La Presse Internationale Encense le XV de France Après sa Victoire Éclatante sur le Pays de Galles

Au lendemain de la victoire éclatante du XV de France sur le Pays de Galles dans le Tournoi des 6 Nations, la presse française et internationale ne cesse d'encenser les hommes de Fabien Galthié. Dans le même temps, elle s'inquiète de la performance une nouvelle fois médiocre des Gallois chez eux, dans un stade mythique vidé de ses fervents supporters.

On n'entendait que les supporters français ce dimanche dans le Principality Stadium de Cardiff. Comme s'ils s'attendaient à une nouvelle déroute, les Gallois avaient quelque peu boudé les gradins de leur enceinte mythique. Et ils ont eu du flair puisque le XV de France a écrasé le Pays de Galles (54-12) lors de la deuxième journée du Tournoi des 6 Nations 2026.

La Réaction de la Presse Française

Ce lundi matin, la presse française ne résiste pas à l'euphorie de voir son équipe nationale déjà dernière candidate au Grand Chelem, surtout au vu des deux prestations livrées jusqu'alors. "Les Bleus tout schuss", peut-on lire en haut de la Une du journal L'Équipe. À l'intérieur des pages du quotidien, le compte-rendu du match est titré "Vivement la suite". Le média sportif décrit "une débauche de jeu et une efficacité impressionnante qui rendent impatient de voir le reste du Tournoi" après "un après-midi euphorique".

"La France au-dessus de tout le monde"

Un peu plus loin, l'ancien joueur et entraîneur Jean-Baptiste Élissalde ne cache pas sa satisfaction. "L'équipe de France est bien organisée, hyperdisciplinée, elle maîtrise enfin les airs, et elle semble au-dessus de tout le monde", écrit-il dans une analyse.

Le Midi Olympique a lui choisi d'ouvrir son site internet par un récit titré "Esthétisme et ruines galloises". "Dans ce Tournoi, la France avance avec autorité et reste seule en course pour un grand chelem qui ne relève déjà plus du fantasme", y avance-t-on.

L'Avis de la Presse Britannique

Même enthousiasme du côté de la presse britannique. Les rivaux historiques anglais sont contraints de saluer la dynamique Bleue. "Peut-être y a-t-il eu un problème de traduction, mais la déclaration de Fabien Galthié selon laquelle la France, en quête du Grand Chelem, a 'raisonnablement bien joué' contre le Pays de Galles devrait suffire à semer la peur en Italie, en Écosse et en Angleterre", ironise la BBC Sport.

France - Pays de Galles : revivez l'analyse de la composition !

La Déchéance du Pays de Galles

Mais les Anglo-Saxons n'ont pas pu s'empêcher de déplorer la descente aux enfers du XV du Poireau. "C'est déchirant, triste, honteux", a d'ailleurs fustigé un supporter à la sortie du stade. "Le Pays de Galles est désormais la risée du monde du rugby", s'attriste Wales Online qui insiste sur le manque de moyens alloués à ce sport depuis plusieurs années. "Voilà ce que devient le Pays de Galles: une équipe sans espoir face aux grandes nations, incapable de maintenir un score honorable, et encore moins de gagner."

Symbole de ce mal-être: le Principality Stadium et ses 15.000 sièges vides au coup d'envoi, sa plus faible affluence jamais enregistrée dans le Tournoi. "Nous n'avons plus de mots pour décrire cela. Un autre match dans ce qui fut jadis le plus fervent temple du rugby, une autre déroute, une autre humiliation", commente le Guardian.

Tandis que la télévision ITV Wales s'indigne: "L'atmosphère qui régnait en dehors du terrain était tout aussi alarmante que les événements qui s'y déroulaient. Avant le match, La Marseillaise était sans doute plus bruyante que Hen Wlad Fy Nhadau.

La Victoire Face à l'Italie : Un Succès Confirmé

La presse italienne s’était réjouie des louanges de Fabien Galthié sur La Nazionale avant son déplacement à Lille : « cette équipe italienne est capable de battre toutes les nations britanniques et toutes les nations du Sud, sans problème. Ces déclarations n’ont pas empêché le XV de France de s’imposer largement face à la Squadra Azzurra dimanche (33-8). Les médias transalpins, à l’image de la Gazzetta dello Sport, nourrissaient même quelques regrets à l’issue de la rencontre. « Les Azzurri ont de quoi se plaindre, ayant commis trop d’erreurs qui ont gâché une rencontre où ils auraient pu faire beaucoup mieux ».

