Pierre Taillé est une figure clé dans le développement du handball féminin en France. Son travail acharné et son engagement envers les jeunes talents ont contribué à façonner l'avenir de ce sport. Cet article explore son parcours, son rôle dans diverses organisations et son impact sur l'équipe de France féminine.

Le Rôle de Pierre Taillé dans la Filière Féminine
La semaine internationale concerne toutes les équipes de la filière féminine. Le patron de la filière féminine pourra ainsi observer des joueuses qui, pour certaines, vont connaître leur premier contact avec la tunique tricolore. « Il s’agit des joueuses qui apparaitront cette saison sur les stages intergénérationnels, dans le cadre du nouveau dispositif mis en place par la filière féminine dirigée par Éric Baradat, explique Pierre Taillé.
Notre objectif est d’accompagner les joueuses vers l’étage supérieur, à savoir l’équipe de France U18 drivée par Laurent Puigségur. » L’entraîneur de l’équipe de France U16 disposera d’une première semaine de travail pour « enrichir les capacités individuelles des joueuses. » Pour ce faire, un match est programmé face à la réserve (N2) du HAC, le jeudi 28 septembre. « Ce moment d’opposition permettra de voir les joueuses en situation et de disposer d’éléments supplémentaires.
Formation et Développement des Jeunes Talents
Sous la houlette de Pierre Taillé, entraîneur de l'équipe de France cadette, 16 jeunes handballeuses ont suivi un stage à Sablé, entre le Creps et Mention. L'équipe de France cadette était en stage à Sablé, cette semaine. Pierre Taillé, entraîneur et responsable, détaille. « On cherchait un lieu inhabituel. David Burguin, responsable du pôle espoir de Segré, m’a parlé de cette structure à Sablé. On a opté pour cette solution.
16 joueuses sont présentes, du lundi 3 au vendredi 7 octobre. C’est un regroupement des meilleurs potentiels nés en 2000 et 2001. Ce sont des filles qui seront regroupées en équipe de France jeune au championnat d’Europe, l’été prochain, si elles se qualifient. Au programme : cours scolaires, entraînements, repas, sieste, soins et vidéo. Des journées chargées qui ont un but : « travailler avec les filles de façon individualisée, pour les perfectionner sur des points précis.
L’idée est d’amener ces jeunes filles - qui fréquentent toutes des pôles espoirs - vers le professionnalisme, et, en finalité, vers l’équipe de France. Surtout qu’un objectif majeur se dessine : les Jeux Olympiques à Paris en 2024, si la candidature est retenue en septembre prochain. Ces jeunes d’aujourd’hui alimenteront la future équipe de France A. On est là pour développer les qualités de ces joueuses pour les amener au niveau professionnel d’ici quelques années. A Sablé, Pierre Taillé, accompagné d’un staff technique et médical conséquent, avoue avoir bien travaillé. « C’est plutôt satisfaisant. Cette génération confirme le potentiel du handball féminin de demain.
Il existe cinq entités du handball breton qui mutualisent les actions et les ressources : les comités du Finistère, des Côtes-d'Armor, d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan. Nous souhaitons offrir un moment de formation à tous les encadrants du handball breton, bénévoles ou professionnels. Nous offrons des moments d'échanges sur les problématiques d'encadrements des enfants et des adultes, de façon à donner un meilleur outil pour leur épanouissement. Nous avons une participation record, cette année, avec 220 inscrits. Nous proposons des conférences, notamment avec Béatrice Barbusse, de la Fédération, qui est intervenue vendredi soir. Nous essayons de balayer tout ce qui peut être intéressant pour les joueurs, du plus petit au plus grand, du loisir, à la compétition.
Un passager se tue en grimpant dans le moteur d’un Airbus A220 prêt à partir
Le Cercle Paul Bert Rennes : Un Pilier du Handball Breton
Le handball est la vingt sixième activité du Cercle Paul Bert créé dans les années 1950. Alors divisée en deux sections (Centre et Gayeulles), l’activité se développe petit à petit au sein de l’association omnisports. Le 30 novembre 1961, le club obtient officiellement son affiliation fédérale. En 1963, le club intègre le championnat de nationale 3, alors troisième niveau français. Cette accession est due au regroupement de deux sections géographiques (Centre et Gayeulles), rapidement le groupe accède en nationale 2. Création de différentes sections géographiques, après le Cercle Paul Bert Nord Ouest, différentes sections voient le jour, à l’est les Gayeulles, au sud Rapatel et Binquenais.
