Record de Passes Décisives NBA sur un Match : L'Histoire Surprenante

Quand on demande qui détient le record de passes décisives sur un match en NBA, les noms de John Stockton, Jason Kidd ou Magic Johnson viennent souvent à l'esprit. Pourtant, ce record, vieux de plus de trois décennies, est l'œuvre d'un joueur moins attendu : Scott Skiles.

Le 30 décembre 1990, alors meneur de jeu du Magic d'Orlando, Skiles a distribué 30 passes décisives à ses coéquipiers lors d'un match contre les Denver Nuggets. Ce record, bien que surprenant, témoigne d'une combinaison de circonstances uniques et d'une performance exceptionnelle.

Le Contexte du Match Record

“À l'époque, les Nuggets et nous étions les pires équipes de la NBA, et nous étions dans la même division (ndlr : Orlando et Denver étaient dans la Midwest Division)” se souvient Scott Skiles. Les Nuggets étaient diminués par des blessures, et Michael Adams était le seul arrière valide. De plus, avec leur nouveau coach Paul Westhead, les Nuggets pratiquaient le run-and-gun. On savait qu'à chaque tir manqué de leur part, nous aurions des contre-attaques, et des shoots faciles. Ce soir-là, j'avais l'impression d'être sur un playground. C'était un concours de lay-up avec des Nuggets qui ne contestaient pas les tirs. Après un quart-temps, on avait déjà inscrit 35 points.

“À l'époque, je réalise ma meilleure saison, mais on parle beaucoup de moi pour être transféré. On m'annonce à Detroit (champions en titre), et ils me scoutent à chaque match. J'étais flatté, mais aussi très heureux à Orlando.

J'ai continué à faire des passes, et dans le 3e quart-temps, j'ai battu le record de la franchise, qui m'appartenait depuis le début de saison. À la fin du 3e quart-temps, j'en étais à 25 passes, et j'étais proche du record NBA de Kevin Porter (ndlr : 29, en 1978 avec les Nets). Je n'en savais rien car on ne pouvait pas suivre ça pendant les matches.

À 7 minutes de la fin, j'ai envoyé Reynolds au alley-oop pour ma 29e passe. Le coach m'a alors appelé pour me dire que si je faisais une passe de plus, il me sortait car on gagnait facilement. Le speaker a alors annoncé que je venais d'égaler le record NBA, et ça m'a mis la pression.

Finalement, ce n'est qu'à 19 secondes de la fin que Scott Skiles va réussir cette fameuse 30e passe.

Le temps s'écoulait, et c'est finalement sur un shoot à 6 mètres de Reynolds que j'ai battu le record. J'étais très heureux, et le public hurlait. Le plus amusant, c'est que Reynolds venait de gâcher trois tirs faciles sur mes passes. À l'époque, les stars du Magic s'appelaient Terry Catledge, passé par Pau-Orthez, et donc Jerry Reynolds. On trouvait aussi Dennis Scott et Nick Anderson pour leurs débuts dans la ligue.

John Stockton (23p & 24a!) Battles Magic Johnson (20p & 13a) - Jazz @ Lakers 1988 WCSF Game 5

John Stockton : Le Maître Incontesté des Passes Décisives

Si le record de Skiles est une anecdote fascinante, John Stockton reste le roi incontesté des passes décisives en NBA. Lorsqu'il prend sa retraite à la fin de la saison 2002-2003, il domine (et de loin) les classements des meilleurs passeurs et des meilleurs intercepteurs de l’histoire de la NBA, et tout cela malgré un physique lambda.

Avec 15 806 passes décisives en carrière, Stockton devance largement ses concurrents. Sa vision du jeu, sa précision et sa capacité à anticiper les mouvements de ses coéquipiers ont fait de lui un joueur exceptionnel. Il détient d'ailleurs sept des dix meilleures saisons en termes de passes décisives.

John Houston Stockton naît à Spokane dans l’état de Washington le 26 mars 1962, dans une famille aux racines irlandaises. Il découvre le basketball en jouant avec son frère aîné sur le panier accroché dans sa cour et se dote déjà là de sa ténacité légendaire.

