Au basketball, la taille est souvent un atout, et quand on frôle les 2,44 m (8 pi), elle devient une singularité qui attire tous les regards. Olivier Rioux, un jeune Québécois de Terrebonne, en sait quelque chose. Né le 2 février 2006, il est devenu le plus grand adolescent sur la planète en 2021.
À 19 ans, il mesure 2,40 m (7 pi 9 po). S'il venait à être repêché dans la NBA, il deviendrait le plus grand joueur de l'histoire de la ligue. Aujourd’hui, il joue pour les champions du March Madness, les Gators de l’Université de la Floride, où il se prépare à marquer l’histoire du basketball universitaire.
Avant même de devenir une star dans les statistiques, son seul gabarit en fait déjà un phénomène. Au-delà de sa taille, Olivier Rioux est décrit comme travailleur : il a choisi de “redshooter” sa première saison pour mieux se préparer physiquement et techniquement.
Si l’on ne peut pas encore le qualifier « devenu le plus grand joueur universitaire du monde » en termes de performance pure - son temps de jeu reste limité et il n’a pas encore dominé les feuilles de statistiques - son potentiel est énorme et son histoire inspirante. Il incarne la promesse d’un avenir à suivre de très près, tant au niveau universitaire qu’au-delà.
Lorsqu’il aura officiellement foulé les parquets de la NCAA pour la première fois, il deviendra le plus grand joueur de l’histoire du circuit universitaire américain, devant Kenny George et Mike Lanier, qui faisaient tous les deux 2,34 m (7 pi 7 po).
À sa première année avec les Gators, Rioux était un redshirt, ce qui signifie qu’il ne jouait pas afin de préserver l'une de ses quatre années d’admissibilité dans la NCAA, une particularité de ce circuit. Une année loin d'être perdue cependant, car elle lui a permis de se développer en tant qu’athlète.
Car oui, une taille exceptionnelle s’accompagne d’attentes disproportionnées. Dès l’adolescence, pour Oli, une seule voie semblait possible : la NBA. Et avec l’essor des réseaux sociaux, chaque séquence de jeu devient une source d’analyse instantanée, souvent déconnectée de la réalité de son développement, comme l’a confié à Radio-Canada Sports son père Jean-François Rioux.
Olivier Rioux a fait ses grands débuts dans le circuit universitaire lors d'une victoire de 104-64 des Gators de la Floride contre les Ospreys du Nord de la Floride. Il n’a cependant pas récolté de point. Vers la fin de la rencontre, la foule des Gators criait le nom du centre de 7 pieds 9 pouces pour qu’il fasse son entrée sur le parquet. Des « We want Ollie », pouvaient se faire entendre au O’Connell Center.
L’entraîneur Todd Golden a finalement cédé et a envoyé le jeune de 19 ans avec 2:09 à faire au match. « C’était génial! Le soutien de tout le monde était incroyable, même sur le banc et même les fans. Je pense que tout le monde m’a soutenu. Je suis très reconnaissant », a dit Rioux après le match.
Rioux mesure 2 pouces de plus que les anciens géants de la NBA Gheorghe Muresan et Manute Bol, et 3 pouces de plus que Yao Ming, Tacko Fall et Shawn Bradley.
Originaire de Terrebonne, au nord de Montréal, Olivier Rioux attire tous les regards avec sa taille exceptionnelle : 2,36 m (7 pi 9 po), ce qui fait de lui le joueur le plus grand jamais aligné dans la NCAA de basketball. Après avoir fait ses classes à l’IMG Academy, en Floride, il s’est engagé avec l’équipe des Florida Gators de l’University of Florida (UF, à Gainesville), où il a fait ses débuts en match officiel à l’automne 2025. Son apparition sur le terrain a marqué l’histoire : il est devenu le joueur le plus grand de l’histoire du basket universitaire américain.
Un Parcours Familial et Précoce
Olivier Rioux est né à Terrebonne le 2 février 2006, de Jean-François, un photographe de 2,03 m (6 pi 8 po) et ancien joueur de volleyball, et Anne Gariépy, qui mesure 1,85 m (6 pi 1 po) et travaille à la Banque Royale du Canada (RBC).
Comme son contemporain Robert Bobroczkyi, Rioux a approximé la croissance de Robert Wadlow à des âges similaires pendant son adolescence.