En 1976, la ville de Rennes entame la construction des deux temples du Handball rennais. La Motte Brulon à l’est et Charles Géniaux à l’ouest. Les relations avec les centres d’initiation sportive municipaux sont créées pour la détection, des projets sportifs de quartier se mettent en place. Durant cette période, le CPB Rennes organisait des matchs amicaux face à de grandes équipes européennes. En 1980, le club recevait les polonais de Opole et les yougoslaves de Rijeka. En 1981, la grande équipe de Banja Luka et l’équipe de Budapest participaient au tournoi international.
Toujours classé premier club Breton, le « CPB » bat tous les records avec 420 licenciés et 24 équipes. Avec la médaille aux JO de 92, Le handball change de »braquet » ! Les joueurs »formés » commencent à quitter le club, pour rejoindre le plus haut. D1. D2. Le Cercle met en place une politique de formation de joueurs et d’entraîneurs. Cette politique permet l’intégration des jeunes joueurs au sein des équipes seniors, et arrive à maintenir le cap. Les projets de quartiers deviennent performants » De l’initiation au haut niveau » la détection, l’apprentissage, le haut niveau jeune sont les marques de fabrique du club. De nombreux titres sont acquis dans toutes les catégories d’âge.

L'Évolution du Club et ses Réalisations
Chez les filles, le CPB Rennes et l’ASPTT Rennes mettent leurs ressources en entente pour l’équipe féminine. En 2002, après 3 ans d’entente et des résultats positifs, une nouvelle entité est créée avec le « Rennes Métropole Handball ». En 2004, les générations 86, 87 et 88 sont finalistes du challenge de France. Ils perdent la finale face à Metz. Les entraineurs « maison » encadrent les différentes équipes. Ces changements permettront un accompagnement des joueurs et une meilleure santé financière. En 2006, afin de pouvoir suivre la progression du club, l’embauche d’un second salarié s’impose.
A partir de 2008, le CPB Rennes débute une nouvelle ascension avec le retour des moins de 18 ans sur les phases finales des championnats jeunes (3e du Challenge de France en 2008). En parallèle des garçons, le club décide de remonter une équipe féminine suite à de nouvelles demandes d’inscription. L’équipe démarre au plus bas niveau départemental. Chez les jeunes, plusieurs filles de la génération 98/99 arrive au club suite au travail réalisé dans les quartiers rennais.
La performance de l’équipe première, totalement amateur, dans le monde semi-pro, permet au dirigeants de travailler sur la montée de l’équipe réserve en nationale. Le club poursuit l’amélioration de sa formation, plusieurs titres départementaux et régionaux sont acquis. L’équipe réserve devient championne de Bretagne et accède logiquement en Nationale 3. Chez les filles, la politique de développement porte ses fruits et l’arrivée de plusieurs joueuses ayant évoluée au niveau national permet au club d’accéder au plus niveau régional en quelques années.
En 2015, la Nationale 1 termine à la 3e place du classement à un point de la première place. Cette montée en puissance entraîne une augmentation du nombre de licenciés. Cette année là, le club s’associe avec le Cesson-Rennes Métropole HB et l’AS Chantepie pour donner naissance à l’entente ARCCH (Academie Rennes Cesson Chantepie Handball) sur le niveau -18 ans. Pierre Le Meur arrive en tant que 3e salarié du club. L’équipe première masculine réussie à se maintenir en Nationale 1.
En 2019, l’équipe 1 masculine du CPB Rennes se maintien en Nationale 1 et accède historiquement en 8ème de finale de la Coupe de France Nationale. La section féminine réalise, cette saison là, l’un des plus beaux exploits du club en remportant la Coupe de France Régionale Féminine à l’AccorHotels Arena de Paris. Opposées à l’équipe de Saint-Julien-Gleizé, les filles s’imposent 30 à 23 devant plus de 3500 personnes dont 200 supporters Cerclistes.
En 2022, l’équipe première féminine réalise une saison exceptionnelle et termine première de sa poule de Nationale 2. Cette première place permet à l’équipe d’accéder historiquement en 3e division française, la Nationale 1. Après une bonne saison, l’équipe masculine se maintient en Nationale 1 et termine 2e de sa poule. Lors de la saison 2024/2025, le club réalise un nouveau record en dépassant la barre des 600 licenciés. Photo : 1ère saison de l’Entente ASPTT - CPB de la saison 1999-2000.
