L'Histoire du Football Club de Lorient: Des Origines à la Ligue 1

Le Football Club de Lorient, affectueusement surnommé les Merlus, est un club de football breton avec une histoire riche et passionnante. Fondé en 1926, le club a traversé des hauts et des bas, des moments de gloire et des périodes de défis, mais a toujours su rester fidèle à ses racines et à ses supporters.

La Fondation et les Premières Années

C’est le long de l’Estacade, sur le bord des quais, que démarre la grande histoire du FC Lorient. Plongée au cœur des années 1920, la ville de Lorient connaît une période d’essor économique sans précédent, avec notamment l’expansion du port de commerce de Kergroise et la construction du port de pêche de Keroman. Mais en-dehors de leur magasin de marée, une nouvelle passion les dévore : le football.

Le club est créé le 2 avril 1926 par Caroline Cuissard. Issu d'un club corpo, la Marée Sportive, le Football Club Lorientais est fondé par Caroline Cuissard. Menés par la mère Caroline, les Cuissard créent dès 1925 une équipe corporative appelée la « Marée sportive », entièrement composée de salariés travaillant dans le mareyage. Le 2 avril 1926, les partisans de la Marée sportive se retrouvent dans l’arrière salle du café Eon, rue Carnot, afin d’y former une assemblée générale constitutive. Jean Cuissard, le mari de Caroline, appose sa signature sur le document officialisant les nouveaux statuts du club fraîchement créé. Il s’agit désormais du « FC Lorient ».

Le jeune club décide d’arborer les couleurs tango et noires et troque l’emblème du grondin pour celui du merlu, réputé plus noble. Engagé dans les championnats régionaux, le FCL démarre en bas de l’échelle. Mais dès la première saison, il remporte le championnat de 3ème série. Son ascension est fulgurante. Il prend successivement la tête des championnats de 2ème série puis de 1ère série en 1928 et 1929. Menée par les pionniers Jean Nioche, Edmond Auffret, Georges Le Lardeux ou encore le gardien Pierre Février, l’équipe aux damiers se crée une réputation qui dépasse les frontières hexagonales.

Quelques semaines plus tard, c’est la consécration pour le FC Lorient. Les Merlus atteignent pour la première fois les 1/16ème de finale de la Coupe de France mais décrochent surtout le titre de Champion de Bretagne. Et de quelle manière ! Au tiers de la saison, le FCL n’a remporté aucun match et pointe à la dernière place du classement. Un exploit répété en 1936, voire sublimé, puisqu’il s’agit désormais du titre de Champion de l’Ouest, au terme d’un duel épique ponctué d’un succès 0-3 lors de la dernière journée contre l’AS Brest. Mais le FCL brille aussi en-dehors des terrains en herbe. Très vite, sont créées une section natation et une section athlétisme.

Après six podiums successifs en championnat, dont deux titres remportés, le FC Lorient rentre légèrement dans le rang avec une 8ème et 9ème places acquises en 1937 et 1938. Les cadres de l’équipe qui avait émergé lors de la fondation du club en 1926 commencent à se faire plus âgés. Mais le contexte politique international n’aide pas vraiment les Merlus à repartir de bon pied. Le 3 septembre 1939, la France déclare la guerre à l’Allemagne.

Bien que Lorient reste encore loin des combats, la situation déstabilise le bon déroulement des championnats interrégionaux. Une alternative est trouvée avec la création de la Coupe des Aînés mais les Lorientais ne terminent que 5ème. Cependant, l’intersaison qui suit est chaotique. Le 21 juin 1940, les Allemands envahissent la poche de Lorient. La ville aux cinq ports devient un point stratégique de haute importance pour le régime nazi qui souhaite y construire l’une des cinq bases de sous-marins constituant le Mur de l’Atlantique. Dès le mois d’août, la ville subit ses premiers bombardements.

