Coupe de France 2010 : Le PSG triomphe face à Monaco

En 2010, l'AS Monaco et le PSG se sont affrontés en finale de la Coupe de France, un événement marquant dans l'histoire des confrontations entre ces deux clubs majeurs du football français. Bien que ces deux clubs occupent les sommets du football français depuis des dizaines d'années, l'AS Monaco et le PSG n'ont pas un grand passé commun lors des finales de coupes nationales. Leur affrontement de ce samedi en finale de la Coupe de la Ligue (21 heures au Parc OL) est une première. Et deux fois seulement ces deux équipes ont disputé le trophée de la Coupe de France.

La rencontre, disputée dans un Stade de France acquis à la cause parisienne, a vu le PSG l'emporter 1-0 après prolongation. Le stade acquis en notre faveur, on n'avait pas le droit à l'erreur."

Finale Coupe de France 2010 : Monaco - Paris SG (0-1 a.p.) I FFF 2018

Le contexte du match

Monaco affronte le Paris Saint-Germain, tombeur d’Aubervilliers en 32ème de finale, d’Evian en 16ème, de Vesoul en 8ème, d’Auxerre en quart et de Quevilly en demi. En résumé un parcours de santé pour Paris.

Les déclarations d'avant-match

Antoine Kombouaré, le coach du PSG, n'a pu qu'abonder dans le sens de Denisot lorsque ce dernier a déclaré que Paris était finalement bel et bien une équipe de coupe : "On n'a pas le choix, on est vraiment une équipe de Coupe. On va au bout de la compétition la plus populaire car il ne faut pas oublier que les amateurs y participent également. C'est une énorme satisfaction que de remporter cette huitième Coupe de France. (...) La pression était immense, car c'est un match que l'on était condamné de gagner.

Le capitaine Claude Makelele, qui n'avait jamais remporté ce trophée, n'a pu cacher sa satisfaction : "Le fait de revenir en France et gagner ce titre qui me manquait me rend heureux. Au coup de sifflet final, on a ressenti une délivrance après avoir souffert durant 90 minutes où l'on arrivait pas à marquer, après un poteau et énormément d'occasions en notre faveur. Quand Guillaume a marqué ça nous a libéré non seulement nous, sur le terrain, mais aussi tous ceux qui étaient derrière nous."

Enfin, Guillaume Hoarau, unique buteur et donc héros de la soirée revient sur son but synonyme de victoire et de délivrance pour tout le Paris Saint-Germain : "C'est vrai que je marque un but décisif car on a poussé tout le match et que cela ne voulait pas rentrer. Contre Monaco, ça a été à chaque fois un scénario en notre défaveur parce que l'on domine à chaque fois et qu'on se fait surprendre. Là, même si les tirs aux buts allaient venir, on a rien lâché et puis Claude a eu ce coup d'œil magique pour Christophe sur le but et après la balle me retombe sur la tête. C'est un but qui soulage tout le monde."

Le déroulement du match

Après une première période plutôt fermée, c'est le PSG qui mène aux points à la mi-temps. Après une entame de jeu énergique du côté parisien, Mevlut Erding et Ludovic Giuly vont tenter de mettre le feu dans la défense monégasque. Et ce dernier aurait pu y parvenir sur une superbe frappe croisée détournée sous la barre par Stéphane Ruffier (14e). Quelques instants auparavant, c'est Mamadou Sakho qui était tout près de débloquer la situation en reprenant du pied gauche un corner de Stéphane Sessegnon (13e). Hormis quelques tentatives brouillonnes, c'est Mevlut Erding qui va offrir la dernière occasion parisienne de la première période sur une frappe trop croisée suite à un bon ballon récupéré à l'entrée de la surface (40e).

Du côté de l'ASM, pas grand chose à se mettre sous la dent hormis un incroyable slalom de Juan Pablo Pino au sein de la défense parisienne et une frappe bien repoussée par Edel (42e). La seconde période sera monégasque et beaucoup moins intéressante. Face à des Parisiens émoussés, les hommes de Guy Lacombe ne vont pas en profiter et auraient même pu s'incliner en fin de match sur une balle piquée d'Erding repoussée par la barre transversale de Ruffier qui était battu (81e).

La prolongation ne sera guère plus passionnante, mais un éclair de Makelelé et un centre repoussé de Jallet pour Hoarau (106e) vont délivrer les nombreux supporters parisiens présents dans le stade.