L'Entente Rennes Métropole Handball (RMH)
Dès le lendemain, contact fut pris avec la LBHB pour sauver le club féminin rennais. La gestion administrative de la saison 1999-2000 est assurée par l’ASPTT et l’encadrement sportif par Damien ARRIBART et Pierre TAILLÉ du CPB Rennes. Une entente ne pouvant durer que 3 saisons, le RMH est créé le 27 juin 2001 lors d’une AG constitutive organisée à la salle de la Ricoquais avec les dirigeants des clubs de l’ASPTT RENNES, CPB Rennes, CMG SUR ILLE, US Betton, US Acigné et SEPAL THORIGNÉ. Vincent Guyomard succède à André Alain en tant que président du RMH.
Le RMH doit faire face à un défi au niveau des entraînements et des matchs : les joueuses naviguent entre Cleunay et Rapatel jusqu’en 2012. C’est une période d’itinérance longue mais transitoire. Après une année compliquée avec un repêchage de l’équipe D2F permettant à l’équipe fanion de se maintenir, une restructuration du club s’opère. Olivier Mantès quitte ses fonctions après 20 ans et est remplacé par Romain Corre.
Le Brest Bretagne Handball (BBH) et l'Avenir du Handball Breton
Les 29 et 30 mai prochain, le Brest Bretagne Handball disputera le Final Four de la Ligue des Champions. Pour la première fois de leur histoire, les Brestoises ont validé leur ticket pour le dernier carré de la compétition en éliminant Metz. » Je suis persuadé qu’elles peuvent le faire ! C’est exceptionnel ! Je pense en premier lieu à cette unification de 2 clubs pour un projet dynamique (le P.A.B. et Lesneven). Ensuite l’action à nouveau de la LBHB avec la mise à disposition de Thierry GUéGAN qui a su, avec un collectif composé à 95% de joueuses issues du Pôle Espoirs de Brest, accéder à la première division féminine ! Une première pour le handball Breton sous l’égide de Philippe Manach, Président du P.A.B. La venue ensuite de Laurent BEZEAU a été bien entendu déterminante. Elle a conduit au 1er titre de champion de France. Sans ce titre et sans l’engouement qu’il a généré, rien de la suite n’aurait probablement pu avoir lieu.
Rappelons-nous que la Brest Aréna, à cette époque en cours de construction, avait été configurée avec tous les sports sauf le handball. La relance après le dépôt de bilan avec une décision extrêmement courageuse de notre ex Président Jean Yves CAER, qui contre l’avis de beaucoup (et c’est bien peu de le dire) a su imposer la reprise sur un niveau de jeu N1F. Cette décision a débuté lors de l’AG de la LBHB, où il venait d’être élu, et va s’avérer majeure pour le handball breton et français. Je salue aussi les joueuses bretonnes, toutes issues de notre Pôle Espoirs et de tous nos clubs du Finistère, des Côtes d’Armor, d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, qui ont accepté de s’engager dans ce projet alors qu’elles étaient quasiment toutes sollicitées par ailleurs. Elles ont pris un risque important. Cela montre aussi l’attachement à notre handball, à notre territoire, et la richesse de notre formation. Elles sont restées essentiellement grâce à l’action et la présence de Damien NéDELEC.
Bien entendu, la passion de Serge BONNAMOUR a permis de mettre en état de marche ce projet qui a pris cette dimension grâce à l’intérêt et l’investissement de Gérard et Denis LE SAINT. Leur présidence a créé les bases d’un club au modèle économique unique et exceptionnel. La dimension organisationnelle et structurelle du club l’ont amené assez logiquement à jouer les premiers rôles et à remplir les objectifs annoncés. Tout ceci jusqu’à cette qualification exceptionnelle. C’est une magnifique histoire. D’abord la saison n’est pas terminée et il reste des rencontres majeures pour accéder aux titres. Mais la qualification au final four est un évènement majeur.
