Depuis sa création en 1970, le Paris Saint-Germain a connu une ascension fulgurante, s'imposant comme une figure emblématique du football français et européen. Depuis plus de 50 ans, le PSG écrit sa légende à coups de trophées, de drames et de soirées inoubliables. Parmi les nombreux moments marquants de son histoire, certaines finales ont joué un rôle déterminant dans la construction de son identité et de sa renommée. Retour sur cinq finales qui ont façonné l’histoire du Paris Saint-Germain, entre gloire éternelle et douleurs encore vives. Des moments-clés qui montrent à quel point chaque finale peut changer le destin d’un club.

Une première Coupe de France chipée à Platini en 1981
Le 15 mai 1982, le Paris Saint-Germain dispute la première finale de Coupe de France de son histoire face à l'AS Saint-Étienne. Menés par Michel Platini, les Verts ouvrent le score, mais Dominique Rocheteau égalise pour Paris dans les dernières minutes. Après une prolongation haletante, les deux équipes sont départagées aux tirs au but. Le PSG s'impose 6-5, grâce à la parade décisive de Dominique Baratelli. Cette victoire historique lance véritablement le club dans la cour des grands.
La première Coupe de la Ligue : une victoire fondatrice en 1995
Le 3 mai 1995, le PSG remporte sa première Coupe de la Ligue en battant Bastia 2-0 au Parc des Princes. Les buts d'Alain Roche et de Raí offrent au club parisien un nouveau trophée national, renforçant sa position dominante dans le football français. Le club de la capitale sera particulièrement performant dans cette compétition avec neuf succès avant que la Coupe de la Ligue ne disparaisse.
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La première consécration européenne : la Coupe des vainqueurs de coupe 1996
Le 8 mai 1996, le PSG entre dans l'histoire en remportant la Coupe des vainqueurs de coupe face au Rapid Vienne. Cette victoire, acquise sur le score de 1-0 grâce à un but de Bruno N'Gotty, marque le premier et unique sacre européen du club à ce jour. Sous la houlette de Luis Fernandez, les Parisiens démontrent leur capacité à rivaliser sur la scène continentale, posant ainsi les bases de leurs ambitions futures.

La domination nationale affirmée : la Coupe de France 2016
Le 21 mai 2016, le PSG affronte l'OM en finale de la Coupe de France. Dans un Stade de France en ébullition, les Parisiens s'imposent 4-2 face au grand rival, décrochant ainsi leur dixième Coupe de France. Cette victoire symbolise la domination nationale du club, qui réalise un triplé historique cette saison-là en remportant également la Ligue 1 et la Coupe de la Ligue.
La consécration européenne manquée : la finale de la Ligue des champions 2020
Le 23 août 2020, le PSG atteint pour la première fois de son histoire la finale de la Ligue des champions, affrontant le Bayern Munich. Malgré une performance solide, les Parisiens s'inclinent 1-0, le but de Kingsley Coman scellant leur défaite. Cette rencontre, perdue dans le contexte particulier d'un Final Four exceptionnel en période de Covid, reste évidemment l'un des plus grands regrets du club parisien.

Coupe de la Ligue 2008 : PSG - Lens
Avant d’affronter l’OL ce samedi soir au Stade de France, le PSG a déjà disputé quatre finales de la Coupe de la Ligue. Triple vainqueur en 1995, 1998 et 2008, le club parisien, en quête d’un quatrième sacre, sera l’unique détenteur de ce record s’il s’impose contre Lyon ce samedi soir au Stade de France.
Le 29 mars 2008, le PSG remporte sa troisième Coupe de la Ligue dans un match qui sentait la poudre face à R.C. Lens. Respectivement 17 ème et 18 ème avant la rencontre, le RC Lens et le club parisien vivent tous deux une saison tourmentée. Contrairement à la crainte générale, le match est débridé et d’une intensité rare.
Dès la 6 ème minute, Amara Diané, côté droit, sert Pedro Pauleta dans l’axe dont la frappe est contrée par Adama Coulibaly. Malgré le manque de concrétisation offensive on perçoit un PSG plus affuté. 19ème minute, la domination parisienne est logiquement concrétisée. Pedro Pauleta décale Clément Chantôme dont la frappe mole à l’entrée de la surface est contrée par un défenseur lensois. Le buteur portugais bien placé reçoit le cuir dans les pieds et lob Le Crom d’une pichenette audacieuse à l’aveugle dont lui seul a le secret. 1-0.