Un Parcours Universitaire Remarquable

En dépit d’un physique maigrelet et d’une taille modeste pour les sports américains, John Stockton va réussir à se faire une place dans les équipes de baseball, de basketball et de football américain de son lycée, St. Aloysius. Certains de ses coéquipiers au lycée disent même qu’il aurait pu prétendre à une carrière de quarterback en NFL tant il démontrait déjà un don pour la passe.

Mais c’est au basket que John impressionne le plus en tant que meneur de l’équipe de basket de son lycée. Malgré cela, peu d’universités lui firent une offre de bourse en raison de son physique atypique et jugé non taillé pour le basket américain de haut niveau. Il reçoit des offres de l’université de l’Idaho et de l’université du Montana mais décide de rester près de chez lui en choisissant de jouer pour l’université de Gonzaga, dans les pas de son grand-père, Hust Stockton, passé par Gonzaga et considéré comme l’un des meilleurs joueurs de football américain de l’université dans les années 20.

John réalise des progrès année après année avec les Gonzaga Bulldogs, jusqu’à être à la fois meilleur marqueur, passeur et intercepteur de sa conférence, la West Coast Athletic, lors de sa dernière année universitaire. Après quatre années (de 1980 à 84), il quitte Gonzaga en détenant les records de l’université en nombre de passes décisives et en nombres d’interceptions (tiens, ça me rappelle quelque chose !). Ses belles années universitaires lui valent de participer aux sélections de l’équipe nationale américaine pour les Jeux Olympiques 1984. Malgré son physique frêle, il impressionne et se retrouve dans les 20 derniers joueurs en lice pour participer au tournoi olympique mais figure finalement parmi les derniers coupés par la sélection nationale.

Draft et Débuts en NBA

Vient ensuite la draft 1984, considérée comme l’une des meilleures de tous les temps (si ce n’est la meilleure) avec des futures légendes telles Michael Jordan, Hakeem Olajuwon ou encore Charles Barkley. Stockton est quant à lui sélectionné en 16èmeposition par le Utah Jazz et cela est une véritable surprise car la plupart des supporters de la franchise ne le connaissent pas.

Avec son physique de « Monsieur Tout-le-monde » et qui sort d’une fac sans références, John Stockton n’est pas vraiment ce qu’attendaient les fans du Jazz, en quête de joueurs flashy et capables d’emmener leur franchise au plus haut niveau. Il pense même être hué lors de sa sélection puis se rend compte que les supporters ne crient pas « Boo » mais « Who ? », tant ils ne connaissaient pas le gamin de Spokane. Stockton lui-même est surpris d’être sélectionné aussi haut, et même sélectionné tout court, au point qu’il s’était renseigné sur la possibilité d’aller continuer sa carrière en Europe, pensant qu’il n’aurait pas sa place en NBA.

Malgré sa sélection, John Stockton est persuadé qu’il ne fera pas une longue carrière dans la grande ligue. Il commence en tant que meneur remplaçant derrière le All Star Rickey Green. Il joue alors simplement du mieux qu’il peut afin de grappiller des minutes et se rend finalement compte qu’il a le niveau pour la NBA.

L'Ascension d'une Légende

Rejoint l’année suivante par son futur partenaire de « pick & roll », Karl Malone drafté en 13ème position, Stockton impressionne à la passe, progresse, engrange de l’expérience et du temps de jeu, au point de se partager les minutes avec Rickey Green sur le poste de meneur. Finalement il s’impose comme le nouveau titulaire lors de sa quatrième saison NBA (79 titularisations en 82 matchs), en 1987-1988, poussé notamment par le nouvel entraîneur Jerry Sloan qui remplace Frank Layden en cours de saison. Cette dernière est également synonyme d’explosion pour Stockton qui joue à présent quasiment 35 minutes par match, contre 23 minutes la saison précédente. Avec davantage de temps de jeu, ses statistiques augmentent significativement puisqu’il passe de 7.9 points et 8.2 passes à 14.7 points et 13.8 passes par match, ce qui fait de lui le meilleur passeur de la ligue.

Stockton s’impose comme un meneur sérieux en NBA et devient avec Karl Malone le leader de son équipe, sous la houlette d’un Jerry Sloan impressionné par l’intelligence de jeu de son meneur et qui lui laisse une grande liberté sur le terrain. La saison 1988-1989 sera celle de la confirmation.

