Le Paris Saint-Germain (PSG), plus qu'un simple club de football, est une institution qui a marqué l'histoire du sport français et européen. Fondé en 1970, le club a connu une ascension fulgurante, passant d'une équipe locale à une puissance mondiale, grâce à des investissements stratégiques et une vision ambitieuse.
L'histoire du Paris Saint-Germain suit les différents acteurs qui l’ont vu évoluer et notamment les investisseurs à la tête de la société depuis les années 70. Le club de football Paris Saint-Germain naît en effet en 1970 du rapprochement de deux équipes et sous la présidence de Pierre-Étienne Guyot. Le Paris Football Club, fondé en 1969, et le Stade Saint-Germain, club historique fondé en 1904 se rapprochent donc dès 1970 pour devenir un seul groupe.
La direction du club est confiée à Henri Patrelle et Guy Crescent. Le succès est au rendez-vous mais cela ne suffit pas pour garder l’équilibre au sein de la société. Ainsi, dès 1972, le groupe se sépare, avec d’un côté les professionnels, sous l’étiquette Paris FC, et de l’autre les amateurs, qui évolueront en 3e division mais tout en gardant l’appellation Paris Saint-Germain.
C’est ensuite un nouveau patron qui intervient et avec lui de nouvelles querelles. Mais la direction est toujours sous le contrôle d’Henri Patrelle. Plus de désaccords entre les deux hommes que de réelle harmonie. Et c’est également valable sur le terrain, entre l’entraîneur, Robert Vicot et le directeur technique, Just Fontaine.
En 1974, Daniel Hechter prendra le poste de président, suite à la démission d’Henri Patrelle. Mais des soucis financiers et un scandale dans la vente de billets, dont une partie était versée en secret aux joueurs sans passer par les caisses du club, obligent le président à quitter son poste en 1978.
Une nouvelle étape commence donc pour le club parisien. François Borelli reprend les rênes de 1978 à 1991, soit 13 saisons. Cette présidence est marquée par des victoires, en 1982 lors de la coupe de France notamment. Mais également en 1986, lorsque le PSG est sacré champion après 26 matches sans défaites : un record !
L’histoire prend fin en 1991, alors que le management s’essouffle et que le club connaît des soucis financiers.La nouvelle équipe dirigeante est à l’image de la société de divertissement dans laquelle le sport professionnel est magnifié. C’est la chaîne de télévision, CANAL+, diffuseur du championnat français, qui décide de prendre le contrôle du club.
Michel Denisot prend la place de François Borelli de 1991 à 1998. Avec les moyens de la télévision, le club s’offre de grands joueurs et Luiz Fernandez, comme entraineur, et les résultats sont au rendez-vous. Mais en 1998, une crise éclate et oblige Michel Denisot à laisser sa place à Charles Biétry.
Ce dernier ne marque pas sa présidence par de bons choix stratégiques et est très vite remplacé, l’année suivante, par le directeur financier de CANAL+, Laurent Perpere. Il quitte à son tour le poste de président en 2003 pour Francis Gaille. CANAL+ se désengagera du club en juin 2006 au profit d’un conglomérat d’investisseurs composé de Morgan Stanley, Butler Capital Partners et porté par Colony Capital.
En 2008, deux événements importants marquent l‘histoire du groupe : d’un côté le meilleur buteur (avec 110 buts), le portugais Pauleta, prend sa retraite, et d’un autre Charles Villeneuve, ancien directeur des sports de TF1, prend la présidence. Mais des problèmes de management surviennent qui entrainent de mauvais rapports entre la direction et l’entraîneur et obligent le groupe d’investisseurs à prendre des décisions.
Le club se transforme avec l’arrivée de Qatar Investment Authority, et avec lui de nouveaux moyens, de nouveaux recrutements, essentiellement des stars internationales, telles que Carlo Ancelotti, Javier Pastore, Zlatan Ibrahimovic etc. Et pour marquer son temps et son empreinte, la direction décide de changer le logo du club en 2013.
En 1991, Canal+ investit dans le PSG et Michel Denisot devient président-délégué du club. Durant l'ère Canal+, le Paris Saint-Germain remporte un championnat de France (1994), cinq coupes de France (1993, 1995, 1998, 2004 et 2006), deux coupes de la Ligue (1995 et 1998), une coupe d'Europe des vainqueurs de coupes (1996) et une coupe Intertoto (2001).
