Coupe du Monde de Football 2002 : Détails, Surprises et Controverses

La Coupe du Monde 2002, co-organisée par le Japon et la Corée du Sud, a été une édition marquante à plusieurs égards. Des surprises sur le terrain aux controverses arbitrales, en passant par le sacre du Brésil, retour sur les moments clés de ce tournoi.

Un détail important puisque deux pays, le Japon et la Corée du Sud, ont été désignés coorganisateurs de ce Mondial par la Fifa en mai 1997. Le match d'ouverture et les demi-finales se dérouleront à Séoul, à deux heures d'avion de Tokyo.

Carte des villes hôtes de la Coupe du Monde 2002

Des Hôtes Surprenants

Jamais les nations émergentes du football n'ont autant brillé que durant ce mois de compétition : la Corée du Sud et le Japon ont comblé des supporters néophytes mais exigeants. Dirigés par des entraîneurs européens déifiés de leur vivant (le Néerlandais Guus Hiddink pour la Corée et le Français Philippe Troussier pour le Japon), les pays hôtes ont réussi leur opération commando, l'un en ne cédant qu'en demi-finale face à l'Allemagne, l'autre en atteignant les huitièmes de finale.

De Séoul à Yokohama, deux pays divisés par l'histoire ont vibré à l'unisson, à leur façon, pour leurs équipes respectives, qui ont fait mieux que de la figuration.

Le Triomphe du Brésil

Couronnée par la victoire d'un Brésil donné sur le déclin, la Coupe du monde extrême-orientale n'a pourtant pas été celle du beau jeu. Présentée un peu sommairement comme un duel entre l'attaquant brésilien Ronaldo et l'Allemand Oliver Kahn, meilleur gardien du Mondial, la finale a tourné à l'avantage du Sud-Américain. En inscrivant les 2 buts de la finale à Kahn qui n'avait été battu qu'une fois en six matches, Ronaldo a stoppé le parcours inattendu des hommes de Rudi Völler pour devenir le meilleur buteur de la compétition (8).

Le Brésil remporte sa 5ème coupe du monde par une victoire 2-0.

L'équipe du Brésil célébrant sa victoire à la Coupe du Monde 2002

Ce Brésil millésime 2002 n’était certainement pas le plus beau de l’histoire, encore moins le plus romantique, mais il a été implacable de puissance dans une compétition où le physique a compté plus encore que les autres fois.

Les Déceptions des Favoris

Champions du monde chez eux en 1998, les Français sont arrivés avec la prétention de défendre leur bien. Ils sont repartis de Corée sans avoir marqué le moindre but. Dès le début privés de Zinedine Zidane, leur chef d'orchestre blessé lors d'une rencontre de préparation très contestée face à la Corée, les Bleus de Roger Lemerre ont été inexistants. Péché d'orgueil, usure physique et mentale, mauvais choix tactiques de la part d'un entraîneur limogé à la suite de la compétition, sont autant de facteurs qui ont conduit à la débâcle.

Dans le “groupe de la mort”, l’Argentine passe à la trappe, et c’est la suède qui en profite.

Parmi les désillusions, il y eut aussi celle du Portugal, sorti aussi dès le premier tour malgré un triplé de Pauleta face à la Pologne.

Controverses Arbitrales

Le 8e de finale entre l’Italie et la Corée du Sud (1-2, but en or) a justement été le climax d’un mois de décisions arbitrales contestables. Avec un accusé évident : Byron Moreno, l’homme au sifflet pour ce match, coupable d’avoir refusé deux buts pour les Transalpins en prolongation, d’avoir injustement expulsé Totti et d’avoir oublié pas mal de fautes commises par des Sud-Coréens très limites dans l’agressivité.

Un scandale retentissant à l’époque, qui provoqua la fureur de la Nazionale et de ses fans. Le buteur de la qualification, Ahn Jung-hwan, fut contraint de quitter l’Italie, où il jouait jusqu’alors (à Pérouse).

Lors des quarts de finale de ce même Mondial 2002, la Corée du Sud fut encore soupçonnée de bénéficier d’un traitement de faveur, avec deux nouveaux buts refusés cette fois aux Espagnols, dont un en or, pour une qualification controversée aux tirs au but (0-0, 5-3 tab).

Autre flagrante erreur du tournoi ? La main sur la ligne de Torsten Frings, oubliée par le corps arbitral, qui priva les États-Unis de l’égalisation lors de leur quart de finale face à l’Allemagne (1-0).

Coupe du Monde 2002 : Le plus gros scandale de l'histoire du football

Statistiques et Faits Marquants

La compétition devrait en effet être décalée car les mois de juin et juillet correspondent à la saison des pluies.

Quelques statistiques clés de la Coupe du Monde 2002 :

Statistique Valeur
Nombre de buts par match 2,52 (l'une des plus basses de l'histoire)
Vainqueur Brésil
Meilleur buteur Ronaldo (8 buts)
Pays hôtes Corée du Sud et Japon

La bonne entente entre le Japon et la Corée devrait être symbolisée par la présence exceptionnelle de l'empereur du Japon à Séoul pour la cérémonie d'ouverture.

Un Tournoi Déstabilisant

Et si, en réalité, ce Mondial, le premier du nouveau millénaire, avait plus été déstabilisant que décevant ? Disputé quelques années seulement après l’arrêt Bosman, il porte les fruits du football mondialisé d’aujourd’hui : avec une sélection asiatique demi-finaliste (la Corée du Sud), un Américain sacré meilleur jeune du tournoi (Landon Donovan), une équipe africaine sensation de la phase de poules (le Sénégal), la présence inédite de la Chine, la Turquie deuxième nation européenne… C’est un bouleversement hiérarchique mondial qui a eu lieu lors de ce tournoi, avec quelques historiques sacrifiés (la France, l’Argentine, l’Italie, le Portugal) et deux seuls survivants du monde binaire Europe/Amérique du Sud du football d’avant, le Brésil et l’Allemagne.

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