Mais le quotidien sportif soulignait tout de même un combat globalement « équilibré », notamment en début de deuxième mi-temps, et une belle performance de l’arrière Ange Capuozzo : « le match a été équilibré pendant de longues périodes, mais le score a été dominé par les occasions. Les Azzurri les ont manquées, tandis que les Bleus les ont transformées en essais avec Bielle-Biarrey, Meafou, Ramos, Drean et Gailleton ».

Les Perspectives Écossaises

En Écosse, où se déplaceront les coéquipiers d’Antoine Dupont le 7 mars, l’heure était globalement à l’optimisme malgré une victoire difficile contre le pays de Galles samedi (23-26). « Les espoirs, aussi improbables soient-ils, de voir l’Écosse remporter le Tournoi des Six-Nations restent bien vivants, mais de justesse », jugeait The Scotsman.

Au terme d’un match « incroyable », le journal d’Édimbourg espérait toujours voir le XV du Chardon soulever le trophée pour la première fois depuis 1999. Les partenaires de Finn Russell sont provisoirement deuxièmes au classement avec quatre points de retard sur le XV de France.

Le quotidien écossais n’a pas manqué de souligner les motifs d’espoirs avant de recevoir les Bleus dans deux semaines : « le match contre la France à Murrayfield pourrait être un tournant pour le sélectionneur Gregor Townsend et son équipe. Il affiche un bon bilan face aux Bleus à Édimbourg, avec quatre victoires en sept rencontres ». Mais The Scotsman se voulait aussi réaliste face à la dynamique positive des Bleus ces dernières semaines. « Il est possible que l’Écosse batte la France et l’Irlande et rate malgré tout le titre, mais n’allons pas trop vite en besogne. L’équipe prolifique de Fabien Galthié représente un test important pour la progression de l’Écosse. Elle est peut-être la plus forte que Townsend ait jamais affrontée.

La Dure Réalité Anglaise

Les espoirs de titres du XV de la Rose viennent sûrement de s’envoler, ce samedi 21 février. Sur la pelouse de Twickenham, l’Angleterre a connu une terrible défaite contre l’Irlande (21-42), lors de la troisième journée du Tournoi des 6 Nations 2026. Devant son public, la formation d’Henry Pollock a sombré, sans parvenir à accrocher les wagons entre eux.

Annoncée comme l’un des deux favoris au titre suprême, avec la France, l’Angleterre tombe de haut avec ce nouveau revers, qui plus est à domicile. Cette issue amène les médias britanniques à être particulièrement durs avec leurs joueurs et le sélectionneur Steve Borthwick.

L'Humiliation Totale de l'Angleterre

Du côté du Telegraph, il n’a fallu que quelques heures pour voir plusieurs papiers évoquer la déroute du XV de la Rose. Selon le journal, “l'humiliation à Twickenham prouve que l'Angleterre a été démasquée” par rapport à son niveau réel. “Si la défaite contre l'Écosse a été un réveil brutal pour l'Angleterre, cette humiliation totale infligée par l'Irlande à Twickenham a mis à nu la fragilité du projet mené par Steve Borthwick”, indique le journaliste Gavin Mairs, chef de la rédaction rugby.

Pour le journal britannique, “l'Irlande s'est montrée impériale […] d'une manière qui n'avait plus été vue depuis son Grand Chelem, en 2018” et a souligné la qualité de l’ouvreur Jack Crowley “impressionnant pour sa première titularisation du Tournoi.” De l’autre côté, “l'Angleterre était tellement morose, tellement décevante et dans un tel désarroi”, selon des propos issus d’une autre analyse. Certains secteurs de jeu sont ciblés.

La presse s’attaque aux cadres. Pour la rédaction de Rugbypass, certaines personnalités ont pris la parole en leur nom. Ainsi, la référence des informations de transferts Neil Fissler a indiqué que : “Le rugby anglais a besoin d'un meilleur entraîneur que le robotique Steve Borthwick.” Éditorialiste régulier pour le site international, l’ancien international anglais Andy Goode a tenu les propos suivants : “L'Angleterre a suivi l'exemple de Steve Borthwick, sans inspiration et terne. Finalement, deux défaites consécutives ont coulé les espoirs anglais. “Le visage affiché durant ces défaites soulève des questions quant aux tactiques de Borthwick et à la mentalité de son équipe”, ponctue le média.

