Le rugby, sport de contact par excellence, a une histoire riche et complexe aux Pays-Bas. Bien que souvent éclipsé par le football, ce sport connaît un engouement croissant, porté par des joueurs passionnés et des initiatives visant à développer sa pratique à tous les niveaux. Cet article explore l'histoire du rugby néerlandais, ses défis, ses réussites et les perspectives d'avenir pour ce sport en pleine expansion.

Les Débuts du Rugby aux Pays-Bas
Le rugby aux Pays-Bas a des racines modestes mais solides. D’un point de vue culturel, c’est un rugby qui ressemble à la culture anglo-saxonne. On le reconnaît au club house, à l’organisation des clubs et des comités, aux après-matchs… Ce sont à l’origine les Sud-Africains (Afrikaans) qui ont amené le rugby au début du 20ème siècle. La Fédération Nationale existe depuis 1932.
Mats Marcker, qui a joué pendant seize ans au plus haut niveau et compte 85 sélections avec l’équipe nationale des Pays-Bas, témoigne de cette passion. « J’ai joué toutes les qualifications pour la Coupe du Monde avec l’équipe de Hollande mais, à chaque fois, nous avons perdu lors du match décisif. Plusieurs fois contre l’Italie et même une fois contre l’Angleterre. » De n’avoir jamais pu y participer m’a vraiment abattu.
Mats est né dans une famille de neuf enfants plutôt atypique au sein de laquelle les six frères vont jouer au rugby ; il débute à l’âge de 7 ans. Une extravagance même dans le pays de Johan Cruyff, où ce sport est minoritaire mais majoritaire dans son entourage immédiat. « Mes deux cousins avaient créé le club où je jouais, Castricum, près d’Amsterdam. On a même réussi à monter une équipe à 7 constituée uniquement de membres de ma famille.
Le Développement du Rugby Néerlandais
Le rugby néerlandais a beaucoup évolué ces trois dernières années. De 7000, nous sommes passés à 14 000 licenciés. Nous avons restructuré les Académies Régionales (6), les catégories jeunes, les équipes nationales et créé le Centre National d'Entrainement en harmonie avec le programme olympique à 7 féminin. Tout est centralisé : les entraînements des hommes et des femmes - à XV et VII - se déroulent dans nos infrastructures au NRCA, avec un département Rugby, Médical et Performance.
L'équipe Nationale est qualifiée pour les 6 Nations C avec le Portugal, la Suisse, la République Tchèque, la Pologne et la Moldavie. L'équipe nationale vient d'enchaîner deux beaux succès en Moldavie, puis en Suisse. Dans les deux cas, c'était la première fois de l'histoire de la fédération que nous gagnons ces équipes à l'extérieur. Nous nous reposons sur un groupe expérimenté avec qui nous travaillons depuis l'an dernier.
Aujourd’hui entraîneur, il estime, quelque peu irrité, que les « petites nations comme la nôtre (les Pays-Bas se classent au 26e rang du rugby mondial) souffrent du fait que World Rugby, la fédération internationale, ne s’intéresse qu’aux Six nations et au Rugby Championship de l’hémisphère sud. Ce gouvernement mondial est essentiellement composé de Britanniques, et je trouve ça ridicule. C’est très dommageable. Il faut changer ces dirigeants. Il y a un fort potentiel rugbystique dans des nations comme les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Espagne, mais rien n’est réellement fait pour nous aider à construire notre rugby, notre culture de jeu.
Si on veut battre les grandes nations de ce sport, nos joueurs doivent émigrer, partir en Nouvelle-Zélande, en Australie ou en France. » Au risque de les perdre. Comme Fabian Holland qui jouait à Castricum et qui, une fois parti rejoindre la province d’Otago, a intégré la franchise des Highlanders avant d’être sélectionné dans l’équipe des All Blacks. Nick Abendanon (en Angleterre) ou Tim Visser (en Écosse) sont également originaires des Pays-Bas. Plus récemment, l’équipe d’Aurillac (ProD2) a recruté Tim de Jong.