En juin 2006, Canal+ revend le club à des fonds d'investissement américain (Colony Capital), français (Butler Capital Partners) et à une banque américaine (Morgan Stanley). Alain Cayzac est nommé président du club le 20 juin 2006. Malgré une sixième Coupe de France historique remportée contre l'Olympique de Marseille, les deux saisons qui suivent (2006-2007 et 2007-2008) sont les plus difficiles du club, tant sur le plan sportif qu'extra-sportif, avec notamment les incidents à l'issue du match de coupe UEFA contre Hapoël Tel-Aviv à l'origine du décès par balle d'un supporter parisien.
Le premier titre de l'ère Colony Capital est remporté le 29 mars 2008 : c'est une victoire en Coupe de la Ligue contre le RC Lens, la troisième pour le club, et est par le même temps finaliste de la Coupe de France contre Lyon. Deux ans plus tard, en 2010, le PSG gagne la coupe de France contre l'AS Monaco. L'année suivante, Paris s'incline en finale de la Coupe de France face au futur champion Lillois, et termine 4e du championnat ne se qualifiant finalement pas pour la Ligue des Champions.
En 2011, Qatar Investment Authority rachète 70 % des parts du club. Le 6 mars 2012, QSI rachète les 30% restants à Colony Capital et devient donc propriétaire à 100% du PSG. Colony Capital signe l'arrivée de Nicolas Douchez avant de passer la main aux Qataris.
Historique des logos du PSG. [1970/2013]
L'Ère QSI : Une Nouvelle Dimension pour le PSG
Le véritable tournant de l'histoire du PSG survient en 2011 avec l'acquisition du club par Qatar Sports Investments (QSI). Cette acquisition marque le début d'une nouvelle ère, caractérisée par des investissements massifs et une ambition démesurée.
Les dirigeants de QSI, par l'intermédiaire de Nasser Al-Khelaïfi, fixent des objectifs ambitieux, et apportent des moyens financiers considérables : cent millions d'euros pour recruter des joueurs à l'été 2011 et souhaitent remporter le championnat de France, mais aussi toutes les coupes auxquelles le club participe. QSI supprime le poste de Robin Leproux et nomme Leonardo au poste de directeur sportif.
Jean-Claude Blanc est nommé quelque temps plus tard directeur général délégué du club. Leonardo fait venir plusieurs joueurs du championnat italien tels que Jérémy Ménez, Mohamed Sissoko, et Salvatore Sirigu. Des joueurs de Ligue 1 rejoignent aussi Paris comme Kevin Gameiro, Blaise Matuidi, et Milan Biševac. Le président Al-Khelaïfi évoque également une construction à long terme, veut miser sur de jeunes joueurs talentueux et déclare à plusieurs reprises « être à la recherche du nouveau Messi ».
Il pense d'abord avoir trouvé le « nouveau Messi » en Javier Pastore qui signe en faveur du club de la capitale pour 43 millions d'euros, ce qui constitue un record dans le championnat de France. Cette vision du club est couronnée de succès pendant les premiers mois. Sur le plan sportif, le club de la capitale est champion d'automne. Mais le 30 décembre 2011 pendant la trêve hivernale, l'Italien Carlo Ancelotti, double vainqueur de la Ligue des champions, devient le nouvel entraîneur du Paris Saint-Germain en succédant à Antoine Kombouaré limogé. Trois nouvelles recrues renommées rejoignent le PSG pendant le mercato hivernal : Maxwell, Thiago Motta et Alex. Finalement le PSG terminera 2e derrière le surprenant Montpellier.
À l'intersaison 2012, le PSG est l'un des clubs les plus actifs du marché des transferts. Cinq nouveaux joueurs et pour la plupart déja grandes stars sont recrutés : l'argentin Ezequiel Lavezzi pour 31 millions d'euros, le jeune Marco Verratti désigné comme le « nouveau Pirlo », et les deux grands noms du Milan AC : Zlatan Ibrahimović, pour un montant de 20 millions d'euros et le défenseur capitaine du Brésil Thiago Silva pour un montant record en France de 49 millions d'euros. De plus, la jeune pépite brésilienne Lucas arrivera à Paris lors du mercato d'hier, de même que la superstar David Beckham venant terminer sa carrière à Paris.
