Protège-dents et Hockey sur Gazon : Protection Essentielle

La pratique sportive régulière est essentielle pour la santé car elle apporte un bien-être physique, mental et émotionnel. Les disciplines sportives peuvent être divisées en sports sans contact et en sports de contact. Le hockey sur gazon est considéré comme un sport de contact en raison de l’interaction physique continue entre les joueurs.

Afin de souligner l’importance du port de protège-dents, il est important de savoir que les traumatismes dentaires et de la face liés au sport sont très variables selon l’activité sportive.

Face à ce taux alarmant de lésions dento-faciales dans les sports de contact, l’utilisation d’un protège-dents est fondamentale pour prévenir les traumatismes et réduire la sévérité des lésions.

Un protège-dents, ou protection intra-buccale, est un dispositif médical qui recouvre les dents et la gencive.

Il diminue le risque de traumatismes dentaires (fractures, déplacements, expulsions…) en absorbant les chocs. Il isole aussi des dents les tissus mous (langue, lèvres, joues), évitant les coupures et morsures involontaires. Il limite également le risque de fracture mandibulaire, de commotion cérébrale et d’atteinte cervicale.

En clair, le protège-dents peut s’avérer utile dans tous les sports où celui qui le pratique est susceptible de prendre des coups (même involontaires). Il va permettre de réduire de façon significative le risque de traumatismes sur les dents en cas de choc ou de chute. Grâce à sa fonction d’isolation des dents par rapport aux muqueuses, aux lèvres, aux joues et à la langue, il permet d’éviter les plaies des tissus mous et les morsures de la langue.

En complément, un protège-dents pourrait limiter le risque de commotion cérébrale. Le mécanisme biomécanique de la commotion cérébrale correspond à une onde de choc qui secoue les masses cérébrales qui viennent heurter la boîte crânienne et ébranlent l’oreille interne à la suite d’un mouvement violent sur la tête.

Les accélérations linéaires et rotationnelles de la tête lors d’un impact direct ou indirect par inertie, comme le coup du lapin, induisent des déformations dans le tissu cérébral qui provoquent des lésions.

Le port d’un protège-dents pourrait limiter le risque de commotion cérébrale grâce à divers mécanismes. D’abord, il amortit l’impact, donc dissipe l’énergie transmise au niveau du squelette facial qui, lors du choc, entraîne le crâne vers l’arrière. Ensuite, le port du protège-dents impose une position du condyle mandibulaire plus basse et plus antérieure. Il ouvre ainsi l’espace rétro-condylien, espace situé entre le condyle de la mandibule et la fosse mandibulaire située sur l’os temporal. L’espace étant augmenté, la force transmise à l’os temporal est diminuée lors d’un impact à la mandibule.

S’il ne supprime pas totalement le risque de traumatisme, il limite considérablement la casse : « On ne se fracturera que deux dents au lieu de sept ou huit !

Une dent traumatisée, des fractures osseuses peuvent entraîner des séquelles locales immédiates ou différées, des mois ou des années plus tard. Ce suivi occasionne des coûts supplémentaires directs et indirects.

Les différents types de protège-dents

Il en existe différents types : simple ou double (sur une ou les deux mâchoires), standard, adaptable (par modelage thermique ou chimique) ou sur mesure (avec prise d’empreintes chez le dentiste). Tous doivent répondre à des normes, françaises et européennes : recouvrir dents et gencives, offrir un espace « ventilatoire », avoir une épaisseur suffisante, rester en place lors de l’impact…

Protège-dent : comment le choisir et le former ?

Dans les magasins qui vendent des équipements sportifs, vous trouverez facilement des protège-dents standards mais dont l’efficacité se discute (inconfort, manque de tenue à la bouche…). Le mieux est donc de vous tourner vers des protège-dents semi-adaptables commercialisés dans les mêmes enseignes, mais qui présentent l’avantage de se mouler à la bouche de l’athlète, opération à réaliser soi-même. Cette protection est efficace pour peu que les instructions de la notice soient appliquées à la lettre.

Les protège-dents de type I sont disponibles dans le commerce et prêts à l’emploi. Souvent en caoutchouc ou en plastique, ils existent en trois dimensions qui s’adaptent à la majorité des bouches (large, moyen, étroit) [26]. Ces protège-dents sont les plus économiques, mais ils sont peu rétentifs car non adaptés à l’arcade. Ce manque de rétention oblige le sportif à les maintenir en serrant les dents. Ils gênent donc la respiration, la ventilation et la phonation et la communication entre sportifs [27]. Certains athlètes signalent également une sensation d’étouffement ou de gêne lorsqu’ils portent des protège-dents standards [28]. Certains les estiment dangereux pour leur manque de rétention et d’adaptation ; ils sont donc à proscrire.

Les protège-dents de type II sont également disponibles dans le commerce et sont actuellement les plus utilisés par les sportifs. Ils sont adaptés en bouche par le sportif. L’opérateur ramollit le protège-dents dans de l’eau portée à ébullition pendant 40 secondes, suivi d’un trempage dans l’eau froide à 10 °C pendant 3 secondes. Il introduit ensuite le protège-dents en bouche et l’adapte à son arcade dentaire par massage des lèvres, pression de la langue et élévation de la mandibule serrée en occlusion. Enfin, le protège-dents est plongé dans l’eau froide afin de figer la mise en forme obtenue. L’efficacité de ce type de dispositif dépend de la réussite de son adaptation.

