FCSB et la Ligue des Champions : Une Histoire Riche en Émotions

L'histoire du football européen est parsemée de moments inoubliables, de victoires surprenantes et de clubs qui, contre toute attente, ont gravé leur nom dans la légende. Parmi ces récits, celui du Steaua Bucarest, club roumain, se distingue particulièrement. Nommé ainsi sur les ruines du Steaua Bucarest, le FCSB tente de se créer une véritable identité à Bucarest. Dans cette ville encore marquée par le passage communiste avec ces grands monuments comme le Parlement, l’amoureux du ballon rond a de quoi en avoir pour son argent.

En Liga I, pas moins de trois clubs de la ville s’affrontent au cours de la saison régulière : le Rapid Bucarest, situé au nord-ouest de la ville, le Dinamo Bucarest, à quelques encablures, et le FCSB. Dans les faits, le FCSB n’est donc pas le digne héritier du Steaua Bucarest, unique club roumain vainqueur de la Ligue des champions. Pourtant, dans l’imaginaire commun, les deux clubs n’en sont qu’un.

Dans la ville bucarestoise, il faut aller gratter un peu pour trouver des tags et autres défiances entre clubs rivaux de la ville. Néanmoins, il suffit de monter dans un taxi pour rapidement comprendre l'animosité entre ces trois entités.

Ce jeudi, Adrian ne supportera pas la formation d'Elías Charalámbous car "c’est impossible. Mais revoir un club roumain sur la scène européenne, ça fait plaisir. Dans cette ville où se mélange modernité et vestige communiste, le FCSB tente de se retrouver une certaine identité. S’il surfe sur le fait d’être la continuité du Steaua, le club de George Becali a presque dû reprendre tout de zéro. Avec comme point central, le déménagement de Ghencea à l’Arena Nationale, sur décision judiciaire. Aujourd’hui, le FCSB évolue certes dans une enceinte nouvelle génération, mais l’âme n’est plus celle que l’OL avait pu vivre en 2008 lors de sa dernière venue à Bucarest.

Dans sa bataille juridique pour retrouver l’usage de la marque « Steaua », le FCSB a clairement "connu une perte d’identité, rien que sur le nom. Loin du géant qu’était le Steaua Bucarest, le FCSB tente de se construire seul, tout en espérant pouvoir retrouver une partie de son histoire. Le paradoxe de ce club qui veut regarder devant tout en ayant un œil dans le rétroviseur. Même si cela semble évoluer depuis quelque temps.

FCSB. Quatre lettres capitales qui résonnent comme le nom arcade d’un club fictif, tiré du mode carrière de feu Pro Evolution Soccer. C’est pourtant l’appellation actuelle de l’équipe toujours dirigée par le fantasque George « Gigi » Becali, qui a perdu le droit de s’appeler Steaua Bucarest le 3 décembre 2014, devant la justice roumaine. Au milieu, un schisme, une guerre d’ego, principalement, entre Becali et des généraux de l’armée roumaine, désireux de s’attaquer à un des hommes les plus influents du pays, en l’accusant d’avoir transformé le club historique de l’armée, vainqueur de la Ligue des champions 1986, en un simple jouet de l’ère moderne, loin de son lien filial avec la maison mère.

Pourtant, en le faisant passer sous pavillon privé et selon certaines voix, Becali a aussi sauvé le Steaua (du moins, l’équipe qui s’appelait encore Steaua) en 2003, en le rachetant à Viorel Păunescu, autre businessman-oligarque, alors au bord du gouffre financier. L’arrivée de capitaux y est pour beaucoup, et sportivement, le Steaua devenu FCSB participe depuis 22 ans au minimum à tous les tours préliminaires européens, avec plusieurs coups d’éclat à son actif : une double manche de C3 en 2005 pour sortir Valence, le tenant du titre, à Bucarest, une demi-finale de Coupe de l’UEFA en 2006 contre Middlesbrough, ou encore un huitième de finale de Ligue Europa perdu difficilement contre Chelsea en 2013, après avoir disposé de l’Ajax au tour précédent.

Une manière d’entretenir la flamme de ses supporters via ce slogan : « Le FCSB, c’est le Steaua ». Cela sera-t-il suffisant pour récupérer légalement la marque Steaua un jour ? Et, au bout du compte, est-ce que tout le monde au club et au sein des soutiens du FCSB le souhaite encore à tout prix ? Faut-il nécessairement s’appeler Steaua pour être le Steaua ? La question mérite en tout cas d’être posée, tant certains jeunes ultras du FCSB remplissant l’Arena Națională ont un peu fait le deuil de la dénomination passée.