De 1940 à 1942, le FC Lorient parvient tout de même à rester compétitif dans les championnats qu’il dispute. D’abord, au sein du District Bretagne-Sud qu’il manque de remporter de peu. Puis, au sein de la Division supérieure. Mais en janvier 1943, la ville est totalement défigurée suite aux bombardements massifs menés par l’aviation anglaise. Le club doit déclarer forfait en pleine saison. Le Parc des Sports est impraticable depuis sa reconversion en entrepôt de matériel et d’armement par les Allemands.

Plusieurs joueurs fuient vers la campagne et nombre d’entre eux rejoignent les organisations de Résistance. Les dirigeants font aussi preuve d’héroïsme. Sous l’impulsion du secrétaire général René Hilly, certains joueurs parviennent tout de même à se retrouver le dimanche après-midi pour organiser quelques rencontres amicales et tenter de faire survivre le club. Ils se donnent rendez-vous à Pontivy dans la discrétion la plus totale afin de ne pas être retrouvés. Mais il n’est plus question de compétition officielle.

Le 10 mai 1945, la poche de Lorient est libérée. L’heure est à la reconstruction. Mais les traumatismes sont encore présents, certains réfugiés mettent du temps à revenir et la ville est sinistrée. En fin d’année, Paul Jappé propose aux dirigeants la création d’un club de supporters afin d’apporter une aide financière substantielle. Au lendemain du conflit mondial, le FC Lorient doit quasiment repartir de zéro. Malgré le réengagement du club dans les championnats interrégionaux, Jean Tomine, qui a repris la présidence, doit composer avec les séquelles causées par la guerre. Les comptes sont au rouge et le Parc des Sports est parsemé de cratères causés par les bombardements.

Pour tenter de relancer son magasin de marée, Caroline Cuissard demande à son petit-fils Antoine Cuissard, joueur professionnel à l’AS Saint-Etienne, de lui venir en aide. Celui-ci répond favorablement à l’appel mais doit trouver un club de football pour maintenir son niveau. Malgré le statut amateur des Merlus, Antoine n’hésite pas une seconde : il enfile la tunique tango et noire pour le plus grand bonheur de sa grand-mère et du nouveau club de supporters qui vient d’être créé.

Mais « Tatane » ne vient pas seul. Le pari s’avère gagnant. Le duo Snella-Cuissard, épaulé par la légende André Badoil, déjà joueur lors de la fondation du club en 1926, affiche une étonnante 5ème place en 1947. L’année suivante, « Tatane » repart dans le Forez mais Snella achève le travail en faisant passer les Damiers de la Division d’Honneur au CFA. Désormais placé sous la bagatelle de l’ancien résistant Marcel Lisiero, l’euphorie gagne le club lorientais, tout proche de remporter le championnat amateur en 1949 et arrivant pour la deuxième fois successive en 1/32ème de finale de la Coupe de France.

Mais cet enthousiasme ne dure pas. Est alors venue l’heure de la structuration. Après une remontée directe en DH, le nouvel entraîneur-joueur George Girot impose une nouvelle rigueur et négocie les premières primes de match pour ses coéquipiers. Parmi ces derniers, il peut compter sur les expérimentés Georges Vinsonneau, Pierre Le Kerblat et Armel Le Ny, mais aussi le fidèle Lucien Philipot ou encore le futur international Yvon Goujon. Les débuts sont prometteurs puisqu’entre 1953 et 1956 l’équipe se classe systématiquement dans le top 5.

Si l’entente sur le terrain porte ses fruits, elle se prolonge même en-dehors. Face aux bons résultats obtenus, l’engouement populaire monte en flèche. Tous les ans, le bal du FC Lorient déchaîne les habitués. Après chaque rencontre, les supporters des Merlus se retrouvent à l’Olympic Bar, à deux pas du Royal. Mais le FCL n’est pas le seul à passionner les foules. C’est dans les années 1950 que la féroce rivalité l’opposant au CEP, l’autre grand club de la ville, atteint son paroxysme. Cet antagonisme local trouve son point d’orgue dans les dernières journées de la saison 1956-1957.

