Le protège-dents est un outil essentiel du joueur de rugby. World Rugby, l'organe qui gère le rugby mondial, veut accélérer l'utilisation du protège-dents connecté, une nouvelle version censée mieux détecter les conséquences des chocs à la tête subis par les joueurs.
World Rugby va rendre obligatoire les protège-dents connectés dès maintenant pour les joueuses professionnelles, puis en janvier pour les hommes. World Rugby, l'organe qui gère le rugby dans le monde, va rendre obligatoires ces nouveaux protège-dents, dès maintenant pour les femmes et en janvier prochain pour les hommes.
Ces nouveaux protège-dents doivent permettre d'envoyer des alertes pendant les matchs en cas de choc à la tête, ce qui est une bonne chose pour le manager santé du XV de France, Bruno Boussagol. D’après un article de France Info en 2023, 15 % des commotions cérébrales passeraient encore sous les radars.
Depuis le début de la Coupe du monde de rugby, plusieurs joueurs comme l'Italien Ange Capuozzo ou encore le Français Paul Boudehent n'ont pas passé le protocole commotion avec succès. Une étude menée en hockey sur glace a montré que ce nouveau protège-dents peut réduire de 20% le risque de commotion cérébrale.
Le protège-dents connecté, qui permet à un médecin d’être averti en temps réel d’une possible commotion d’un joueur, va devenir obligatoire dès ce week-end, en Top 14. Sur le papier, son apport semble indéniable.
Un nouveau venu fait son apparition sur les pelouses du Top 14 ce week-end : le protège-dents connecté. Son but est très simple : via une technologie Bluetooth, cet équipement doit aider les médecins indépendants, présents en bord de terrain durant les rencontres, à mieux déceler les chocs qui peuvent entraîner des commotions chez les joueurs.
Les protège-dents connectés comportent un capteur à l’intérieur. La puce mesure la vitesse de l’impact frontal ainsi que la vitesse de rotation de la tête. Si ces données dépassent un certain seuil, le protège-dents envoie une alerte Bluetooth à un boîtier, en possession de l’arbitre central. En cas d’alerte, l’officiel fait sortir le joueur victime du choc dans le but de suivre le protocole commotion (HIA 1).

LIRE AUSSI. TÉMOIGNAGE. L’outil a déjà été testé à plusieurs reprises. La première fois, c’était lors du Tournoi des 6 Nations 2024. Les joueurs ne l’avaient pas trop apprécié.
« On a un peu de mal à s’y habituer. Ils sont un peu gros. La puce est un peu grosse dans la bouche, mais il faut s’y faire », avait par exemple lâché en conférence de presse le deuxième ligne Romain Taofifenua. L’ouvreur ou arrière Thomas Ramos s’était lui aussi montré assez sceptique.
« Ils sont venus faire des empreintes, mais certains joueurs ont des occlusions, des petits problèmes de dents ou des habitudes. Certains ne jouent même pas avec des protège-dents, d’autres ont le leur. Certains protège-dents vont jusqu’au fond, d’autres non.
Avant de devenir obligatoire ce week-end, il a aussi été testé lors de différents matches de Top 14. L’ailier lyonnais Vincent Rattez avait été un des « cobayes » de Canal + lors de la rencontre entre Lyon et Bayonne, le 26 octobre (28-49). Victime d’un choc au moment d’un plaquage, son protège-dents avait viré au rouge et l’arbitre l’avait fait sortir. Après avoir passé les tests, il était revenu en jeu.
« C’est bien pour le corps médical et pour nous joueurs d’avoir ces alertes. Le centre Paul Costes a eu la même expérience, mais pas la même réaction. Quand Ludovic Cayre, l’arbitre de la rencontre entre Pau et le Stade Toulousain samedi (14-22), lui a demandé de sortir, il est resté perplexe.
« C’est difficilement compréhensible. Mais apparemment, le médecin du match a senti une zone rouge sur un impact. LIRE AUSSI. Affaire Jegou-Auradou. Les joueurs ont souvent tous très envie de jouer et ont tendance à vouloir rester sur la pelouse, malgré les chocs reçus. Avec cet outil, il ne sera plus possible de duper les médecins.
Pourquoi utiliser des protections de rugby ? Les protections de rugby font partie des équipements de rugby les plus importants avec les vêtements techniques. Sport de contact par excellence, le rugby se caractérise avant tout par ses plaquages.
Par ailleurs, l’accumulation des chocs dus aux plaquages comporte des risques pour l’organisme des joueurs, sans parler des inévitables bleus et autres hématomes. Néanmoins, les protections de rugby ne servent pas seulement à protéger les joueurs des chocs dus aux plaquages.
