaient bonnes mais pas la réalisation. Je dirais qu’en deuxième, on a associé intentions et réalisations. C’était bien mieux. C’est vrai que le dispositif 1-5 nous a permis de couper les grandes courses et de récupérer des ballons précieux, soit avec les ailières, soit avec Méline. Offensivement on a trouvé des solutions. Je pense que c’est bien qu’Orlane soit rentrée dans la partie et ait montré autre chose. 42 buts, je suis assez surpris de notre capacité à réitérer un nombre aussi important. Ça montre que l’on est en progrès, je les félicite. Trois matchs à plus de 40 buts pour moi, c’est nouveau. La Pologne est une équipe dure à manœuvrer. Elles sont puissantes et elles l’ont prouvé en première période. On n’a pas réussi à véritablement bloquer les courses des arrières dans le secteur central. On a appuyé sur ce qu’il fallait. J’étais un peu déçu de notre qualité de passes. En défense, j’ai retrouvé des joueuses conquérantes, on a pris que dix buts en deuxième période. Il fallait trouver la bonne carburation. C’était notre match de rentrée dans le championnat du monde. Je suis satisfait du résultat final.
Léna Grandveau : La Pologne est une très bonne équipe. On s’attendait à ça. Le début de match a été compliqué mais on est resté fort dans les têtes et je pense que l’on est resté ensemble. On a fait une grosse deuxième mi-temps, ce qui nous a permis de prendre le large. On a protégé Hatadou et ça a fait du bien ensuite. Pour moi ça a été compliqué de tout mettre en œuvre. Je pense que l’on n’a pas été autant tranchantes que lors des derniers matchs mais c’est une vraie bonne équipe en face. On a mis un peu de temps à rentrer dedans et à trouver nos marques mais on a appuyé sur nos points forts et ça a marché. C’est rare de mettre autant de buts en équipe de France, on s’appuie sur nos gardiennes, la défense et les montées de balle. Je me plais là-dedans, pourvu que ça continue.
Lucie Granier : Ça a été très serré pendant 40 minutes. On savait que la Pologne avait un beau jeu. C’était un peu difficile de bien défendre durant 40 minutes. On a lâché les chevaux dans les vingt dernières minutes avec du jeu sur grand espace. On savait que ça allait être difficile. Elles n’ont rien lâché. C’était un match très engagé des deux côtés. Elles ont un jeu fluide, donc on a essayé de les épuiser. Bien sûr, il y a plein de choses à mieux faire pour être mieux en première période. Je me suis dit que l’on monte crescendo, on a la chance d’avoir les matchs pour.
Tamara Horacek : C’est plaisant de jouer une équipe européenne. On a vraiment su se mesurer à une vraie adversité. Ça a été difficile, surtout en première mi-temps. On est restées focus et sereines. On a joué plus dur en deuxième mi-temps pour passer devant. Je pense que l’on a eu plus de mal en première mi-temps car on ne s’attendait pas à cet impact physique. Il fallait élever notre niveau de vigilance. On l’a bien haussé en deuxième mi-temps. Après je n’ai pas peur parce que je sais de quoi on est capables, notamment en attaque. Aujourd’hui on a été exceptionnelles en attaque et j’espère que ça va continuer.
L'équipe de France de handball a remporté sa troisième victoire en autant de matches du Mondial, mardi contre la Pologne (42-28), à Bois-le-Duc (Pays-Bas). Les Bleues, tenantes du titre continental, terminent donc en tête du groupe F de la compétition, et aborderont avec le plein de points (4) le tour principal. Elles défieront l'Autriche jeudi à Rotterdam, puis affronteront ensuite l'Argentine samedi et les Pays-Bas lundi. Avec un objectif : continuer sur leur lancée, pour rejoindre les quarts de finale.
« Il fallait entrer dans cette compétition, c'était au final notre match de rentrée dans ce championnat du monde », a d'ailleurs déclaré le sélectionneur Sébastien Gardillou au micro de beIN Sports. Les Polonaises ne figurent pourtant pas dans le haut du panier, mais elles ont tenu la dragée haute pendant près de 40 minutes aux Bleues qui, longtemps sur les talons en défense et brouillonnes en attaque, ont dû attendre la 24e minute pour passer devant (14-13). Elles ont ensuite lâché les chevaux, et finissent une nouvelle fois avec plus de 40 buts au compteur.
