Le Paris Saint-Germain (PSG), club emblématique de la capitale française, suscite une passion intense chez ses supporters. La ferveur populaire qui entoure le club est palpable, transformant les rues de Paris en scènes de liesse collective lors des victoires importantes. Une soirée complète après ce petit coup pelle, entre deux bouffées de chaleurs, juste avant d’aller me coucher et pile un mois avant mes 52 ans.

Une Victoire et ses Répercussions
Toute cette foule fêtant la victoire du PSG, tous ces jeunes de 15 ans m’expliquant qu’ils attendaient ça depuis 25 ans, c’était tellement joyeux. Et long, … très long, surtout après qu’une poignée d’adolescents aient cru pouvoir accélérer leur trajet vers les Champs Élysée en tirant le signal d’alarme. Bon ce qui est chouette c’est que j’ai appris de nouvelles chansons dans lesquelles je pouvais allégrement menacer les marseillais de leur faire ce que je n’ai ni l’intention, ni les moyens de leur faire, et d’échanger avec mes voisins de rame sur la morale de cette victoire.
A savoir et si j’ai bien compris, qu’elle serait d’abord celle d’une équipe ayant décidé de jouer ensemble là où le triangle d’or de joueurs les plus coûteux de l’histoire avec Messi, Neymar et Mbappé avait échoué. Ce qui, toujours d’après mes voisins de rame, rangerait le football plutôt dans la catégorie des sports collectifs que dans celle des sports individuels, voilà. Oui, on a eu le temps de discuter.
Et puis bon bah, comme après une colo (les vacances, pas l’examen) il a fallu se quitter, non sans qu’un des jeunes me dise avec beaucoup de bienveillance : “Faîtes attention à vous madame, ça va être chaud ce soir. Moi à votre âge je rentrerais direct“. Voilà.
Le lendemain, après ce moment de joie et comme le prévoyait mon jeune camarade et la préfecture, on s’est réveillé avec de nombreux blessés certains dans un état grave, deux morts, quelques commerces saccagés et pillés sans compter les habituels feux de véhicules. Un bilan, à la fois navrant et prévisible, et qui n’a visiblement, pour les spécialistes du maintien de l’ordre, rien de très nouveau, ni rien de très surprenant.
Pas plus surprenant que de constater que le RN ne semble même plus prendre la peine de commenter cette violence dont les images semblent avoir été tournées pour son prochain clip de campagne et que de l’autre côté, on a des députés d’extrême gauche capable de nous expliquer que la violence est du côté de la préfecture parce que … « Ok donc ça c’est le bordel organisé par Monsieur Bruno Retailleau, y a des gaz lacrymogènes partout, les gens sont en train de chialer moi inclus à chaque fois ça provoque des mouvements de foule c’est très dangereux. » Oh mais oui ça c’est très dangereux mais pourquoi il fait ça Retailleau ? « Parce qu’il supporte pas que les gens viennent sur les Champs Élysées fêter la victoire du PSG ». Ben oui, c’est fou quand même !
Bon alors évidement on se dit qu’Antoine Léaument n’est assurément pas le poisson le plus oxygéné du bocal Insoumis, mais il y a aussi ce tweet de la députée LFI Clémence Guetté voyant dans cette victoire le signe que - je cite- "la banlieue influence Paname et Paname influence le monde » le tout en illustrant son propos par une photo dans laquelle on voit Marquinhos qui est brésilien, Joao Neves qui est portugais, Fabien Ruiz espagnol et Désiré Doué né à Angers et formé à Rennes. Voilà, c’est tout pour moi.
Le PSG en Bande Dessinée : Une Saison de Rêve Retracée
Le sacre du PSG en Ligue des Champions 2025 méritait bien, à lui seul, un album chez Soleil, déjà éditeur de plusieurs séries dédiées au club de Paname. Mathieu Mariolle (scénario), Marco Castricini (dessin) et Gaia de Bernardini (couleurs) ont le privilège de retracer cette saison exceptionnelle de LDC, de la victoire contre Girona le 18 septembre 2024, au sacre de Munich, le 31 mai 2025, face à l’Inter Milan, en passant par les succès contre Arsenal, Liverpool, ou le redoutable Stade Brestois !
La narration est maitrisée, même si, pagination oblige, les lecteurs pourront regretter que certains moments d’anthologie passent trop vite ! Le dessin va à l’essentiel en se concentrant sur les actions de match.
Quelle soirée mes amis et tout ça en rentrant chez moi en métro, alors que je n’avais même pas regardé le match ! Ce qui est à la fois très con et inquiétant quand tu sais que c’est sur cette génération de génies, que MA génération devra compter pour payer sa retraite. Mais ce n’est qu’après les avoir entendu chanter « plus vite chauffeur » dans une rame automatisée que j’ai, définitivement perdu ma foi dans le darwinisme.