Pour la première fois depuis 1995, le PSG arrive à se qualifier pour les 1/4 de finale de Ligue des Champions aux dépends de Valence. Ils tomberont ensuite contre le FC Barcelone aux buts à l'extérieur seulement (2-2 , 1-1) cloturant ainsi leur superbe parcours européen. Le 12 mai 2013, pour la troisième fois de son histoire après les titres de 1986 et 1994, le Paris Saint-Germain est sacré Champion de France, battant par la même occasion le record d'invaincibilité avec 23 matchs sans encaisser de buts.
L'intersaison est rendue compliquée par les atermoiements autour du départ de l'entraîneur Carlo Ancelotti, finalement remplacé par Laurent Blanc. Peu de temps après, Leonardo annonce sa démission. Le 16 juillet, le club recrute l'attaquant uruguayen Edinson Cavani contre une indemnité d'environ 64 millions d'euros, un nouveau record en France.
Avec l'arrivée de QSI, le PSG attire des stars mondiales telles que Zlatan Ibrahimović, Neymar Jr., Kylian Mbappé et Lionel Messi. Ces joueurs de renom contribuent à renforcer l'équipe et à élever le niveau de jeu du club.
En 1994, le PSG est classé club numéro 1 mondial de l'année par l'International Federation of Football History & Statistics. Le PSG est le seul club français à avoir été classé à ce rang. Il fut précisément premier du classement pendant cinq mois, de novembre 1994 à mars 1995.
Parallèlement, 60 personnes ont été recrutées en CDI en trois ans au siège de la société, depuis l’arrivée des investisseurs du Qatar. En termes de recettes, le club récolte plus de 90 millions d’euros en droits télévisés. Une controverse sur le fair-play a été lancée, s’interrogeant sur le rapport entre le club, son investisseur et son diffuseur, tous les trois aux mains des mêmes acteurs.
La vente des billets représente également une très bonne source de revenus pour le club, avec 47,1 millions d’euros pour la saison 2013-2014. Enfin le merchandising et les sponsors participent aux comptes de l’entreprise. En ce qui concerne le stade, la Ville de Paris a consenti un bail de trente ans. La stratégie est de promouvoir de plus en plus d’espaces VIP ou de « business seats ». C’est Zlatan Ibrahimovic qui a le plus haut revenu du club en 2014, avec 1,35 million d’euros par mois.
La fondation PSG a vu le jour en 2000. Le club de football masculin s’est hissé au rang de 5e club le plus riche du monde, selon un rapport du cabinet britannique Deloitte datant de janvier 2015. Le chiffre d’affaires du club s’élève à 474,2 millions d’euros. Devant lui, se placent le Real de Madrid, Manchester United, Bayern de Munich et le FC Barcelone. C’est évidemment la masse salariale qui pèse le plus sur les comptes du club.
Expansion Internationale : L'Investissement dans le SC Braga
En investissant au Portugal, l’actionnaire du Paris SG, QSI, poursuit sa volonté d’expansion à l’internationale. Depuis le lundi 10 octobre 2022, Qatar Sports Investments investit le marché portugais. QSI - société propriétaire du Paris Saint-Germain depuis 2011 et dont Nasser Al-Khelaifi est le président - a acquis 21.67% des parts du capital social de la société anonyme sportive (SAD, en portugais) du Sporting Clube de Braga.
"Le Portugal est un pays fondé sur le football - avec des fans parmi les plus passionnés et l'un des meilleurs réseaux de talents au monde, se félicite Al-Khelaifi dans un communiqué. Le SC Braga est une institution portugaise exemplaire - avec une histoire prestigieuse, une ambition énorme et une réputation d'excellence sur et en dehors du terrain."
En rachetant les parts qui étaient détenues par Olivedesportos, et à en croire le dernier rapport comptable de la SAD, QSI devient le deuxième actionnaire des Guerriers du Minho, derrière le club / l’association (36,88%) et devant Sundown Investments Limited (17,04%) - sur qui le lanceur d’alerte lié aux "Football Leaks", Rui Pinto, a récemment émis des doutes. QSI devient le premier actionnaire extérieur de la SAD du Sporting de Braga.
