À chaque intersaison, la question est la même : comment fonctionne réellement ce salary cap - ou plafond salarial - pour les équipes NBA ? Quel est son principe, son objectif, son mode de calcul ? Fin de free agency oblige, toutes les franchises et leurs fans regardent attentivement leur salary cap pour espérer d’éventuels ajustements.
Pour démarrer, notamment pour les novices de la balle orange, on est obligé de commencer par une petite définition. Le salary cap ou plafond salarial, c’est le montant total annuel des salaires que chaque franchise ne doit pas dépasser. Ainsi, chaque équipe peut accumuler un maximum de 15 contrats garantis (plus deux two-way) sans franchir ce plafond, sous peine de devoir payer une taxe supplémentaire (à partir d’un certain seuil de dépassement). Cette taxe est appelée luxury tax, mais on y reviendra plus tard.
Ce principe de salary cap est une des multiples règles qui permettent d’encadrer financièrement et juridiquement les franchises en NBA. C’est une des particularités des ligues américaines (NFL, NBA, …) qui commence à s’exporter dans d’autres sports et dans d’autres pays. Le but principal est d’assurer la compétitivité entre les équipes en empêchant certaines écuries d’accumuler les gros contrats et donc, tous les meilleurs joueurs.
Attention, il y a plusieurs types de salary cap avec, soit des limites souples, soit des restrictions plus dures (soft cap ou hard cap). En NBA, on vous le rappelle, il y a une certaine souplesse pour dépasser ce salary cap avec des exceptions. On est donc dans un soft cap, au contraire de la NFL où il est impossible de le dépasser (hard cap).
Le montant du salary cap en NBA est défini par les conventions collectives - CBA (Collective Bargaining Agreement) - et dépend souvent des revenus générés par la Ligue et les équipes. Avec la hausse des droits TV en NBA sur ces dernières années, le salary cap a tout simplement explosé. Pour la saison 2025-2026, le plafond salarial, fixé pour 2025-26 à 154 647 000 $.
À partir de ce plafond, les dirigeants de chaque franchise doivent donc réfléchir intelligemment pour distribuer les salaires et garder une marge de manœuvre afin de signer leurs 15 joueurs. Le GM (manager général) d’une équipe doit équilibrer les finances et choisir les bons salaires suivant les profils manquant à sa composition.
Malgré tout, comme on vous l’expliquait précédemment, en NBA le salary cap peut être dépassé. Toutefois, si une franchise le dépasse dans de trop grandes proportions, elle arrive à la fameuse luxury tax. Si elle franchit le montant de cette « taxe de luxe », l’institution doit alors payer un impôt en faveur de la NBA.
Certaines équipes pour attirer un maximum de grands joueurs et être les plus compétitives possible n’hésitent pas à accumuler les gros contrats. On retrouve souvent ici les favoris au titre (Bucks, Jazz, ces dernières années), les gros marchés (New York, Los Angeles, Miami) ou les franchises dont les propriétaires n’ont pas trop de soucis d’argent (Portland, Brooklyn).
Pour pénaliser vraiment les franchises qui dépassent cette luxury tax, la NBA a mis en place un système de pénalité progressive pour chaque dollar signé au-dessus de la LT. En résumé, plus on dépasse la luxury tax, plus on paye.
Il existe aussi un plancher salarial, un salary floor, qui représente 90% du salary cap. Cela oblige les équipes à posséder des grands joueurs avec de gros salaires pour rester compétitives. Le salary floor est aussi un moyen pour les NBA d’empêcher les franchises de se faire de l’argent sur les revenus de la Grande Ligue. En effet, si l’équipe est en-dessous du plancher, l’argent ne revient pas à la franchise. La différence avec le salary cap doit être répartie entre les joueurs.
Les propriétaires les plus dépensiers pourront s’offrir un peu plus de souplesse. Ainsi, le seuil de la “luxury tax” est fixé à 187.9 millions de dollars.
En NBA, le salary cap n’est pas strict, et la NBA autorise les franchises les plus riches à dépasser le seuil fixé avec une marge de tolérance d’environ 20%. En l’occurrence, l’an prochain, les franchises pourront dépenser jusqu’à 187.9 millions de dollars. Ensuite, pour chaque dollar dépensé au-dessus de ce plafond, les franchises doivent verser la « luxury tax » à la NBA. Une sorte d’impôt qui peut coûter très cher.
Tout savoir sur la NBA Fantasy Salary Cap
Les Aprons : Nouvelles Règles Financières
Les nouvelles règles financières incluent plusieurs niveaux d’encadrement des dépenses. Les deux niveaux d’apron, mécanismes restrictifs introduits récemment, sont également définis. Le premier apron s’élève à 195,945 millions de dollars, tandis que le second apron atteint 207,824 millions de dollars. Ces montants entrent en vigueur mardi, mais la période de moratoire sur la plupart des signatures ne sera levée que dimanche à midi.