Selon Cristian, 24 ans, membre de la Peluza Nord, le virage ultra : « Tous nos chants sont à la gloire du Steaua, et au fond, les gens savent qui on est. Quand le club joue en Europe, la diaspora vient voir le Steaua, les gens suivent le Steaua à travers l’Europe comme d’autres grands clubs de l’Est. Si la justice roumaine était vraiment “juste” et non influençable, cela se saurait. À la télé, les journalistes qui disent Steaua ou les joueurs qui se trompent de nom par réflexe sont admonestés parfois jusqu’à l’amende. On est où là ? On parle de l’équipe qui n’est jamais descendue en deuxième division. Une décision de justice ne peut pas tout effacer. Nous sommes les garants de l’identité du club, même si on nous a pris cette identité. Aujourd’hui, des jeunes générations grandissent avec le FCSB, tout en sachant que c’est le Steaua. Il y a l’investissement et la mentalité, même si les symboles officiels ont changé.

Pour Iulian, ultra trentenaire et membre de la Peluza Sud Steaua, virage le plus réputé et influent de Roumanie : « Il n’y a pas de FCSB contre Steaua. Le FCSB est une invention. Dans le milieu ultra, tout le monde se fout de leur gueule. C’est une sorte de RB Leipzig ou de Hoffenheim. Mais avec un homme aussi puissant que Becali, forcément, ils sont protégés. C’est aussi pour ça que l’on ne peut pas monter. Le coup du club de droit public qui doit devenir privé est un prétexte. On parle d’un type qui a financé la campagne présidentielle du Premier ministre sortant, Marcel Ciolacu. Mais malgré tout, les ultras du CSA Steaua se réjouissent du tri que cela a occasionné parmi les supporters : « Nous sommes les seuls à avoir une colonne vertébrale. Eux, ce sont des délinquants, comme leur leader Gheorghe Mustață, ou bien des enfants qui s’excitent parce que Manchester United vient à Bucarest. On a beau jouer des amicaux, nous sommes le dernier rempart contre la corruption et les ennemis du Steaua. C’est triste, mais d’un autre côté, cela ne nous démotivera jamais. Notre plaisir et notre passion, c’est de chanter pour le Steaua, peu importe la division. Et un jour, l’UEFA et l’histoire nous donneront raison », martèle Iulian.

Le FCSB, les crocs acérés, serait donc en train d’écrire sa propre histoire à partir d’une page blanche ?

1986 : L'Année de la Gloire

En 1986, le Steaua Bucarest a réalisé un exploit retentissant en remportant la Coupe des clubs champions européens, l'ancêtre de la Ligue des Champions actuelle. Cette victoire, acquise face au FC Barcelone, reste à ce jour un moment phare du football roumain.

Dans les années 1980, le Steaua Bucarest dominait le championnat roumain. Cependant, ses ambitions européennes étaient initialement modestes. La Roumanie, bien que formant de jeunes talents prometteurs, visait plutôt une participation honorable, atteignant les quarts de finale des compétitions européennes.

La finale de la Coupe des clubs champions 1986 s'est déroulée à Séville, en Espagne, un terrain presque acquis à la cause du FC Barcelone. Les Catalans, favoris de la compétition, évoluaient dans un stade où leur public était majoritaire. Malgré cette pression, le Steaua Bucarest a fait preuve d'une résilience et d'une détermination sans faille. Le match, intense et disputé, s'est achevé sur un score nul et vierge après prolongation. La décision s'est donc faite aux tirs au but, un moment de vérité où le gardien du Steaua Bucarest est entré dans l'histoire.

Le gardien roumain, Helmuth Duckadam, a réalisé un exploit hors du commun en arrêtant les quatre tirs au but des joueurs de Barcelone.

La victoire du Steaua Bucarest en 1986 a eu un impact profond sur le football roumain. Elle a non seulement apporté une reconnaissance internationale au club, mais a également inspiré toute une génération de joueurs et de supporters. Le Steaua est devenu un symbole de fierté nationale, prouvant que même les équipes considérées comme outsiders pouvaient réaliser des exploits mémorables.

Après son triomphe en Coupe d'Europe, le Steaua Bucarest a continué à jouer un rôle important dans le football roumain et européen. Le club a remporté plusieurs championnats nationaux et a participé régulièrement aux compétitions européennes. Cependant, il n'a jamais réussi à rééditer son exploit de 1986 en Ligue des Champions.

