Carte de France du Football : Divisions et Organisation

Le football français est structuré en plusieurs divisions, allant du niveau professionnel au niveau amateur. Cette organisation est gérée par la Fédération Française de Football (FFF) et ses ligues régionales, assurant le développement et l'encadrement de la discipline à tous les niveaux.

Carte des départements français

La Ligue du Football Amateur (LFA)

Créée en 1995 à la demande des Ligues et Districts, la Ligue du Football Amateur (LFA) joue un rôle structurant au sein de la FFF. Elle est chargée de gérer l'ensemble du football amateur et de relayer les programmes fédéraux auprès des Ligues et Districts. La LFA accompagne les clubs dans leurs efforts de structuration et de développement, assiste plus spécifiquement les Ligues d'outre-mer et promeut le football amateur au sens large sur le territoire.
Le bureau exécutif de la LFA (BELFA) - élu pour 4 ans - constitue son organe directeur. Il se réunit chaque année en Assemblée Générale, pour faire le point sur les projets en cours et déterminer les grandes orientations à venir.

Chiffres Clés du Football Amateur

  • 20 Ligues régionales et 91 Districts : Ils organisent le football à l'échelle locale, en métropole et en Outre-Mer.
  • 120 millions d'euros : Montant total des aides au football amateur pour la saison 2025-2026.
  • 12 000 clubs de football : Nombre de clubs sur tout le territoire.
  • 400 000 bénévoles : Personnes qui s'investissent et donnent de leur temps pour contribuer à la vie des clubs.

La Féminisation du Football

Depuis 2012, la FFF a mis en place un plan de féminisation pour valoriser la place des femmes dans le football amateur et de haut niveau. Cette structuration a permis de favoriser une progression importante du nombre de licenciées et la présence au plus haut niveau mondial des équipes de France féminines. La Coupe du monde féminine organisée en France en 2019 est considérée comme l'édition la plus réussie de l'histoire.

Réforme Territoriale des Ligues Régionales

A la demande de l'Etat, la Fédération Française de Football (FFF) a remodelé les Ligues régionales pour correspondre au redécoupage des nouvelles régions administratives issues de la réforme du territoire. Depuis 1979, la FFF compte 22 Ligues et 102 Districts en France métropolitaine. Mais avec le passage à 13 régions administratives, la FFF a redécoupé la carte de l'Hexagone en autant de Ligues et avec une vingtaine de Districts en moins.

Pour certaines régions, il n'y a aucun changement. La nouvelle Ligue correspond à l’ancienne, c'est le cas pour cinq d'entre elles : Paris Ile-de-France, Bretagne, Centre-Val-de-Loire, Méditerranée et Corse. En revanche, les autres seront issues de fusion : c'est le cas notamment des vastes régions "Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine", "Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon" et "Aquitaine - Poitou-Charente et Limousin".

Ce chantier lourd impacte tous les volets du football amateur : compétitions, administratif, emplois, juridique... Avec un calendrier qui plus est serré car, dans l’idéal, les Ligues doivent fusionner et se réorganiser d’ici janvier 2017.

Impact sur l'Organisation Sportive

Cette réforme devrait avoir un impact sur l’organisation des compétitions. Si dans certaines régions, le changement sera indolore, certaines Ligues XXL comme celle du Sud-Ouest vont être confrontées à des problèmes de distance. Certains déplacements nécessiteront plusieurs heures de trajet au sein de la même région en particulier pour le très haut niveau régional.

Une problématique sur laquelle le groupe de travail sur la réorganisation des championnats nationaux qui réunit la FFF, la DTN, des représentants des Ligues, des Districts et des clubs se donne le temps de trouver une solution. La suppression du CFA2 (le plus plus petit échelon national) en tant que tel a été évoqué parmi d’autres pistes mais, à ce stade, rien n’a été tranché ni acté.

Cette réforme devrait aussi déboucher sur une homogénéisation des appellations. Aujourd'hui, il existe jusqu'à cinq niveaux et une quinzaine de dénominations différentes... parfois pour le même niveau (Division Honneur, Division Honneur Régionale, Promotion Honneur, Promotion Ligue..). Cette partie de la réforme ne doit pas voir le jour avant la saison 2017-2018.