Ce dimanche, les colonnes anglaises n’ont pas beaucoup de pitié pour le sélectionneur Steve Borthwick. “Ce fut l'un des pires jours du mandat de Steve Borthwick. Dans l’effectif du XV de la Rose, le capitaine Maro Itoje est également critiqué. “Il a mené l'équipe lors de son 100e match international sous les yeux de son père, mais tout s'est ensuite dégradé.

L'Adaptation Tactique du XV de France

Le XV de France s'est défait de l'Italie avec une stratégie adaptée et différente du début du Tournoi des 6 Nations. Un constat à nuancer avec l'absence de Matthieu Jalibert.

L'Absence d'Antoine Dupont : "No Dupont, no problem"

“No Dupont, no problem.” L’analyse est lapidaire, et elle est partagée par deux quotidiens britanniques, The Times et The Daily Telegraph. “Antoine qui ? ”, ose même le Telegraph. Sans son capitaine et “talisman”, en convalescence après une fracture maxillo-zygomatique survenue le 21 septembre, le XV de France avait besoin d’une victoire contre l’Italie vendredi 6 octobre à Lyon pour se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby. Et comme le souligne le journal londonien, les Bleus ont battu les Transalpins “à plate couture” (60-7) pour “se préparer à affronter l’Irlande, l’Afrique du Sud ou l’Ecosse dimanche prochain à Paris”.

“Les Azzurri se sont montrés trop nerveux, trop fautifs et incapables de contrer l’agressivité et la puissance des Français”, déplore le quotidien italien Il Giornale. La performance des Bleus n’est pas passée inaperçue dans la presse étrangère.

“Vive la France*. Vive la différence*, les déguisements, les couleurs, la folie et ses accents musicaux qui ont servi de toile de fond à la qualification des hôtes de la Coupe du monde pour les quarts de finale”, s’enthousiasme The Irish Times, en français dans le texte. L’envoyé spécial du quotidien irlandais, qui note que le XV de France a traversé la phase de poule “sans accroc”, a visiblement apprécié sa soirée à Lyon : “Ce fut une nuit de fête, avant, pendant et après le match.” Et le journaliste irlandais de saluer la performance de “l’alchimiste du rugby français”, Fabien Galthié, qui a été capable de “se concentrer sur le jeu de son équipe” plutôt que “sur les pronostics quotidiens quant au rétablissement d’Antoine Dupont”. Son remplaçant, Maxime Lucu, a réalisé “un excellent match”, permettant à la France de jouer vite après un excellent travail des avants Anthony Jelonch, Charles Ollivon et Grégory Alldritt.

La Force de la Défense Française

En passant huit essais à l’Italie, la France a montré “qu’elle serait dangereuse, avec ou sans le retour de son capitaine”, renchérit la BBC. Le niveau de jeu des Bleus n’est égalé “que par l’Irlande ou l’Afrique du Sud”, observe Planet Rugby : “Malgré tous les feux d’artifice allumés par leur ligne arrière, c’est sur les fondamentaux que la France brille. En défense, c’est la meilleure équipe du tournoi.”

“Ne vous y trompez pas”, avertit le site spécialisé, cette équipe de France a “quelque chose de très spécial” et “il faudra quelque chose de monumental pour stopper son parcours dans la compétition”. Notamment parce qu’après les blessures de Dupont et de l’ouvreur Romain Ntamack - avant le début de la compétition -, les Bleus ont montré au monde qu’ils avaient d’autres talents fous en réserve. Le site Planet Rugby salue ainsi le match du demi d’ouverture Matthieu Jalibert contre l’Italie, “absolument exquis, jouant avec la vitesse et la précision des plus grands No 10”. “C’est un meneur de jeu talentueux”, qui a désormais “le vent en poupe”, et il représente une menace “au moins aussi forte que Ntamack”, ajoute The Times. Pour le quotidien britannique, reste à savoir si Jalibert “peut tenir la barre” d’un match couperet tel que celui qui attend les Bleus en quarts de finale. Ces derniers avancent à chaque match avec un slogan, “Unis pour un rêve”, souligne The Daily Telegraph. Alors qu’ils rentrent à Paris, où ils joueront leur prochain match (et tous les autres s’ils se qualifient), “leur rêve se poursuit - et seule une équipe formidable pourra y mettre fin”. * en français dans le texte

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