Suivez-vous les rencontres de football ou d’autres sports à la télévision ? Avez-vous regardé les matchs de la Coupe du monde ? À quel point vous êtes-vous démené pour les suivre ? Beaucoup de spectateurs ne voient qu’une chose: que leur équipe gagne. Cet état d’esprit suscite des rivalités intenses entre pays et exalte les sentiments nationalistes à tel point que, selon le New York Times, “le football devient symboliquement une guerre”.
Les lignes qui précèdent montrent de façon typique quelles passions habitent les fanatiques du sport. Aux sommets du ravissement en cas de victoire, ils plongent dans l’abîme du désespoir après une défaite. Parfois, les conséquences en sont terribles. Et vous? Êtes-vous gagné par l’esprit de compétition? La Bible renferme dans ce domaine de sages directives qui, mises en pratique, n’apportent que des bienfaits.
Méditez le texte biblique suivant: “Ne devenons pas vaniteux, suscitant des rivalités entre nous, nous enviant les uns les autres.” (Gal. 5:26). Selon le dictionnaire grec-français de Bailly le verbe grec rendu ici par “susciter des rivalités” signifie proprement “appeler”, “provoquer quelqu’un au combat, à la lutte”.
Un “règlement de comptes”, c’est ce à quoi se livrent les soldats de deux armées adverses. Rappelez-vous comment, dans le passé, le géant Goliath avait lancé ce défi: “Ne suis-je pas le Philistin et vous, des serviteurs appartenant à Saül? Choisissez un homme et qu’il descende vers moi! (...) Donnez-moi un homme, et que nous nous battions ensemble!” (I Samuel 17:8-10). Lorsqu’il joue au ballon, le chrétien fuit délibérément cette mentalité. Sa vie ne dépend pas d’une victoire ou d’une défaite au football.
L'Équilibre et la Piété
Comment voyez-vous le sport? Avez-vous coutume de manquer des réunions chrétiennes pour assister à une rencontre sportive ou y participer? Changer l’horaire des réunions, pour qu’elles n’interfèrent pas avec la retransmission de la Coupe du monde, serait-il une preuve que les choses spirituelles occupent leur vraie place? Serait-ce donner le bon exemple à ceux qui commencent juste à faire des progrès spirituels? Rappelez-vous cette exhortation de Jésus: “Continuez donc à chercher d’abord le royaume.” - Mat.
Une partie de ballon, de football par exemple, peut faire du bien. Effectivement, comme il oblige à courir, le football procure un exercice excellent. De plus il permet de se détendre car, pris par le jeu, on oublie ses soucis. Par contre, jouer avec de mauvais mobiles, tels que celui de gagner à tout prix, peut provoquer des incidents, comme cela arrive souvent chez les professionnels. Cela pourrait nous faire renoncer à la piété, qui est beaucoup plus importante.
La Bible ne dit-elle pas: “Les exercices physiques sont utiles, mais à peu de chose; l’attachement à Dieu, au contraire, est utile à tout.” (I Tim. 4:8, Bonnes nouvelles aujourd’hui). Il faut donc rester équilibré et garder à l’esprit que l’“attachement à Dieu” ou “piété” “possède la promesse de la vie présente et de la vie qui est à venir”. - 1 Tim.
“Il ne me fut pas facile d’abandonner ma carrière de footballeur. Néanmoins, le 3 août 1973, j’ai été baptisé à Munich, en symbole de l’offrande de ma personne à Jéhovah.
Comme bien d’autres qualités, la souplesse et l’adresse sont des dons de Dieu. Or, il en va de ces dons comme des autres; on peut en faire un bon ou un mauvais usage.
Entre les Jeux olympiques et la coupe du monde de football, quel est l’événement à la plus grande audience ? Le football est sans conteste le sport le plus populaire et le sujet de débat universel.
Selon Kobe Bryant « « voir les amateurs arriver au stade et démontrer leur loyauté envers leur équipe, ou à leur pays, […] cela n’arrive dans la NBA que lors des playoffs et des finales. Le football est différent. C’est davantage comme une religion » […]. Le gardien des Lakers, [qui] a vécu [durant] son enfance en Italie [et y a] joué [au] football, a affirmé : « Le fait d’avoir grandi en Italie m’a donné une expérience de première main quant à l’amour intense pour le football qu’ont les amateurs depuis très jeunes.