A 1-0, les joueurs parisiens lâchent du terrain au profit de leurs homologues nordistes. Le portier international malmené depuis quelques semaines est décisif dans les airs à la 25 ème minute face à Toifilou Maoulida. Probablement requinqués par le duo Papin-Leclercq, les lensois entament cette deuxième période pied au plancher. Il faut encore un grand Mickaël Landreau pour préserver le score aux 47 et 51èmes minutes. Mais le gardien parisien va plier une minute plus tard sur une énième offensive lensoise et devant la frappe pure à raz de terre d’Eric Carrière suite à un beau mouvement avec Maoulida. (1-1).

Si la première période était globalement parisienne, la deuxième mi-temps est incontestablement Lensoise. 64ème minute, touché en première periode, Clément Chantôme, auteur d’un bon match cède sa place à Bernard Mendy. En fin de rencontre, les franciliens reprennent du poil de la bête. Tout d’abord par Amara Diané dont la frappe est stoppée par Ronan Le Crom (83 ème). Le temps réglementaire est terminé. L’arbitre assistant annonce quatre minutes de temps additionnel.
Les lensois tentent le tout pour le tout, et sur une belle frappe de Demont, Mickaël Landreau est obligé de s’employer et de claquer le cuir en…six mètres. Petite erreur de jugement de l’arbitre qui ne siffle pas corner. Une faute d’arbitrage qui sera lourde de conséquences pour le club nordiste car sur la contre attaque suivante, Diané lance Luyindula qui devance de justesse Vitorino Hilton. Le combat est âpre entre les deux hommes mais tourne à l’avantage du parisien. Légèrement déséquilibré par le brésilien, Luyindula s’effondre dans la surface. Penalty !
L’euphorie générale dans le virage parisien tranche avec la consternation lensoise d’en face. Contrairement à toute attente c’est Bernard Mendy qui s’apprête à tirer. Sûr de lui, le défenseur parisien replacé milieu de terrain pour cette fin de saison s’élance, marque un léger temps d’arrêt dans sa course et prend Le Crom à contre pied sur une frappe mole côté droit. (2-1, 92 ème). Monsieur Duhamel siffle le coup de sifflet final quelques secondes plus tard et offre la victoire aux Parisiens.
Les finales européennes du PSG
Le club de la capitale a un rendez-vous majuscule avec son histoire. Au-delà de mettre le point final sur une quête entreprise il y a maintenant plus de 12 ans, lorsque QSI a pris le contrôle du club, le PSG a également la possibilité de devenir le premier club de l’Hexagone à remporter deux Coupes d’Europe. Avant ce PSG-Inter, il était donc temps de se replonger dans ces finales qui ont commencé à jalonner l’histoire européenne du club.
PSG-Rapid Vienne (1-0), finale de Coupe des Coupes 1996
Consécration car à ce moment-là, le PSG est sur une phase ascendante avec une demi-finale de Coupe UEFA en 1993, une demie de Coupe des coupes en 1994, et une demie de Ligue des champions en 1995. Paris s’impose progressivement comme une force qui compte, alors il faut désormais convertir cette montée en puissance par un titre.
Amputé par le départ de joueurs majeurs comme George Weah, David Ginola, Ricardo ou encore Valdo à l’été 1995, le PSG se renforce avec les arrivées de Laurent Fournier, Julio César Dely Valdès, Patrice Loko, Youri Djorkaeff ou encore Bruno Ngotty. Troisième du championnat la saison précédente mais vainqueur des deux Coupes, le PSG est donc aligné en C2 et élimine d’abord Molde puis le Celtic pour se hisser en quart de finale où l’attend Parme, vainqueur de la compétition en 1993 et finaliste sortant. Battu à l’aller en Italie sur un but du futur Ballon d’Or Hristo Stoichkov, Paris s’impose au Parc (3-1) grâce notamment à un doublé de Rai. En demi-finale, et mis sur orbite par un but somptueux de Djorkaeff à l’aller, les Parisiens sortaient La Corogne (1-0, 1-0) avant finalement d’aller chercher leur Graal en finale face aux Autrichiens. Bruno Ngotty, buteur sur un coup franc indirect d’une trentaine de mètres, devenant le héros de tout un club.