Cette réforme est d'abord administrative et pourrait avoir des conséquences sur 1.000 emplois. Comme l'avait déjà promis le président Noël Le Graët, l'objectif de la FFF est clair : conserver tout le monde. Pour le président de la Fédération, le maintien de l’emploi permettra même d’améliorer et d’optimiser les services en direction des clubs amateurs, notamment. Le personnel pourra être ainsi être réaffecté et développer de nouveaux services.

Autre volet à gérer : les biens immobiliers des sièges des "anciennes" Ligues. Ils ne devraient pas être vendus - le cas contraire, des questions des préavis non anticipés pourraient se poser - mais conservés pour offrir plus d’espaces aux services décentralisés de la FFF, aux cadres techniques, aux clubs...

Qui dit fusion de certaines Ligues dit batailles de postes en vue. Notamment concernant ceux des présidents de ces instances régionales. Qui va laisser sa place ? Concrètement, la Ligue "Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine" n'aura plus qu'un seul patron contre trois actuellement (un par zone). Des tensions locales pourraient également apparaître pour en prendre la tête comme en "Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon" et en Normandie.

Autre conséquence de cette réforme : l'élection à la présidence de la FFF a été repoussée à mars 2017. Initialement prévue en décembre 2016, elle a été décalée afin que les élections des nouveaux présidents de Districts et de Ligue - nouvelles formules - puissent se dérouler. Viendra ensuite le temps d'élire le successeur de Noël Le Graët qui a prévu de dire cet automne s'il se représentait ou pas.

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Panorama des Championnats Nationaux Masculins (Saison 2025-2026)

Voici un aperçu des clubs évoluant dans les championnats nationaux masculins pour la saison 2025-2026 :

Ligue 1

  • Maintenus: Angers SCO, AJ Auxerre, Stade Brestois 29, Le Havre AC, RC Lens, Lille OSC, Olympique Lyonnais, Olympique de Marseille, AS Monaco, FC Nantes, OGC Nice, Paris Saint-Germain FC, Stade Rennais FC, RC Strasbourg Alsace, Toulouse FC.
  • Promus de Ligue 2: FC Lorient, FC Metz, Paris FC.

Ligue 2

  • Relégués de Ligue 1: Montpellier Hérault SC, Stade de Reims, AS Saint-Etienne.
  • Maintenus: AC Ajaccio, Amiens SC, FC Annecy, SC Bastia, Clermont Foot 63, USL Dunkerque, Grenoble Foot 38, EA Guingamp, Stade Lavallois Mayenne F, Pau FC, Red Star FC, Rodez Aveyron F, ES Troyes AC.
  • Promus de National: AS Nancy Lorraine, Le Mans FC.

National

  • Relégué de L2: SM Caen, FC Martigues.
  • Maintenus: Aubagne FC, US Boulogne-sur-Mer Côte d’Opale, Football Bourg-en-Bresse/Péronnas 01, US Concarneau, Dijon Football Côte d’Or, US Orléans Loiret Football, Paris 13 Atletico, Quevilly/Rouen Métropole, FC Rouen 1899, FC Sochaux Montbéliard, Valenciennes FC, FC Versailles 78, FC Villefranche Beaujolais.
  • Promus de N2: FC Fleury 91, Le Puy Foot 43, Stade Briochin.

National 2

  • Relégué de National: La Berrichonne de Châteauroux, Nîmes Olympique.
  • Maintenus: Andrézieux-Bouthéon FC, Angoulême Charente FC, US Avranches MSM, FC Balagne, AS Beauvais Oise, Bergerac Périgord FC, ASC Biesheim, Blois F41, FC93 Bobigny/Bagnolet/Gagny, FC Girondins de Bordeaux, Bourges FC, AS Cannes, FC Chambly Oise, US Chantilly, Voltigeurs de Châteaubriant, US Créteil, Dinan/Léhon FC, SA Epinal, Entente Feignies/Aulnoye-Aymeries FC, Etoile FC Fréjus/Saint-Raphaël, AS Furiani/Agliani, RC Pays de Grasse, FCSR Haguenau, Hyères FC, Istres FC, La Roche-sur-Yon Vendée, Vendée Les Herbiers Football, Saint-Colomban Locminé, Marignane/Gignac/Côte Bleue FC, Stade Poitevin FC, GFA Rumilly/Vallières, US Saint-Malo, AS Saint-Priest, Saint-Pryvé/Saint-Hilaire FC, US Thionville Lusitanos, SC Toulon.
  • Promus de N3: Aviron Bayonnais FC, FC Borgo, FC Chauray, SR Colmar FA, FC Dieppe, FC Limonest/Dardilly/Saint-Didier, FC Lorient B, FC Montlouis-sur-Loire, FC Rousset SVO, US Saint-Maur Lusitanos.