Cette opération n’entraîne aucun changement dans la gestion du Sporting Clube de Braga Futebol, SAD, (r)assure António Salvador. Une totale autonomie sur les décisions étant maintenue vis-à-vis de l’Administration nommée avec le soutien de l’actionnaire majoritaire, le Sporting Clube de Braga [le club]. Et en cas d’ouverture de capital, qu’en serait-il ? Sérgio Pereira, éditeur-en-chef du site maisfutebol écrit que QSI "ambitionne à l’avenir d’augmenter sa participation" dans le capital de la SAD du Sp. Braga.
Certes, pour le moment, le club demeure le principal décisionnaire, mais en rachetant les parts d’Olivedesportos, QSI hérite aussi du droit de vote de cette dernière. Dans le communiqué envoyé au marché boursier portugais (CMVM ; la SAD de Braga est cotée en bourse), il est d’ailleurs précisé: "Qatar Sports Investments informe que les droits de vote mentionnés sont aussi imputables à l’Etat du Qatar, en tant qu’entité ayant le pouvoir de contrôle sur Qatar Sports Investments."
Une posture qui inquiète certains supporters et suiveurs du Sp. Braga. L’ancien dirigeant du club, António Duarte, qui "demande la démission de Salvador", alerte dans Record: "Le pire est à venir. C’est un positionnement de pouvoir qui dépasse les supporters et nous ne pouvons permettre que cela puisse se produire."
Ricardo Rio, maire de la ville Braga - qui fut pendant longtemps l’un des principaux actionnaires du club - se veut rassurant: "Ma première préoccupation était que le Sp. Braga ne perde pas le contrôle sur la SAD. D’après ce qui a été annoncé, il s’agit d’un mouvement de parts entre actionnaires privés."
"Il ne s’agit pas d’un investisseur particulier mais de l’Etat du Qatar, poursuit-il. Cette attention qu’éveillent le Sp. Braga et Braga, de façon indirecte, chez une puissance économique comme celle-ci peut, je l’espère, entraîner d’autres opportunités d’investissement qui pourraient se présenter à l’avenir."
Cité sur maisfutebol, João Paulo Correia, Secrétaire d’Etat aux sports portugais, constate "l’entrée sur le marché portugais d’un des plus grands investisseurs internationaux" et indique que "cet investissement démontre l’attractivité de l’industrie du football national, en espérant qu’il soit toujours plus compétitif sur le plan international." A noter qu’un groupe de travail a récemment été créé afin de règlementer sur la transparence des investissements réalisés au sein des insutitions sportives portugaises.
En quelques heures, l’action du SC Braga a grimpé de 20% sur le marché Euronext. "Nous croyons que QSI est l’actionnaire parfait pour accélérer notre expansion et notre croissance, en nous aidant à réaliser notre potentiel", assure-t-il. "En tant qu’investisseurs et partenaires, nous sommes motivés par l’innovation, la croissance et le développement - tant au niveau des équipes masculines et féminines, comme sur l’aspect commercial de la marque - afin que le Sp. Braga poursuivre son chemin ambitieux", répond Al-Khelaifi.
Et la marque SC Braga aurait été évaluée aux alentours des 90 millions d’euros. Selon une source proche de la société qatarienne citée par l’AFP, QSI aurait aligné 20 millions d’euros pour moins de 22% des parts de la SAD. Le montant est en-deçà, glisse un autre proche du dossier. Quoi qu’il en soit, le SCB a des arguments : une expertise en matière de détection, formation et valorisation des joueurs.
Depuis sa prise de pouvoir (2003), Salvador a vendu pour plus de 300 millions d’euros en transferts de joueurs, comme David Carmo, Trincão ou Pedro Neto mais aussi d’entraîneurs, comme Rúben Amorim "transféré" pour 10 millions d’euros au Sporting (hors intérêts).
En attendant la prochaine négociation des droits télés prévue pour 2027 - qui seront mutualisés pour la première fois au Portugal - le Sp. Braga espère aussi s’appuyer sur le réseau et les connaissances de QSI en matière de sponsoring et merchandising. Le Qatar, lui, poursuit également son développement à l’international, à l’image ce qu’il a pu faire en Belgique (à Eupen), en Espagne (Cultural Leonesa), en Autriche (LASK Linz) à travers Aspire Zone Foundation.