Aujourd’hui, pour prétendre jouer, être compétitif en Coupe du Monde, il faut être professionnel, c’est un métier à plein temps. Nous ne possédons pas cette possibilité. Or, si le rugby veut devenir un sport global, se développer partout, il faut résoudre ce problème sans quoi nous sommes condamnés à fournir les autres équipes, essentiellement celles du Commonwealth, la France ou la Nouvelle-Zélande.
Pour Mats, l’erreur première de World Rugby est d’avoir institué un classement mondial qui maintient les équipes de niveau inférieur sur des marges de progressions limitées. « Ce qui fait que, lors de cette Coupe du Monde, les favoris seront encore la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud. J’espère que World Rugby comprendra que d’autres bonnes équipes ont le droit de s’exprimer. Le Chili, l’Uruguay, l’Espagne, les Pays-Bas, doivent parler d’une seule voix pour se faire entendre parce que je pense qu’ils se foutent de nous.
Si le rugby à XV n’est pas un sport olympique, Mats pense que cela est dû à cette barrière invisible qui bloque une large majorité de sélections dans le monde. « Or, on ne progresse qu’en jouant contre plus fort que soi. Prenez l’exemple de la Géorgie. Cette équipe n’intégrera jamais le club des meilleures huit nations du rugby mondial parce que, comme les Pays-Bas, nous ne sommes pas commercialement séduisants. Mais du coup, on est cantonnés à rester à notre niveau.
Cet entre-soi culturel britannique et de quelques autres nations du Commonwealth, qui a la peau dure dans le rugby, doit pour Mats être impérativement brisé. « Nous invitons bien sûr des équipes étrangères à venir jouer chez nous. À Amsterdam, par exemple, les All Blacks ont accepté de venir mais les Anglais, non. On ne proposait pas assez d’argent. Ils ont préféré partir affronter les États-Unis plus offrants.
Autre frein au développement mondial du rugby, selon Mats : ses règles. « Elles ont certes évolué mais en fonction de la sécurité pour les joueurs. Les joueurs sont plus costauds, les collisions sont parfois effrayantes et cet aspect fait que des nations comme l’Espagne ou le Portugal ont du mal à suivre. C’est une bonne chose mais faut faire un effort supplémentaire sur la sécurité physique des joueurs. C’est une des conditions pour qu’ils s’épanouissent davantage. Les parents ont peur.
Mats a évidemment pensé à des solutions tout à fait réalistes pour élargir l’influence du rugby dans d’autres pays qui aimeraient bien avoir la possibilité d’exister au regard du grand public. Ce serait de créer un Mondial B. Dans un seul pays tous les quatre ans, on trouverait des équipes qui, honnêtement, en Coupe du Monde, n’ont aucune chance de gagner. Il s’agirait d’une compétition mondiale plus équilibrée pour ceux qui ne sont pas dans les dix meilleures nations et les quatre premiers de ce Mondial B se qualifieraient pour le Mondial A. Nous pourrions progresser doucement selon ces échéances et nous aurions les moyens de le faire. Saviez-vous que, si aujourd’hui les Pays-Bas battent régulièrement la Belgique et la Pologne, au milieu du siècle dernier nous étions capables de résister aux Anglais ?
Il pointe en outre le financement des contrats d’entraîneurs étrangers dans son pays. « Au prétexte de nous apprendre à jouer au rugby, nous avons aujourd’hui un entraîneur gallois (Lynn Jones). Par contrat de trois ou quatre ans, ils viennent et repartent, c’est totalement contre-productif. » Au cours de leur histoire, les Pays-Bas n’ont eu qu’un entraîneur néerlandais. « Il vaudrait mieux financer un programme de formation pour nos propres entraîneurs, ça nous aiderait davantage, nous pourrions bâtir notre propre style, notre propre projet de jeu.