En 2021, « Oli » est devenu le plus grand adolescent sur la planète. Les commentaires sont souvent basés sur une vidéo. Le monde voit une vidéo, et il ne sait pas de quand elle date. Quelqu’un va faire un commentaire sur une vidéo où il avait 16, 17 ans et va dire qu’il ne peut pas jouer en NBA. Le monde oublie l'âge, a dit M. Rioux.
Si sa taille attire les regards et suscite l’espoir, elle ne garantit rien. Dans un sport où l’évolution du jeu favorise de plus en plus la polyvalence et la mobilité, Olivier Rioux doit désormais prouver qu’il est bien plus qu’un simple géant sur le terrain.
Évidemment, ton gabarit va jouer un rôle important si t'es un joueur de basket [...]. Tu ne peux pas apprendre la grandeur. Donc, Olivier, il l'a déjà cette qualité-là. Mais je te dirais que ce qui va vraiment aider les joueurs à se démarquer, c'est plus un, le talent, et deux, leur discipline, le désir de s'améliorer, de performer à un haut niveau. C'est le quotient intellectuel que l'athlète fait, a indiqué William Archambault, analyste de basketball pour RDS.
Et au-delà de la discipline au travail, le rôle du pivot au basketball a grandement changé au cours des dernières années. Le centre traditionnel peu mobile est en voie d’extinction, au profit de géants plus habiles physiquement ou techniquement. Une évolution symbolisée par le prodige français Victor Wembanyama, qui se fait le porte-drapeau de cette révolution dans la NBA depuis ses débuts en 2023.
Olivier Rioux pourrait faire partie de cette nouvelle génération. Avec les Gators, il porte le numéro 32 en référence à deux légendes, Magic Johnson et Shaquille O’Neal, un beau mélange de dominance et d'élégance.
Afin de raffiner sa technique, Olivier Rioux est passé par l’usine à talent sportif IMG Academy, qui a développé de nombreux athlètes de haut niveau, dont Serena et Venus Williams.
Une école aussi fréquentée par un autre géant canadien, Zach Edey. Ce pivot de 22 ans, qui fait 2,25 m (7 pi 4 po), joue pour les Grizzlies de Memphis. L'Ontarien représente un autre cas de figure semblable.
En quatre ans à l'Université Purdue, Edey a remporté le titre de joueur universitaire de l’année en 2023 et en 2024. Un exploit réalisé par seulement deux autres joueurs dans l’histoire, soit Bill Walton et Ralph Sampson.
Avant d’en arriver là, Zach Edey a dû grandement développer ses habiletés techniques et physiques. En fait, il était même le 358e joueur de sa classe avant d’arriver à Purdue, selon les médias américains.
Avant sa première saison avec l’université, le Canadien a songé lui aussi à disputer une année comme redshirt afin de polir son jeu. Le grand pivot est toutefois arrivé à faire sa place dans l'équipe avant de devenir le joueur qu’il est aujourd’hui.
Surnommé Le Grand Érable, Zach Edey pèse 136 kg (300 lb). Pour mettre en perspective la masse qu’il doit constamment être capable de trimbaler, c’est environ le même poids qu’un frigidaire, un gorille ou encore un piano. Et alors que la grande ligue s’en va de plus en plus vers un style de jeu au rythme effréné, le géant torontois doit être sûr de pouvoir courir d’un bout à l’autre du terrain à la même cadence que ses coéquipiers, même avec son gros gabarit.
Il a adapté son style de jeu pour la nouvelle NBA de l'ère moderne. Le fait qu’il se soit acharné à améliorer son jeu de pieds, son agilité, sa capacité à poser des écrans et libérer ses coéquipiers, c'est quelque chose qui lui donne un avantage. Il a quand même un gros impact pour cette équipe-là, surtout le fait qu'il joue avec un joueur comme Ja Morant, qui est extrêmement rapide. Et habituellement, les joueurs de centre doivent s'adapter souvent à leur meneur de jeu et à leur rapidité, a dit William Archambault.
Zach Edey, à sa première saison dans la NBA avec les Grizzlies, a maintenu une moyenne de 9,2 points, de 8,3 rebonds et de 21,6 minutes de jeu par match.
Cependant, même si des joueurs comme lui réussissent à s’imposer grâce à leur ardeur au travail et à leur talent, la question de la longévité reste un défi majeur pour ceux qui possèdent ces dimensions exceptionnelles.
Olivier Rioux pourrait devenir le plus grand joueur de la NBA, mais il doit néanmoins faire face à une dure réalité : la longévité des basketteurs de sa taille est souvent limitée.