« Je suis assez surpris de notre capacité à marquer encore un nombre de buts aussi importants. Cela montre nos progrès, on se stabilise sur notre volonté de se projeter sur grand terrain », a apprécié Gardillou. L'essentiel est assuré, cette première place et un tour principal abordé à partir de jeudi à Rotterdam (contre l'Autriche) avec le maximum de points (4, comme les Pays-Bas) et donc le droit à un joker pour rejoindre les quarts. Mais les joueuses de Sébastien Gardillou devront pour aller loin tirer les leçons de cette bonne demi-heure cafouillée, incapables notamment de trouver la parade face à l'artificière polonaise, la gauchère (et ancienne Brestoise) Monika Kobylinska (3/5).
Dans un premier temps, même le temps mort posé par Gardillou dès la 17e minute, même l'entrée en jeu dans la foulée de Floriane André dans le but à la place d'Hatadou Sako, ont été sans effet. Comme le passage avant le quart d'heure de jeu à une défense “1-5”, avec Méline Nocandy en joueuse avancée. Il a fini par porter ses fruits quelques minutes plus tard, Nocandy chipant plusieurs ballons dont un pour envoyer Suzanne Wajoka (27e) donner deux buts d'écarts juste avant la mi-temps. L'ailière gauche a une nouvelle fois été essentielle par son efficacité (6/7) et son dynamisme, comme sur cette interception qu'elle a conclue elle-même pour un +5 qui a fait mal aux Polonaises (27-22, 42e). Comme Léna Grandveau, d'abord la seule à surnager, marquant ensuite un but important en fin de possession (23-20, 38e) avant de se régaler dans les espaces béants (7/7). Ou la capitaine Tamara Horacek, qui a pris ses responsabilités en début de seconde période (deux buts d'entrée).
Mais les Bleues doivent une fière chandelle à Pauletta Foppa, dont l'entrée en jeu en première période au poste de pivot les a remises en selle, en attaque (5/5 à la mi-temps, 7/8 au final). « Je suis amplement satisfait de notre réaction. On n'était pas dans nos standards défensifs (en première période, ndlr) (...) En deuxième période on a été un peu plus forts à l'impact et la “1-5” nous a permis de récupérer des ballons précieux » a analysé Gardillou, qui cependant a dû déplorer la blessure à la cheville gauche de Nocandy (45e).
L'incroyable série de Suzanne Wajoka s'est arrêtée à 20 buts marqués sans le moindre échec, quand elle s'est heurtée à la gardienne polonaise Adrianna Placzek en contre-attaque (29e). Mais l'ailière gauche a ensuite ajouté trois buts à son compteur pour se hisser à la 4e place du classement des buteuses (23 réalisations), la 1re hors penalties.
La jeune demi-centre Léna Grandveau (22 ans) a encore livré un festival offensif : 7/7 au tir, 7 passes décisives, alors que Pauletta Foppa, encore sur le banc au coup d'envoi, a signé une entrée en jeu de patronne au pivot (7 buts). Le coup dur de la soirée restera la blessure de Méline Nocandy, qui s'est tordu la cheville gauche au milieu de la seconde période (45e).
Les Françaises entameront le tour principal par deux duels abordables, jeudi (18h30) contre l'Autriche et samedi (18h30) contre l'Argentine, deux adversaires qui ne devraient pas les empêcher de valider l'une des deux premières places du groupe et leur billet pour les quarts de finale. Il sera alors temps de se tourner vers le choc de gala annoncé contre l'hôte néerlandais à Rotterdam, lundi 8 décembre (20h30).
Ce mardi, les Oranje et leur gardienne Yara Ten Holte (15 arrêts à 41%) ont dominé l'Autriche devant 9 000 spectateurs au bout d'un scénario similaire aux Bleues: 14-12 à la pause, 34-22 au final. Dans l'autre match du groupe, l'Argentine a elle aussi dû attendre la seconde période pour écraser l'Egypte (22-14 avec 6 buts de Malena Cavo), qui menait 10-11 à la mi-temps mais n'a inscrit que trois buts par la suite.
A Dortmund, le tour principal a commencé dès ce mardi. L'autre pays hôte, l'Allemagne, a fait un pas de plus vers les quarts de finale en balayant les îles Féroé (36-26) dans une Westfalenhalle aux anges (7 122 spectateurs). Le Monténégro et sa gardienne française naturalisée Armelle Attingré (6 arrêts) ont logiquement disposé de l'Islande (36-27) alors que la Serbie a accablé l'Espagne (31-29). Les Ibères sont au bord de l'élimination.