Les protège-dents de type III sont des protège-dents sur-mesure issus d’empreintes complètes des arcades maxillaires et mandibulaires réalisées par le chirurgien-dentiste. Dans une pratique sportive professionnelle, ce sont les protège-dents de type III qui sont plébiscités par les usagers [22, 30]. Chez les patients avec des édentements compensés par une prothèse amovible, seul le protège-dents de type III est indiqué, car le sportif ne doit pas porter de prothèse amovible lors de la pratique sportive en raison du risque important de bris et de blessures. Le protège-dents de type III permet alors de combler les édentements. En revanche, le coût de ces protège-dents est d’environ une centaine d’euros.

Il est commercialisé dans les magasins de sports ou les rayons « sport » des grandes surfaces, en trois tailles (petite, moyenne et large). Il manque de tenue en bouche et l’athlète doit souvent le maintenir en place en serrant les dents. Il sera adapté par le sportif lui-même. Pour cela, il sera ramolli dans de l’eau préalablement portée à ébullition, puis trempé 2 secondes dans de l’eau froide, avant d’être introduit en bouche. Une fois en bouche, l’adaptation se fera par une pression de la langue.

Il est réalisé sur mesure, après la prise d’empreintes des deux mâchoires. C’est le seul qui réponde de façon satisfaisante aux critères de protection, stabilité, rétention. Le protège-dents sur mesure est le seul qui réponde de façon satisfaisante aux critères de protection, stabilité, rétention.

Le protège-dents universel : il est directement prêt à l’emploi. Il existe parfois différentes tailles junior et adulte, ou petit, moyen et grand.

Le protège-dents semi-adaptable ou thermoformable : c’est au sportif lui-même de le mouler à ses dents. L’intérieur est revêtu d’un matériau qui devient mou une fois trempé dans l’eau bouillante pour pouvoir mouler les dents du sportif.

Outre les différentes tailles, junior ou adulte, on trouve également des protège-dents orthodontiques adaptés aux appareils dentaires, comme le protège-dents Shock Doctor Ultra Braces. Cette option est disponible chez les trois principaux types de protège-dents : sur-mesure, universels, et thermoformables.

Il est également possible de choisir entre un protège-dents simple, qui ne couvrira que le haut, ou un protège-dents double qui protège les dents du haut et du bas.

Le protège-dents idéal

Le protège-dents doit être réalisé avec un matériau résilient, qui peut être nettoyé et désinfecté. Il doit être adapté et avoir une rétention facilitant sa manipulation lors de l’activité sportive. Il doit reproduire des rapports d’occlusion corrects pour donner un maximum de protection.

Le protège-dents idéal doit répondre au cahier des charges présenté dans le tableau 3.

Comment bien mettre en place son protège-dents ?

Si le choix du protège-dents et essentiel, la façon de le mettre en place l’est tout autant. Un protège-dents bien positionné ne doit pas bouger, ne pas être lâche, et ne pas perturber la respiration.

  • Plonger le protège-dents dans l’eau bouillante pendant 45 secondes à 1 min 30.
  • Placer dans la bouche pour vérifier le moulage, que l’appareil ne bouge pas et que son port soit confortable.

Entretien et durée de vie

Les protège-dents doivent être correctement entretenus et nettoyés, faute de quoi ils risquent de devenir des réservoirs microbiens, d’altérer la santé bucco-dentaire et la santé générale.

La durée de vie d’un protège-dents va avant tout dépendre de l’entretien qu’on lui procure. Ainsi, il est recommandé de le nettoyer à l’eau claire après chaque utilisation, et de le laver à la brosse à dents et au dentifrice de temps à autres.

S’il se tord, qu’il devient inconfortable, ou qu’il se relâche, même légèrement, c’est signe qu’il est temps de changer son protège-dent.

Aussi, il est important de profiter de chaque visite chez son dentiste pour lui amener son protège-dents et en évaluer l’usure.

Un protège-dents doit être changé tous les 2 à 5 ans en fonction de la fréquence d’utilisation, du sport pratiqué et de la qualité de conservation. Il perd une grande partie de ses propriétés initiales au bout de 5 ans [34]. Pour les enfants, en phase de croissance ou en traitement orthodontique, l’adaptation régulière doit être vérifiée par le chirurgien-dentiste.

Chirurgiens-dentistes, dirigeants et entraîneurs jouent un rôle central dans l’information et l’éducation des sportifs pour protéger l’intégrité du joueur, pour informer sur l’utilisation adéquate des protège-dents et pour adopter les bons comportements en cas de traumatismes. Plus spécifiquement, le chirurgien-dentiste pose l’indication du type du protège-dents en fonction de l’âge ou du sport. Il se doit d’apporter un conseil avisé et éclairé au sportif pour l’orienter dans le choix et l’achat de son protège-dents.

tags: #protege #dent #hockey #sur #gazon