Dans la continuité de cette dynamique, les Merlus s’attachent à faire honneur à leurs couleurs face aux meilleures équipes amatrices du pays. Après une première saison concluante ponctuée d’une 6ème place, l’année de la confirmation apparaît plus compliquée. Malgré les arrivées de joueurs importants tels que le portier Garin, Robert Cola ou encore Jacky Goujon, la 11ème place acquise en 1959 ne permet pas de se maintenir. Lorsque le coach Georges Girot acte son départ, seize joueurs de l’effectif décident de le suivre.

Retombé en DH, le FC Lorient voit son effectif totalement bouleversé à l’orée de la saison 1959-1960. Et comme pour marquer définitivement une rupture, ce ne sont pas seulement les joueurs mais le stade qui change. Après plus de trente années passées au Parc des Sports, les Merlus se retrouvent désormais à une centaine de mètres de leur ancien fief, dans le tout récent Stade du Moustoir. Bien aidés dès la première saison par les 6.000 spectateurs venus les encourager, les Tango et Noirs se montrent intraitables dans leur nouvelle enceinte.

C’est alors le CEP, véritable colocataire au Moustoir, qui brise la série d’invincibilité (1-2). En toute fin de saison, le deuxième et dernier revers, contre la réserve du Stade Rennais (1-2), est fatale aux Damiers. Mais l’essentiel est ailleurs. La femme d’Antoine Cuissard, victime d’un accident de la route, a besoin de soins médicaux. Sans « Tatane », reparti aussitôt quelques mois plus tard, c’est un ancien Nantais, Daniel Carpentier, qui reprend les rênes de l’équipe.

Avec leur nouveau coach, les Merlus montent en puissance au fil des saisons. Il faut dire que la nouvelle génération qui émerge est prometteuse. Ses exploits en Coupe Gambardella ne sont pas passés inaperçus. Revigorés par l’apport des jeunes Pierre Le Corre, Paul Le Bellec ou encore Jacky Ruyet, les hommes de Carpentier affichent une régularité à toute épreuve. Avec seulement cinq revers à domicile toutes compétitions confondues entre 1962 et 1966, les Tango et Noirs transforment le Moustoir en une véritable forteresse.

Si cette solidité sur le plan sportif les amène à disputer systématiquement les premiers rôles en championnat, le mauvais sort s’acharne sur le FCL. Les Merlus ont tendance à lâcher de précieux points au moment de boucler leurs saisons. Mais la saison 1966-1967 sonne comme un tournant majeur dans l’histoire du club. Malgré une énième 3ème place acquise en fin d’exercice, le virage que s’apprête à emprunter le FCL provient cette fois des coulisses.

Depuis plusieurs années, une idée émerge dans l’esprit du président historique Jean Tomine. Il rêve de voir son club ouvrir une section professionnelle et ainsi accéder à la D2. Avec l’aide et les financements d’Henri Ducassou et René Ruello, c’est chose faite !

Dès l’été 1967, le FC Lorient veut mettre toutes les chances de son côté pour être à la hauteur de son nouveau statut professionnel. Les dirigeants Ducassou et Ruello décident d’aller piocher des joueurs de D1 pour composer l’effectif. Ainsi débarquent le canari Jean-Jacques Simon, les deux Stéphanois René Donoyan et Nello Sbaïz, le trio rennais composé d’Yves Boutet, Jean-Claude Darchen et André Ascensio, mais aussi le Lorientais d’origine Roland Guillas, devenu une véritable star à Bordeaux. Ce n’est d’ailleurs pas le seul à revenir sur ses terres. Pour la troisième fois, Antoine Cuissard pose ses valises à Lorient.

Le 19 août 1967, pas moins de 11.268 spectateurs se rassemblent au Moustoir pour assister au premier match en pro du FC Lorient, contre Boulogne-sur-Mer (1-1). Si la suite de la saison est une réussite pour l’engouement que chaque rencontre suscite, le FCL fait bonne figure avec une honorable 8ème place en D2. Surtout, il déjoue tous les pronostics en tenant tête à la sélection soviétique dans un improbable match amical (0-0) marqué par les prouesses du populaire « Job » Le Borgne.

