Ca fait un moment qu'on est au courant de l'existence d'un jeu issu d'une licence prestigieuse : PES, ou Pro Evolution Soccer ! Pourtant, Konami a toujours été très avare en infos. C'est aujourd'hui, que sort PES 2008, comprenez, Pro Evolution Soccer 2008, le jeu de référence en matière de simulation de football, édité par le japonais Konami. Cette sortie devrait animer la compétition avec FIFA 2008, édité par l'américain Electronic Arts, l'autre jeu de simulation de football, dont la nouvelle version est sortie à la fin du mois de septembre.
PES 2008 - Pro Evolution Soccer sur Nintendo DS vous invite à rejoindre le monde palpitant du football dans un format compact mais enivrant. Ressentez l'exaltation des matches grâce aux rosters actualisés et à la simulation réaliste. La Nintendo Wi-Fi Connection vous ouvre les portes de l'arène mondiale pour affronter des joueurs du monde entier. Bien que plus simple que ses grandes sœurs sur consoles puissantes, cette version DS maintient l'intensité du jeu à travers un gameplay solide et addictif.
Etat cd/cartouche : BonEtat boîte : BonEtat notice : BonOccasion en boîte sans notice.
Re: Pes 2008 VS Fifa 08
Le Contexte du Marché des Jeux de Football
Actuellement, il est quasi impossible de se faire une place dans le secteur footballistique, tellement FIFA et Pro Evolution Soccer ont distancé leurs concurrents. D'ailleurs, les amoureux du ballon rond ne cherchent pas vraiment à savoir ce que propose le voisin, persuadés que le football virtuel s'arrête à ces deux titres.
C'est dans ce contexte blindé de préjugés que Real Football 2008 sur DS, un support sur lequel PES a ruiné sa carrière nomade. Balle au pied, Real Football 2008 peine à convaincre, la faute à un gameplay à la rue. Que l'on évolue en 4-4-2, en 4-3-3 ou bien encore en 3-5-2, le placement des joueurs demeure approximatif, ce qui ne permet pas de pratiquer un football séduisant.
Il n'y a qu'à regarder les défenseurs qui ne proposent aucune solution de relance à leur gardien de but, ou les milieux de terrain qui ne couvrent pas leurs latéraux dans les actions offensives, pour s'apercevoir que le positionnement est un mot banni du vocabulaire ici. Cerise sur le gâteau : le portier qui reste constamment planté sur sa ligne de but comme dans un bon vieux Virtua Striker. Chapeau l'artiste.
Contrairement à PES, on ne peut pas exécuter des centres à mi-hauteur ou des frappes à ras de terre en tapotant brièvement A ou Y. En phase défensive, presser l'adversaire en maintenant B est la meilleure solution pour lui chiper le cuir, car les tacles sont loin de faire dans la précision. Et même en s'appliquant à jouer le ballon, l'arbitre n'hésite pas à mettre le sifflet à la bouche. On peut d'ailleurs essayer de l'impressionner en postillonnant sur le micro, mais la tentative est généralement vaine.
Le double-écran de la DS, quant à lui, n'offre pas un confort visuel optimal. En effet, on aurait préféré que le radar se situe juste en-dessous du terrain, au lieu de figurer sur l'écran du bas, pour éviter de perdre la balle de vue.
En termes de réalisation, Real Football 2008 se contente d'un rendu graphique proche d'un Pro Evolution Soccer sur PSOne. Des genoux et des coudes carrés donc, et des gros plans sur le visage des joueurs inexistants. Cela dit, les développeurs ont plus ou moins essayé de rester fidèles aux stades originaux, même si quelques-uns ne sont pas reconnaissables dès le premier coup d'oeil.
