Les Pays-Bas, malgré un palmarès relativement modeste (1 Euro), font indéniablement partie des grandes nations du football. Finalistes malheureux de la Coupe du Monde à trois reprises (1974, 1978, 2010), les Oranje ont vu passer de nombreux joueurs et entraîneurs d'exception.
Dans un message posté sur X, l’élue bretonne Marie Mesmeur a écrit que les supporteurs du Maccabi Tel-Aviv ont été agressés jeudi soir aux Pays-Bas « parce qu’ils étaient racistes et qu’ils soutenaient un génocide », et non pas parce qu’ils étaient juifs.
Le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, a fait savoir, samedi 9 novembre sur la plateforme X, qu’il avait décidé de signaler à la justice un message posté sur le réseau social par la députée La France insoumise (LFI) Marie Mesmeur en lien avec les graves incidents qui ont eu lieu aux Pays-Bas, en marge du match de football opposant l’Ajax d’Amsterdam au club israélien du Maccabi Tel-Aviv.
Réagissant au tweet posté par le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, qui condamnait une « haine croissante et insupportable » envers les juifs après des violences contre les supporteurs du club israélien, l’élue d’Ille-et-Vilaine a écrit : « Ces gens-là n’ont pas été lynchés parce qu’ils étaient juifs, mais bien parce qu’ils étaient racistes et qu’ils soutenaient un génocide. »
« J’ai décidé de signaler à Madame la Procureure de Paris les propos de Madame la Députée Marie Mesmeur, au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale, pour apologie de crime », a écrit Bruno Retailleau, samedi soir.
Des supporteurs du Maccabi Tel-Aviv ont été violemment pris à partie par des groupes d’individus dans les rues d’Amsterdam, dans la nuit de jeudi à vendredi après le match de la Ligue Europa, dans un contexte marqué par la montée des actes antisémites et anti-israéliens dans le monde, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, en octobre 2023.
La maire d’Amsterdam, Femke Halsema, a évoqué en conférence de presse des groupes d’individus ciblant des supporteurs du club israélien, les frappant et leur donnant des coups de pied. « C’est une explosion d’antisémitisme que j’espère ne plus jamais revoir », a déclaré Mme Halsema, qui a dit avoir « honte » de cette violence.
La police a fait état de cinq personnes brièvement hospitalisées et de 63 arrestations, et Israël a organisé des vols d’urgence pour rapatrier ses citoyens. Quatre personnes, dont deux mineurs, restaient en détention, samedi, pour être présentées à un juge en début de semaine, a fait savoir le parquet.
Le gouvernement néerlandais et de nombreux dirigeants étrangers ont condamné ces attaques.
Mercredi soir, la veille du match, des incidents avaient eu lieu dans certains quartiers, des supporteurs du Maccabi ayant arraché un drapeau palestinien d’une façade du centre-ville et brûlé un autre drapeau sur la place du Dam. Ils avaient aussi proféré des slogans antipalestiniens.
La capitale néerlandaise, surnommée « Mokum » ou « lieu sûr » en yiddish, est historiquement considérée comme un refuge pour la communauté juive, à l’exception de la période de la seconde guerre mondiale, la figure d’Anne Frank, qui avait vécu cachée avec sa famille à Amsterdam, demeurant un symbole de la déportation de personnes juives.
Une soirée de commémoration de la Nuit de cristal à Amsterdam − en souvenir des pogroms menés en 1938 dans toute l’Allemagne par les nazis contre les juifs − a été annulée.
La mairie a interdit, vendredi, toute manifestation pour trois jours, et a mis en place des mesures d’urgence pour sécuriser certains lieux sensibles de la ville.
En France, malgré les craintes sur la sécurisation de l’événement, la rencontre de Ligue des nations de football entre les Bleus et Israël se tiendra bien au Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), jeudi, a décidé le ministre de l’intérieur.