[REPORTAGE] LA GENÈSE DU RUGBY FÉMININ
L'essor du Rugby Féminin aux Pays-Bas
Le rugby, sport de contact par excellence, a longtemps été perçu comme une discipline exclusivement masculine. Pourtant, les premières traces de rugby féminin remontent à la fin du XIXe siècle. Toutefois, la première rencontre officielle connue s’est tenue en 1917 à Cardiff, opposant des équipes de femmes mobilisées dans l’effort de guerre. le début d’une grande histoire…
Après la Première Guerre mondiale, les initiatives en faveur du rugby féminin se multiplient, mais elles rencontrent de fortes résistances. La Fédération anglaise de rugby (RFU) interdit notamment la pratique du rugby féminin sur ses terrains en 1921, freinant ainsi son développement. Il faudra attendre la fin des années 1960 et 1970 pour que des clubs féminins réapparaissent à nouveau en Angleterre, puis en Nouvelle-Zélande.
En 1982, la première équipe nationale féminine de France voit le jour. En 1991, la première Coupe du Monde de rugby féminin se tient au pays de Galles, bien que non reconnue officiellement par World Rugby à l’époque, l’Angleterre remporte cette édition inaugurale, posant les bases d’une compétition qui prendra une importance croissante au fil des années.
L’intégration progressive du rugby féminin dans les fédérations nationales et internationales contribue naturellement à son expansion. Un premier Tournoi féminin, 100% britannique est lancé en 1996, remporté par l’Angleterre à deux reprises puis par l’Ecosse. Ce n’est qu’en 1999 que le premier Tournoi des 5 Nations est créé avec l’intégration de la France. La version 6 Nations est quant à elle, lancée en 2002, qui correspond à la première victoire des Bleues. A noter que la 6ème nation n’est pas l’Italie, mais l’Espagne. Il faudra attendre 2007 pour que les Transalpines remplacent les Espagnoles.
En 1998, la Coupe du Monde de rugby féminin est (enfin) officiellement reconnue par World Rugby, offrant une plus grande visibilité à la discipline. Depuis, des nations comme la Nouvelle-Zélande, l’Angleterre, la France et le Canada se sont imposées comme des puissances majeures du rugby féminin.
En France, le rugby féminin débute officiellement en 1965 avec la création d’un premier club à Toulouse, ainsi qu’à Paris, le Racing Club de France féminin, créé en 1965 par Évelyne Contesse. La pratique féminine se développe progressivement dans des villes secondaires, notamment dans le sud ouest.
Cependant, la première compétition officielle féminine n’a vu le jour qu’en 1971, avec la création du championnat de France de rugby à XV féminin. Ce dernier s’est progressivement structuré. En 1982, la Fédération Française de Rugby (FFR) reconnaît officiellement la pratique du rugby féminin et organise un championnat national. L’Angleterre a remporté le trophée 15 fois, et reste sur 6 titres consécutifs depuis 2018. L’engouement pour le rugby féminin en France ne cesse de croître, porté par des performances de haut niveau et une médiatisation accrue. Certaines joueuses internationales ont acquis une notoriété quasi équivalente à celles des hommes.
L’intégration du rugby féminin aux Jeux Olympiques, avec le rugby à 7 en 2016, a également contribué à populariser la pratique. La France s’est illustrée aux JO de Tokyo en 2021 en remportant la médaille d’argent. De plus en plus de clubs amateurs encouragent la pratique chez les jeunes filles, les fédérations investissent davantage pour son développement. La Coupe du Monde féminine attire un public grandissant, témoignant de l’intérêt croissant pour la discipline.
Avec la création d’un TOP 16, puis d’un Top 8, et enfin d’une Elite 1, des joueuses françaises sont devenues semi-professionnelles. Les niveaux inférieurs, Elite 2, Fédérale 1 et Fédérale 2 sont également bien structurés désormais.