Dans la ligue, la carrière des géants est souvent courte. Elle est en moyenne de quatre saisons, parmi ceux qui ont dépassé les 2,28 m (7 pi 5 po) et les 136 kg (300 lb).
Et qui dit géant de la NBA se doit de citer le grand Yao Ming, joueur étoile de 2,31 m (7 pi 6 po) des Rockets de Houston durant les années 2000. Le pivot chinois est un exemple flagrant de ce défi, puisqu'il a dû écourter sa carrière malgré son talent indéniable. Il a pris sa retraite à l'âge de 30 ans.
C'est certain qu'avec ce gabarit-là et l'impact des coups que ça peut avoir sur la colonne vertébrale et les genoux, ça peut impacter la carrière et la durabilité de ces joueurs-là. Donc, c'est extrêmement important de travailler sur sa flexibilité, les muscles stabilisateurs, a noté William Archambault.
Pour Léandre Gagné Lemieux, spécialiste en biomécanique du sport, les complications peuvent survenir pendant la croissance, avec des joueurs qui grandissent à une vitesse démesurée d’une année à l’autre. Si les structures du corps n’ont pas suivi les mêmes niveaux de développement, c’est souvent des problématiques qui vont perdurer à plus long terme, d'où peut-être des carrières un peu plus courtes pour certains individus.
Ce défi n’est pas pour autant une malédiction. Pour P.J. Thompson, le phénomène ne s’est pas fait ressentir chez Zach Edey, par exemple. Il a été épargné par les blessures graves au cours de sa carrière.
Une immunité qui peut être attribuée au développement de la science sportive, car les jeunes basketteurs sont désormais suivis durant leur croissance dès leur plus jeune âge afin d’assurer un développement sain et cohérent.
Olivier Rioux reste exempt de quelconque blessure majeure. Ce fait peut être attribué à un suivi constant de sa croissance, car le Québécois travaille depuis ses 10 ans avec des spécialistes du domaine, comme l'a précisé son père Jean-François.
L’avancement de la science sportive continue également de contribuer à la longévité des athlètes, peu importe la taille et le sport. Avec l'arrivée de nouvelles connaissances et de la technologie, les préparateurs physiques sont désormais capables de déterminer d'une façon plus détaillée que jamais ce qui aide la prévention de blessures majeures.
Aujourd’hui, on est capable de surveiller la fatigue, surveiller des éléments spécifiques au niveau des mouvements, pour être capable de recadrer l'entraînement avant qu’une blessure mette l'athlète à l'écart pendant trois mois, a indiqué le spécialiste en biomécanique Léandre Gagné Lemieux.
Grâce aux avancées de la science du sport et à un suivi rigoureux, les risques de blessures majeures sont désormais mieux maîtrisés. Cela permet à des athlètes comme Olivier Rioux de poursuivre leur développement tout en protégeant leur corps.
Comme le souligne son père, l’essentiel ne réside pas uniquement dans la préparation physique, mais aussi dans son développement personnel.
Ses débuts internationaux
Rioux a d'abord représenté le Canada au niveau jeunesse lors du Championnat des Amériques FIBA des moins de 16 ans 2021 au Mexique. Il a aidé le Canada à remporter la médaille de bronze au tournoi, terminant avec des moyennes de 8,3 points et 10,3 rebonds par match. Un an plus tard, il a joué pour le Canada à la Coupe du Monde FIBA U17 2022 en Espagne. En juin 2023, Rioux a été sélectionné pour jouer pour le Canada à la Coupe du Monde FIBA U19 2023 en Hongrie. Il a récolté en moyenne 3,2 points et 3,4 rebonds par match au cours du tournoi. L'année suivante, à la Coupe des Amériques FIBA des moins de 18 ans 2024 en Argentine, Rioux a remporté sa deuxième médaille de bronze au niveau jeunesse.
Tableau des Statistiques d'Olivier Rioux dans les Compétitions FIBA
| Année | Compétition | Points par match | Rebonds par match |
|---|---|---|---|
| 2021 | Championnat des Amériques FIBA des moins de 16 ans | 8.3 | 10.3 |
| 2022 | Coupe du Monde FIBA U17 | N/A | N/A |
| 2023 | Coupe du Monde FIBA U19 | 3.2 | 3.4 |
| 2024 | Coupe des Amériques FIBA des moins de 18 ans | N/A | N/A |
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L’année prochaine, je ne sais pas combien de temps il va jouer. Je ne sais pas quel impact il aura sur son équipe. Mais ce n’est pas tout ce qui compte.


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