Les Pays-Bas ne sont pas tombés dans le piège lituanien. Obligés de gagner pour valider leur ticket pour le prochain Mondial, les coéquipiers de Virgil van Dijk n’ont pas fait de détail face à la Lituanie, qui n’arrive décidément pas à faire autre chose que du basket ou de la natation, en s’imposant tranquillement (4-0), à Amsterdam, grâce à un casting Premier League.

Si Emmanuel Emegha est entré en jeu pour les 20 dernières minutes, son premier but en sélection attendra (eh oui, il n’est pas encore à Chelsea), alors que ses compatriotes ont fait le trou juste avant qu’il ne foule la pelouse.
En tête mais sans plus jusqu’à la 58e minute, les Oranje ont passé la seconde pour en planter trois en quatre minutes et tuer tout suspense.
Ce résultat ne convient pas vraiment à la Pologne de Robert Lewandowski, déjà assurée au minimum d’un barrage, mais qui pouvait espérer, via un scénario de folie, une qualification directe. Il n’en est rien ! D’autant que les Polonais ont galéré à battre Malte (3-2), où les buteurs avaient de bonnes têtes du championnat de France : Irvin Cardona et Teddy Teuma !
Dans un duel qui sentait bon l’EVG dans les Balkans, la Croatie, déjà qualifiée, a renversé pour l’honneur le Monténégro (3-2). Menés 2-0 après 17 minutes de jeu, les vice-champions du monde 2018 ont tout retourné par la suite, avec notamment deux buts dans les 20 dernières minutes. Le Monténégro, déjà éliminé, n’a plus que ses yeux pour pleurer. Enfin, la Tchéquie s’est amusée avec Gibraltar (6-0).
La sélection nationale U19 a remporté, mardi 14 octobre face aux Pays-Bas (3-2), son dernier match de préparation avant les qualifications de l’Euro 2027.
La sélection nationale U19 a bouclé un stage d’une semaine en Espagne en battant les Pays-Bas (3-2), mardi 14 octobre au Centre du football de Marbella. Ce succès intervient trois jours après sa victoire sur la Suisse (5-3), également en match international amical.
Ces deux rencontres servaient de préparation au premier tour de qualifications à l’Euro U19 2026 (du 12 au 18 novembre en Hongrie), qui opposera la France aux Îles Féroé, à la Bulgarie et à la Hongrie.
Les Bleuets avaient ouvert la marque grâce à Mathys Detourbet (19e), déjà buteur contre la Suisse, avant d’être rejoints en toute fin de première période sur un but de Demiane Agustien (45e + 1). Les Néerlandais ont pris l’avantage peu avant l’heure de jeu par Tobias van den Elshout (59e) mais les Tricolores ont inversé le score dans le dernier quart d’heure, sur des réalisations de Khalis Merah (76e, photo principale, à la gauche de Mathys Detourbet) et d’Enzo Kana-Biyik (85e).

Vainqueur de l’Euro 1988, Hans Van Breukelen a marqué l’histoire des Oranje. Malgré tout, la présence d’Edwin Van der Sar dans notre onze de légende Pays-Bas ne souffre d’aucune contestation. Le portier néerlandais semblait souvent infranchissable dans les cages, bien aidé par sa taille (1,97 m).
Dans le système élaboré par Rinus Michels à l’Ajax puis en sélection, le rôle des latéraux était prépondérant pour participer aux offensives et écarter les défenses adverses. A droite, Wim Suurbier a longtemps fait figure d’inamovible grâce à sa vitesse, sa qualité de centre et son apport offensif. Le double finaliste de la Coupe du Monde brillait également par son intelligence tactique, notamment dans le coulissage vertical demandé par le football total.
Frank Rijkaard est indissociable de Ruud Gullit et Marco Van Basten, ses coéquipiers à l’AC Milan et en sélection. Ce trio légendaire contribua activement à la victoire finale des Pays-Bas lors de l’Euro 1988. Davantage utilisé au milieu avec Milan, Frank Rijkaard forme alors une charnière centrale très solide avec Ronald Koeman en sélection.