Au niveau des modes de jeu, Real Football 2008 propose du classique : Match Amical, Multijoueur, Entraînement et Paramètres. Il y a aussi une rubrique Modes de Jeu dans laquelle sont regroupées différentes compétitions - Coupe, Championnat, Europe 2008 - mais aussi un mode Penalty - à gérer entièrement au stylet - et la galerie des Trophées. Ces gourmandises permettent au titre d'atteindre une durée de vie honorable.
Enfin, on évoquera les équipes - clubs et sélections - présentes dans la cartouche. Ne bénéficiant d'aucune licence officielle, Real Football 2008 est contraint de défigurer les noms des joueurs. On a ainsi droit à Ribario au lieu de Ribery, Pirli à la place de Pirlo, ou bien encore Close à la place de Klose.
PES 2008 sur Wii : Une Nouvelle Approche
La Wii, terrain de toutes les expériences. C'était le leitmotiv de Nintendo au lancement de la console, et c'est visiblement l'appel qu'a entendu Konami pour son premier PES sur Wii. Pro Evolution Soccer 2008 ne demande même plus de réapprendre le jeu. Il faut carrément désapprendre, oublier ses vieux réflexes et concevoir la simu de football sous un angle inédit : celui du jeu de stratégie temps réel. PES = RTS
C'est un rituel immuable. Chaque saison, les fans de foot virtuel prennent un malin plaisir à refaire le match FIFA / PES. Et cette année, c'est sur Wii que les débatteurs vont pouvoir s'enflammer, tant il y a un monde entre les deux versions. On s'en souvient, Electronic Arts avait cherché à pousser "la convivialité" au maximum, avec l'intégration entre autres d'une multitude de mini-jeux à la Wiimote et au Nunchuk.
A l'inverse, Konami a décidé pour PES Wii de ne pas faire la moindre concession, sans doute pour ne pas trahir son coeur de cible, tout en exploitant au maximum les possibilités offertes par la Wiimote. Voilà pourquoi PES, fruit d'un sévère brainstorming, devient sur Wii un véritable jeu de stratégie temps réel, où les moindres déplacements, la moindre passe, s'effectuent en pointant à l'écran.
En attaque, l'examen est passé avec mention. Passé les quelques matchs à se régler avant de commencer à "sentir" le jeu, PES 2008 offre, c'est vrai, des possibilités de construction jamais vues. Normal, il est le seul qui autorise une multitude d'appels en quasi simultané et des passes exactement dans l'intervalle, comme si le mode "manuel" était activé en permanence. Des transversales, des centres dans l'espace, des passes dans la course, PES Wii permet d'enchaîner à toute vitesse les actions qu'une multitude de scripts pouvait empêcher sur les versions précédentes.
Bon, les stats des joueurs influent quand même un poil sur la précision, entre autres paramètres, mais il est clairement possible de lancer de grandes et belles actions en se contentant des quelques mouvements de base côté Wiimote, sans même avoir besoin de passer par les options. Maintenir A pour dribbler, viser le joueur ou la zone puis B pour une passe, frapper en secouant le Nunchuk, voilà qui est vite assimilé.
La situation se corse dès que l'on cherche à sortir les mouvements plus complexes, c'est vrai. Quitte à donner parfois l'impression d'avoir sorti le chausse-pied, Konami a fait en sorte qu'aucune action typique ne manque à la panoplie, d'où une certaine confusion, notamment pour tout ce qui est feinte de passe ou une-deux. Et que dire des coups-francs, carrément ingérables sauf à jouer le décalage pour un coéquipier. Heureusement, le menu d'entraînement est assez bien conçu pour accompagner pas à pas les débutants paumés.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le jeu ouvre presque immédiatement sur l'enseignement des actions de base, avec son prof tout strict à la Colonel Sanders.
Les Défis en Défense
C'est finalement en défense que le bât blesse. Malgré toutes les commandes possibles, tous les réglages préalables, bien défendre dans PES Wii requière une concentration maximale, et pas toujours récompensée. Ou alors peut-être que l'investissement à consentir ne peut tenir dans le cadre d'un test d'une grosse dizaine d'heures. Ou peut-être que le skill est en cause.