Classement au début du tour principal
Groupe III, à Rotterdam (Pays-Bas)
- Pays-Bas, France, 4 pts
- Autriche, Pologne, 2 pts
Les Bleues terminent le tour préliminaire du Mondial IHF 2025 avec un sans-faute (3/3) et le maximum de points pour la suite de la compétition, concluant leur parcours par une belle victoire face à la Pologne par 42-28.
Sept de départ : Hatadou Sako, Nina Dury, Orlane Kanor, Léna Grandveau, Marie-Hélène Sajka et Sarah Bouktit débutent ce dernier match du tour préliminaire. En bleu ce soir, les Françaises entament le match en attaque. Malgré un début encourageant et une défense agressive avec des contres de Sarah Bouktit et d’Oriane Ondono, les Bleues peinent ensuite à garder l’avantage. Et se font même devancer au score (2-4, 7e). La gardienne Polonaise, Oplaczek se montre décisive en détournant deux tirs d’Orlane Kanor. Pauletta Foppa ramène la France à une unité (4-5, 11’), puis égalise grâce au jeu rapide et à la suite d’un arrêt d’Hatadou Sako. Avant que Mairot ne signe le 6-6 (13’). Floriane André entre alors dans les cages (18’, 9-11). Marie-Hélène Sajka sonne la révolte et marque de loin (10-12, 19’), mais c’est encore la Pologne qui mène lorsque son coach prend à son tour un temps mort (20’, 10-12). La gauchère est bien suivie Foppa pour récoler au score 11-12. Dès la reprise, Sébastien Gardillou redemande un dispositif défensif en 1-5. Les Françaises repartent très fort : Pauletta Foppa inscrit son 6ᵉ but (19-18, 33’). Tamara Horacek enchaîne avec un superbe tir en appui envoyé en lucarne, puis ajoute un deuxième but quelques minutes plus tard (21-19, 35’). Grandveau, désormais positionnée sur la base arrière droite, inscrit son 7ᵉ but et maintient l’écart à +4 (29-25, 44’). Méline Nocandy doit ensuite quitter le terrain, touchée au pied à la suite d’un tir et d’un contact avec l’arrière garde polonaise. Horacek profite ensuite d’une défense polonaise plus étirée pour inscrire son 4ᵉ but, accentuant l’avance. Une nouvelle relance millimétrée d’Hatadou Sako permet à Lucie Granier d’inscrire le 36ᵉ but français (36-28, 52’).
Forte de leurs trois victoires, l’équipe de France fait le plein de points et prend la tête du groupe F.
Désormais dans le groupe III pour le tour principal, elles rencontreront à l’Ahoy Arena de Rotterdam, l’Autriche ce jeudi à 18h, puis l’Argentine samedi à 18h pour finir le tour principal face au pays co-organisateur, les Pays-Bas le lundi 8 décembre à 20h30.
| Équipe | Score | Mi-temps | Meilleure Buteuse | Points Forts | Points Faibles |
|---|---|---|---|---|---|
| France | 42 | 18-17 | Léna Grandveau (7/7), Pauletta Foppa (7/8) | Défense renforcée en 2e mi-temps, contre-attaques efficaces, gardienne solide | Difficultés défensives en 1ère mi-temps, imprécisions en attaque placée |
| Pologne | 28 | 17-18 | Magda Balsam (8 buts) | Résistance en 1ère mi-temps | Effondrement en 2e mi-temps, erreurs en attaque |

Analyse du match :
- Première mi-temps : La France a connu des difficultés en défense et en attaque, permettant à la Pologne de mener au score pendant une grande partie de la période.
- Deuxième mi-temps : Les Bleues ont amélioré leur défense et ont lancé des contre-attaques efficaces, prenant le contrôle du match et creusant l'écart.
- Joueurs clés : Léna Grandveau et Pauletta Foppa ont été essentielles en attaque, tandis que la gardienne Hatadou Sako a réalisé des arrêts importants en deuxième mi-temps.
Perspectives pour le tour principal :
Avec cette victoire, l'équipe de France aborde le tour principal avec confiance et le maximum de points. Les prochains matchs contre l'Autriche, l'Argentine et les Pays-Bas seront cruciaux pour se qualifier pour les quarts de finale.
VICTOIRE à Dijon ! 👏

Suzanne Wajoka lors de France-Pologne au Mondial de hand 2025 à Bois-le-Duc (Pays-Bas), le 2 décembre 2025.
Le plein de points et une première mission accomplie pour l’équipe de France.