Le club le plus prestigieux de Roumanie, vainqueur de la Coupe des clubs champions en 1986 et de 27 championnats, est au cœur d'une bataille judiciaire entre Gigi Becali, propriétaire et président du FCSB, et le ministère de la Défense depuis 2011. En 2017, l'armée a décidé de créer une nouvelle équipe de football, le CSA Steaua Bucarest, et la justice a interdit à Becali l'utilisation du nom Steaua. Le dirigeant a donc renommé son club FCSB auprès du registre des commerces et en changeant la forme de l'étoile sur son nouveau logo.

Le FCSB a disputé au moins 20 matches européens cette saison, battant ainsi le précédent record détenu par l'Olympiakos de 2023-2024 (19). Le FCSB compte deux joueurs français dans son effectif : Malcom Edjouma (28 ans) et Jordan Gele. Le premier, un milieu de terrain passé notamment par Châteauroux et Lorient, évolue à Bucarest depuis février 2022. L'attaquant de 32 ans Jordan Gele, quant à lui, vient tout juste d'arriver au FCSB, en provenance d'un autre club roumain, Unirea Slobozia, dans lequel il évoluait depuis seulement un an. Et David Kiki, l'arrière gauche de 31 ans a disputé 77 matches en Ligue 2 avec trois clubs différents : Niort, Brest et le Red Star. Puis, après un passage de deux ans en Bulgarie, il a débarqué dans le Championnat roumain où il a joué pour le FCV Farul et désormais le FCSB depuis juillet 2024.

Dans un temps où le FCSB s'appelait encore le Steaua Bucarest, le club a déjà affronté l'OL mais en Ligue des champions cette fois-ci. D'abord lors de la saison 2006-2007, en phase de poules. Lyon était allé chercher un large succès à Bucarest (0-3), lors de la 2e journée, mais le FCSB lui avait tenu tête, au stade de Gerland, au match retour (1-1).

Histoires de Foot: F.C Steaua Bucharest, Champions Surprise d'Europe en 1986.

Figures Emblématiques du Football Roumain

Outre la victoire du Steaua Bucarest en 1986, le football roumain a été marqué par de nombreuses figures emblématiques. Des joueurs talentueux et des personnalités charismatiques ont contribué à façonner l'histoire du football roumain et à inspirer des générations de supporters.

Gheorghe Hagi

Surnommé le "Maradona des Carpates", Gheorghe Hagi est considéré comme le plus grand joueur roumain de tous les temps. Doté d'une technique exceptionnelle, d'une vision du jeu hors pair et d'une frappe de balle puissante, Hagi a illuminé les terrains de football pendant près de deux décennies. Il a notamment joué pour le Real Madrid, le FC Barcelone et Galatasaray, où il a remporté plusieurs titres. En équipe nationale, Hagi a été le capitaine emblématique de la Roumanie lors de la Coupe du Monde 1994, où l'équipe a atteint les quarts de finale.

Dan Petrescu

Dan Petrescu est un autre joueur roumain emblématique. Il a évolué au poste d'arrière droit et s'est distingué par sa combativité, son intelligence tactique et sa capacité à se projeter vers l'avant. Petrescu a joué pour plusieurs clubs prestigieux, dont Chelsea et le Genoa. Il a également été un membre clé de l'équipe nationale roumaine pendant de nombreuses années. Il est maintenant un entraîneur respecté.

Gheorghe Popescu

Gheorghe Popescu était un défenseur central élégant et talentueux. Il a joué pour plusieurs grands clubs européens, dont le FC Barcelone, Tottenham et Galatasaray. Popescu était réputé pour son sens du placement, sa qualité de relance et son leadership. Il a également été le capitaine de l'équipe nationale roumaine à plusieurs reprises.

D'autres Joueurs Roumains Remarquables:

  • Marius Lacatus: Un attaquant prolifique qui a joué pour le Steaua Bucarest et la Fiorentina.
  • Ilie Dumitrescu: Un milieu de terrain offensif talentueux qui a joué pour Tottenham et le FC Séville.
  • Adrian Mutu: Un attaquant controversé mais talentueux qui a joué pour l'Inter Milan, Chelsea et la Fiorentina.
  • Cristian Chivu: Un défenseur polyvalent qui a joué pour l'AS Roma et l'Inter Milan, où il a remporté la Ligue des Champions en 2010.
  • Ion Pircalab: Né le 5 novembre 1941 à Bucarest, il a enflammé les soirées du stade Jean-Bouin durant trois saisons.
  • Daniel Prodan: Pilier de la Națională roumaine, il a signé à l'Atlético Madrid en 1997.
  • Cosmin Contra: Découvert à Alavés, il a participé à cette folle aventure en coupe de l'UEFA 2001.