Porter des protections de rugby adaptées est ainsi primordial pour les joueurs de rugby amateurs et professionnels. Sans équipements de protection, les joueurs s’exposent à des chocs violents qui pourraient compromettre leur pratique du rugby par la suite.
Cependant, même avec des protections de rugby de qualité, certains chocs peuvent s’avérer très douloureux. Le casque de rugby est une protection idéale pour atténuer les éventuels chocs crâniens lors d’une mêlée ou d’un plaquage. Le casque de rugby ne protège pas seulement des chocs.
Les équipements de protection pour les bras et les jambes permettent d’amortir efficacement les chocs sur ces parties du corps grâce à leur rembourrage spécifique. Alors placebo ou vraie utilité ? En la matière, le débat n’existe pas et tout le monde s’accorde sur l’utilité du protège-dents.
La quasi totalité des protège-dents peuvent être utilisés dans tous les sports de combat et de contact. Lavez votre protège-dents à l’eau claire après chaque utilisation. Il n’y a pas de durée de vie d’un protège-dents; cela va donc dépendre du modèle que vous avez pris et du soin que vous allez y apporter.
Si vous avez un doute, dès que votre enfant grandi et que sa mâchoire se développe, passez aux tailles adultes…. Consultez notre présentation vidéo. Oui à condition d’acheter un modèle qui soit prévu à cet effet. Par exemple l’Ultra Brace de Shock Doctor.
Néanmoins, dans la plupart des écoles de rugby il est rendu obligatoire. Le latex entre aujourd’hui dans la composition de nombreux produits y compris certains protège-dents. Si vous êtes allergique, choisissez donc un protège-dents sans latex.
Si vous achetez en ligne c’est précisé sur les fiches produits des sites sérieux et/ou sur l’emballage (‘Free latex’). Le 12 janvier 2024, le Comité du Tournoi des six nations a confirmé l’obligation de porter un protège-dents « intelligent » pour tous les joueurs.
Une nouvelle technologie qui permet de détecter les commotions cérébrales. Mêlée de Rugby où les joueurs devront porter un protège-dents connecté contre les commotions cérébrales. Le Tournoi des six nations sera la première compétition masculine d’envergure à utiliser ce dispositif innovant.
Ces protège-dents, connectés par Bluetooth, sont dotés de capteurs qui permettront de transmettre, en temps réel, des alertes aux équipes médicales en cas de choc à la tête. Cette avancée s’inscrit dans une série de mesures recommandées par un groupe de travail indépendant de World Rugby sur les commotions cérébrales.
Du côté des rugbymen français, les avis restent mitigés face à ce nouveau dispositif testé lors des entraînements. L'objectif de World Rugby est d'introduire ce système dans toutes les compétitions de rugby de haut niveau.
C'est une nouveauté pour la prochaine Coupe du monde de rugby féminine : toutes les joueuses porteront des protège-dents connectés qui s'illumineront en cas de choc important à la tête, a annoncé lundi World Rugby lors d'une conférence de presse à Londres.
Le Mondial se jouera du 22 août au 27 septembre en Angleterre.Le protège-dents s'allumera en rouge si une joueuse subit un choc suffisamment violent pour potentiellement causer une commotion cérébrale.
Le flash lumineux permettra aux joueuses, au corps arbitral, mais aussi aux spectateurs de déceler les impacts violents à la tête. L'arbitre devra alors arrêter le match et la joueuse concernée quittera le terrain pour subir un examen médical dans le cadre du protocole commotion.
Toutes les joueuses de la Coupe du monde féminine porteront ces protège-dents, à l'exception de deux d'entre elles, qui portent un appareil dentaire, selon le médecin en chef de World Rugby.
Les représentants ont précisé que l'objectif est d'introduire ce système dans toutes les compétitions de rugby de haut niveau.Selon une statistique World Rugby, dans le rugby masculin, environ 85% des joueurs portent des protège-dents connectés, qui ne sont pour l'heure pas obligatoires.
L'instance internationale a introduit le protège-dents connecté lors du tournoi international féminin WXV en 2023, avant de le généraliser à l'échelle mondiale l'année suivante.
Protège-dent : comment le choisir et le former ?
Dans l'intimité d'un vestiaire de rugby, il est des us auxquels il est difficile de déroger. Celui de tout partager en fait partie. Sauf le protège-dents.
Cette « armure » voit en effet l'esprit de corps s'évaporer là où démarrent les pics et vallées des géographies maxillaires (le haut) et mandibulaires (le bas) de chaque mâchoire.Celles-ci, uniques comme l'ADN, ayant besoin d'être cartographiées au plus juste pour assurer, aux quelques centimètres cubes de silicone ou d'EVA (éthylène-vinyl-acétate) mis en bouche après moulage, une réelle efficacité.
