L'Observatoire du football CIES : Définition et Analyses

Ce lundi, l’Observatoire du football CIES a publié sa nouvelle étude. Il s’agit d’un classement sur les centres de formation parmi les 31 premières divisions d’associations membres de l’UEFA en Europe avec le nombre de joueurs actifs qui ont été formés par chaque club.

Dans le classement général, on voit certains clubs un peu surprenants s’imposer. Mais pour celui considérant les joueurs évoluant parmi les 5 plus grands championnats européennes (Angleterre, Allemagne, Italie, Espagne et France), on retrouve des noms plus « classiques ».

En accord avec la définition de l’UEFA, les clubs formateurs sont ceux où les joueurs ont évolué pendant au moins trois saisons entre 15 et 21 ans. Pour la première fois, pour chaque footballeur, nous avons aussi considéré le nombre de matchs de championnat disputés lors de la dernière année, le niveau sportif des clubs où ils les ont joués, ainsi que leur âge.

Un classement qui rappelle que le PSG a un centre de formation très actif et qui amène beaucoup de joueurs vers le haut niveau. Le souci étant de réussir à garder les meilleurs éléments plus souvent pour qu’ils renforcent son équipe première. Ce qui est difficile à cause de l’envie de certains de jouer très tôt et d’une concurrence très rude dans l’équipe parisienne. Espérons que le club saura les garder, car ils seront de beaux atouts à moindre coût.

Il faut pour cela présenter une vraie confiance et un projet concret, avec en plus un entourage qui peut ajouter des complications.

Créé en 2005, l’Observatoire du football CIES a toujours eu pour objectif de comprendre l’évolution du football dans une perspective de comparaison internationale.

En récoltant, structurant et traitant les données sur les joueurs et leurs équipes, il est possible grâce à différents travaux réalisés de construire cette géohistoire des joueurs expatriés en Premier League depuis le début des années 1960 jusqu’à aujourd’hui.

Pour mener à bien l’analyse, nous nous sommes basés sur la définition suivante utilisée dans tous les travaux de l’Observatoire : un expatrié est un footballeur jouant à l’extérieur du pays où il a grandi, qu’il a quitté suite au recrutement effectué par un club étranger.

Cette définition permet de mesurer l’évolution réelle des flux internationaux des footballeurs, indépendamment de leurs nationalités. Elle doit aussi être distinguée de la nationalité sportive, le critère de sélection pour les équipes nationales, peu pertinent en raison des stratégies déployées tant par les fédérations que par les joueurs.

Depuis 1995, le marché européen des footballeurs s’est fortement internationalisé. Jusque-là, des quotas relativement stricts fixés par les associations nationales et la Confédération de football européenne (UEFA) empêchaient les équipes professionnelles d’employer un nombre conséquent de joueurs étrangers.

Le 15 décembre 1995, un arrêt de la Cour de justice des communautés européennes a changé la donne. L’arrêt Bosman change considérablement le paysage du football européen, initiant une croissance économique du football professionnel en Europe, principalement liée à l’augmentation des droits versés par les chaînes de télévision pour la retransmission des rencontres.

L’accroissement des recettes a été particulièrement fort dans les pays disposant d’un marché de consommateurs du spectacle footballistique important comme l’Angleterre, l’Italie, l’Espagne, la France et l’Allemagne. Comme le témoigne l’appellation « big-5 », les ligues du premier niveau de compétition de ces pays se sont progressivement détachées des autres championnats.

Dès 1995, avec l’arrêt Bosman et la segmentation économique du marché du travail des footballeurs, l’internationalisation s’est développée. À l’échelle des ligues du « big-5 », le pourcentage des effectifs d’expatriés est passé de 18,6 % en 1995 à 46,7 % en 20 ans.

L’internationalisation a aussi touché des championnats moins prestigieux. Au 1er octobre 2009, selon le premier recensement annuel mené par l’Observatoire du football du CIES, les expatriés constituaient en moyenne 34,7 % des effectifs des équipes de première division de 31 pays membres de l’UEFA.

La part des expatriés est également en hausse parmi les ligues féminines, les plus rémunératrices. Le pourcentage de joueurs ayant déjà migré au cours de leur carrière indique également l’internationalisation de la mobilité sur le marché des footballers.

Ce chiffre a augmenté de 30,3 % en 2017 pour les cinq grandes ligues européennes. L’internationalisation des trajectoires de carrière est allée de pair avec une diminution de l’âge moyen des joueurs lors du premier transfert à l’étranger.

Parmi les footballeurs du « big-5 », ce dernier est passé de 23,04 ans en 1995 à 21,05 ans vingt ans plus tard. La diminution de l’âge du premier départ à l’étranger est notamment liée à l’augmentation du nombre et de la part de joueurs migrant mineurs.

En 1995, seul 0,56 joueur par équipe du « big-5 » était parti avant 18 ans (environ 10 % du total des joueurs qui avaient déjà migré à l’étranger). Vingt ans plus tard, on constate presque quatre fois plus de joueurs dans cette situation (14 % de l’ensemble des migrants).