National 3

Les clubs de National 3 sont nombreux et variés, représentant un large éventail de villes et de régions. Parmi eux, on trouve :

  • Relégués: Genets Anglet Football, FCM Aubervilliers, Chasselay GOAL FC, US Granville, Jura Sud Foot, Vendée Le Poiré-sur-Vie Football, Olympique Saumur FC, AS Villers-sur-Mer/Houlgate (qui fusionne avec AS Trouville/Deauville), Wasquehal Football.
  • Maintenus: RCO Agde, AC Ajaccio B, FC Albères/Argelès-sur-Mer, US Alençon, Olympique Alès en Cévènes, Angers SCO B, FC Bassin d’Arcachon, AJ Auxerre B, SC Bastia B, Stade Beaucairois FC, ASM Belfort Football, Besançon Football, Racing Besançon, Blagnac FC, FC Bourgoin-Jallieu, CS Brétigny-sur-Orge Football, SM Caen B, Canet-en-Roussillon FC, US Pays de Cassel, US Castanet-Tolosan, OC Cesson-Sévigné, FC Challans, FC Chamalières, O Charleville-Mézières/Prix-les-Mézières Ardennes Métropole, C’Chartres Football, La Berrichonne de Châteauroux B, SO Châtellerault, US Chauvigny, US Colomiers, Union Cosne-Cours-sur-Loire SF, IC Croix Football, Dijon Football Côte d’Or B, US Dives-sur-Mer/Cabourg, Jura Dolois Football, JA Drancy, Paotred Dispound Ergué-Gabéric, Fontenay-le-Comte Vendée Football, ES Fos-sur-Mer, US Fougères, EA Guingamp B, Hauts Lyonnais, US Ivry-sur-Seine, AS La Châtaigneraie, ES Le Cannet Rocheville, Lille OSC B, ES Linas/Montlhéry, Gallia Club Lucciana, Lyon La Duchère, Olympique Lyonnais B, UF Mâcon, Olympique de Marseille B, FC Metz B, La Saint-Pierre de Milizac, Montpellier HSC B, Moulins/Yzeure Foot, FC Nantes B, SFC Neuilly-sur-Marne, CMS Oissel, Onet-le-Château Football, US Orléans Loiret Football B, FC Ouest Tourangeau, AS Panazol, Pau FC B, CA Pontarlier, GSI Pontivy, Racing Club de France Football, Stade de Reims B, Stade Rennais FC B, Riviera FC, SO Romorantin-Lanthenay, AS Saint-Etienne B, AS Saint-Ouen-l’Aumône, US Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Olympique Saint-Quentinois, Sainte-Geneviève-des-Bois FC, AC Seyssinet-Pariset, FC Sochaux Montbéliard B, RC Strasbourg Alsace B, ES Thaon-les-Vosges, Thonon/Evian/Grand Genève FC, US Torcy PVM, Toulouse FC B, ES Troyes AC B, US Le Pays du Valois, Vannes OC, USSA Vertou, Vierzon FC, US Vimy, AF Virois, AS Vitré.
  • Promus: GFC Ajaccio, Amiens SC B, Stade Brestois 29 B, SAG Cestas, FC Chalon-sur-Saône, US Feurs, Le Havre Caucriauville SF, Les Sables-d’Olonne Vendée Football, FC Mulhouse, USM Saran, Six-Fours-les-Plages/Le Brusc FC, Tarbes Pyrénées Foot, FC Versailles 78 B.