Au lendemain du communiqué dévoilant l’entrée de QSI à Braga, les éditos dans la presse portugaise sont éloquents: "Le jour qui a changé le football portugais", écrit le gestionnaire Mauro Xavier dans Record qui évoque "le moment du virage dans le football portugais". "Braga a fait un pas de géant", assure Jorge Maia dans O JOGO qui se demande si "les règles d’un jeu que nous nous sommes habitués à voir être disputé par un groupe restreint de trois clubs ne viendraient pas à changer". "Un requin du Qatar nage dans les eaux du football portugais", dessine José Manuel Delgado dans A Bola. Une forme d’enthousiasme qui va jusqu’à titiller la bourse.

Conflits d'Intérêts Potentiels
Face à cette opération, peut aussi se poser aussi la question d’un possible conflit d’intérêt. Sur les quinze dernières années, le Paris SG et Sporting de Braga n’ont loupé l’Europe qu’à une seule reprise. Et potentiellement, ils pourraient, comme en 2008-2009 (en huitièmes de C3), se retrouver face-à-face.
L’article 5 du règlement de l’UEFA sur les compétitions européennes portant sur "l’intégrité des compétitions/multipropriété des clubs" stipule: "Aucun club participant à une compétition interclubs de l’UEFA ne peut directement ou indirectement détenir ou négocier des titres ou des actions de tout autre club participant à une compétition interclubs de l’UEFA" ; "personne ne peut être, en même temps, directement ou indirectement impliqué, de quelque manière que ce soit, dans la gestion, l’administration et/ou les activités sportives de plus d’un club participant à une compétition interclubs de l’UEFA" ; de même, "aucune personne physique ou morale ne peut avoir le contrôle de ou exercer une influence sur plus d’un club participant aux compétitions interclubs de l’UEFA, un tel contrôle ou une telle influence se définissant dans le présent contexte comme le fait d’être en mesure d’exercer, de quelque manière que ce soit, une influence décisive lors de la prise des décisions du club."
Bien qu'il ne soit pas actionnaire majoritaire à Braga, QSI y détient son droit de vote. Celui-ci peut-il être jugé "décisif" par les instances ? Ce mardi, le quotidien O JOGO (aussi) se pose la question. Si tel était le cas, conformément au règlement, c’est le club portugais, au regard de ses résultats sportifs, de son classement, et du ranking UEFA qui devrait se retirer.
L’homme d’affaires qui avait obtenu son premier mandat à la tête du SCB en 2003, a déjà proposé un "plan", l’été dernier, afin d’augmenter la compétitivité et la concurrence au sein d’un campeonato vampirisé par les "Trois grands". Depuis son existence et après 88 éditions, le championnat portugais n’a connu que cinq champions différents: Benfica (37 titres), FC Porto (30), Sporting (19) et… Belenenses et Boavista, à une seule reprise.
Braga, qui avait atteint la finale de l’Europa League 2011 (perdue face… au FC Porto), qui avait terminé dauphin du Benfica en 2010, aimerait sortir de l’ombre des géants. Mais comment ? Alors que de plus en plus de clubs portugais se vendent à des investisseurs étrangers, alors que les grands, eux, restent prudents face à cette possibilité, Salvador part se chercher des alliés ailleurs, s’ouvre et tente le pari. Celui de tenter le boss de Paris, avec le fantasme de voir gonfler un budget sans cesse grandissant - qui dépasse les 30 millions d’euros cette saison - mais encore loin du trio.
Tableau des Propriétaires et Présidents du PSG
| Période | Propriétaire | Président |
|---|---|---|
| 1970-1991 | Divers investisseurs | Pierre-Étienne Guyot, Henri Patrelle, Daniel Hechter, François Borelli |
| 1991-2006 | Canal+ | Michel Denisot, Charles Biétry, Laurent Perpere, Francis Graille |
| 2006-2011 | Colony Capital, Butler Capital Partners, Morgan Stanley | Alain Cayzac, Charles Villeneuve, Robin Leproux |
| 2011-Présent | Qatar Sports Investments (QSI) | Nasser Al-Khelaïfi |
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