Seule ombre au tableau : une terrible mésentente entre Cuissard et les dirigeants, conduisant le premier à quitter le navire prématurément. Après un court passage d’Yves Boutet au poste d’entraîneur-joueur lors de la saison suivante, c’est Emile Rummelhardt qui est désigné pour reprendre les clefs du camion. Il participe grandement à la stabilisation du club en D2 et permet même à celui-ci de tutoyer les places d’honneur avec une 6ème position acquise en 1971. La réussite n’est pas la même en Coupe Interceltique, créée à l’occasion du célèbre Festival au début des années 1970.

Au cours de l’année 1972, le président Ducassou laisse sa place. Il est remplacé par Xavier Le Louarn, médecin de profession. Si André Mori, entraîneur d’une seule saison, a tout juste le temps de remporter un Kriter d’honneur décerné par les journaux pour le maintien, c’est sous les ordres de Jean Vincent, à partir de la saison 1972-1973, que le FCL devient un candidat récurrent à l’accession en D1. Le FC Lorient enchaîne alors deux podiums successifs en 1975 et 1976. Pour le cinquantenaire du club, les supporters ne pouvaient pas rêver mieux. Car jamais les Tango et Noirs n’avaient réalisé de telles performances !

Mais c’est encore insuffisant pour monter en D1. Le coup passe si près… tout comme en Coupe de France. En 1975, les Lorientais réalisent un 1/16è de finale aller historique en menant 3-0 contre Angers, cador de la D1, jusqu’à trois minutes de la fin. Ce n’est que partie remise ! Lors de l’exercice 1976-1977, les hommes de Louis Hon atteignent les ¼ de finale de la coupe nationale pour la première fois de leur histoire après avoir éliminé deux pensionnaires de D1, Laval et Rennes, ainsi que le surprenant Gueugnon. Malgré un succès imprévisible face à Reims (2-0) en ¼ de finale aller, le FCL sombre au retour (8-2). Cette épopée a tout de même le mérite d’éclaircir une saison bien terne, marquée par une descente et un dépôt de bilan dû à des soucis financiers.

Retour dans le monde amateur oblige, le club lorientais réalise un grand renouvellement au sein de son effectif. Exit Jacky Bigot, Roger Marette, Bernard Goraguer ou encore Christian Andersen. Les Lorientais doivent composer avec un effectif réduit sans pour autant renoncer à leurs ambitions. Pour amortir la chute, quelques retours d’anciens joueurs sont à signaler. Tous proviennent des clubs aux alentours. Parmi les meilleurs fournisseurs : l’US Berné et l’AS Lanester. Le premier transfère le gardien André Jégouzo, tandis que c’est depuis le second que débarque l’attaquant Jean-Louis Kerangouarec.

Descendu en D4, la chute est vertigineuse. Le FC Lorient est cette fois au bord de la faillite et le président ne peut plus assurer la gestion économique du club. Problème : personne n’est disposé à reprendre l’affaire. Personne ? Sauf les supporters, qui se refusent à perdre leur joyau. Par l’intermédiaire de leur association, présidée par Augustin Jaffro, ils s’organisent tant bien que mal pour reprendre le club et éviter sa disparition définitive. En octobre 1978, Ils s’engagent ainsi à rembourser la dette...

Les Années 1980 et 1990 : Reconstruction et Retour au Professionnalisme

En 1982, un jeune entraîneur-joueur de 27 ans, qui marquera durablement l'histoire du club, débarque au FC Lorient. Il s'appelle Christian Gourcuff.

Nous sommes le 18 juillet 1995 : cette date est essentielle dans l’histoire du foot lorientais. C’est ce jour-là que les Merlus retrouvent le statut professionnel. Après une remontée calamiteuse vers la Division 2, les dirigeants de l’association FC 56 Lorient décident de mettre en place une structure juridique indépendante avec conseil de surveillance et directoire. Sportivement, les Merlus terminent en milieu de tableau.