Cette liste exhaustive donne un aperçu de la richesse et de la diversité du football amateur en France, avec des clubs représentant toutes les régions et tous les niveaux.

Carte Historique de la Ligue 1

Pour analyser la carte historique de la Ligue 1 (ou Division 1 jusqu'en 2002), nous nous sommes basés sur les 83 saisons révolues de l'histoire du Championnat, c'est-à-dire de la saison 1932-1933 à 2020-2021. Les six années des « Championnats de guerre » entre 1939 et 1945 ne sont pas comptées ici, pas plus que par la LFP.

Par ailleurs, et puisqu'il s'agit avant d'une analyse de la proximité avec le football d'élite, nous évoquerons les régions selon le découpage de 1970 - jusqu'aux fusions de 2015 -, soit 22 régions métropolitaines et cinq régions monodépartementales de l'Outre-mer (La Réunion, Mayotte, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane).

Avant l'Auvergne, la dernière région à avoir découvert la Ligue 1 était la Picardie, grâce à la montée d'Amiens en 2017. Les précédents bizuts avaient été la Basse-Normandie en 1988, le Centre et la Bourgogne en 1980. Dijon relégué, aucune de ces quatre régions ne sera représentée dans l'élite la saison prochaine.

Le Clermont Foot connaît donc l'ampleur de sa tâche : au-delà de ses moyens sportifs et économiques, il va se confronter à une compétition géographique inégale. Elle l'est moins pour l'Auvergne que pour les régions d'Outre-Mer, dont les clubs sont bloqués au niveau régional (D6), mais les places sont chères : 8 régions sur les 22 métropolitaines trustent les vingt places en Ligue 1 (9 si Toulouse remporte son barrage face à Nantes).

Pourtant, la véritable incongruité n'est pas tant l'arrivée de Clermont-Ferrand en Première Division que le fait que la ville n'y ait jamais été invitée en 83 éditions. Vingt-deuxième ville de France par la taille, la préfecture du Puy-de-Dôme devrait être une invitée régulière à la table des grands.

Métropolisation et Inégalités Géographiques

Le Téfécé descendu à l'été 2020, Toulouse était la seule ville parmi les douze plus grosses du pays à manquer dans l'élite lors de la saison écoulée (un bonnet d'âne que les Pitchouns peuvent céder à Nantes dimanche). Une métropolisation entamée dans les années 80, alors que le foot français avait jusque-là plutôt été un sport de villes moyennes et qui s'explique en grande partie par son développement financier, les capitaux se trouvant massivement dans les grandes agglomérations.

Si Le Havre (L2) compte 24 saisons dans l'élite et reste chaque année un candidat à l'accession, Toulon (N2, niveau 4) est dans une situation plus complexe : malgré neuf apparitions en D1, le Sporting pâtit d'une grosse concurrence régionale, avec Marseille à 60 kilomètres, mais aussi Nice, Monaco et même Nîmes à moins de 180 kms.

La deuxième partie du tableau marque une nouvelle fracture : on y retrouve naturellement le nom d'équipes qui oscillent entre le ventre mou de la L1 et la L2, et quasiment dans l'ordre des classements de la saison écoulée (Dijon, Angers, Nîmes, Clermont, Brest, Amiens). On notera aussi la présence de trois clubs victimes de relégations administratives dans un passé récent (Grenoble, Le Mans, Tours), ce qui, au-delà de leurs problèmes de gestion respectifs, pointe une manière de précarité sitôt qu'on vise gros sans vraiment l'être.

Cette deuxième quinzaine du classement est aussi celles des villes « piégées », que ce soit par la proximité d'un voisin encombrant dans le cas de Villeurbanne, Aix-en-Provence et Boulogne-Billancourt, ou par la distance en ce qui concerne Saint-Denis, les meilleures équipes de la Ligue de la Réunion, tout comme celles de Guadeloupe, Guyane, Martinique et Mayotte, ne pouvant prétendre à disputer les Championnats amateurs nationaux pour des raisons logistiques.