Palmarès mondial : Coupe du monde féminine de rugby à XV
La Coupe du monde féminine de rugby à XV, organisée tous les quatre ans depuis 1991, a vu la domination de certaines nations :
- Nouvelle-Zélande : 6 titres (1998, 2002, 2006, 2010, 2017, 2021)
- Angleterre : 2 titres (1994, 2014)
- États-Unis : 1 titre (1991)
La France s’est illustrée en décrochant la troisième place à plusieurs reprises : 1991 (place partagée), 1994, 2002, 2006, 2014, 2017, 2021.
Les Pays-Bas sont classés à la 25ème place mondiale. La sélection ne s’est jamais qualifiée pour la Coupe du monde. Et si en 2023 c’était le cas ?
Joueurs Néerlandais Évoluant à l'Étranger
Plusieurs joueurs néerlandais ont marqué l'histoire du rugby, tant aux Pays-Bas qu'à l'étranger. Tim Visser est le plus grand joueur néerlandais de tous les temps. Problème : il n’a jamais joué pour la sélection des Pays-Bas. Il est repéré lors d’un tournoi à sept disputé à Amsterdam. À cette époque, âgé de 19 ans, il joue pour l’un des meilleurs clubs du pays, le RC Hilversum. Les scouts de Newcastle parviennent à le convaincre, on l’imagine sans grandes difficultés, d’intégrer l’académie des Falcons. Il est immédiatement ou presque sélectionné dans les équipes de jeunes anglaises. Le reste appartient à l’histoire, Newcastle, Edinburgh, les Harlequins et la sélection écossaise où il a brillé. Son frère Sep Visser a lui aussi fait parti de l’équipe de la capitale écossaise. Retourné aux Pays-Bas, il est un membre incontournable de la sélection nationale.
Le fait est moins connu mais Nick Abendanon, né en Afrique du sud, sélectionné avec l’Angleterre, est de nationalité néerlandaise. Il y a eu Rob Verbakel un seconde ligne aujourd’hui âgé de 32 ans qui évolua en Nouvelle-Zélande à Canterbury et Otago, et sur le vieux continent à Glasgow (10 matchs) et Northampton (4 matchs) entre 2011 et 2014.
Si l’on remonte plus loin on trouve trace de deux joueurs hollandais qui se sont illustrés dans les meilleurs championnats européens : Frans Ten Bost (1937-2016) a joué aux London Scottish et à Oxford University, sélectionné 17 fois par l’équipe d’Ecosse entre 1959 et 1963. Michael Van der Loos (67 ans) a joué dans plusieurs grands clubs entre 1973 et 1984: au Pays de Galles (Cardiff et Ebbw Vale) en Angleterre (Bath) en France (Narbonne). Il était si bon que des nations européennes lui demandèrent de considérer sa naturalisation pour jouer le Six nations.
Le meilleur représentant du rugby batave en France et en Europe est Zeno Kieft. Il apprend le rugby au pays à Haagsche Rugby Club et ne vient en France qu’en 2010, à l’âge de 18 ans. Il intègre le Centre de formation de La Rochelle et devient vite le capitaine des espoirs. Son premier match professionnel, il le dispute en 2013. Pour Patrice Collazo Kieft est "porteur de l'ADN du Stade rochelais" avec une "attitude (qui) lui confère beaucoup de crédit dans le vestiaire".
Derrière Kieft (28 ans) pléthore de jeunes joueurs évoluent en France. Le centre et ouvreur David Weersma auteur d’une saison de Fédérale 1 à Graulhet avec 13 matchs pour 49 points. Né aux Pays-Bas, il y apprend le rugby. À 16 ans il gagne l’Afrique du Sud avec une bourse d’étudiant en poche. Il est à Durban, au Northwood college, puis au Cap avec le Centre de formation de la Western Province. En 2016 il débarque à Saint-Claude en Fédérale 3 et s’y fait remarquer. Graulhet souhaitait le conserver mais il part pour Bourges où il évolue encore. Le pilier géorgien naturalisé hollandais, Giorgi Tskitishvili, est bien installé en France. Après Lille et Strasbourg, il disputait la saison dernière pas moins de 17 matchs de Fédérale 1 avec Nice. Il est un rouage important dans la rotation de l’équipe niçoise.