Stockton était un passeur fantastique, capable de voir le jeu mieux et plus vite que les autres, de rendre meilleur ses coéquipiers, et dont la « la plus grande qualité est de toujours donner le ballon au joueur le mieux placé. » selon Malone. Le meneur qui arbore le numéro 12 au Jazz va enchaîner neuf titres de meilleur passeur de la saison entre 1988 et 1996 avec des moyennes absolument folles. Avant John Stockton, seuls Isiah Thomas en 84-85 et Kevin Porter en 78-79 avaient réussi à dépasser les 12.3 assists par match lors d’une saison. Stockton le fera 7 fois, et d’affilées (entre 1987 et 1995), rendant ainsi l’extraordinaire ordinaire.

Le meneur du Jazz fera tomber quelques records comme lors d’un match des Playoffs 1988 quand, en distillant 24 offrandes (agrémentées de 23 points et 5 interceptions) il égale le record du nombre de passes décisives réussit en un match de Playoffs, détenu jusqu’alors par Magic Johnson. Comme nombre de records de Stockton, ce dernier semble hors de portée. En effet, depuis 1988, seul Steve Nash ne s’en est approché, en 2007 avec 23 assists. Il détient également les deuxièmes, troisièmes et quatrièmes marques au nombre de passes décisives réalisées dans un match avec 28, 27 et 26, derrière les 30 passes record de Scott Skiles en 1990.

Un Défenseur Acharné

Formidable passeur donc, John Stockton s’impose également comme un des meilleurs défenseurs à son poste de par son intelligence de jeu lui permettant de voler le ballon dans les mains des adversaires à tout moment, mais aussi de par sa ténacité. Son ancien entraîneur à Gonzaga, Dan Fitzgerald, dit notamment de lui qu’il « a toujours eu une image d’ange mais ce gars peut vous sauter à la gorge pour remporter un match. ».

Ses meilleures saisons sur le plan statistique sont celles de 1989-90 et 1990-91 : 17.2 points (à 51 % au shoot dont 42 % à trois points), 2.6 rebonds, 14.5 passes décisives (record NBA sur une saison) et 2.7 interceptions en 37.4 minutes par match ; puis 17.2 points (à 51 %, dont 35 % derrière la ligne), 2.9 rebonds, 14.2 passes décisives et 2.9 interceptions en 37.8 minutes par match la saison suivante. Ça vous place le bonhomme !

Stockton et Malone : Un Duo Mythique

Avec Malone, ils forment très vite l’un des duos les plus redoutés de la ligue, notamment sur « pick-&-roll », et un duo on ne peut plus opposé mais complémentaire. John est blanc, toujours bien rasé et bien coiffé, il a une gueule d’enfant de chœur et une dégaine de notaire du haut de son 1.85 m et ses 79 kg. Quant à Karl, il est noir, moustachu, c’est un véritable colosse de 2.06 m pour 115 kg, fan de catch et de grosses bagnoles, qui passe son temps à la salle pour soulever de la fonte, et élevé dans sa jeunesse entre des activités de fermier et de bûcheron.

Pourtant, malgré leurs différences, ils vont pendant près de vingt ans former l’un des duos les plus mythiques de l’histoire de la NBA. Il reconnaîtra plus tard que lorsqu’il vu Stockton à l’entrainement il se dit : « Je pensais avoir vu des bons joueurs avant mais ce gars est vraiment fort. ». Ces deux se sont rencontrés aux sélections pour les JO 1984 et se sont parlé pour la première fois à une table à la cafétéria. Ensemble, de 1985 à 2003, ils vont jouer 1 412 matchs de saison régulière ensemble et faire du Jazz l’une des places fortes de la Conférence Ouest, à travers notamment leur duo devenu de plus en plus inarrêtable au fil des saisons.

