Chaque année, la NBA récompense les meilleurs joueurs et entraîneurs qui se sont distingués tout au long de la saison. Si les joueurs sont souvent sous les feux de la rampe, les entraîneurs jouent un rôle tout aussi crucial dans le succès de leur équipe. Le titre d'Entraîneur de l'année (Coach Of the Year ou COY) est une distinction prestigieuse qui met en lumière le travail acharné et l'impact positif d'un entraîneur sur son équipe.
On a tendance à les critiquer lorsque les choses vont mal et ils sont souvent le premier verrou qui saute si l’équipe est en crise mais les coachs NBA peuvent aussi faire du super boulot et c’est l’occasion de leur offrir un peu de lumière à travers ce ranking du Coach Of the Year ou COY pour les intimes.
Les prétendants au titre d'Entraîneur de l'année
A mi-saison, la course au titre de Coach of the Year peut sembler jouée. Mais avec encore bon nombre de matches à disputer et le fait que l'on oublie parfois de mettre en lumière le travail de certains techniciens un peu moins exposés, tout est encore possible.
Le grand favori. A moins que les Cavs ne s'effondrent, il sera dur de lui enlever le premier trophée de CoY de sa carrière. Avec un effectif quasiment identique à celui de l'année dernière, lorsque JB Bickerstaff opérait, Atkinson a fait de Cleveland la meilleure équipe de la ligue en saison régulière, avec un jeu plus léché et offensif, une répartition un peu plus équitable des responsabilités, et la capacité à faire progresser des joueurs dont on craignait un peu la stagnation, comme Darius Garland et Evan Mobley.

Il a effectivement été nommé par le panel des votants choisis par la NBA, après avoir déjà été récompensé par ses pairs il y a un mois. Ironie ou non, Atkinson devance l’homme dont il a pris le relais sur le banc de la franchise de l’Ohio. Kenny Atkinson a su développer une machine offensive à l’efficacité historique du côté de Cleveland.
JB Bickerstaff n'était plus l'homme de la situation à Cleveland, après avoir contribué au renouveau et à la reconstruction de la franchise ces dernières années. Néanmoins, il est totalement l'homme de la situation à Detroit, où le fiasco de la saison dernière, avec Monty Williams, aurait pu laisser des séquelles plus graves. Compétent dans le développement des joueurs, Bickerstaff n'a pas un effectif radicalement différent de celui avec lequel opérait Williams. Pourtant, à l'heure de ces lignes, les Pistons sont à une victoire du top 5 de la Conférence Est. Depuis son arrivée, Cade Cunningham est resplendissant et prétend à une première sélection au All-Star Game et le reste du groupe est bien plus épanoui que l'an dernier.
On va lui pardonner ses sorties sur l'ADN supposément soft des joueurs européens et noter que pour sa deuxième saison à la tête des Rockets, une franchise où régnait la dépression depuis le départ de James Harden, il est en train de positionner Houston à la 2e place de la plus relevée des deux conférences. On avait déjà noté la création d'une identité et d'un style marqués chez les Texans l'an dernier, avec la dureté chère à Udoka. Avec presque les mêmes joueurs et malgré un groupe relativement jeune, l'ancien coach des Celtics a continué d'imprimer ce qu'il voulait voir de la part de cet effectif en termes de dureté et d'efficacité.
Les surprises de la saison
Comme chaque année, le comité du Naismith Basketball Hall of Fame nous offre une cuvée formidable de légendes à introniser au Panthéon. Formé à l’INSEP, le meneur de jeu français a passé 17 ans à la mène des San Antonio Spurs. TP a brillé en NBA avec 3 sélections All-NBA, 6 sélections All-Star, un titre de MVP des finales en 2007 ainsi que 4 bagues de champion NBA. Une carrière de Hall of Famer.
Certes, à l'heure de ces lignes, Orlando n'a qu'une victoire de plus que le 9e de la Conférence Est. Mais le simple fait que le Magic ne se soit pas effondré plus tôt, après les longues blessures de Paolo Banchero et des frères Wagner, sans compter celles, un peu moins graves, des autres membres importants du groupe à tour de rôle, est presque prodigieux. Jamahl Mosley a posé des fondamentaux défensifs qui rendent les Floridiens très difficiles à affronter, quels que soient les joueurs disponibles, a parfaitement inclus le rookie Tristan Da Silva et offert des opportunités à des joueurs peu ou pas référencés.

Performances marquantes des équipes
La petite traversée du désert des Grizzlies autour des déboires de Ja Morant avait fait planer la peur que la fenêtre de tir de la franchise soit déjà refermée. Cela valait aussi pour Jenkins, englué lui aussi dans la morosité la saison passée particulièrement. Avec aplomb, et même sans que le retour de Morant ne soit l'élément le plus important de la recette, Memphis fait un superbe début de saison, avec un goût prononcé pour l'attaque (n°1 de la ligue aux points marqués/match) qui marque une évolution dans l'approche de Taylor Jenkins.
Jenkins a su composer avec les pépins physiques et responsabiliser des joueurs un peu inattendus, à l'image de Scotty Pippen Jr, tout en permettant à certains éléments de se développer, comme Santi Aldama, et à son banc d'être l'un des plus performants de la ligue.
Tableau des entraîneurs nommés et leurs équipes
| Entraîneur | Équipe | Réalisations |
|---|---|---|
| Kenny Atkinson | Cleveland Cavaliers | Meilleure équipe de la ligue en saison régulière, jeu offensif amélioré |
| Jamahl Mosley | Orlando Magic | Maintien de l'équipe malgré les blessures, fondations défensives solides |
| Taylor Jenkins | Memphis Grizzlies | Début de saison impressionnant, développement des joueurs |
| JB Bickerstaff | Detroit Pistons | Amélioration significative de l'équipe, développement de Cade Cunningham |
La course au titre d'Entraîneur de l'année NBA est toujours passionnante, avec de nombreux candidats méritants et des équipes qui surprennent. Les prochains mois seront cruciaux pour déterminer qui remportera cette prestigieuse distinction.