La mobilité des footballeurs ne s’est pas seulement internationalisée, elle a aussi gagné en intensité. À l’échelle des 31 championnats, au 1er octobre 2009, le pourcentage de joueurs recrutés après le 1er janvier de l’année du recensement est passé de 36,7 % (2009) à 44,9 % (2017).

L’intensification de la mobilité des joueurs s’est accompagnée d’une diminution de la part de joueurs formés localement dans les équipes. Selon la définition de l’UEFA, un joueur formé localement a disputé au moins trois saisons entre 15 et 21 ans dans le club d’emploi.

En 1995, 29,5 % des joueurs des cinq grands championnats européens étaient dans ce cas de figure. En 2015, les footballeurs formés localement ne représentaient plus que 16,5 % des effectifs.

Toutes les statistiques présentées ici illustrent l’ampleur des changements intervenus depuis la seconde moitié des années 1990 dans le marché du travail européen des footballeurs.

Le mercato estival débute ce lundi 8 juin pour les clubs de foot français. Même si le Covid-19 a secoué l’économie du ballon rond, des transferts à plusieurs millions d’euros auront encore lieu à coup sûr.

Justement, comment mesure-t-on la valeur d’un joueur ? Éléments de réponse.

Kylian Mbappé valorisé à 259,2 millions d’euros, Antoine Griezmann à 136 millions… Régulièrement, l’Observatoire du football (CIES) publie son classement des joueurs les plus chers du globe, basé sur un algorithme qui combine plusieurs critères.

Dans les faits, leurs chiffres se vérifient fréquemment (ils avaient estimé Neymar à 217 millions, le PSG l’a finalement recruté pour 220 millions). « Le marché est assez rationnel, et contrairement à ce que les gens croient souvent, la valeur d’un joueur se fixe sur des critères très objectifs… », lâche Loïc Ravenel, co-fondateur et chercheur à l’Observatoire du football.

La première variable, comme pour toute activité marchande, c’est l’offre et la demande. Si la demande (les clubs intéressés) est forte, et qu’il y a peu de joueurs pour y répondre, alors la valeur du joueur sera forte.

Une fois que l’on a dit cela, d’autres critères jouent… L’âge du joueur est un critère objectif. Il existe une prime à la jeunesse, avec un optimum autour de 24-25 ans. Ensuite, ça décroît petit à petit. Un jeune joueur n’est pas seulement plus rapide, etc., il est aussi l’assurance d’être revendu plus facilement avec un joli chèque à la clé.

La durée du contrat du joueur fixe sa valeur minimale. Si un joueur est en fin de contrat, il ne vaut plus grand-chose. S’il est libre, il ne vaut rien, estime Loïc Ravenel. En revanche, s’il a encore trois ou quatre ans de contrat, alors sa valeur sera forte.

Le club dans lequel un joueur évolue, sa renommée, le championnat dans lequel un joueur évolue, ont un vrai impact sur sa valeur. Selon Loïc Ravenel, à talent égal, un joueur de Premier League (Angleterre) vaudra plus cher qu’un footballeur de Ligue 1.

Les performances du joueur comptent, évidemment. Mais dans leurs calculs, les chercheurs du CIES se basent surtout sur le nombre de matchs joués, les statistiques, la régularité, sur les sélections en équipes nationales. Un joueur international aura clairement un effet bonus.

Si un joueur dispute peu de matchs, sa valeur chute vite. C’est d’ailleurs ce qui a fait baisser la valeur de beaucoup de joueurs avec le confinement et l’absence de matchs. C’est aussi ce qui explique, par exemple, qu’un gardien remplaçant n’est jamais très bien valorisé. Il joue très peu voire aucun match, donc sa cote chute. De ce point de vue, la dynamique d’un joueur entre aussi en ligne de compte. Comme les résultats de son équipe.

Le poste n’est pas toujours fondamental, mais il est clair qu’à niveau égal, un bon attaquant vaudra plus cher qu’un bon défenseur. Au jeu des postes, les gardiens figurent dans un marché bien à part. L’offre (le nombre de gardiens) n’est ainsi pas le même que l’offre d’attaquants, de milieux, etc.

Le talent devrait être la clé, théoriquement. Mais ça n’est pas aussi simple que ça…, confesse Loïc Ravenel. La valeur d’un transfert ne veut pas dire valeur sportive. Un excellent joueur en fin de contrat de 40 ans ne vaudra plus grand-chose alors même qu’il est très fort. Et il sera même moins cher qu’un joueur de 24 ans plutôt moyen.

Mais ne vous offusquez pas trop vite : le talent d’un joueur est quand même pris en compte. Comment ? Pas tellement dans des données chiffrées, mais plutôt en compilant la somme des autres critères de l’Observatoire du football.

La popularité a un impact significatif sur la valeur d’un sportif. Sa valeur dépendait à 40 % de variables extra-sportives. Derrière la notoriété se cache en fait le potentiel marketing d’un joueur. Et plus, au final, sa cote va grimper.