Le BBH sur cette saison y a sa place très légitimement tant il a affiché des arguments du plus haut niveau mondial dans beaucoup de secteurs. Il ne peut y avoir de résultats sans l’adéquation d’un projet de jeu partagé et des joueuses de top niveau. Ana GROS, Pauletta FOPPA, Cléopatre DARLEUX sont des tops players qui joueraient dans toutes les équipes de league des champions et toutes les autres joueuses feraient aussi le bonheur de beaucoup de clubs européens. Concernant Metz qui est le meilleur club français de handball féminin depuis près de 20 ans, mon sentiment est que l’organisation structurelle du club de Brest est arrivée à ses objectifs de niveau et que Metz peut difficilement lutter. Le club lorrain a su avoir le nez fin par le passé au-delà de sa qualité structurelle. Aller recruter Ana GROS était une bonne idée, elle n’était pas encore la star d’aujourd’hui. Il leur a manqué peut-être, et c’est évidemment très facile à dire après, cette permanence d’anticipation pour se préparer à l’émergence et la concurrence probable du BBH. Pauletta FOPPA et Aissatou KOUYATE, dont l’émergence était aussi prévisible, n’ont pas été leur priorité. La différence maintenant entre Brest et Metz est essentiellement économique et c’est une des clés majeures du haut niveau professionnel.
L'Impact de Laurent Bezeau et l'Importance de la Formation
Concernant Laurent, nous nous connaissons depuis très longtemps et j’ai de l’affection pour lui. Il ne peut y avoir de grands résultats sans de grandes joueuses et sans un grand entraineur. Même avec un staff autour, performant et incontournable, l’entraîneur numéro 1 reste le patron du résultat sportif, c’est lui qui est le chef d’orchestre, le responsable. Faire jouer et vivre tout le temps autant de talents et d’égos, nécessite bien entendu de l’excellence dans la compétence sportive et vis-à-vis de Laurent, ça fait quelque temps qu’il l’a démontré. Il y a tellement de paramètres à appréhender et à gérer, beaucoup en parlent (moi) mais peu sont capables de le faire (sur les doigts d’une main), Laurent démontre qu’il en fait partie.
Le BBH nous apporte une crédibilité, une communication exceptionnelle. Malgré son top niveau mondial, il reste un club qui a vu passer énormément de jeunes joueuses bretonnes. C’est le club qui compte encore le plus de joueuses professionnelles formées sur son territoire. La LBHB y travaille au quotidien : action très novatrice dans la détection pilotée par Jean-François CILLARD et Amélie SIGWART, où tous les secteurs participent et agissent ; adaptation de nos structures d’entraînement à ces enjeux. Le Pôle de Brest monte encore en puissance et en compétence avec Amélie Sigwart sous la direction de Mikael DANIGO. Un site d’accession est installé à Rennes sous la responsabilité de Benjamin Guichon.
Au-delà du plus haut niveau qui nous anime, nous avons la mission de participer activement aux résultats de l’équipe de France A. Les prochains JO, et à fortiori ceux de 2024 sont extrêmement importants pour notre discipline. L’équipe joue encore tous les tableaux et c’est très compliqué de rester concentré pour tout préparer au mieux je suppose. Je fais confiance à Laurent pour savoir rester en alerte. Pour le final four c’est une compétition de rêve, très particulière où tout peut se passer notamment sur une rencontre. Bucarest avait créé un peu la surprise en 2016 avec une exceptionnelle GULDEN. Je pense que Brest a de vrais arguments pour être plus qu’un outsider, même si les 3 autres sont des équipes de très grande qualité. Jouer GYOR en demi est, à mon sens, une bonne chose. 4 françaises (Nicolas, Cano Tervel, Leynaud) ont déjà soulevé le trophée de la ligue des champions. Si par bonheur le BBH devait remporter l’édition 2021, 4 bretonnes pourraient ajouter leurs noms à ce palmarès.
Le Parcours d'Alicia Toublanc et les Espoirs du Handball Français
Sept ans à Plouagat, puis direction Plouvorn, Landi-Lampaul, Brest et maintenant France A : c’est un beau parcours ! Elle a su en plus y associer ses études de Kinésithérapeute (comme avaient su le faire aussi les frères Briffe tout en étant professionnels). C’est aussi remarquable et sa capacité dans le jeu intérieur lui offre des atouts. Alicia fait partie des grands espoirs français au poste d’ALD, ses qualités physiques sont exceptionnelles, elle a appris beaucoup ses derniers temps et la League des champions est une expérience irremplaçable.
| Club/Équipe | Période/Année | Réalisations/Observations |
|---|---|---|
| CPB Rennes | Diverses | Formation de joueurs et d'entraîneurs, intégration des jeunes en équipes seniors |
| Rennes Métropole Handball (RMH) | 2001 | Création de l'entente pour sauver le club féminin |
| Équipe de France Cadette | 2000-2001 (joueuses nées) | Regroupement des meilleurs potentiels pour le championnat d'Europe |
| Brest Bretagne Handball (BBH) | 2021 | Qualification pour le Final Four de la Ligue des Champions |