PSG – Saint-Étienne: Une rivalité historique du football français

Ce dimanche 12 janvier 2025 à 20h45, un classique du football français se jouera pour la 17e journée de Ligue 1 entre le Paris Saint-Germain et l'AS Saint-Étienne. Historiquement, cette confrontation a largement tourné en faveur du club parisien.

Domination parisienne et quelques exploits stéphanois

Sur les cinquante dernières rencontres, le PSG a remporté 35 victoires, tandis que les Verts ont réussi à en décrocher seulement 6. Les deux équipes se sont quittées dos à dos à 9 reprises.

Parmi les faits marquants de ces duels, on se souvient notamment du festival offensif du PSG le 31 août 2014 avec un écrasant 5-0 au Parc des Princes, ou encore la superbe opposition en Coupe de France le 2 mars 2016, survolée par les Parisiens 3-1.

Les Verts, quant à eux, ont réussi quelques exploits mémorables, comme lors de leur victoire 2-0 à domicile le 25 février 2007.

Saison 2025: Le PSG en route vers un nouveau titre

Une victoire 6 buts à 1 rapproche le PSG de son 13e titre en Ligue 1. Mais l'AS Saint-Etienne d'Erik Horneland n'a rien pu faire contre le réveil impitoyable du Paris Saint-Germain, qui a inscrit 5 buts en seconde période après avoir rejoint les Verts sur pénalty juste avant la mi-temps.

Avec à la clef un doublé pour Désiré Doué, les autres buts parisiens ayant été inscrits par Ramos, Kvaratskhelia, Neves et le jeune Ibrahim Mbaye, entré à la 77ème minute de jeu. A noter le magnifique triplé de passes décisives de Bradley Barcola, particulièrement inspiré et altruiste ce soir à Geoffroy Guichard.

Au classement, Paris possède 21 points d'avance sur Monaco qui est désormais le nouveau dauphin à 7 journées de la fin.

Foot - L1 : Les plus beaux buts redessinés : Ilan, un ciseau de haute voltige (PSG - Saint-Étienne)

Les Verts: Un club historique avec des racines profondes

Geoffroy Guichard, fondateur du groupe Casino, crée une section sportive au sein de l'Amicale des employés de la Société des magasins Casino (ASC). Immédiatement, la couleur verte est adoptée.

Le règlement de la Fédération Française de Football Association (FFFA) autorise les clubs d'entreprise à prendre part aux compétitions nationales seulement s'ils ne portent pas de noms commerciaux. L'ASS devient l'Association Sportive de Saint-Étienne (ASSE).

Les débuts professionnels

Le club se porte candidat à l'inscription en championnat professionnel. Leur modeste rang en championnat départemental engendre un refus pour les Verts au profit du Sporting Club de Saint-Étienne, 32e de finaliste de la Coupe de France en 1930, 1931, 1934 et 1936, et jouant en Division d'Honneur de la Ligue du Lyonnais.

Cependant, le Sporting Club de Saint-Étienne ne présente pas toutes les garanties financières exigées. L'ASSE est finalement promue au statut professionnel.

Les Verts disputent leur premier match professionnel à Bordeaux contre le SC La Bastidienne. Les Verts disputent leur premier match professionnel au stade Geoffroy-Guichard contre le FAC Nice.

L'ascension vers la Division 1

Le président Pierre Guichard veut faire monter le club en Division 1. Pour cela, il recrute de nombreux internationaux et un nouvel entraîneur, l'écossais William Duckworth.

L'ASSE atteint son objectif en terminant premier de la poule interrégionale sud et deuxième de la division nord-sud. L'ASSE remporte sa première compétition officielle, la Coupe Charles Drago.

Le titre est acquis à l'avant-dernière journée du championnat grâce à un match nul 1-1 sur le terrain du RC Strasbourg.

Les années de gloire en Coupe d'Europe

La saison suivant le titre, l'ASSE fait ses premiers pas en Coupe d'Europe des clubs champions face aux Glasgow Rangers, à l'Ibrox Park devant 85 000 spectateurs. Les Verts ouvrent rapidement la marque grâce à Rachid Mekloufi (14e).

Les écossais reviennent au score dans la foulée (19e) et prennent les devants en seconde mi-temps (47e et 82e). L'ASSE dispute son premier match européen au stade Geoffroy-Guichard lors du match retour.

Les Verts doivent s'imposer sur un score plus important qu'au match aller pour se qualifier au tour suivant. Jean Oleksiak inscrit le premier but du match à la 11e minute.

Les Rangers égalisent à la 61e minute. René Ferrier scelle le score en faveur des Verts peu de temps avant la fin du match (86e).

Au stade Yves-du-Manoir de Colombes, le match est pendant longtemps idécis jusqu'à ce que Jean-Claude Baulu inscrit l'unique but du match à la 86e minute.