Alors même que la franchise fût à deux doigts d’être déménagée à Minneapolis en 1986, John et Karl vont finalement écrire les plus belles pages de l’histoire de la franchise résidant à Salt Lake City. Pendant 18 saisons le duo Stockton-Malone martyrise une à une les défenses de la ligue. « C’était un ballet tous les soirs, avec puissance et finesse » nous décrit Craig Bolerjack, commentateur historique du Jazz. La finesse de Stockton à la passe et la puissance de Malone au scoring, ces deux se trouvaient les yeux fermés et il y a fort à parier que sans le génie de Stockton (et inversement), Malone n’aurait pas été un scoreur aussi prolifique tant les « Stockton to Malone » étaient devenus monnaie courante.

Pour Dan Issel, ancien joueur puis entraîneur en NBA : « John Stockton et Karl Malone ont exécuté le pick and roll mieux que n’importe quel duo dans l’histoire de ce sport. ».

La "Dream Team" et les Finales NBA

À la fin de la saison 1992, devenu l’un des tous meilleurs joueurs à son poste, Stockton est invité à participer aux Jeux Olympiques 1992 à Barcelone, au détriment d’un Isiah Thomas qui ne plaît pas à tout le monde dans l’équipe (coucou Michael, coucou Larry). Il participe donc aux JO 92, au sein de la « Dream Team » formée notamment par Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird, ou encore son coéquipier en club Karl Malone. Les USA ne font qu’une bouchée de leurs adversaires et remportent la médaille d’or sans aucune contestation.

Un an plus tard, lors du All Star Game 1993 organisé à Salt Lake City, ville accueillant la franchise du Jazz, Stockton délivre 15 assists et Malone finit la rencontre avec 28 points et 10 rebonds. Hommage extrême pour ce duo, Stockton et Malone sont nommés co-MVP de la rencontre.

Lors des saisons 1996-97 et 1997-98, le duo Stockton-Malone atteint son summum en accédant à deux reprises aux finales NBA, perdant à chaque fois face aux invincibles Chicago Bulls d’un Michael Jordan en quête de « threepeat » pour terminer (un seconde fois) sa carrière. Porté par un Malone MVP de la saison 96-97, le Jazz atteint en effet les finales après avoir éliminé les Houston Rockets du trio Barkley-Drexler-Olajuwon en finale de conférence, grâce notamment au match incroyable de Stockton (25 points et 13 passes) qui score les 9 derniers points de son équipe, dont un tir à trois points décisifs dans les dernières secondes du match 6.

Il reste alors 2.8 secondes au tableau d’affichage et le score est de 100 partout. Stockton est étonnamment laissé libre derrière la ligne à trois points. Il envoie son équipe en finale NBA pour la première fois de son histoire, mais elle devra s’incliner devant Michael Jordan et ses Bulls (4-2). L’année suivante, Utah revient le couteau entre les dents et veut le titre. Le Jazz conclut la saison avec le meilleur bilan de la NBA (62-20) et arrive jusqu’aux finales où il retrouve les Bulls après avoir éliminé les Rockets, les Spurs puis les Lakers.

À nouveau, Stockton et Malone tombent sur un Michael Jordan qui refuse de laisser passer le titre de champion et le Jazz s’incline en 6 matchs après une action légendaire de Jordan dans la dernière rencontre. Défait deux fois en finale par les Bulls, Stockton ne sera jamais plus aussi prêt de la consécration et restera comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire de la NBA à n’avoir jamais remporté de titre NBA, comme Malone.

Un Héritage Inégalable

Le numéro 12 du Jazz prend sa retraite à 41 ans en ayant largement amélioré les records du plus grand nombre de passes décisives (15 806) et du plus grand nombre d’interceptions (3 265) en carrière. Scoreur timide, sa meilleure marque sur une saison dépasse à peine les 17 points par matchs, Stockton était néanmoins extrêmement efficace pour son poste et affiche 19 713 points marqués à la fin de sa carrière NBA et avec des pourcentages de très haut niveau pour son poste.

En effet, il réalisa 12 saisons à plus de 50 % au shoot (dont une pointe à 57.4 % en 1987-88) et 7 saisons à plus de 40 % à trois points (dont une pointe à 46.2 % en 2000-01). Meneur au jeu « old-school », selon Malone il savait être spectaculaire mais se contentait d’être efficace. Lorsqu’il prend sa retraite il détient également les records du plus grand nombre de saisons et de matchs joués avec la même équipe.