Ronald Koeman est le défenseur qui a marqué le plus de buts (253) dans l’histoire du football. Les Pays-Bas ont d’ailleurs pu compter sur ses qualités de buteur à maintes reprises, notamment à l’Euro 1988 où il égalise sur penalty en demi-finale contre l’Allemagne. Connu pour sa frappe lourde et sa précision sur coups de pied arrêtés, Koeman était également un défenseur âpre dans les duels. La légende du FC Barcelone se distinguait aussi par ses remontées de balle et sa qualité de relance.
Comme son pendant à droite Wim Suurbier, Ruud Krol incarnait le latéral idéal pour le football total prôné par Rinus Michels. Le défenseur gauche est même davantage resté dans les mémoires grâce à son charisme et son élégance. Il est d’ailleurs capitaine lors de la Coupe du Monde 1978, compétition durant laquelle il brilla surtout au poste de libéro. Troisième du Ballon d’Or en 1979, il ne lui aura manqué qu’un trophée avec la sélection, comme l’ensemble de cette génération dorée.
Considéré comme l’un des milieux de terrain les plus complets de l’histoire, Johan Neeskens était indissociable de Johan Cruyff, en club comme en sélection. Dans un rôle plus reculé que son légendaire comparse, Neeskens se montrait absolument infatigable sur le terrain, récupérant un nombre incalculable de ballons tout en étant omniprésent sur le plan offensif. Deuxième meilleur buteur du Mondial 1974 (5 buts), il marque en finale sans pour autant empêcher la défaite des siens face à l’Allemagne.
Malgré la concurrence d’Arjen Robben, nous avons choisi Wesley Sneijder, qui a toujours affiché un niveau impressionnant en sélection. La légende de l’Inter a particulièrement brillé lors de la Coupe du Monde 2010 (5 buts dont un double en quart contre le Brésil). Quatre ans plus tard, il égalise en toute fin de match contre le Mexique en huitièmes de finale.
Considéré comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire, Johan Cruyff était l’incarnation même du football total. Au-delà de ses statistiques ahurissantes en sélection (33 buts et 38 passes décisives), le Hollandais volant reste dans les mémoires pour son talent hors du commun et son charisme rebelle. Etincelant tout au long du Mondial 1974, il marque notamment un doublé contre l’Argentine et un but contre le Brésil. Bien qu’à l’origine du penalty transformé par Neeskens, il se montre hélas impuissant en finale.
Devenu international dès sa première saison en pro, Ruud Gullit va être longtemps malchanceux avec la sélection, qui loupe trois compétitions d’affilée. La suite n’en sera que plus belle : tout juste auréolé du Ballon d’Or 1987, il participe à l’Euro 1988 en tant que capitaine des Pays-Bas. Bien que précieux dans le jeu, Gullit reste muet tout au long du tournoi… jusqu’en finale où il ouvre le score contre l’URSS.
Dès sa première compétition avec les Pays-Bas, Dennis Bergkamp finit co-meilleur buteur (3 buts) et dans l’équipe type de l’Euro 1992. Ce premier fait d’armes symbolise parfaitement sa carrière internationale. S’il se montre très souvent à son avantage dans les grandes compétitions, Bergkamp ne va jamais connaître une finale avec les Oranje, échouant toujours en quart ou en demi. Grâce à son talent inouï, il a néanmoins laissé des souvenirs impérissables, à l’image de son but contre l’Argentine lors du Mondial 1998.
Pour bon nombre d’observateurs, Marco Van Basten demeure l’avant-centre ultime. Capable des gestes les plus spectaculaires, le triple Ballon d’Or (1988, 1989, 1992) se distinguait par son sens du but inné. Meilleur buteur de l’Euro 1988, il marque 5 des 8 buts inscrits par les Pays-Bas durant le tournoi. On se souvient surtout de son but en finale : excentré à droite de la surface, il reprend un centre d’Arnold Mühren venu de la gauche pour conclure d’une volée exceptionnelle dans la lucarne opposée.