Les aficionados ne le savent que trop bien, la défense dans PES ne se limite pas à monter sur le porteur du ballon, loin de là. Et PES 2008 sur Wii offre a priori toute la panoplie du parfait défenseur : pressing à deux (double clic sur A), marquage (cliquer sur le joueur), déplacement (drag and drop) puis intervention (Z), interception sur la ligne de passe (idem), et même remontée de toute la ligne de défense en soulevant la manette, pour actionner le piège du hors-jeu.
Seul problème, le jeu demande une telle coordination dans les placements qu'on peine à retrouver ses marques. Tout ce petit jeu de fausses pistes, d'anticipation et d'impact physique qui rend la défense si passionnante sur les versions traditionnelles est mis en sourdine ici.
Marquer ou même gêner un attaquant qui part dans le dos relève de l'exploit quand il faut tout gérer soi-même. Et même après plusieurs heures d'entraînement, il est tout aussi délicat de stopper un joueur qui se contenterait de dribbler "au stick" aux abords de la surface, certain d'avoir toujours un temps d'avance sur son adversaire trop occupé à pointer pour rattraper ses petits décalages. Frustrant. Très.
Au moins la différence d'expérience se ressent directement sur le score. Le choix parmi les différents niveaux d'I.A. aussi. Et c'était peut-être la volonté de Konami en arrivant sur Wii : miser avant tout sur l'attaque, pour donner lieu à des matchs spectaculaires. Mais si vous faites partie de la bande des puristes, ceux qui jouent toute leur vie sur un match, avant de vendre leur mère pour une revanche, l'imprécision de PES Wii en défense aura du mal à vous satisfaire. D'autant plus que le jeu, intégralement pensé autour de la Wiimote, ne propose aucune jouabilité dite "classique", que ce soit à la télécommande ou avec la manette GameCube.
Qu'on apprécie ou non l'orientation STR, Konami n'a pas ménagé ses efforts pour adapter la licence à la Wii. Généralement fusillé pour ses interfaces peu glamour, le jeu fait peau neuve avec des menus lisibles et très ergonomiques. La navigation facile au pointeur nous rappelle d'ailleurs combien il aurait été judicieux d'optimiser les versions PC pour la souris. Exemple typique, l'écran de formation remplace les schémas classiques avec des joueurs format SD, qu'il est possible de repositionner très rapidement avec un simple drag and drop. Idem pour les remplacements, où une simple glissade de Wiimote suffit pour opérer le changement. Et comme nous sommes sur Wii, les joueurs peuvent intégrer leur Mii dans la rotation, et faire un match uniquement en phase grosses têtes.
Côté modes de jeu, la Ligue des Masters cède la place au mode Route des Champions, en plus du trio Exhib, Coupe et Ligue. On se retrouve dans les faits devant un solo entre la DS et la PS2, avec d'un côté le système de pioche, plus ou moins au hasard, parmi les adversaires des équipes vaincues, et de l'autre quelques objectifs subsidiaires définis avant-match (réaliser un coup du chapeau, effectuer tel nombre de centres). L'expérience gagnée sur le terrain servira à gonfler les stats et à gagner des compétences particulières, pour optimiser ses chances dans les dribbles ou devant le cadre. Ces données pourront ensuite être conservées dans la télécommande Wii, ou échangées avec un ami, en ligne ou en connexion directe. Pas la peine d'espérer mettre les mains dans le cambouis pour afficher des effectifs totalement à jour, donc.
Le mode en ligne, rudimentaire, a au moins deux grands mérites : un minimum de lag, d'abord, et des options d'affichage en moins, qui évitent notamment la surcharge de curseurs à l'écran, contrairement aux matchs à deux sur la même console. Le menu CWF se divise entre Match amical, avec code ami préalablement entré, et Match libre, avec adversaire aléatoire ; dans ce cas précis, quelques filtres bienvenus permettent d'optimiser la recherche en fonction de la qualité de connexion. Après, il faut oublier toute la dimension stats, qui ne sont pas comptabilisées à l'issue d'un match libre. Tant mieux pour le fair-play, puisque les déconnexions sauvages ou les tricheries diverses seront peut-être moins nombreuses.