Mais la nouvelle règle la plus importante pour les équipes est le « second apron » qui devient un seuil salarial réel à considérer avec des limitations punitives pour celles qui décident de dépenser des sommes importantes. Le second apron est venu s’ajouter à ces limites, fixées au départ à environ 10 millions de dollars au-dessus du first apron pour 2024-2025, qui va handicaper encore plus les décisionnaires des équipes (ce qui porte le total des salaires des franchises à environ 190 millions au total, voir le schéma ci-dessous.
Avec ce dernier accord collectif, les équipes au-dessus du first apron sont désormais limitées et ne peuvent plus dépenser « à perte ». En bref, les équipes ne peuvent pas recevoir plus d'argent qu'elles n'en cèdent ; ce qui veut dire que si des joueurs quittent le navire, les recrues ne peuvent pas gagner davantage que leurs prédecesseurs. Ce n’est pas le cas pour les équipes non-taxées, qui elles ont une marge de 25%.
Les équipes touchées par le « first apron » sont également interdites de signer un joueur coupé en saison régulière si son salaire dépasse la mid-level exception de cette année, et c’est loin d’être anodin. Cette saison, cela a touché pas mal d’équipes : Boston, Denver, Golden State, Miami, Milwaukee, Phoenix, les Clippers… ça fait une petite liste tout de même.
On verra normalement les vrais effets du « second apron » à partir de la saison à venir, avec les équipes au-dessus de ce seuil qui vont perdre toute « mid-level exception ». Elles ne sont pas seulement limitées à l’exigence d’être à l’équilibre strict sur le marché des transferts, car elles auront également l’interdiction d’additionner les salaires de plusieurs joueurs dans d’éventuels « trades ».
Autre point, le second apron empêche les franchises d’utiliser les « mid-level exceptions » des années précédentes… Ce qu’on attend, c’est surtout de savoir comment les sanctions du second apron va punir les équipes et comment ça va impacter les intersaisons futures ; on risque de voir des effectifs bâtis de manière… bizarre.
Les équipes sanctionnées par le second apron n’ont pas le droit d’échanger leur premier tour de draft pour les sept prochaines années. Et le fond du problème, le voilà : si une équipe reste au-dessus du second apron pendant deux des quatre saisons suivantes, son choix de premier tour à sept ans sera non seulement « gelé », mais il sera automatiquement déplacé en fin de draft - ou au 30e choix.
Jusqu'à présent, les boards d’équipes qui luttent pour le titre sont plutôt prêtes à payer diverses luxury tax, voire dépasser le first apron. Si vous vous battez pour le titre et que vous générez les revenus qui vont avec, les propriétaires aux poches pleines seront probablement prêts à payer les taxes, et les bureaux des équipes seront prêts à sacrifier ce capital de draft futur pour le faire.
Mais désormais, il y a une nouvelle tendance qui amène les franchises à penser qu’elles n’ont peut-être plus que deux ans pour faire des dépenses ambitieuses avant de serrer la vis, sous peine de se voir retirer le choix de draft dont on parlait plus haut. Deux ans, c’est court pour atteindre ses objectifs sportifs…
Là tout récemment, on peut citer un exemple assez parlant, avec Minnesota, qui a du abandonner KAT (pour Karl-Anthony Towns) aux Knicks. Le timing du transfert et les joueurs impliqués ont tout pour démontrer à quel point Minnesota devenait coincé ; avec le maxi-contrat de Gobert (salaire garanti jusqu’à 2026), Edwards, et KAT, les sommes que Minnesota aurait du payer à cause du second apron auraient tout simplement été dingues pour Minnesota, qui n’avait donc pas le choix.
En effet, la franchise n’a pas les mêmes possibilités pour générer du cash grâce à diverses rentrées d’argent commerciales ou autres qui pourraient être liées à une quelconque attractivité du club ou son secteur géographique… Sur le terrain, ça va clairement se ressentir, même si Julius Randle et Donte DiVincenzo ont fait le chemin inverse. Minnesota passe d’une équipe potentiellement finaliste NBA à outsider avec moins de certitudes, il ne faut pas se mentir. Côté New York, c’est plutôt une très bonne opération, mais comme on le disait plus haut, il faudra se demander dans deux ans comment ça se passe niveau taxes… pour l’instant la situation éco de la franchise des Knicks semble plutôt, mais il y a quelques gros contrats qui les amène au dessus du first apron… Il y aura pas mal de calculs à faire dans deux ans, et deux ans, on peut considérer que c’est demain.
