Le rugby féminin a progressivement gagné en popularité au fil du temps, avec des compétitions suivies par un public grandissant et un niveau de jeu en constante évolution. Certaines joueuses ont marqué leur période en contribuant au développement du sport et en laissant une empreinte significative, tant sur le terrain qu’en dehors.
La Coupe du Monde féminine de rugby à XV 2025 vient tout juste de démarrer. Pour sa 10e édition, celle-ci se tient en Angleterre, terre de naissance du ballon ovale. Et sur les terrains, de nombreuses joueuses célèbres à l'international seront présentes pour nous faire vibrer. On compte un bon nombre de stars, à l'image d'Ilona Maher ou encore Ellie Kildunne. Du côté des Françaises, difficile de ne pas citer Pauline Bourdon Sansus, même si toutes nos Bleues sont à supporter !
Voici un aperçu de quelques-unes des joueuses les plus marquantes et talentueuses du monde du rugby féminin :

Les Joueuses Incontournables
Ilona Maher : L'Égérie du Rugby Féminin
Oubliez Antoine Dupont, Louis Bielle-Biarrey ou Henru Pollock, en 2025, la star du rugby mondial s'appelle Ilona Maher. L'Américaine, déjà très en vue lors des JO de Paris 2024, va être la grande star de la Coupe du monde de rugby féminine qui débute ce week-end. Figure du sport la plus suivie sur les réseaux sociaux et médaillée de bronze aux Jeux de Paris, l'Américaine débute vendredi le Mondial de rugby à XV, en porte-étendard de ce sport et de l'acceptation de soi.
La centre de 29 ans est la seule joueuse capable uniquement par sa présence d'attirer près de 10.000 personnes lors d'un match en... Angleterre, à Bristol, où elle a passé le début d'année 2025 pour se ré-acclimater au rugby à XV au sein du seul championnat professionnel au monde.
Déjà très suivie avant les JO 2024, où elle était présente avec l'équipe américaine de rugby à VII, elle a encore gagné en notoriété l'été dernier en partageant les a-côtés de la compétition avec humour et en répondant vertement aux critiques sur son physique. Elle a expliqué dans une interview pour le media Bleacher Report que l'un de ses objectifs était de rassurer les "filles" en leur montrant que la pratique d'un sport ne les privait pas de leur "féminité". "Ce qu'on essaye de montrer, c'est la beauté du sport: on peut être une dure à cuire sur le terrain, une bête sur le terrain, mais aussi belle."
Avec plus de 5,2 millions d'abonnés rien que sur Instagram, loin devant les 1,2 million d'Antoine Dupont, elle devance largement les autres stars du rugby tout genre confondu et peut se servir de sa notoriété pour discuter avec la prix Nobel de la paix 2014 Malala Yousafzai.
Aux États-Unis, où les rugbywomen obtiennent de meilleurs résultats que les hommes au niveau international, sa popularité a largement dépassé le rectangle vert: elle a été finaliste de l'émission Danse avec les stars, a posé pour la une du magazine Sports Illustrated et a été sacrée en juillet révélation de l'année lors des ESPY Awards crées par le groupe audiovisuel ESPN.
"Annonce d'intérêt public: cette année, il y a une Coupe du monde féminine de rugby. Beaucoup d'entre vous ne savaient probablement pas que le plus grand événement du rugby commence dans environ un mois. Regardez-le. Suivez-le. Vous n'allez pas tout comprendre la première fois que vous le verrez, vous n'allez pas tout comprendre la deuxième fois non plus. Mais continuez à regarder", a-t-elle lancé à l'assistance en recevant sa récompense.
La force de frappe d'Ilona Maher est une chance pour la fédération internationale World Rugby, qui mise beaucoup sur le développement de la pratique aux États-Unis, avec en ligne de mire les Coupes du monde masculine de 2031 et féminine de 2033.