Le 18 avril 1998, Ali Bouafia ouvre le score face à Wasquehal. Le stade du Moustoir est en liesse. Le but du lorientais permet aux Merlus d’accéder à la première division, pour la première fois de son histoire.

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L'Accès à la Ligue 1 et la Coupe de France

Le 18 avril, Lorient est en ébullition. Partout en ville, c’est la joie, les larmes, les cris de bonheur, le ballet de drapeaux, les concerts de klaxons. Au Moustoir, l’enthousiasme est à son comble. C’est le deuxième grand frisson de l’été 98. Après la victoire des Bleus en Coupe du Monde, Lorient accueille au Moustoir, le vendredi 7 août, l’AS Monaco pour la première rencontre des Merlus en Division 1. Un moment historique!

Stade du Moustoir

Dans les tribunes, les personnalités sont là, le maire de Lorient Norbert Métairie, le député Jean-Yves Le Drian, le président de la Ligue de Football Professionnel Noël Le Graët, et Canal Plus pour la télé. Match historique au Moustoir pour les premiers pas du FCL en Première Division dans un stade plein comme un œuf et qui par la même occasion inaugure sa nouvelle tribune présidentielle érigée durant l’intersaison. Dans l’élan de la victoire française en Coupe du Monde, l’impatience est réelle pour les supporters lorientais qui découvrent enfin le haut niveau et accueillent comme il se doit les nouveaux champions du monde, Barthez et Henry. Pour couronner le tout, le match est télévisé sur les antennes de Canal +.

Lorient ouvre le score à la 23e minute grâce à Ali Bouafia. L’ambiance est survoltée. Le doute s’installe alors chez les Monégasques. Mais pas longtemps. Les Rouge et Blanc s’imposent au final 2 à 1. Au printemps 1999, les joueurs luttent pour leur maintien dans l’élite. À la pêche aux points, les Merlus sont en déplacement à Toulouse ce 30 avril. Pour le plus grand bonheur des supporters, ils réalisent un excellent coup chez un adversaire direct pour le maintien. Les Lorientais sont d’abord menés 1 à 0. Mais emmenés par un Bouafia en pleine forme, les Bretons font rapidement mordre la pelouse à des sudistes incapables de tenir le rythme. Quatre buts sont marqués en seconde période. Une partie de rêve. Malheureusement, cette performance ne sert à rien.

Jean-Claude Darcheville et ses camarades font une excellente entame de saison. Rappelons que le club est en D2. Le 20 septembre, Lorient s’affiche en quatrième position. L’objectif du début de saison était le maintien. L’équipe termine deuxième au classement de D2. Les Merlus parviennent à remonter en L1 !

Le 11 mai 2002, les Merlus se rendent pour la deuxième fois de la saison au Stade de France, quinze jours seulement après sa défaite en finale de la Coupe de la Ligue face aux Girondins de Bordeaux. Le championnat de France vient de se terminer et le FCL n’a malheureusement pas réussi à se maintenir. Il lui reste un match pour sauver sa saison sportive. 41ème minute de jeu, Jean-Claude Darcheville libère toute une ville en inscrivant un superbe but sur une passe décisive d’Arnaud Le Lan. "Lorient a réussi à gagner la Coupe de France contre Bastia, 1-0, avec un but de Jean-Claude Darcheville. Il fallait le faire, car le club descend en Ligue 2, mais il gagne cette coupe" se rappelle Georges Cadiou, ancien journaliste pour Radio France en Bretagne, qui a commenté cette finale.

Les Joueurs et Entraîneurs Emblématiques

En 100 ans, les Merlus ont également vu passer un grand nombre de joueurs. "On a parlé de Darcheville, mais il y a aussi Christian Gourcuff, comme entraîneur et joueur, qui a marqué ce club de son empreinte. Je n'oublie pas Koscielny, Bakari Koné, Ali Bouafia, Kévin Gameiro, qui a été international". Le milieu de terrain alors âgé de 33 ans, sans club, intègre au cours de la saison l’effectif lorientais.