Les deux Hollandais de l’équipe espoir du MHR connaissent un destin différent. Kevin Krieger (3ème-ligne, 20 ans) est retourné aux Pays-bas. Le géant Koen Bloemen (21 ans, 2,03 mètres) lui a trouvé un contrat dans une ambitieuse équipe de Bourg. Jasey Van Kampen a fait ses débuts en France, à Périgueux, en 2016. C’est au Havre qu’il s’est distingué. À 19 ans l’ouvreur de formation survolait les débats. De sorte que l’année suivante il est accueilli dans l’équipe espoirs d’Aurillac. Pouvant évoluer en 10 comme arrière, le "Hollandais volant" réputé pour son jeu offensif aura l’occasion de s’illustrer sur les terrains de Fédérale 1.
Challenges et Perspectives d'Avenir
Le rugby néerlandais est confronté à plusieurs défis majeurs, notamment le manque de professionnalisation et la concurrence avec le football. Cependant, des efforts considérables sont déployés pour développer le sport à tous les niveaux. Les témoignages d'Emmanuel Peyrezabes et Pierre Mounal, impliqués dans la préparation physique et l'analyse de performance, illustrent l'engagement envers l'amélioration du rugby aux Pays-Bas.
Nous avons la chance d'avoir des entraîneurs venant de différents horizons (NZ, UK, AFS, FR, IT…), impliqués dans les différentes équipes nationales, (U17, U18, U20, A…). Cela nous donne une approche différente, et de la richesse dans les méthodes et contenus d’entraînements.
Effectivement, nous avons des joueurs qui évoluent aujourd'hui en France. Ils sont trois dans le groupe des 33 sélectionnés pour préparer le match du Portugal : Kevin Krieger (Montpellier Espoirs), David Weersma (Graulhet), et Reinier Pieters (Vichy). Mais il y en a d’autres qui sont au centre de formation de Montpellier, à Narbonne, et en Fédérale. Des joueurs comme Zeno Kieft seraient en effet des atouts majeurs pour nous, mais leurs obligations professionnelles et la difficulté de mise à disposition pour des nations mineures restent encore un frein pour pouvoir compter sur ces joueurs.
Comme on le disait, voir une telle évolution en termes de licenciés, de résultats sportifs mais surtout en termes de mentalité. Il y a une réelle motivation des joueurs, qui sont très travailleurs, et une bonne coopération entre les clubs, académies et fédération sur l'ensemble du pays. La taille du pays est un réel avantage, mais également un frein. En effet, au pays du ballon rond, il est difficile de trouver des sponsors viables pour notre projet et notre place dans la sphère médiatique. Dans le futur, l'apport financier d'un partenaire pourrait nous permettre de basculer réellement sur un projet d'envergure concret et ambitieux.
L’entraîneur-chef des Pays-Bas, Kane Krlic, a déclaré: « Je suis extrêmement fier de mes joueurs, ils ont dû faire preuve de beaucoup de solidarité », qui a joué avec trois débutants : Gydo Van Den Heuvel, David Schran et Rick Huther. Krlic a ajouté: « L’un des aspects les plus agréables a été la fin de la deuxième mi-temps. Les Suédois avaient quatre tenus sur notre ligne et nous avons été très fiers de bien défendre. L’entraîneur-chef de la Suède, Sam Cammel, a déclaré: Ce fut un match difficile dans des conditions météorologiques difficiles, nous avons commis beaucoup d’erreurs non forcées et n’avons pas su profiter de nos chances.