Salomon nous dit que le Créateur « a implanté au tréfonds de l’être humain le sens de l’éternité » (Ecclésiastes 3.11, SEM). Ainsi, il n’est pas étrange qu’un millénaire plus tard, Augustin d’Hippone ait écrit dans ses Confessions : « Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi ».
Juan Antonio Monroy, l’illustre leader protestant espagnol, affirme que le football est « une religion qui déséquilibre la stabilité familiale, fanatise les individus depuis l’adolescence jusqu’à la vieillesse.
Xavi, qui se considère chrétien mais qui est un footballeur et non un pasteur comme Monroy, a écrit quelque chose de diamétralement opposé : « Le perfectionnement sportif requiert la pratique des vertus que le christianisme a toujours valorisées : la tempérance, la prudence, la constance, le travail […]. Le sérieux avec lequel un sportif doit prendre soin de son corps a aussi un contenu moral […]. Le sportif doit respecter son corps […], mais respecter n’est pas la même chose qu’idolâtrer. […] En plus de promouvoir les vertus individuelles, le sport est une école de vertus sociales. Le sportif doit dépasser toutes les frictions personnelles de la cohabitation et faire passer le succès collectif et l’intérêt commun avant tout. Un tel esprit demande de la solidarité, de la coordination, du dévouement envers la collectivité et le sacrifice du prestige personnel. Passer le ballon au coéquipier en meilleure position au lieu de le négocier individuellement. Se sacrifier dans le travail discret ou lucide. Accepter patiemment d’être remplacé, ou rester sur le banc quand un autre coéquipier est en meilleure forme. Encourager le coéquipier blessé […]. Tout cela contribue à forger le caractère […]. On apprend aussi à respecter l’adversaire. […] Lors de la sélection, nous avons fraternisé avec des joueurs d’équipes qualifiées d’« éternelles rivales ».
Pour Eduardo Galeano, l’écrivain uruguayen, « dans sa vie, un homme peut changer de femme, de parti politique ou de religion, mais ne peut changer d’équipe de football ».
Dans le monde du football, il y a des croyants et des non-croyants, des pratiquants et des non-pratiquants, des membres ou de simples sympathisants. Il y a aussi des tolérants et des intolérants. Des modérés et… des fanatiques !
L’idolâtrie du football a atteint de tels extrêmes qu’on ovationne les « idoles » - c’est bien le cas de le dire - en scandant leur nom, en levant les bras et en s’inclinent en signe d’adoration. Mais, pire encore, on parle encore de celui qui a été, à son époque, le meilleur au monde sur le terrain et qui a pris sa retraite, il y de cela maintenant plus de quinze ans, comme étant « la main de Dieu »… Une main qui, pour avoir marqué un but de toute évidence illégal, lors de la finale d’un championnat mondial, n’est précisément pas digne d’éloges.
Le sport, en tant qu’activité qui ne soit pas en lien avec le travail productif, mais comme spectacle de masses n’existait pas dans la société de l’Ancien Testament, mais dans celle du Nouveau. L’apôtre Paul a su tirer de bonnes leçons des courses à pied, ou même de l’entraînement à la lutte. « Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le Prix ? Courez de manière à l’obtenir. Tout lutteur s’impose toute espèce d’abstinences ; eux, pour recevoir une couronne corruptible, nous, pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, mais non pas à l’aventure ; je donne des coups de poing, mais non pour battre l’air.
Ce même apôtre a conseillé son jeune disciple Timothée en ces termes : « Mais repousse les fables profanes, contes de vieilles femmes. Exerce-toi à la piété ; car l’exercice corporel est utile à peu de choses, tandis que la piété est utile à tout, elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir. C’est une parole certaine et digne d’être entièrement reçue » (1 Corinthiens 4.7-9).
Le prix qui nous est réservé à tous quand nous atteindrons le but est éternel et infiniment supérieur à toutes les gloires sportives ou autres qu’on puisse gagner sur cette terre. C’est pourquoi Paul nous dit : « Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis ma course afin de le saisir, puisque moi aussi, j’ai été saisi par le Christ-Jésus. Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi le prix ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, je cours vers le but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus.