L'Héritage du Steaua et le Football Roumain Actuel

Bien que le football roumain ait connu des moments difficiles ces dernières années, l'héritage du Steaua Bucarest et de ses joueurs emblématiques continue d'inspirer les nouvelles générations. Les clubs roumains s'efforcent de retrouver leur gloire passée et de rivaliser avec les meilleures équipes européennes.

L'épopée du Steaua Bucarest en 1986 reste un symbole de la passion, de la détermination et du talent qui caractérisent le football roumain. Cette victoire a marqué l'histoire du football européen et a permis à un club modeste de se hisser au sommet du continent.

L'histoire du football européen est jalonnée de clubs qui, à l'instar du Steaua Bucarest, ont réalisé des exploits inattendus en remportant la Ligue des Champions. Ces victoires surprenantes ont souvent été le fruit d'un mélange de talent, de détermination et d'une bonne dose de chance. Voici quelques exemples de clubs qui ont marqué l'histoire en remportant la Ligue des Champions contre toute attente :

  • Nottingham Forest (1979 et 1980): Le club anglais, promu en première division en 1977, a réalisé l'exploit de remporter la Ligue des Champions deux années de suite sous la direction de Brian Clough.
  • Aston Villa (1982): Champion d'Angleterre en 1981, Aston Villa a remporté la Coupe des clubs champions en 1982 en battant le Bayern Munich en finale.
  • Étoile Rouge de Belgrade (1991): Le club yougoslave a surpris l'Europe en remportant la Ligue des Champions en 1991 en battant l'Olympique de Marseille aux tirs au but.
  • Borussia Dortmund (1997): Le club allemand a remporté la Ligue des Champions en 1997 en battant la Juventus Turin en finale.
  • FC Porto (2004): Sous la direction de José Mourinho, le FC Porto a réalisé un parcours exceptionnel en Ligue des Champions 2004, éliminant notamment Manchester United et Lyon, avant de battre Monaco en finale.

Ces exemples montrent que, dans le football, tout est possible et que les équipes considérées comme outsiders peuvent parfois créer la surprise et marquer l'histoire.

Le Rêve Brestois : Une Analogie Moderne

Qualifié surprise pour cette Ligue des Champions nouvelle formule, le Stade Brestois, troisième de Ligue 1 UberEats en 2024, poursuit sa route l’année suivante. Real Madrid, Bayern Munich, Manchester City : tout le monde subit l’enfer du Roudourou (stade choisi par Brest pour disputer l’Europe, Francis Le Blé n’étant pas aux normes), et le Stade Brestois d’Eric Roy se faufile en demi-finale. Une demie franco-française puisque c’est face au PSG que Brest obtient son billet pour la finale de la Ligue des Champions. À Munich face à l’Inter Milan, la belle histoire vient d’Hugo Magnetti. Ardemment courtisé par le FC Nantes où il aurait pourtant pu jouer le maintien, Magnetti a fait le choix de rester à Brest, tout ça pour être titulaire en Ligue des Champions.

Une Première Fois Épique

C'est un article fouillé de la BBC, média anglais, qui raconte cette histoire. En 1986, la Juventus et le Real Madrid sont déjà deux mastodontes européens, avec les meilleurs joueurs tel Michel Platini à Turin. Problème, à l'époque, pas de matches de poules, pas de têtes de séries, uniquement des matches en aller-retour jusqu'à la finale, peu importe le statut. Et cette saison-là, Madrilènes et Turinois sont invités à s'affronter dès le deuxième tour.

Au bout du compte, le Real se qualifie aux tirs au but après deux rencontres âpres. Ce qui déclenchera une réflexion et un certain mécontentement de ces grands clubs de se retrouver aussi tôt dans la saison alors que cela aurait très bien pu être l'affiche de la finale. Avec l'envie de voir évoluer le format de cette C1. Au milieu de cela, des considérations sportives, oui, mais aussi, et peut-être surtout, financières.