La finale de 1976 contre le Bayern Munich

L'ASSE dispute la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions contre le Bayern Munich, à Glasgow. Ce sont les 2 meilleures équipes européennes. Cette finale, toute la France l'attend depuis l'époque des glorieux Rémois.

Une vraie marée verte débarque à Glasgow avec plus de 30 000 stéphanois. Durant le match, l'ASSE frappe 2 fois la barre transversale de la cage munichoise : d'abord à la 34e minute sur un tir de Dominique Bathenay, ensuite à la 39e minute sur une tête surpuissante de Jacques Santini. C'est les fameux "poteaux carrés".

Les Verts ne parviennent pas à marquer. À la 56e minute, le Bayern Munich inscrit l'unique but du match sur un puissant coup-franc de Franz Roth.

Les Verts quittent Glasgow pour Paris, comme convenu avant la finale. Toute l'équipe, l'entraîneur Robert Herbin et le président Roger Rocher défilent sur les Champs-Élysées jusqu'au Palais de l'Élysée pour être reçu par le Président de la République Valéry Giscard d'Estaing.

Pour la première fois, des vaincus défilent. 100 000 personnes sont présentes pour acclamer leurs héros qui ont fait rêver toute la France.

Les années 80 et la Coupe de France 1982

Nous sommes le 15 mai 1982, et depuis 1974, c'est au Parc des Princes que la finale de la Coupe de France se joue. Paris est un nouveau riche, ambitieux et inconstant, il n'a jamais rien gagné et jamais disputé le moindre match de Coupe d'Europe, mais il se passe quelque chose autour de lui.

PSG alors 7e de D1, Sainté favori. Présidé par Francis Borelli, entraîné par Georges Peyroche, il est composé de grands joueurs français du moment (Baratelli, Bathenay, Rocheteau), associés à des joueurs du cru (Fernandez, Lemoult, Pilorget, Renaut) et des pointures internationales, comme l'Algérien Mustapha Dahleb, le chouchou du Parc, ou le Yougoslave Ivica Surjak.

Il y a aussi l'ancien et futur Marseillais Sarr Boubacar, et l'immense Nambatingue Toko, qui donnent à cette équipe un certain panache. Mais Paris n'a fini que 7e du Championnat et les vrais favoris de cette finale, ce sont les Verts de « Platoche », qui dispute là son dernier match avec un club français.

Le meneur de jeu des Bleus va rejoindre la Juventus Turin, malgré les sollicitations du PSG, qui aurait aimé grandir avec lui. Mais Platini mérite de voir très haut et le costume parisien est trop petit pour lui.

Autour de lui, dans cette équipe ? Des internationaux à la pelle : Castaneda, Battiston, Lopez, Larios et Janvion, qui vont partir à la Coupe du monde à ses côtés. Il est une star et un modèle pour les espoirs français qui l'accompagnent, Laurent Roussey et Laurent Paganelli.

Coupe du monde oblige, les deux équipes ont disputé leur demi-finale quatre jours plus tôt, sur un match et sur terrain neutre. L'ASSE a écarté Bastia (2-0), tandis que le PSG s'en est sorti face à Tours aux tirs au but (0-0, 2-1 aux t.a.b.), grâce à quatre arrêts de Dominique Baratelli, dans la séance.

Saint-Étienne va-t-il s'offrir sa 7e Coupe de France, et se remettre de la perte du titre de champion, attribué à l'AS Monaco le week-end précédent, lors de la dernière journée ? Ou le PSG va-t-il concrétiser son ambition en soulevant un trophée ? Surprise au coup d'envoi : Platini joue avant-centre et non pas meneur de jeu, et Luis Fernandez est plutôt arrière droit.

La première période est hachée et plutôt décevante (0-0). La seconde sera une bombe. Les Parisiens ouvrent le score, grâce à une reprise de Toko servi par Surjak (1-0, 58e). Mais les Stéphanois vont trouver Michel Platini en allongeant le jeu et le match va tourner sur un doublé du maestro. Il égalise d'une demi-volée, à la 76e minute (1-1), puis donne l'avantage aux Verts, dans la prolongation (2-1, 99e), sur une nouvelle ouverture de Jean-Louis Zanon.

Les Parisiens sont cuits, l'expérience est stéphanoise, le destin de cette finale fait peu de doute. Et pourtant... Il reste une poignée de secondes à jouer lorsque Surjak s'échappe côté droit, centre en retrait et trouve Rocheteau, l'ancien Ange Vert, l'idole du chaudron durant des années... Rocheteau fait un pas en arrière pour se démarquer et se met légèrement à l'horizontal pour éviter que sa reprise ne monte trop. Il trompe Castaneda sur le fil : 2-2 (120e). Un miracle, suivi d'un premier envahissement du terrain des supporters parisiens.