Expérience et Anomalies

Malgré son statut de 33e commune et 21e agglomération de France par la taille, Metz compte l'un des dix clubs les plus expérimentés du Championnat, avec 62 présences en 83 éditions.

Plus importantes que des habituées de la L1 comme Metz, Caen ou Nancy, les villes de Limoges (malgré un furtif passage de 1958 à 1961) et Annecy sont des mauvaises élèves historiques. Si la capitale haut-savoyarde a accueilli les rencontres de l'Evian Thonon-Gaillard de 2011 à 2015, elle est désormais la plus grosse ville hors banlieue et outre-mer à n'avoir jamais gagné son ticket pour l'élite. Parmi les communes de plus de 100 000 habitants, Perpignan, Besançon et Orléans sont les autres à n'avoir jamais connu le plus haut niveau du foot français.

La dernière partie de notre liste est une sélection d'anomalies. Elles sont parfois relatives, notamment pour Metz et Nancy, villes moyennes d'agglomérations conséquentes (respectivement 21e et 22e). Les performances de Cannes, Ajaccio, Troyes, Lorient, Bastia et plus encore d'Auxerre les situent comme des places fortes du foot avant tout. C'est le cas de Valenciennes et Lens, mais dans des bassins de population beaucoup plus denses, même si la concurrence y est de fait plus âpre (voir la carte par département).

L'incongruité absolue qu'est Guingamp ne doit pas non plus faire trop d'ombre à Sedan, d'autant que leurs deux clubs ont marqué l'histoire du foot national, même si cela a surtout été le cas en Coupe (deux victoires chacun). La trace laissée par Sochaux est encore plus grande au palmarès (avec notamment deux titres de champion avant-guerre), mais la place de plus petite cité de l'histoire de la Ligue 1 est galvaudée, le siège comme le Stade Bonal ayant toujours été situé à Montbéliard (25 800 habitants). Gueugnon et ses 7 000 habitants pourraient aujourd'hui prétendre à ce titre symbolique, mais ils étaient 2 000 de plus sur la commune en 1995, quand le FCG est monté.

Paris et sa Petite Couronne

Les clubs franciliens ont été nomades, notamment avant-guerre. Lors de la première saison du Championnat de France professionnel, quatre clubs sur vingt sont basés dans la région parisienne. Si le Red Star ne quitte Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) qu'à une reprise, à cause des travaux à Bauer (qui s'appelle alors... Stade de Paris), pour une escapade au Stade Élisabeth de la Porte d'Orléans, le Club Français, le Racing et le CA Paris alternent entre le Stade de Paris, le Parc des Princes, le Stade Buffalo (vélodrome de Montrouge), Colombes et Jean-Bouin.

Avant même les années Lagardère (1982-1989), où il jouera tous ses matches de D1 au Parc, le Racing fera régulièrement des infidélités au Stade Yves-du-Manoir de Colombes (Hauts-de-Seine) pour évoluer Porte de Saint-Cloud. Le Parc accueillera également le Stade Français (douze saisons entre 1946 et 1967) et le PFC (trois saisons dans les années 70). Le Stade de France n'a accueilli que des matches délocalisés de Lens (trois fois en 2014) ainsi que le Lille-Lyon du 7 mars 2009, ce qui vaut à Saint-Denis le record d'affluence pour une rencontre de L1 (78 056 spectateurs).

La Seine-et-Marne, les Yvelines (pourtant département d'origine du PSG), l'Essonne, le Val-de-Marne et le Val-d'Oise n'ont jamais hébergé de rencontre de Première Division.

Départements Privilégiés

Sur les 100 départements français (96 métropolitains et quatre d'outre-mer), seuls 46 ont eu un représentant en Première Division depuis sa création en 1932. Grâce au Clermont Foot, Le Puy-de-Dôme sera le 47e l'été prochain, avec l'espoir de faire mieux que l'Indre (Châteauroux 1997-1998), la Saône-et-Loire (Gueugnon 1995-1996) et les Deux-Sèvres (Niort 1987-1988) et leur unique saison dans la lumière. Le Vaucluse a fait deux fois mieux à la faveur de la fusion entre Arles (Bouches-du-Rhône) et Avignon et de l'emménagement de ce qui est redevenu l'Athlétic Club arlésien dans la Cité des papes, là où l'Olympique Avignonnais s'était déjà distingué par une montée en 1975.

