Le Racing-Club de France a été sacré champion en 1990, marquant une date mémorable dans l'histoire du club et du rugby français. Cet article revisite cette finale marquante contre Agen (22-12), un événement qui a combiné le sport de haut niveau avec une touche de spectacle.

L'équipe victorieuse du Racing Club de France en 1990
Un Match Spectaculaire au Parc des Princes
La finale de 1990 s'est déroulée dans un Parc des Princes bleu et blanc, où la mêlée du Racing (Voisin, Genet, Benezech) était prête à engager le combat frontal. D'entrée, le Racing-Club de France achemine sans complexe le ballon vers les ailes.

Sous les yeux de son capitaine Patrick Serrière, l'arrière international du Racing-Club de France Jean-Baptiste Lafond remet au Président de la République, François Mitterrand, un noeud papillon rose, signe de ralliement du showbiz, facétieuse confrérie des trois-quarts franciliens.

Jean-Baptiste Lafond offre un noeud papillon rose à François Mitterrand
Les Moments Clés du Match
Ici, Eric Blanc s'illustre dans le plus pur style des grands centres français, avec Franck Mesnel et Didier Pouyau au soutien. L'arbitre, Claude Debat, doit calmer les ardeurs, en particulier celle du flanker Philippe Benetton qui n'apprécie pas le traitement de « faveur » dont est victime son coéquipier de la première-ligne, Laurent Seigne.
La troisième-ligne internationale du Racing en action. Balle en mains, Xavier Blond casse la défense agenaise, bien servi par son complice Laurent Cabannes tandis que le troisième-ligne centre Christophe Deslandes se projette à hauteur.
Agen ne parviendra jamais à passer le rideau défensif parisien, se montrant incapable d'inscrire le moindre essai. L'incomparable Philippe Sella toujours au coeur de l'action mais bien esseulé entre Pouyau et Blanc.

Philippe Sella lors de la finale
Résumé Racing Agen 1990 (Finale championnat de France de Rugby)
Une Ambiance Unique
À la pause, l'ancien ailier du RCF, Yvon Rousset, sert en blazer le champagne à ses coéquipiers des lignes arrière. Une façon de dédramatiser l'événement en soulignant à quel point le rugby reste un jeu rude, certes, mais pratiqué par des gentlemen...
Du beau linge en tribune présidentielle (Basquet, Bambuck, Jospin, Mitterrand, Ferrasse, Chirac, Labro) pour assister à cette 89ème finale tandis que les deux packs s'affrontent en mêlée.

La Deuxième Mi-Temps et la Victoire
Le deuxième-ligne Michel Tachdjian s'impose en patron dans les regroupements. Plus le match devient engagé, plus ce joueur de devoir trouve à s'exprimer. Il prépare ici un bon ballon pour son demi de mêlée Jean-Philippe Saffore.
Après avoir réussi un but de pénalité majuscule pour ouvrir au Racing la porte de la prolongation, l'ailier Geoffrey Abadie parachève le score (22-12) en inscrivant le deuxième essai francilien avant de tomber dans les bras d'Eric Blanc.
Auteur du premier essai parisien lors de la prolongation, le flanker Laurent Cabannes, natif de Reims et révélé à la Section paloise, savoure ce titre en compagnie du président du Racing, Jean-Pierre Labro.
Les Agenais Philippe Sella (n°13), Eric Gleyze, Bernard Lacombe (bras ballants), Philippe Benetton (accroupi) et Pierre Berbizier sont abattus, battus à la régulière par des Parisiens euphoriques.
La Célébration du Titre
Le président Ferrasse présente le trophée au capitaine Serrière.

Après la finale perdue en 1987 face à Toulon, la génération Racing remporte le bouclier de Brennus, hilare en tribune présidentielle. Une belle récompense pour le directeur technique, Robert Paparemborde.
Sous les feux des projecteurs et des médias, l'entraîneur Christian Lanta est porté en triomphe par ses joueurs, qui lui offrent alors le bouclier de Brennus.