"Ce qu'Ilona a fait, non seulement pour se faire connaître, mais aussi pour mettre le rugby féminin et le sport féminin en général sur le devant de la scène mondiale, est incroyable", a salué dans une interview à l'AFP la joueuse néo-zélandaise Portia Woodman-Wickliffe, double championne du monde et olympique. "Avoir quelqu'un venant des États-Unis, avec ce marché américain, qui est très sûre d'elle, qui aime le rugby, qui aime valoriser le corps des femmes, et qui s'exprime aussi ouvertement, c'est formidable pour nous. Nous devons en tirer parti et la suivre autant que possible", a-t-elle continué, après l'avoir rencontré et fait des vidéos avec elle en amont du match entre les deux sélections nationales, en mai.
Comme beaucoup d'autres rugbywomen, Ilona Maher a basculé des Jeux olympiques à VII jusqu'au Mondial à XV.
Ellie Kildunne : La Fer de Lance de l'Angleterre
En demi-finale samedi, le XV de France affronte l’Angleterre et celle qui est devenue la star de la discipline ! Et vous allez tout de suite la repérer sur la pelouse. La numéro 15, là, avec sa tignasse, ses longues boucles blondes. Vous apprécierez surtout sa foulée, athlétique. Une certaine élégance, gabarit léger, 1,76 mètre pour 68 kilos. Elle fonce tout droit vers l’essai. Le phénomène Ellie Kildunne.
Élue meilleure joueuse du monde à l'automne 2024, Ellie Kildunne est devenue le visage principal de l'équipe d'Angleterre, et l'une des têtes d'affiche de la Coupe du monde. La joueuse des Harlequins (25 ans) a été lancée en sélection dès ses 17 ans, en 2017, et elle s'est peu à peu imposée comme l'une des meilleures arrières du monde.
Rapide, avide d'espace, capable de faire vivre le ballon, la native du West Yorkshire s'est aussi essayée eu 7, participant aux Jeux de Paris en 2024. Titulaire et marqueuse lors de la finale de la Coupe du monde 2021 (disputée en 2022) perdue contre la Nouvelle-Zélande (34-31), elle sera un atout indispensable pour prétendre retrouver le titre mondial, le dernier datant de 2014.
Mais elle le dit sur un ton très calme, posé. Rompue à l’exercice du podcast et des réseaux sociaux, la jeune femme maîtrise parfaitement son image. Souriante en toutes circonstances et à l’aise pour parler de tout : des cycles menstruels en compétition, de ces corps si différents et si complémentaires dans un club de Rugby. Elle défend aussi ses coéquipières moins exposées qui ont parfois un autre boulot, instit’ ou infirmière. Une vie semi-professionnelle en Angleterre. Pas toujours simple pour les entraînements.
Exactement. D'ailleurs, Ellie Kildunne accepte sans problème de servir de modèle pour les petites filles qui voudraient mais n'osent pas. Et quand on lui demande qui est son point de repère dans la vie, la joueuse répond naturellement : sa maman. Dans la vie, c'est pas compliqué, si tu veux quelque chose, tu peux l’avoir, pas de plafond de verre. Le mantra d’Ellie Kildunne qui, ces jours-ci, se verrait bien devenir championne du monde. Les Françaises sont prévenues.
Elle qui, pourtant, en pinçait pour le foot quand elle était toute petite. Des posters du club de Liverpool dans sa chambre, peu ou pas de sport féminin à la télévision… c’est un peu par hasard, en jouant avec les garçons, qu’elle découvre le ballon ovale, à l'âge de six ans. Elle sera longtemps la seule fille de l'équipe et se fera vite remarquer pour sa détermination, sa science du terrain, son sens du collectif. On devine un caractère bien trempé. Ellie Kildunne dit souvent qu’elle n’aime pas l’eau tiède, qu'elle n'a pas de temps à perdre et que la pression est un privilège.
