Tous les records sont faits pour être battus, mais certains semblent presque intouchables. Plongeons dans l'histoire de la NBA pour explorer les matchs où les compteurs de points se sont affolés, sans avoir recours aux prolongations.
Les 10 plus gros dunks dans l’histoire de la NBA
Les Performances Historiques
Voici un aperçu des matchs les plus prolifiques en termes de points marqués, sans prolongation:
- Phoenix Suns vs Denver Nuggets (10 novembre 1990) : 173-143
Le 10 novembre 1990, les Phoenix Suns ont remporté leur troisième victoire en quatre rencontres face aux Denver Nuggets dans un match spectaculaire. La franchise de l’Arizona avait gagné de 30 points en marquant 173 points. Avec ce carton offensif réussi sur son parquet au début de la saison 1990-1991, les Suns détenaient le record de franchise pour le plus grand nombre de points inscrits dans leur histoire dans un match.
C’est un joueur du banc qui finit meilleur scoreur côté Suns : Cédric Ceballos, auteur de 32 points à 12/15 aux tirs. Tom Chambers finit avec 20 points, 6 rebonds et 3 passes. Kenny Battle, sorti du banc aussi, score 23 points en plus de ses 10 rebonds, 5 passes et 5 interceptions. Dan Majerle marque 21 points et distille 13 passes décisives. Kevin Johnson inscrit 23 unités et offre 17 caviars. Phoenix a impressionné terminant la première mi-temps avec 107 points marqués. Les Suns battent le précédent record du nombre de points marqués à la mi-temps.
Cette victoire ahurissante des Suns coïncidait avec la 700ème victoire de son coach Cotton Fitzsimmons. Phoenix détient le deuxième record du plus grand nombre de points marqués dans un match NBA avec les Celtics. Boston avait aussi inscrit 173 points le 27 février 1959 face aux Minneapolis Lakers.
Côté Nuggets, dans cette opposition face aux Suns, c’est le pivot Orlando Woolridge qui est sorti du lot. Sa feuille de stats est splendide : 40 points à 14/24 aux tirs, 8 rebonds et 6 passes en 39 minutes.
Les 316 points cumulés par les deux équipes dans ce match correspondent au huitième plus gros total de points marqués dans un match NBA en saison régulière à ce moment de l’histoire de la Grande Ligue.
- Los Angeles Lakers - Golden State Warriors (1972) : 162-99
Au cœur d'une saison qu'ils finiront en champion NBA, pour la sixième fois de leur histoire et après dix-huit ans d'attente, les Los Angeles Lakers vont signer deux immenses performances. La première, une série de 33 victoires consécutives, record toujours valable en NBA et récemment rappelé alors que les Phoenix Suns brillent depuis quelques semaines (18 victoires consécutives, série en cours).
La seconde fut ce très large succès obtenu contre les Golden State Warriors, à domicile (162-99) avec, pourtant, un crève-cœur au final : Jim Cleamons, malgré trois tirs tentés, n'avait pas réussi à faire en sorte que tous les Angelins marquent. Wilt Chamberlain, alors leader de la franchise avec Jerry West, avait été plutôt discret (10 points, 10 rebonds, 6 passes). Le meneur avait signé un double-double (17 points, 13 passes) tandis que Gail Goodrich, autre incontournable de l'effectif, s'était fendu de 30 points.
- Syracuse Nationals - New York Knicks (1960) : 162-100
La NBA est encore adolescente (créée en 1946), et les feuilles de statistiques tenues à la main. D'ailleurs, seuls les points, paniers marqués, lancers francs marqués et tentés ou encore les fautes sont répertoriés. Sur le parquet des New York Knicks, soir de Noël, l'heure est aux cadeaux pour les Syracuse Nationals, qui deviendront plus tard les Philadelphia Sixers d'aujourd'hui.
Neuf des dix joueurs inscrits sur la feuille de match des visiteurs marquent au moins 11 points. Le dixième, Swede Halbrook, échoue à une unité (9) mais est crédité de 13 rebonds. Hal Greer et Dave Gambee se régalent (24 points chacun) pendant que côté Knicks, Jim Palmer et Willie Naulls (21 points chacun) ne sauvent pas les leurs du naufrage.

Autres matchs notables :
- Golden State Warriors - Sacramento Kings (1991) : 153-91
- Memphis Grizzlies - Oklahoma City Thunder (2021) : 152-79
- Cleveland Cavaliers - Miami Heat (1991) : 148-80
- Indiana Pacers - Portland Trail Blazers (1998) : 124-59
Ces rencontres témoignent de la diversité des styles de jeu et des performances individuelles qui peuvent mener à des écarts de points considérables.
Les Joueurs d'Exception
Certains joueurs ont marqué l'histoire de la NBA par leurs performances offensives exceptionnelles. Parmi eux :
- Wilt Chamberlain : Détenteur du record absolu de 100 points en un match (avec prolongation), Chamberlain a dominé son époque par sa puissance et son talent.
- Kobe Bryant : Avec 81 points inscrits en 2006, Bryant a démontré sa capacité à prendre le contrôle d'un match et à marquer à volonté.
- Donovan Mitchell : Plus récemment, Mitchell a rejoint le club des joueurs à plus de 70 points, prouvant que les performances individuelles exceptionnelles sont toujours possibles dans la NBA moderne.
- Victor Wembanyama : Victor Wembanyama a réussi une performance monumentale en inscrivant 50 points lors de la victoire de San Antonio face à Washington dans la nuit de mercredi à jeudi (139-130). De quoi impressionner les médias US et faire entrer le Français de 20 ans dans la légende de la NBA.
L'Impact des Stratégies Offensives
Les stratégies offensives ont évolué au fil des ans, influençant le nombre de points marqués par les équipes. L'introduction du tir à trois points a ouvert de nouvelles perspectives, permettant aux équipes de scorer plus rapidement et d'augmenter les écarts de points.
Dans les années 1990, des équipes comme les Denver Nuggets ont adopté des styles de jeu ultra-offensifs, visant à marquer le plus rapidement possible. Bien que cette approche ait parfois conduit à des défaites, elle a également permis d'atteindre des totaux de points impressionnants.

Tableau des Meilleurs Matchs Sans Prolongation
| Équipes | Année | Points |
|---|---|---|
| Phoenix Suns vs Denver Nuggets | 1990 | 173-143 |
| Los Angeles Lakers vs Golden State Warriors | 1972 | 162-99 |
| Syracuse Nationals vs New York Knicks | 1960 | 162-100 |