Pour tout dire, nous voyons que le sport en soi n’est ni bon, ni mauvais, mais tout le contraire. Ceux qui le rendent bon ou mauvais sont nous ses partisans. Rappelons-nous que le premier des dix commandements est « Tu n’adoreras pas d’autres dieux que moi » et que le second commence ainsi : « Tu ne te fabriqueras aucune idole » (Exode 20.3, 4, BEC). Prenons donc du sport les bons exemples et évitons les mauvais qui l’entourent comme le commerce et le spectacle qui glorifient la violence.
Quand on vient de recevoir une leçon, on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse. Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon, celle-ci produit un fruit de paix et de justice.
Je viens à toi par mon Seigneur Jésus-Christ, Toi seul es digne de toute gloire et de tout honneur. Père, bénis la vie de chaque athlète, apprends-leur à travailler dur et à être compétitifs dans le domaine du sport qu'ils pratiquent. Je demande à chacun d'entre eux d'avoir un cœur humble, d'accepter quelle que soit sa position de gagnant ou de perdant. Seigneur, comme les athlètes, je te demande de me donner la sagesse et la force, de mettre tous mes efforts dans ma carrière, comme le sport, en rejetant les peurs et les appréhensions parce que je peux tout faire en toi qui me fortifie.
Comme pour beaucoup de choses dans la vie, il existe des extrêmes en matière d’exercice physique. Certaines personnes se consacrent entièrement à la spiritualité, aux dépens de leur corps. D’autres font si grand cas de leur corps et leur bien-être qu’ils en négligent leur croissance et leur maturité spirituelles. Ces deux attitudes ne sont ni bibliques ni équilibrées.
1 Timothée 4.8 nous dit : « En effet, l’exercice physique est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout, car elle a la promesse de la vie présente et de la vie à venir. » À noter que ce verset ne nie pas l’utilité du sport, mais rétablit le bon ordre de priorité en faisant passer la piété en premier.
L’apôtre Paul se sert aussi du sport pour illustrer une vérité spirituelle en 1 Corinthiens 9.24-27. Il compare la vie chrétienne à une course que nous courons pour « remporte[r] le prix » : une couronne éternelle et indestructible. En 2 Timothée 2.5, Paul dit : « L’athlète n’est pas couronné s’il n’a pas lutté en respectant les règles. » Il emploie également une analogie avec l’athlétisme en 2 Timothée 4.7 : « J’ai combattu le bon combat, j’ai terminé la course, j’ai gardé la foi. » Bien que ces passages bibliques ne parlent pas directement d’exercice physique, le fait que Paul emploie une terminologie athlétique pour nous enseigner des vérités spirituelles montre qu’il a une opinion positive du sport, et même des compétitions.
Nous sommes des êtres à la fois physiques et spirituels. Si, d’un point de vue biblique, l’aspect spirituel de notre être est plus important, nous ne devons pas pour autant négliger notre santé physique. Il est donc clair que rien ne s’oppose à ce que des chrétiens fassent du sport. En fait, la Bible dit clairement que nous devons prendre soin de notre corps (1 Corinthiens 6.19-20), mais nous met aussi en garde contre la vanité (1 Samuel 16.7, Proverbes 31.30, 1 Pierre 3.3-4). Notre but en faisant du sport ne doit pas être de développer notre corps pour que d’autres nous remarquent et nous admirent, mais d’améliorer notre forme physique afin de pouvoir consacrer davantage d’énergie à des objectifs spirituels.
Un chrétien peut-il faire du sport ?
Ces Athlètes Chrétiens : Leur Foi au Cœur de Leur Succès Olympique
| Point de vue | Description | Référence |
|---|---|---|
| Passion et Rivalité | Le sport peut susciter des passions intenses et des rivalités nationalistes. | New York Times |
| Directives Bibliques | La Bible met en garde contre la vanité et les rivalités. | Galates 5:26 |
| Équilibre | Importance de l'équilibre entre l'exercice physique et la piété. | 1 Timothée 4:8 |
| Sport comme Métaphore | Paul utilise le sport pour illustrer des vérités spirituelles. | 1 Corinthiens 9:24-27, 2 Timothée 2:5, 2 Timothée 4:7 |
| Objectif Spirituel | Le sport doit être pratiqué pour améliorer la forme physique et consacrer plus d'énergie aux objectifs spirituels. | 1 Corinthiens 6:19-20 |
