Palmarès de l'Équipe de France de Volley-Ball : Une Génération Dorée

L’équipe de France de volley a décroché, la troisième Ligue des nations de son histoire en battant les États-Unis (3-2).

Le palmarès de l’équipe de France de volley est resté vierge pendant 69 ans. Entre son premier match en 1946 et son premier titre en 2015, les Bleus n’avaient fait que des places d’honneur. Médaillés certes mais jamais titré.

Mais depuis leur premier sacre, lors de la Ligue des nations 2015, c’est devenu une machine à tout gagner. Désormais dirigée par l’Italien Andrea Gianni, la bande à Earvin Ngapeth semble inarrêtable, alors que se profilent désormais les championnats du monde en Slovénie et Pologne, du 26 août au 11 septembre.

La saison 2025 s’annonce comme une véritable année de transition pour le volley international. L’équipe de France masculine de volley-ball l’a fait ! Pour la deuxième fois consécutive, les Bleus se sont hissés sur la plus haute marche du podium olympique, cette fois-ci à domicile, sous les acclamations d’un public en feu.

Une Génération Exceptionnelle

La réussite des Bleus s’explique en particulier par le « simple » fait que les Bleus possèdent actuellement une génération incroyable. Earvin Ngapeth, Jenia Grebennikov, Benjamin Toniutti et consorts ont très vite marqué les esprits, dès leurs premiers pas en Bleus au début des années 2010.

« Ils ont une génération de dingue. Quand on les voyait jouer, on savait qu’ils seraient très forts, très vite. Je savais qu’ils pourraient nous amener des premiers titres, se souvient Pierre Pujol, ancien passeur de l’équipe de France jusqu’en 2014.

Cette génération porte le volley français à un niveau jamais atteint. Elle produit un jeu que même le Brésil des années 2000 ne produisait pas.

« C’est une génération assez particulière qui est en train de marquer l’histoire du volley et même du sport français. Leur plus grande qualité est de ne jamais douter. Ça vient d’un état d’esprit qu’ils avaient déjà en jeunes (champions d’Europe cadets en 2007 et 2009 et juniors en 2008), lors de leurs premiers titres. Et il y a eu une confiance collective qui s’est installée », appuie de son côté l’ancien sélectionneur Laurent Tillie, à la tête des Bleus entre 2012 et 2021.

Aussi spectaculaires qu’efficaces, ils inventent des choses sur les parquets. Mais dans un sport collectif, une somme d’individualité ne fait pas une équipe. Il faut du liant pour amener tout le monde à se mettre au diapason.

« Le plus important, c’était de créer un groupe. Il nous a fallu quelques années mais tout le monde est entré dans le moule », appuie Tillie. Et l’avantage qu’ont les sélectionneurs français, c’est que les hommes qui composent cette sélection sont aussi amis en dehors des terrains.

Ce qui peut aussi avoir ses inconvénients, comme le disait le nouveau sélectionneur Andrea Gianni, au cours de cette Ligue des nations. « Quand certains joueurs vont moins bien, c’est toute l’équipe qui manque d’énergie. Mais sauf qu’ils ont cette capacité à se remettre à l’endroit.

« Ce sont vraiment des gars bien, humbles. Ils ont leurs codes, leurs envies. C’est ce qui en fait l’une des meilleures équipes de tous les temps », pense Pujol. Et les sélectionneurs ont compris qu’il fallait leur laisser un espace de liberté pour qu’ils puissent s’exprimer pleinement.

Une Émulation Collective

Cette rage de vaincre et cet état d’esprit ont infusé dans le groupe. Il s’est propagé aux jeunes joueurs qui les ont rejoints en cours de route. À l’image de Jean Patry, Trévor Clévenot ou Barthélémy Cheninyeze, auteurs d’une finale époustouflante.

« Il y a aujourd’hui un plus large éventail de joueurs et une certaine émulation, précise le sélectionneur champion olympique. Comme les joueurs ne sont pas timides dans ce qu’ils font et dans l’image qu’ils renvoient, ils donnent envie aux jeunes volleyeurs de les imiter. Ça permet à ces jeunes de progresser plus vite. Et derrière, il y a un partage dans tout ce qui se fait.

À l’image des jeunes générations actuelles qui semblent encore constituer un vivier prometteur. Les jeunes bleuets sont devenus cet été vice-champions d’Europe chez les U18 et les U22.

Mais chez les grands, corollaire des premiers points, la confiance insufflée par la dynamique de victoires et un mental à toute épreuve créé une dynamique dans laquelle se sont pris les nouveaux arrivants.

« Et ils arrivent à gagner rapidement en maturité au fur et à mesure des matches. Ça permet d’avoir plus de solutions en bout de filet, à la passe ou au centre. Mais on voyait déjà cela se profiler en 2017, lors des qualifications pour les Mondiaux. Il y a une forme de continuité qui se crée.

Dernier rouage de cette machine à gagner, les Bleus s’exportent facilement désormais. Dans ce groupe de 14 joueurs, vainqueur de la Ligue des Nations, ils ne sont que quatre à ne pas avoir connu d’expérience à l’étranger. Et parmi ces quatre, aucun n’est titulaire.

Cette expatriation a permis aux Bleus de découvrir d’autres cultures, dans des clubs rompus à la Ligue des champions et évoluant dans les meilleurs championnats du monde.

« Ma première consigne en équipe de France a été de leur dire de s’expatrier, se remémore Tillie. Ça les a obligés à sortir de leur zone de confort, à prendre des coups, à se confronter aux meilleurs joueurs et à se retrouver en difficultés. Ce n’est que dans ces cas-là qu’on progresse.

En plus de parfaire leur formation de joueurs, cela leur a aussi permis de changer de regard sur leurs adversaires, juge Pierre Pujol, qui a également joué dans plusieurs pays européens.

« Quand on joue à l’étranger, on ne voit plus les Italiens ou les Brésiliens comme des monstres. On les voit tous les jours ou toutes les semaines sur le terrain. C’était indispensable.

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