Portia Woodman-Wickliffe : Une Légende Néo-Zélandaise
À 34 ans, Portia Woodman-Wickliffe a tout gagné, les titres collectifs (Coupes du monde 2017 et 2021, JO à 7 2020 et 2024) comme les récompenses individuelles (meilleure joueuse du monde 2017). Mais la Néo-Zélandaise a encore faim : en avril dernier, elle a décidé de sortir de sa retraite internationale pour faire partie de l'aventure Coupe du monde 2025.
Les Black Ferns, tenantes du titre, lui ont rouvert la porte et Woodman s'y est engouffrée avec appétit, inscrivant 7 puis 3 essais lors de ses deux derniers matches, contre les États-Unis (79-14), en mai, puis l'Australie (37-12), mi-juillet. L'ailière chasseuse d'essais, meilleure marqueuse des deux derniers Mondiaux, vibre toujours en elle.
Elle est également la meilleure buteuse d’essais de tous les temps en Coupe du monde de rugby, chez les hommes et chez les femmes.
The GOAT of Rugby 🐐 | Portia Woodman-Wickliffe | Best Moments from Rugby World Cup, SVNS and more!
Sophie de Goede : La Canadienne Revancharde
Dans une équipe du Canada qui a de quoi prétendre aux premiers rôles lors de cette Coupe du monde, Sophie de Goede est une figure à part à l'hérédité solide. Son père, Hans de Goede, comme sa mère, Stephanie White, ont été, comme elle en 2022, capitaines du Canada en Coupe du monde, en 1987 pour Hans, en 1994 pour Stephanie.
Victime d'une rupture des croisés juste avant les JO de Paris, auxquels elle comptait participer, la deuxième ou troisième-ligne a passé presque un an sans jouer mais a prouvé en préparation qu'elle n'avait rien perdu de son engagement physique, du haut de son 1,83 m, comme de sa dextérité : elle a beau jouer devant, elle est l'adroite buteuse des Canadiennes. Deuxième ligne aussi puissante que mobile, elle réalise une compétition de haut vol, étant notamment la joueuse qui fait le plus de courses ballon en main. Au pied, elle a brillé en tant que buteuse.
Pauline Bourdon Sansus : La Demie de Mêlée Spectaculaire
Suspendue de manière rocambolesque pour le premier match des Bleues dans cette Coupe du monde (contre l'Italie, ce samedi soir, 21h15), la demie de mêlée du Stade Toulousain demeure une joueuse phare de l'équipe de France et l'une des figures du rugby mondial. Élément la plus capée du groupe tricolore (66 sélections), Bourdon Sansus évolue avec les Bleues depuis presque dix ans et compte notamment à son palmarès deux Grands Chelems (2016 et 2018).
À 29 ans, elle reste une numéro 9 spectaculaire, capable de créer des brèches dans n'importe quelle défense. Titulaire lors de la dernière Coupe du monde, en Nouvelle-Zélande, terminée en demi-finales (24-25), elle espère cette fois mener le quinze de France au-delà du dernier carré.
La demi de mêlée est le facteur-X du XV de France depuis de nombreuses années. Leader sur le terrain comme en dehors, la joueuse la plus capée des 32 Bleues (66 sélections à 29 ans) est capable de réveiller l’attaque, sonnant par exemple la révolte lors du dernier match du Tournoi contre l’Angleterre. Elle manquera la première rencontre face à l’Italie, ce qui ne l’empêche pas de donner de la voix lors de chaque entraînement des Bleues.
« On a besoin de ces cadres qui, des fois, impulsent et guident les plus jeunes », a notamment salué la co-capitaine Marine Ménager. Le site spécialisé Rugbypass l’a désignée début août comme la deuxième meilleure joueuse du monde en 2025.
Jorja Miller : La Puissance Ravageuse
Les défenses qui n’auront d’yeux que sur les ailes pour la star néo-zélandaise Portia Woodman-Wickliffe risquent d’avoir des problèmes au centre du terrain avec la troisième ligne Jorja Miller. La joueuse de 21 ans vient du rugby à 7, où elle a gagné l’or olympique à Paris avant de passer à XV en vue du Mondial. Meilleure joueuse du monde en 2024, l’arrière de 25 ans sera encore une pièce maîtresse pour permettre aux Anglaises de remporter une troisième couronne mondiale.