Seuls l'Aveyron et les Pyrénées-Atlantiques pourraient succéder au Puy-de-Dôme dans un an à la faveur des performances de Rodez et Pau en L2 la saison prochaine.

À l'inverse, on retrouve aux deux extrémités du pays les nantis du professionnalisme. Le département du Nord peut s'enorgueillir de 128 saisons en Première Division grâce à pas moins de sept clubs, un record, même si le jeu des fusions gonfle ce chiffre (le LOSC est issu du rapprochement en l'Olympique Lillois et du SC Fives, tout comme feu le CO Roubaix-Tourcoing avec le RC Roubaix et l'Excelsior AC). Outre Paris (Club Français, CA Paris, Stade Français, PSG et PFC), les Bouches-du-Rhône sont l'autre département à avoir mené le plus de clubs dans l'élite : l'OM, Martigues, Istres, Aix et donc Arles, même si ce dernier a goûté à la L1 à Avignon.

Grâce notamment à l'OGC Nice et l'AS Monaco, les habitants des Alpes-Martimes sont ceux qui ont eu le plus l'occasion d'assister à des rencontres de Ligue 1. Il faut pour cela tricher avec l'administration, puisque Monaco n'est techniquement pas en France, mais le club de la Principauté est rattaché au district du 06, et c'est avant tout la proximité géographique qui nous intéresse ici. Avec 62 saisons chacun, l'ASM et l'OGC Nice comptent parmi les dix plus gros clubs de l'histoire de la L1, mais ce sont la présence d'Antibes lors des sept premières éditions et surtout la belle permanence de la « petite » AS Cannes (22 saisons entre 1932 et 1998) qui permettent de donner une assise confortable aux Maralpins.

La Diagonale du Vide

La carte des départements laisse entrevoir la fameuse diagonale du vide, seulement brisée ici par la Franche-Comté grâce aux 66 saisons en L1 du FC Sochaux. C'est par conséquent surtout un « centre du vide » que dessine la carte de France du football pro, avec un bloc constitué du Centre, du Poitou-Charentes, du Limousin et de l'Auvergne, soit dix-sept départements pour onze petites apparitions.

La tâche serait encore plus grande en rajoutant la Bourgogne, mais les 32 saisons d'Auxerre extirpent le territoire de cette immense zone blanche, ce qui souligne une fois de plus le miracle réalisé par Guy Roux et ses dirigeants dans l'histoire du sport national.

Comme la Franche-Comté, l'Aquitaine et Midi-Pyrénées ne doivent leur présence qu'à une seule ville et même qu'à un seul club dans le cas des deux premiers (FC Sochaux et Girondins de Bordeaux), le Toulouse FC créé en 1970 et tel qu'on le connaît aujourd'hui n'ayant pas de rapport avec son homonyme dissous en 1967. À l'image d'Amiens (3 saisons) pour la Picardie, Clermont sera aussi le premier et fatalement seul représentant de l'Auvergne.

Outre les régions qui n'en comptent que deux (Alsace, Nord-Pas-de-Calais et Corse), la Bretagne est la seule à avoir placé tous ses départements dans l'élite, et de manière significative, puisque, derrière l'Ille-et-Vilaine (64), les Côtes-d'Armor (13), le Morbihan (14) et le Finistère (15) s'y sont installés durablement.

Un élève en particulier a attiré son attention. Il est très calé en matière de football en ce qui concerne les équipes et les résultats. Malgré tout, savoir où se situe les clubs sur la carte de France reste très compliqué pour lui. Elle m'a donc soumis l'idée d'adapter mon rituel de géographie avec les villes des clubs de football. Dans ces deux fichiers, vous trouverez le placement des clubs de football des championnats de ligue 1 et de ligue 2 de football. J'ai gardé le même format que dans mes rituels classiques à la différence que pour chaque ville avant de faire apparaître le nom voulu, je fais apparaître le logo du club (qui contient souvent le nom).

Carte des clubs de Ligue 1

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