Un Chat Noir Nommé Zidane

1998. Pour la troisième fois de suite, la Juventus s'invite en finale de la Ligue des champions. Victorieuse en 1996 face à l'Ajax aux tirs au but, la Vieille Dame s'était inclinée derrière devant le Borussia Dortmund (1-3). Avec Del Piero, Zidane, Deschamps, Davids, Panucci, Peruzzi, Inzaghi, et les autres, la Juve part favorite face au Real Madrid. Nous sommes à l'ArenA d'Amsterdam. C'est alors l'apogée de la Serie A, meilleur championnat du monde. Et les Turinois viennent encore de rafler le titre. Les Espagnols, eux, s'invitent en finale alors qu'ils galèrent en Liga. Surtout, le précieux trophée de la C1 leur échappe depuis... 1966 !

Dans un match plutôt animé, la décision se fait peu après l'heure de jeu quand une frappe lourde (pléonasme) de Roberto Carlos est mal déviée par Torricelli. Predrag Mijatovic, en renard, en profite pour mystifier Peruzzi et offrir la coupe aux grandes oreilles au Real. Absent en 1996 pour le titre européen de la Juventus, Zidane enchaîne un second revers en finale de C1. Vous avez dit chat noir ?

Dans l'histoire des fameux Galactiques du Real Madrid, la Juventus Turin aura souvent été un briseur de rêves. Il y a donc 2003 en demi-finale, mais aussi 2005, cette fois dès les huitièmes de finale ! Renversés par Monaco la saison précédente, Zidane, Ronaldo, Beckham, Figo, Casillas, Roberto Carlos, Raùl, Owen et consorts espèrent enfin pouvoir revenir tout en haut de l'échiquier européen. Mais une pénible deuxième place accrochée en poules (un point de plus que le Dynamo Kiev, 3e) les met en danger pour les huitièmes de finale. Et c'est la Juve qui se présente.

Cet Injouable Alessandro Del Piero

En 2008, Madrilènes et Turinois s'affrontent pour la première fois en phase de poules de Ligue des Champions. La Juventus va faire carton plein avec six points sur six grâce à la légende Alessandro Del Piero qui va complètement dégoûter Iker Casillas et consorts. Et l'Italien ne va faire semblant pour déployer toute son exceptionnelle panoplie technique. D'abord une frappe du gauche de l'extérieur de la surface au ras du poteau de Casillas. Puis un coup franc délicieux. Pour un doublé et une victoire au Bernabeu (2-0). Au retour, Del Piero arme des vingt-cinq mètres du droit pour une frappe somptueuse et un Casillas totalement impuissant. La Juve termine en tête du groupe. Merci qui ?

Alvaro Morata Vous Salue Bien

Derrière notamment Karim Benzema, Alvaro Morata a beau avoir tout connu au Real depuis ses 16 ans, il n'a jamais su devenir l'attaquant numéro 1 de la Maison Blanche. En 2014, il faut partir. Direction la Juventus pour 20 millions d'euros. Et, quelques mois plus tard, qui marque à l'aller et au retour, en demi-finale, pour envoyer Turin en finale de la Ligue des champions face au Real Madrid ? Alvaro Morata, bien évidemment.

L'Irréel But de Mandzukic

Si vous vous lancez dans un top 10 des plus beaux buts vus dans une finale de Ligue des Champions, vous devez forcément inclure celui-ci. Et il ne sera certainement pas dixième de votre classement. La Juve et le Real se hissent en finale de la compétition en 2017. Le rythme du début de la rencontre est appétissant. Avec un premier but de l'irrésistible Cristiano Ronaldo sur un service de Dani Carvajal (20e). Mais la Juventus ne plonge pas et égalise à peine cinq minutes plus tard. Et de quelle manière...

Un long ballon de Leonardo Bonucci sur la gauche vers Alex Sandro qui centre instinctivement sans contrôle. Gonzalo Higuain enchaîne poitrine et passe sans que le ballon n'ait encore touché le sol. Le cuir arrive sur Mario Mandzukic : contrôle poitrine dos au but, puis un retourné acrobatique aussi soudain que somptueux. Keylor Navas est lobé. Fabuleux.

AnnéeVainqueurFinalisteScore
2025Paris-SGInter Milan5-0
2024Real MadridBorussia Dortmund2-0
2023Manchester CityInter Milan1-0
2022Real MadridLiverpool1-0
2021ChelseaManchester City1-0
2020Bayern MunichParis-SG1-0
2019LiverpoolTottenham2-0
2018Real MadridLiverpool3-1
2017Real MadridJuventus Turin4-1
2016Real MadridAtlético de Madrid1-1 (t.a.b. 5-3)

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