Il est démontré que le fait d’être Français, Brésilien ou Argentin, dans le foot, fera de vous un joueur plus cher qu’un autre. Il y a des nationalités qui ont plus de valeur que d’autres. C’est ainsi, mais les clubs estiment , est-ce lié à l’histoire ou pas, que ce sont de bons joueurs. Prenez un joueur albanais et un français face à face, ce dernier coûtera plus cher.

La crise du Covid-19 aura-t-elle un impact sur la valeur des joueurs ? Sans doute, oui, mais pas pour tout le monde. Ces dernières années, dans le foot, le modèle était clairement inflationniste , confie Loïc Ravenel. Là, beaucoup de joueurs ont moins joué, donc leur valeur a baissé automatiquement.

Loïc Ravenel explique ainsi qu’il existe « un marché des footballeurs en deux ou trois niveaux. Il y a d’abord celui des supers joueurs, ceux qui vont faire gagner les matchs et les trophées à leurs équipes, ces joueurs qui font de leurs clubs des marques, et derrière, il y a les autres.

C’est ce marché-là, dit secondaire, celui des joueurs entre 10 et 5 millions, et même moins, qui va davantage souffrir. Ce marché des joueurs remplaçables, lui, pourrait effectivement connaître une baisse significative.

Selon ce classement basé sur les statistiques, Lamine Yamal est classé premier. Sur le plan statistique, Lamine Yamal est élu Ballon d’or 2025 selon une étude statistique du CIES.

Pour résumer, la technique, les dribbles deviennent un point de calcul. Bien que purement fictif, ce classement transversal n’en reste pas moins intéressant. Son classement offre donc le Ballon d’or à Lamine Yamal mais derrière lui, on retrouve le Français Kylian Mbappé.

Même s'il recule de la 2e à la 4e place, Lyon fait toujours partie des meilleurs clubs formateurs des cinq grands Championnats, selon une étude du CIES - Observatoire du football, lundi.

Deux autres clubs français, Monaco et Rennes, se classent dans le Top 10 dominé par le trio Real - Barça - Manchester United. Le CIES a dévoilé lundi son classement annuel des clubs formateurs dans les cinq grands Championnats européens. Comme d'habitude, les clubs français, reconnus pour la qualité de leur formation, se distinguent.

Trois d'entre eux, Lyon (4e), Monaco et Rennes (8es ex-aequo) se classent dans le Top 10 et près de la moitié du Top 20 est tricolore (9 clubs). L'OL, 2e l'an dernier, rétrograde toutefois de deux rangs, tandis que le FC Barcelone, meilleur club formateur en 2015, perd la première place au profit du Real Madrid.

Pour établir leur hiérarchie, les chercheurs ont comptabilisé les joueurs formés par chaque club des cinq grands Championnats au moins trois saisons entre 15 et 21 ans et évoluant dans le Big 5 au 1er octobre dernier.

Avec 29 joueurs répondant à cette définition (celle de l'UEFA), dont 12 jouent toujours pour le club, l'OL se classe au pied d'un podium constitué par le Real (41), le Barça (37) et Manchester United (34).

Ces grands clubs conservent moins les joueurs qu'ils forment que l'OL et une partie des clubs français, à l'inverse d'autres dans l'Hexagone comme Monaco (5/22), Rennes (4/22), Caen (2/18), Lens (0/14), Sochaux (0/13) ou encore Lille (2/12).

Le club ayant le plus de footballeurs formés localement dans son effectif est l'Athletic Bilbao (17/25), suivi de la Real Sociedad, autre club basque à forte identité régionale (16/25).

En élargissant la focale à 31 Championnats européens, le classement des clubs formateurs change notablement. Le meilleur club formateur est un habitué des podiums dans ce domaine : l'Ajax Amsterdam.

Avec 72 joueurs formés au club évoluant dans ces 31 Championnats, le club néerlandais précède le Partizan Belgrade, numéro un l'an dernier (Serbie, 62), le Dinamo Zagreb (Croatie, 55) et le Sporting Portugal (54).

Généralement, les centres de formation français sont plutôt bien réputés dans le monde du football. Mais hier, l’Observatoire du football (CIES) a publié un rapport sur le top 100 des meilleurs clubs formateurs sur l’année écoulée.

Un classement établi « selon un indice de formation tenant compte du nombre de joueurs formés, du niveau des clubs pour lesquels ils ont joué l’année dernière et du nombre de minutes officielles jouées au cours de la même période. » Et d’après ce classement, le premier club français (le PSG) est seulement 19e. L’OL est 34e et Rennes 44e.

Tableau des Meilleurs Clubs Formateurs selon le CIES

RangClubNombre de joueurs formés
1Real Madrid41
2FC Barcelone37
3Manchester United34
4Olympique Lyonnais29
8AS Monaco22
8Stade Rennais22

Source: Observatoire du football CIES

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