PSG-Juventus (1-6, 1-3), finale de la Supercoupe d’Europe 1996
Six mois plus tard, le PSG défie le vainqueur de la Ligue des champions en finale de la Supercoupe d’Europe, laquelle se joue à l’époque en match aller-retour. Luis Fernandez a été remplacé par Ricardo sur le banc et quelques cadres comme Daniel Bravo et Youri Djorkaeff ont migré vers d’autres cieux. Paris se veut ambitieux mais face à l’épouvantail de la Ligue des champions dans les années 1990 (trois finales de suite en 1996, 1997 et 1998), la Juventus de Marcelo Lippi, la claque est monumentale, historique même, avec un cinglant 6-1 infligé par les Turinois, qui menaient même 4-0 au Parc des Princes dès la mi-temps du match aller. Le 6-1 le plus marquant de l’histoire du PSG en Coupe d’Europe avant que n’advienne celui de mars 2017.
PSG-FC Barcelone (0-1), finale de Coupe des Coupes 1997
Et pourtant quelques mois plus tard, le PSG est bien de retour en finale de Coupe d’Europe avec l’occasion de conserver son titre en Coupe des coupes, un an après la victoire contre le Rapid mais avec cette fois, un défi d’une toute autre ampleur. En effet, c’est ni plus ni moins que le FC Barcelone qui se présente face aux Parisiens à Rotterdam, avec dans ses rangs des joueurs de premier plan comme le portier Vitor Baia, le défenseur Fernando Couto, au milieu Pep Guardiola, Luis Figo, Luis Enrique et devant, la nouvelle terreur du football mondial, le Brésilien Ronaldo (qui sera élu Ballon d’Or quelques mois plus tard).
Deux ans plus tôt, c’est le Paris de Luis Fernandez qui avait sorti le Barça de Johan Cruyff en quart de finale de Ligue des champions, au terme d’un sommet du jeu. Mais cette fois, c’est le Barça qui a le dernier mot. Héros à Bruxelles douze mois plus tôt, Bruno Ngotty est cette fois fautif lorsqu’il est pris de vitesse par Ronaldo, et concède un penalty que le Brésilien transformera pour l’unique but de la partie (1-0, 36e). Une défaite qui sonne aussi le glas d’une période dorée pour le PSG sur la scène continentale, puisqu’il faudra attendre près de 23 ans avant de goûter à nouveau à l’ivresse d’une grande finale.
FC Bayern-PSG (1-0), finale de Ligue des champions 2020
Après un quart de siècle en salle d’attente, et alors qu’il avait connu un déclassement progressif sur la scène continentale sous l’égide de Canal + puis Colony Capital, Paris surfe sur l’arrivée d’un nouvel investisseur, QSI, pour retrouver son lustre d’antan. Mais il faut près d’une décennie entre le rachat par le Qatar en 2011 et la finale de 2020 pour que le club matérialise ses nouvelles ambitions. Porté par certains des meilleurs joueurs du monde à leur poste et dans un contexte plombé par la crise sanitaire du Covid-19, le PSG défie en finale, à Lisbonne et à huis clos, le FC Bayern, vainqueur un peu plus tôt du Barça (8-2) puis de l’OL (3-0), tandis que Paris avait lui su disposer de Dortmund, de l’Atalanta et de Leipzig.
Dans une finale fermée, le PSG a ses chances. Neymar puis Mbappé manquant de peu l’ouverture du score. Mais c’est finalement un ancien du PSG, Kingsley Coman, qui offrira la victoire aux Allemands en deuxième période sur un coup de tête victorieux. Paris s’est rapproché de son objectif suprême, mais la marche était encore un peu haute.
Palmarès du PSG
Le PSG compte 57 titres à son palmarès. Il est le club le plus titré de France. Le PSG a ajouté un nouveau trophée à son riche palmarès, ce mercredi 17 décembre, grâce à sa victoire lors de la Coupe Intercontinentale contre Flamengo (1-1, 2-1 t.a.b.).
Dans le détail en France, Paris a soulevé 16 Coupes de France, 13 Trophées des champions ainsi que 9 Coupes de la Ligue.
| Compétition | Nombre de titres |
|---|---|
| Coupe de France | 16 |
| Trophée des champions | 13 |
| Coupe de la Ligue | 9 |
| Autres titres | 19 |
| Total | 57 |