Jazzmen éternel, il joua l’entièreté de sa carrière NBA pour la même équipe, ce qui fait de lui l’emblème de la franchise du Utah Jazz, après que Karl Malone soit parti finir sa carrière aux Los Angeles Lakers, à la quête d’un titre NBA. Malgré son physique frêle, Stockton s’imposa comme un véritable « iron man » de la NBA puisqu’en 19 saisons il en réalise 17 sans manquer un seul match, ne manquant que 22 matchs de saison régulière au cours de sa carrière NBA. Infatigable et jouant malgré la douleur, il prit part à 1 504 matchs de saison régulière en carrière, dépassé seulement par Robert Parish (1...

L'Importance des Passes Décisives

Bien sûr, marquer des points en faisant passer la balle dans le panier est essentiel au basket. C’est l’essence même du jeu. Mais mettre un coéquipier en bonne position pour scorer, c’est sympa aussi. La colonne statistique passe décisive ou assist indique donc le nombre de passes qu’un joueur a effectuées qui ont directement mené à un panier de son coéquipier.

Les passes décisives sont souvent utilisées pour évaluer la contribution d’un joueur à l’attaque de son équipe, et pour comparer les performances de différents joueurs au fil du temps. En NBA, on les retrouve donc souvent au sommet de ce classement statistique.

C’est donc sans surprise qu’ils squattent également les cases records des assists. Tout d’abord sur le plus grand total de passes décisives en carrière puisque les trois premières places sont trustées par John Stockton (15806), Jason Kidd (12091) et Chris Paul (encore en activité). Stockton est d’ailleurs propriétaire de sept des dix plus grosses saisons en termes de passes décisives, c’est dire la machine à distribuer les caviars.

Chris Paul : Une Légende Moderne

En adressant dimanche soir 10 passes lors de la victoire de San Antonio face aux Pelicans, le meneur vétéran Chris Paul (39 ans) est devenu le 2e meilleur passeur de l'histoire de la NBA devant Jason Kidd et derrière John Stockton.

La soirée de dimanche à San Antonio n'a pas tourné qu'autour du retour de Wembenyama sur les parquets. Le meneur Chris Paul (1,83m, 39 ans), deux décennies de NBA, est devenu dimanche soir le deuxième passeur de l'histoire de la ligue, après avoir adressé 10 passes décisives pour porter son total à 12099. Il dépasse désormais Jason Kidd. Seul l'ancien meneur du Utah Jazz John Stockton a fait mieux (15 806).

« Un grand merci à mon père. Je n'étais pas sûr qu'il m'aimait quand j'étais petit, mais il avait vu quelque chose de spécial en moi. Et il savait que je devais travailler dur pour l'obtenir », a réagi Chris Paul après la rencontre, qui participe à sa 20e saison en NBA.

« CP3 » et LeBron James (Los Angeles Lakers) sont les deux seuls joueurs encore en activité à cumuler au moins 20 000 points et 10 000 passes dans la Ligue américaine.

Paul est aussi devenu le 2e joueur de la NBA à avoir adressé 10 passes décisives ou plus lors de plus de 600 matches. Seul John Stockton, là encore, a fait mieux avec 863 matches à 10 passes et plus.

« Les gars m'ont fait un formidable cadeau : la victoire ce soir mais aussi un ballon et un immense poster encadré avec toutes les équipes pour lesquelles j'ai joué mais aussi tous les joueurs à qui j'ai fait une passe dans ma carrière. Je ne m'y attendais pas du tout », a réagi Chris Paul ému après la rencontre.

Au-delà de ce record, l'arrivée de Paul dans l'effectif des Spurs joue beaucoup dans le meilleur équilibre de la franchise texane tant dans son jeu que dans son bilan comptable (12 victoires - 12 défaites).

Tableau des Meilleurs Passeurs de l'Histoire de la NBA

Rang Joueur Passes Décisives Matchs Joués Passes par Match
1 John Stockton 15 806 1 504 10,51
2 Chris Paul 12 099 1 297 9,33
3 Jason Kidd 12 091 1 391 8,69
4 LeBron James 11 200 1 514 7,4

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