Concluons en signalant que la partie graphique a connu quelques optimisations depuis la PS2, avec un rendu plus détaillé sur les uniformes des joueurs.
FIFA 2008 : Le Concurrent Direct
PES reste ce qu'il est censé être : une bonne grosse simulation, avec une petite courbe d'apprentissage pour les néophytes, comme moi. Face à l'IA (intelligence artificielle) ou face à un vrai joueur, je prends des buts, mes avants canardent au jugé les cages adverses, sans vraiment inquiéter le goal. Accessoirement, mes collègues et mes gamins m'assènent des "t'es nul", après m'avoir humilié sur un score fleuve : au minimum, 7 à 0.
Mais d'un autre côté, PES, il est tellement bien fichu que je préfère presque jouer à FIFA 2008, plus à ma portée. Oui, c'est une hérésie totale. Mais là, je peux gagner... enfin, parfois, contre un adversaire à ma portée. Certains préfèrent Linux ou Mac OS face à la domination de Windows. Moi, c'est FIFA plus que PES. En écrivant ça, j'entends déjà les quolibets des collègues, les sarcasmes.
En France, EA revendique pour le nouveau FIFA des ventes "en hausse de 40 % sur les trois premières semaines de vente" par rapport à 2006. Mais la France - comme plusieurs pays d'Europe -, reste une "terre PES". "PES est depuis deux ans le premier bien culturel français en termes de valeur", affirme Stéphanie Hattenberger, directrice marketing de Konami dans l'Hexagone, où l'édition 2006 du jeu s'est vendue à 1,6 million d'exemplaires, contre 600 000 copies pour son rival, selon EA.
Là où Konami France parle d'"à peu près un an de développement" pour PES 2008, EA annonce plus du double pour FIFA 2008. "Cela fait deux ans et demi que nous préparons ce jeu. Konami s'est reposé sur ses lauriers. Pour la première fois, nous avons la meilleure note dans tous les magazines spécialisés", indique Antoine Cohet, chef de produit chez Electronic Arts, qui affirme que le nouveau FIFA propose des phases de jeu plus construites. Les joueurs seront les seuls à vraiment déterminer lequel des deux a raison.
Pas moins de 150 personnes ont travaillé sur FIFA 08, présenté comme le "plus gros investissement" jamais consenti par EA (plusieurs "dizaines de millions d'euros"). L'éditeur américain a remanié ses équipes de développeurs, où figurent désormais "vingt nationalités différentes", et où des Européens à la culture footbalistique plus étoffée, ont remplacé des Nord-Américains.
PES ne dispose peut-être pas de toutes les licences des fédérations de football - ce qui l'amène à proposer des équipes folkloriques avec des joueurs aux patronymes franchement comiques - mais les sensations sont là, on est dans la simulation et il faut dire que c'est assez prenant. La version 2008 semble gagner en maniabilité et une petite nouveauté réjouira particulièrement les joueurs : la possibilité donnée de simuler des fautes pour essayer de tromper l'arbitre. C'est sûr, on n'a jamais été aussi proche de la réalité du terrain.
Les versions sur PSP et Nintendo DS suivront en novembre. FIFA 08 : un jeu EA Sports, Mobile , PC (49,99€), Xbox 360 (69,90€), PlayStation3 (69,90€), PlayStation 2 (49,90€), Playstation Portable (49,90 €), Wii (59,90€), Nintendo DS (39,90€).
Comparaison des Ventes en France (Edition 2006)
| Jeu | Ventes |
|---|---|
| PES 2006 | 1.6 million |
| FIFA 2006 | 600,000 |