Son année 2025 a été perturbée par une blessure aux ischio-jambiers qui l’a notamment privée du dernier match du Tournoi contre la France. Elle est revenue lors de la dernière rencontre de préparation des « Red Roses » et montera sans doute en puissance au fil de la compétition. « Parfois, il peut être 21 heures et, soudain, je pense à une nouvelle combinaison et je me dis que je dois envoyer un message à l’entraîneur, car j’en suis obsédée », avait-elle raconté lors d’une interview à l’AFP.
Aoife Wafer : La Troisième Ligne de Combat
La troisième ligne irlandaise de 22 ans symbolise la montée en puissance de son pays, capable de battre la Nouvelle-Zélande en 2024, d’accrocher la France et pendant une mi-temps l’Angleterre lors du Tournoi 2025. La joueuse au casque rouge - une habitude née dans l’enfance pour cacher ses cheveux et faire en sorte que les garçons jouent sans retenue contre elle lors des matchs - a marqué quatre essais lors du dernier Tournoi, dont elle a été désignée meilleure joueuse.
Mais il ne faut pas résumer la centre à une influenceuse : sur le terrain, sa puissance et son sens du placement seront bien utiles pour que les États-Unis, premières championnes du monde de l’histoire à XV (en 1991), aillent loin dans la compétition.
Dès son premier match dans la compétition, la canadienne a laissé une belle impression. Samedi 23 août, contre les Fidjiennes, le Canada s'est imposé 65-7. Et Julia Schell y est pour beaucoup car l’arrière a inscrit six essais en seulement 22 minutes. En aplatissant dans l’en-but aux 50e, 53e, 55e, 61e, 69e et 72e minutes, elle réalise un bel exploit.

Autres Joueuses Remarquables
- Farah Palmer : Membre des Black Ferns, elle a contribué aux victoires de son équipe lors de la Coupe du Monde de rugby féminin en 1998, 2002 et 2006. Au-delà des compétitions, elle a aussi œuvré pour le développement du rugby féminin.
- Shelley Rae : Membre de l’équipe d’Angleterre, elle s’est distinguée par sa vision du jeu et son aptitude à organiser les attaques. Son influence dépasse le cadre sportif, puisqu’elle a également participé à la promotion du rugby féminin au Royaume-Uni.
- Emily Scarratt : Un élément clé de l’équipe nationale anglaise. Sa capacité à s’adapter aux différentes exigences du jeu et sa précision en font une joueuse essentielle. Grâce à son calme et sa capacité à guider son équipe, elle est considérée comme une compétitrice respectée.
- Jessy Trémoulière : Une joueuse dont le parcours incarne détermination et passion.
- Kendra Cocksedge : Membre des Black Ferns, elle s’est illustrée par sa compréhension du jeu et ses décisions stratégiques. Son engagement dépasse les terrains, puisqu’elle milite pour de meilleures conditions pour les joueuses et pour le développement des clubs féminins.
- Sarah Hunter : Une figure de référence du rugby féminin en Angleterre. Par son engagement collectif et ses choix tactiques, elle est un élément clé. Elle compte 141 sélections à son actif au cours de sa carrière qui s’étend de 2007 à 2023.
- Kennedy Simon : Une joueuse en pleine progression qui s’est distinguée par sa capacité d’adaptation à différents postes et par son aptitude à renforcer la cohésion de son équipe.
Les premières générations de joueuses ont ouvert la voie aux talents d’aujourd’hui, qui poursuivent cette évolution avec engagement. Si l’intérêt pour les compétitions féminines s’intensifie, des défis restent présents en matière de reconnaissance et de visibilité. Les performances de ces athlètes et leur rôle de modèles laissent entrevoir un avenir prometteur pour le rugby féminin.