C'est là que Francis Borelli (décédé en 2007), leur président, écrit une partie de la légende, en s'agenouillant sur la pelouse du Parc, sacoche à la main, pour embrasser la pelouse. « Le but de Rocheteau, c'est le moment le plus intense de ma vie. Je n'y croyais plus », dira-t-il. M. Vautrot doit interrompre le match, puis le faire reprendre pour la minute qu'il reste à jouer.

Cette fois, c'est fini, Paris tient sa séance de tirs au but, et peut-être sa première victoire en Coupe de France. Pour la première fois de l'histoire et parce que la Coupe du monde arrive, la finale de la Coupe ne sera pas rejouée, elle va se décider sur une séance de tirs au but. Mais il faudra patienter longtemps avant qu'elle ne démarre, le temps d'évacuer le terrain, après un second envahissement.

Saint-Étienne à l'honneur : Battiston, Bathenay, Zanon, Renaut, Rep, Rocheteau, Larios, Surjak et Platini : ils marquent tous, dans cet ordre. Si Luis Fernandez, le 10e tireur, échoue, Saint-Étienne gagne. Mais l'enfant du Parc égalise : 5-5, et place à la mort subite que le public français découvre à son tour. Christian Lopez, le défenseur central des Verts, frappe au centre, mais pas assez haut et Baratelli, qui était parti à gauche, repousse son tir d'un réflexe de la jambe. Cette fois, Paris a un avantage colossal, et c'est à Jean-Marc Pilorget de le transformer. Arrivé au club comme aspirant en 1975 et âgé ce jour-là de 24 ans, le défenseur central parisien ne tremble pas. Il prend Castaneda à contre-pied.

Un an plus tard, Paris fera le doublé en battant Nantes (3-2), dans une finale sans doute encore plus belle.

Les années récentes

L'ASSE établit un record en remportant un dixième championnat de France de Division 1 avec 57 points et 2 points d'avance sur le deuxième, le FC Nantes.

Le titre est acquis à la 85e minute de jeu de la dernière journée. Puisque le SM Caen s'impose 3-0 contre l'ES Troyes AC, les Verts doivent gagner contre La Berrichonne de Châteauroux.

Pourtant, à l'approche du coup de sifflet final l'ASSE ne fait que match nul 1-1. À la 85e minute, Damien Bridonneau marque le but nécessaire pour le titre.

L'ASSE et son rival historique, l'Olympique Lyonnais, s'affrontent pour la 100e fois de l'histoire. Les Verts brillent en ce début de saison et occupent la place de leader de Ligue 1 grâce à 4 victoires en 6 matchs.

De son côté, Lyon éprouve de grandes difficultés avec une seule victoire et une 17e place au classement. La dernière victoire des Verts dans un derby remonte à 1994. Le match est à sens unique.

L'OL tire 29 fois et l'ASSE que 5 fois. Mais la réussite est stéphanoise et un coup-franc à la 75e minute tiré par Dimitri Payet permet aux Verts de mener au score.

Le match se joue devant 79 087 spectateurs dont environ 40 000 stéphanois, voire même 55 000 selon certaines sources. C'est le déplacement de supporters stéphanois le plus important de l'histoire.

À la 18e minute de jeu, Aubameyang effectue un centre, le gardien rennais rate sa sortie et Brandão n'a plus qu'à mettre le ballon au fond du but vide. L'ASSE mène 1-0.

Les Verts maîtrisent le match et se créent plus d'occasion que son adversaire. Le lendemain, plus de 40 000 stéphanois sont présents dans le centre-ville de Saint-Étienne pour acclamer leur équipe défilant en bus jusqu'à l'Hôtel de Ville.

L'ASSE atteint une nouvelle fois une finale au Stade de France. Cette fois c'est celle de la Coupe de France, une première depuis 1982. Sur le papier, le match paraît déséquilibré.

Sur le terrain, les Verts montrent un beau visage. L'unique but du match est inscrit par Neymar après un arrêt de Moulin. Le parisien n'avait plus qu'à pousser le ballon au fond des filets.

Les Verts ne s'avouent pas vaincus et font trembler les parisiens, même à 10 contre 11.

Une page se tourne, l'ASSE change d'identité visuelle. Après 22 ans de bons et loyaux services, le logo à la plus longue longévité de l'histoire du club laisse sa place à un tout nouveau logo.

Il est le fruit d'une collaboration entre 42 personnes venant de différents horizons (supporters, représentants des groupes de supporters, ambassadeurs, partenaires, joueurs et salariés).

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Statistiques des confrontations PSG - Saint-Étienne (50 dernières rencontres)
Équipe Victoires Défaites Matchs nuls
PSG 35 6 9
Saint-Étienne 6 35 9

La rencontre de Ligue 1 entre Paris et Saint-Etienne sera diffusé en direct à la télévision sur DAZN, beIN Sports 1 ce dimanche 12 janvier 2025 à 20h45.

tags: #psg #saint #etienne #historique