On verra certainement d’autres mouvements de ce type ces prochaines années ; ça va rebattre les cartes.
Le salary cap est un plafond salarial en somme d’argent qui est destinée à permettre les franchises NBA à dépenser de la masse salariale pour payer les joueurs sous certaines restrictions. Lors de chaque saison, son montant est déterminé sur la base d’un pourcentage des revenus liés au basket-ball par rapport à la saison précédente.
La limite du salary cap est soumise à un système complexe de règles et d’exceptions, à l’image du système de pourcentage des revenus de la ligue par rapport à la saison précédente.
Le salaray cap est encadré par la « Convention Collective Association » qui permet les négociations entre la NBA, en tant que propriétaires, et l’association des joueurs de la ligue, en tant qu’employés.
Les propriétaires des franchises NBA sont tenus de dépenser au moins 90 % du plafond salarial lors d’une saison afin de s’assurer que les joueurs gagnent leur part des revenus de la ligue. De plus, le salaray cap vise également à contrôler les coûts des propriétaires des franchises.
D’autre part, concernant le salary cap, la NBA a adopté un plafond salarial souple nommé soft cap.
Parmi ces exceptions, on retrouve l’exception Bird (Bird rights) afin que les franchises conservent les joueurs formés. Puis, il existe la luxury tax qui est une pénalité financière progressive que les franchises NBA doivent payer si elles dépassent un certain seuil de dépenses.
Il faut évoquer les aprons car ce sont les dernières exceptions au sein du salary cap. Le plus important est le second apron, qui fut introduit dans le CBA de 2023, puisqu’il s’agit d’un niveau supplémentaire de plafond salarial qui s’élève à 17,50 millions de dollars au-dessus du seuil de la taxe de luxe.
Il est possible de parler brièvement du premier apron car il est similaire au second apron mais il est davantage souple sur les restrictions.
D’après la CBA, les franchises NBA qui seraient dans le second apron sont dispensés de plusieurs choses lors d’un échange. Les franchises concernés ne peuvent pas envoyer de l’argent, agréger des contrats, obtenir plus d’argent entrant que d’argent sortant.
La tax level est une taxe financière qu’une franchise NBA doit payer si sa masse salariale dépasse un seuil supérieur au salary cap. Au cours de la dernière décennie 2020, environ un quart des franchises NBA ont payé la tax level lors d’une saison.
Par exemple, en 2023-2024, les Golden State Warriors de Stephen Curry ont payé la somme astronomique de 176,9 millions de dollars pour la tax level. Ils étaient suivis par les Los Angeles Clippers de James Harden qui ont payé la somme conséquente de 142,4 millions de dollars.
En vertu de l’exception Bird, une franchise NBA est en droit de dépasser le salary cap afin de resigner ses propres agents libres pour une somme qui peut monter jusqu’au salaire maximum. Pour cela, un joueur qualifié doit jouer 3 saisons sans interruption pour la même franchise afin d’obtenir les « Bird rights ».
La Mid-level exception (MLE) est une somme essentielle puisque chaque franchise peut l’utiliser une fois par saison pour signer un ou plusieurs joueurs malgré la masse salariale de la franchise dépasse le salary cap. Chaque saison, ces sommes changent en fonction de l’évolution du plafond salarial.
Les franchises NBA qui sont au-dessus du second apron ne peuvent pas utiliser la Mid-level exception (MLE) pour signer des agents libres.
L’exception biannuelle (Bi-annual exception) est une somme que chaque franchise NBA est libre d’utiliser lors de saisons non consécutives dans le but de signer un ou plusieurs joueurs même si son plafond salarial dépasse le salary cap. Toutefois, il faut prendre en compte que les franchises NBA qui ont déjà utilisé la MLE (mid-level exception) ne pourront pas utiliser l’exception bi-annuelle afin de respecter le salary cap.
En somme, la mise en place du salary cap en NBA a pour objectif de renforcer l’équilibre financier entre les différentes franchises NBA. Ce système vise également à empêcher les grandes puissances financières de la ligue de monopoliser le marché en attirant les plus grandes stars afin de continuer à préserver le spectacle et la compétitivité qui règnent au sein de la ligue depuis quelques années.
Par conséquent, des franchises « modestes » sur le plan financier comme le Thunder d’Oklahoma ou les Pacers d’Indiana ont pu se hisser jusqu’aux Finales NBA 2025 remportés 4-3 par le Thunder.
La NBA fonctionne avec un salary cap dit "soft", permettant aux équipes de dépasser le plafond salarial sous certaines conditions. Les équipes dépassant ces seuils sont soumises à des pénalités financières croissantes, notamment la luxury tax et des restrictions sur les mouvements d'effectif.