« C'est un accessoire essentiel qui, bien utilisé et bien fabriqué, sert de protection pour la dentition évidemment, mais aussi pour la mâchoire et le cou » indique Philippe Etchenique, prothésiste dentaire référence.
L'Histoire du Protège-Dents
Désormais indispensables à la pratique, les protège-dents modernes trouvent leur source dans les sports à impact de la seconde partie du XIXe siècle. En boxe d'abord, où, après des expérimentations fantasques (tissu, éponge, bois) dans la bouche des pugilistes, une meilleure maîtrise du latex et de ses propriétés changea la donne.
Notamment grâce au dentiste londonien, Woolfe Krause, qui façonna, vers 1890, une première version d'un protège-dents à usage unique en posant des bandes de gutta-percha sur les quenottes des boxeurs. Mais aussi par le biais de George Wright, une des stars du baseball états-unien de l'époque, qui introduisit, vers 1870, l'usage de morceaux de caoutchouc pour se protéger, notamment au poste de receveur.
C'est à la fin du XIXe siècle que les premiers prototypes de protège-dents virent le jour sur les rings de boxe en Angleterre et sur les terrains de baseball aux États-Unis. Mais c'est véritablement au tournant de la seconde guerre mondiale, outre-Atlantique, que des produits plus identifiés émergèrent au regard des près de 50 % de blessures qui concernaient les dents au foot US.
Rodney O. Lilyquist, dentiste de Los Angeles, mit alors au point le premier protège-dents en acrylique transparent moulé, lequel servit d'étalon pour de nombreuses années. L'efficacité du dispositif, soutenu par des études de l'American Dental Association, aboutit dès 1962 à l'obligation de le porter en foot US universitaire.
Dans le rugby hexagonal, ce n'est qu'au couchant des années 70 que l'accessoire commença à être identifié, avant de s'imposer à la fin des années 80. L'ex-arrière international Pierre Villepreux se souvient de l'avance des Anglo-Saxons dans ce domaine : « La première fois que j'en ai vu un, c'était en 1968, lors de la tournée en Nouvelle-Zélande.
Un commerçant était venu nous en présenter et j'ai décidé d'essayer. Mais je ne l'ai pas adopté, je n'arrivais pas à respirer avec. » Héros du XV de France des eighties, Serge Blanco sourit : « Je n'en ai pas porté. Et par chance, j'ai toujours toutes mes dents en place. Mais à mon époque, il y avait des joueurs qui commençaient à s'y mettre sérieusement.
« Pour moi, ça a été une évidence » confie l'ancien deuxième-ligne toulousain et capitaine des Bleus Fabien Pelous. Pourtant, les études pointues (avec tests d'impact sur cadavres notamment) des professeurs en odontologie Jean David, de l'université de Bordeaux, et Serge Sametzky, de l'université de Lyon, en 1976 et 1978, soulignaient déjà la nécessité de protéger le visage des rugbymen.
« On avait déjà tout dit à ce moment-là » rappelle Jean David. « Sur nos recommandations, Michel Bonfils, qui s'occupait de l'équipe de France Universitaire, en 1980, avait même demandé à ses joueurs d'arriver avec des radios panoramiques lors des rassemblements. »
L'essaimage prit du temps, jusqu'à l'avènement du professionnalisme. « Pour moi, ça a été une évidence » atteste l'ex-capitaine des Bleus, Fabien Pelous qui, parfois, égarait son précieux accessoire, mais toujours s'en faisait refaire un. Une forme de défiance toute latine céda alors totalement.
« On était moins conscient, par le passé, de la dangerosité de la pratique » analyse l'historien du rugby et maître de conférences Joris Vincent. « Et il y a la question de la représentation. Le rugby est un jeu où se faire mal est une sorte de rite initiatique. Quand Rives sort sanguinolent du Tournoi des 5 Nations, il devient une icône.
Aujourd'hui, on a un renversement de cette symbolique. La sécurité devient prédominante. Le protège-dents, de surcroît connecté, pour prévenir les commotions cérébrales, en est l'illustration. »
Reste, qu'en France, contrairement à la Nouvelle-Zélande depuis 1997, l'utilisation de l'objet n'est pas encore obligatoire dans les textes. « Il l'est en creux. En particulier en raison du protocole Head Injury Assessment de World Rugby, lié à l'appareillage connecté » éclaire Olivier Petit, responsable des affaires médicales à la LNR.
« Les joueurs ont le droit de le refuser. En revanche ils ne sont pas logés à la même enseigne s'ils n'ont pas une raison valable de ne pas l'utiliser.

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