Né à Rennes, Sylvain Ripoll a successivement évolué, au poste d’arrière latéral et de milieu défensif, au Stade Rennais (de 1990 à 1994) puis au Mans (saison 1994-1995), avant de signer au FC Lorient, avec lequel il a disputé plus de 200 matches, participant notamment aux deux montées en L1 (1998 et 2001). Une grave blessure aux ligaments le prive malheureusement de l’épopée de 2002 (victoire en Coupe de France et finale de la Coupe de la Ligue) et l’oblige à mettre un terme à sa carrière de joueur l’année suivante.

Le Centenaire et l'Avenir

Cette saison est celle des 100 ans du FC Lorient, créé en 1926 par Caroline Cuissard, alors mareyeuse dans le port breton. Un anniversaire que le club a décidé de fêter toute la saison avec ses supporters. L'occasion également de se replonger dans l'histoire d'un club à part, fondé... au port de pêche de la ville. Déjà, le club a réussi à remonter en Ligue 1. "C'est un club à part, j'espère qu'ils vont réussir à se solidifier, mais je n'en doute pas, ils ont pas mal démarré la saison" termine Georges Cadiou, dont la voix résonnera toujours chez les supporters Lorientais.

Le FC Lorient a lancé mercredi 22 octobre une série d'événements ouverts au public pour fêter les 100 ans du club. La première étape se tenait au stade du Moustoir. Les festivités des 100 ans du FC Lorient se précisent. Avec un grand concert évènement annoncé par le club jeudi 22 janvier. Sur scène : Soldat Louis et le Bagad de Lann-Bihoué. Ce sera le 30 mai.

Malgré la victoire 3 buts à 1 face à l'OGC Nice ce dimanche, les supporters du FC Lorient pensaient tous à la cession de leur club au milliardaire américain Bill Foley. Le FC Lorient fera donc partie d'une multipropriété, une source d'inquiétude pour les amoureux des Orange et Noirs.

Dans le cadre plus général des 100 ans du club, les Merlus Ultras 95 fêtent aussi leurs 30 ans ce dimanche 7 décembre 2025. La petite pluie fine qui accompagne le match ne semble pas les affecter. La seule manifestation météo que peuvent craindre ces supporters aguerris, c’est le vent. Non pas pour leur petit confort, mais parce que, cette fois, les Ultras lorientais ont vu grand. Très grand, même. Leurs immenses tifos - ces banderoles géantes affichées dans les stades -, aux couleurs du club et de la ville, représentant le port, des bateaux de pêche, la jetée ou des bars, mais également leurs trente années d’histoire, couvrent toute la tribune Sud. Impressionnant. Ces toiles gigantesques ont demandé deux ans de préparation, ont fait savoir les leaders des Ultras.

Quelques jours auparavant, le mercredi, le club avait organisé une petite cérémonie en l’honneur de Caroline Cuissard, la charismatique fondatrice du FC Lorient et parente de quatre internationaux français.

Chronologie des Moments Clés

Voici une chronologie des moments clés de l'histoire du FC Lorient :

AnnéeÉvénement
1926Fondation du Football Club Lorientais par Caroline Cuissard.
1932Champion de Division d’Honneur de l’Ouest.
1946Retour d'Antoine Cuissard à Lorient.
1957Champion Division d'honneur Bretagne.
1959Inauguration du Stade du Moustoir.
1967Promotion en Division 2.
1977Relégation en Division 3 et abandon du statut professionnel.
1982Arrivée de Christian Gourcuff comme entraîneur-joueur.
1983Champion Division d'honneur Bretagne.
1995Champion de National et retour au statut professionnel.
1998Premier match en Division 1 contre l'AS Monaco.
2001Vice-champion Ligue 2.
2002Victoire en Coupe de France contre Bastia.

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