Afin d'assurer le respect du salary cap, chaque contrat signé par les équipes doit être validé par le commissioner de la NBA au plus tard dans les 48h qui suivent la signature.
Le manquement à ces obligations entraine différentes sanctions pour le joueur et/ou l'équipe.
Stephen Curry (Golden State Warriors) domine le classement 2025-2026 avec un salaire de 59 606 817 $. Il permet à un joueur éligible (MVP, All-NBA…) de signer jusqu’à 35 % du salary cap.
Contrats Rookies : Combien Gagne un Débutant ? (Saison 2025-2026)
Les joueurs sélectionnés au premier tour de la draft NBA signent des contrats standardisés appelés rookie scale contracts, d’une durée de 4 ans : les deux premières années sont garanties, et les deux suivantes sont des options d’équipe. Le montant du contrat dépend de la position à la draft et du salary cap en vigueur.
Pour la saison 2025-2026, les salaires des rookies sont les suivants :
- 1er choix : 62,73 Millions de dollars sur 4 ans
- 2e choix : 56,14 M$
- 3e choix : 50,44 M$
- 4e choix : 45,49 M$
- 5e choix : 41,21 M$
- 6e choix : 37,44 M$
- 7e choix : 34,19 M$
- 8e choix : 31,34 M$
- 9e choix : 28,82 M$
- 10e choix : 27,39 M$
- 15e choix : 22,51 M$
- 20e choix : 17,73 M$
- 25e choix : 15,31 M$
- 30e choix : 14,09 M$
Ces montants correspondent à 120 % de l’échelle salariale, car en pratique, la quasi-totalité des rookies signent pour 120 % de cette échelle, ce qui est le maximum autorisé. Par exemple, Zaccharie Risacher, sélectionné en première position par les Atlanta Hawks, a signé un contrat de 4 ans pour environ 57 millions de dollars l’an passé [source]. Cooper Flagg devrait lui signer un contrat de 62.73 millions de dollars sur 4 ans.
Les joueurs sélectionnés au second tour ne sont pas soumis à cette échelle salariale et peuvent négocier des contrats plus flexibles. Par exemple, Bronny James, choisi en 55e position par les Los Angeles Lakers en 2024, a signé un contrat de 4 ans d’une valeur totale de 7,9 millions de dollars, avec un salaire de 1,1 million de dollars pour la première année [source].
Enfin, les joueurs non draftés peuvent signer des two-way contracts, leur permettant de partager leur temps entre la NBA et la G-League.
Focus sur Wemby
Pour sa troisième saison NBA (2025-2026), Victor Wembanyama percevra un salaire de 13 376 880 $ avec les San Antonio Spurs. Ce montant correspond à la grille salariale des rookies pour un premier choix de Draft. Son contrat de 4 ans est estimé à 55,1 millions de dollars, avec des augmentations progressives chaque saison. À noter que Wembanyama est actuellement le 133e joueur le mieux payé de la ligue, bien que son impact sur le jeu et sa popularité soient déjà immenses.
Rocky (Denver Nuggets) perçoit 625 000 $ par an.
Les Salaires (Fous) des Mascottes NBA (2025-2026)
Les mascottes NBA ne se contentent pas d’amuser la galerie : certaines touchent des salaires à six chiffres, parfois supérieurs à ceux des joueuses WNBA ou des arbitres NBA. Voici les chiffres les plus récents :
- Rocky the Mountain Lion (Denver Nuggets) : 625 000 $ par an
- Harry the Hawk (Atlanta Hawks) : 600 000 $
- Benny the Bull (Chicago Bulls) : 400 000 $
- Go the Gorilla (Phoenix Suns) : 200 000 $
- Hugo the Hornet (Charlotte Hornets) : 100 000 $
À titre de comparaison, le salaire moyen d’une mascotte NBA est estimé à environ 60 000 $ par an, ce qui rend ces cas exceptionnels d’autant plus remarquables. [source]
Ces mascottes sont bien plus que des peluches géantes : elles réalisent des acrobaties, participent à des événements communautaires et incarnent l’image de leur franchise. Par exemple, Rocky a été intronisé au Mascot Hall of Fame en 2008 et est considéré comme une véritable légende à Denver.
Les salaires des joueurs varient considérablement entre les principales ligues sportives nord-américaines. Ces chiffres reflètent les salaires moyens des joueurs dans chaque ligue. Il est important de noter que la NBA offre des contrats généralement garantis, ce qui signifie que les joueurs reçoivent l’intégralité de leur salaire, indépendamment des performances ou des blessures.
En termes de revenus totaux, la NFL domine avec environ 18 milliards de dollars, suivie de la NBA avec 8,76 milliards de dollars.