Les acteurs clés

Voici une évaluation des joueurs clés de la finale :

  • Makelele (7) : Malgré ses 37 ans, le milieu parisien a réalisé une prestation de haute volée. Volontaire et disponible, il a récupéré un nombre incalculable de ballons et n'a jamais lâché et se trouve à l'origine du but de Guillaume Hoarau.
  • Edel (6) : Dans un style peu académique, le gardien camerounais du PSG a parfaitement tenu son rang et a gardé ses buts inviolés par quelques interventions déterminantes.
  • Jallet (6,5) : Dans son rôle de latéral droit, Christophe Jallet a beaucoup apporté aux offensives parisiennes comme sur son centre tir qui a amené le but d'Hoarau. Impeccable dans ses interventions défensives, l'ancien Lorientais a effectué une prestation intéressante.
  • Sakho (7) : Solide et affichant une insolente sérénité, le jeune défenseur parisien souvent critiqué ces derniers mois a parfaitement tenu son rôle malgré la pression et l'enjeu.
  • Camara (6) : Un match sérieux réalisé par le défenseur parisien qui a parfaitement tenu le coréen Park. Auteur de quelques erreurs techniques qui auraient pu couter cher à sa formation.
  • Armand (6) : Courageux et volontaire, Armand a réalisé un match plein. Le latéral gauche parisien a rarement été pris en défaut par les attaquants monégasques et s'est même offert quelques montées intéressantes.
  • Clément (6) : Plus discret que Makélélé, Jérémy Clément s'est démultiplié au milieu de terrain et s'est contenté de défendre, un rôle qu'il a parfaitement effectué.
  • Sessegnon (5) : Évoluant dans son style caractéristique, le stratège béninois a rarement mis en défaut les défenseurs monégasques. Son manque de justesse dans la dernière passe, notamment sur coups de pied arrêtés n'a pas aidé sa formation. Sessegnon évolue à des années lumières de son meilleur niveau.
  • Giuly (5) : la mobylette parisienne a effectué un gros premier quart d'heure, symbolisé par une superbe frappe. Moins à l'aise par la suite, il va beaucoup courir dans le vide et va clairement baisser de pied. Remplacé par Pegguy Luyindula (76e) qui a beaucoup apporté dès son entrée par sa vitesse et son apport offensif.
  • Erding (5) : Très incisif tout au long de la rencontre, l'attaquant turc a eu deux occasions franches de tuer le match. Malheureusement pour lui, une frappe trop croisée et la barre transversale vont ternir un match plutôt réussi.
  • Hoarau (6) : Emprunté et très maladroit, il n'a pas fait les bons choix durant toute la rencontre. Mais en grand buteur, l'attaquant réunionnais a su se montrer décisif en inscrivant le but de la victoire durant la prolongation.
  • Ruffier (6,5) : Le portier monégasque est à créditer d'une prestation exemplaire. Auteur d'arrêts plein d'à-propos et lisant parfaitement les trajectoires de balles, le gardien de but a été sans contestation possible le meilleur Monégasque ce soir.
  • Modesto (5,5) : L'arrière droit de l'ASM a réalisé un match propre.
  • Mongongu (6) : Le défenseur central du Rocher a été brillant.
  • Puygrenier (6) : A l'instar de son compère de la charnière centrale, l'ancien joueur de Nancy a su se mettre en évidence.
  • Traoré (4,5) : Plus en difficulté que les autres défenseurs monégasques, l'arrière gauche n'a pas vraiment brillé.
  • Mangani (4) : Sans doute le joueur de l'ASM le plus en difficulté ce soir. Perdant énormément de ballons et ne parvenant pas à peser sur les débats, le jeune milieu de terrain a connu une sale soirée.
  • Costa (4,5) : Lui aussi à la peine, il a malgré tout un peu plus été en verve que son collègue récupérateur. Dur sur l'homme, le Brésilien a semblé particulièrement agacé, se laissant aller à quelques gestes de mauvaise humeur.
  • Nenê (6) : L'ailier gauche s'est distingué. Auteur de belles chevauchées, il a été l'un des rares joueurs offensifs monégasques à se mettre en valeur.
  • Alonso (5) : Le capitaine n'a pas forcément été exemplaire. Se dépensant sans compter comme à son habitude, il n'a en revanche pas été en mesure de faire valoir ses qualités techniques.
  • Pino (6) : Le Colombien s'est montré sous son meilleur jour lors de cette finale. Technique, puissant et doté d'une vitesse de pointe rare, le milieu offensif a parfaitement su jouer sur ses qualités pour mettre à mal les hommes d'Antoine Kombouaré.
  • Park (4,5) : Un match à vite oublier pour l'international sud-coréen. L'avant-centre aura couru énormément, mais souvent dans le vide.

Conclusion

C'est un euphémisme que dire que ce but a soulagé toute l'équipe du Paris Saint-Germain. Mais que dire alors du soulagement ressenti par les supporters parisiens présents au Stade de France et qui ont alors pu évacuer une frustration accumulée tout au long de cette saison ? Le Paris Saint-Germain remporte la Coupe de France 2010 à Saint-Denis, acclamé par les 75000 spectateurs moins les 7000 supporters de Monaco !

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