Les Nominations et Récompenses de 2025
World Rugby n'a retenu aucune Française dans les catégories meilleure joueuse et révélation de l'année 2025. Les Néo-Zélandaises sont, elles, en force. Aucune Française ne figure parmi les récompenses individuelles de l’année en rugby féminin.
Battu en demi-finale de la Coupe du monde 2025 après une énorme débauche d’énergie face à l’Angleterre (17-35), le XV de France Féminin semble ne pas avoir marqué les esprits. En effet, World Rugby a totalement snobé les Bleues concernant les trophées de meilleure joueuse et révélation de l’année 2025.
Concernant les Bleues, c’est une déception. Voire une anomalie. En effet, depuis 15 ans, il y a toujours eu au moins une Française parmi les nommées pour le trophée de joueuse de l’année.
Nominations pour le Trophée de Meilleure Joueuse de l'Année
Parmi les nommées pour le trophée de meilleure joueuse de l’année afin de succéder à l’Anglaise Ellie Kildune, on retrouve :
- Jorja Miller (Nouvelle-Zélande) : Meilleure joueuse du circuit mondial à VII cette saison, elle a été retenue pour ce Mondial à XV, et force est de constater que son niveau fut hallucinant. Son abattage en 3e ligne est sans égal.
- Sophie de Goede (Canada) : Deuxième ligne aussi puissante que mobile, elle réalise une compétition de haut vol, étant notamment la joueuse qui fait le plus de courses ballon en main. Au pied, elle a brillé en tant que buteuse.
- Megan Jones (Angleterre) : Elle fut une grande artisane du Grand Chelem et de la qualification en finale de la Coupe du monde.
Nominations pour le Trophée de Révélation de l'Année
- Deux Néo-Zélandaises
- Josifini Neihamu (Fidji) : La centre fidjienne de 21 ans a également été retenue dans la liste des 3 nommées pour le trophée de révélation de l’année.
Ces joueuses, par leur talent et leur dévouement, continuent d'inspirer et de faire évoluer le monde du rugby féminin. Leur impact dépasse les terrains, faisant d'elles de véritables modèles pour les générations futures.
Tableau Récapitulatif des Joueuses Mentionnées
| Nom | Nationalité | Poste | Faits Marquants |
|---|---|---|---|
| Ilona Maher | Américaine | Centre | Star des réseaux sociaux, médaillée de bronze aux JO de Paris 2024 |
| Ellie Kildunne | Anglaise | Arrière | Élue meilleure joueuse du monde à l'automne 2024 |
| Portia Woodman-Wickliffe | Néo-Zélandaise | Ailière | Meilleure marqueuse des deux derniers Mondiaux |
| Sophie de Goede | Canadienne | Deuxième ou Troisième Ligne | Capitaine du Canada, buteuse adroite |
| Pauline Bourdon Sansus | Française | Demi de Mêlée | Élément la plus capée du groupe tricolore (66 sélections) |
| Jorja Miller | Néo-Zélandaise | Troisième Ligne | Gagnante de l'or olympique à Paris en rugby à 7 |
| Aoife Wafer | Irlandaise | Troisième Ligne | Meilleure joueuse du Tournoi 2025 |
| Farah Palmer | Néo-Zélandaise | N/A | Contribution aux victoires de la Coupe du Monde de rugby féminin en 1998, 2002 et 2006 |
| Shelley Rae | Anglaise | N/A | Participation à la promotion du rugby féminin au Royaume-Uni |
| Emily Scarratt | Anglaise | Centre | Meilleure marqueuse de points de l’équipe féminine |
| Jessy Trémoulière | Française | N/A | Première française sacrée meilleure rugbywoman de l’année par World Rugby |
| Kendra Cocksedge | Néo-Zélandaise | N/A | Militante pour de meilleures conditions pour les joueuses |
| Sarah Hunter | Anglaise | N/A | Le joueur le plus capé du pays de tous les temps |
| Kennedy Simon | Néo-Zélandaise | N/A | Capacité d’adaptation à différents postes |