L'Expression "Les Rats PSG" : Origine et Polémiques Autour d'un Chant Controversé

La rivalité entre le Paris Saint-Germain (PSG) et l'Olympique de Marseille (OM) est l'une des plus emblématiques du football français. Cette rivalité se manifeste non seulement sur le terrain, mais aussi dans les tribunes, où les supporters des deux camps rivalisent d'ingéniosité pour déstabiliser l'adversaire à travers des chants et des banderoles. Cependant, cette ferveur est souvent accompagnée de polémiques liées à des chants homophobes, racistes ou misogynes.

Ambiance électrique au Parc des Princes lors d'un PSG-OM.

Des Chants Controversés : Un Aperçu

Comme souvent, à l'approche d'un Classique face à l'OM, les supporters parisiens ont une pensée pour leurs meilleurs ennemis marseillais. Sauf que les fans parisiens entonnent des chants homophones pour crier leur haine de l'OM. «Les Marseillais c'est des pédés…», ont-ils repris en chœur pendant de longues minutes. Et ce malgré plusieurs injonctions du speaker du Parc. Pour rappel, les Ultras parisiens avaient déjà été sanctionnés pour les mêmes chants, entendus lors du PSG-OM du 24 septembre 2023.

Au Parc des Princes, il a fallu attendre la 82e minute de PSG-OM (3-1) pour qu’une idée de génie traverse l’esprit des 47.000 spectateurs du Parc des Princes. Un moyen simple d’exprimer son hostilité envers Adrien Rabiot, coupable de trahison en rejoignant l’OM, sans basculer dans l’indécence crasse.

C’était possible, mais les supporters du Paris Saint-Germain ont trop souvent choisi la voie de la bouffonnerie et de la misogynie en ciblant à de nombreuses reprises la mère-agente du joueur, Véronique Rabiot, à travers des chants et des banderoles affligeantes. Un exemple : « loyauté pour les hommes, trahison pour les putes, telle mère tel fils. Véro, lequel est son vrai père ? Déhu, Fiorèse, Cana ou Heinze ? »

Pour le reste, les supporters parisiens se sont appuyés sur leurs tristes fondamentaux. Un chant sur les « rats » marseillais qu’ils refusent d’abandonner malgré son caractère discriminatoire évident et les invectives homophobes dont le Parc des Princes n’a toutefois pas le monopole, malheureusement.

Ce dimanche soir, le Parc des Princes sera en émoi avec une cérémonie somptueuse prévue pour commémorer la triomphe historique du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions. Le traditionnel «Qui ne saute pas est marseillais» a d’abord lancé les hostilités, avant que le stade reprenne en chœur le polémique chant : «dans la boue y’a des rats. Dans les égouts les rats. Ils sont partout les rats. Ce sont les Marseillais Dans la boue y’a des rats.

Et justement, les supporters de l'OM ont eux-mêmes adressé des chants de nature identique à leurs rivaux parisiens ce dimanche, lors du match face au PSG (0-3), en clôture de la neuvième journée de L1. Ça a commencé sur le parvis du Vélodrome. Et ça a continué pendant l'échauffement des joueurs de Luis Enrique. «Il faut tuer ces p… de Parisiens, il faut les tuer», a-t-on entendu.

« Dans la boue, y a les rats / Dans les égouts, les rats / Ils sont partout, les rats / Ce sont les Marseillais ! » C’est l’histoire d’une chanson, populaire parmi les supporters parisiens et ressortie chaque saison à l’approche des Classiques, qui suscite la polémique.

Les Sanctions et les Réactions

Preuve que la crainte de sanctions était bien réelles, le club a diffusé à plusieurs reprises - avant le match et pendant la première période - un message à l’attention de ses fans (« les insultes doivent cesser immédiatement sinon le match pourrait être interrompu ou arrêté »), rarement avec l’effet escompté.

Malgré les protestations du staff marseillais, Clément Turpin n’a jamais manifesté l’intention d’interrompre le match. Tout se passait dans le calme sur la pelouse, à quoi bon importer la tension extérieure. La commission de discipline avait décrété la fermeture de la tribune Auteuil pour un match ferme et un avec sursis. À l’époque, quatre joueurs du Paris Saint-Germain avaient aussi été pris par la patrouille, écopant d'un match de suspension avec sursis pour avoir accompagné ces chants homophobes avec les supporters, au pied de la tribune, Ousmane Dembélé, Randal Kolo Muani, Achraf Hakimi et Laywin Kurzawa.

Les supporters parisiens sont dans l'œil du cyclone après des chants homophobes lors du récent PSG-Strasbourg (4-2). On attend encore les sanctions de la LFP, mais plusieurs mesures gouvernementales ont été annoncées ces derniers jours.

Ce samedi 1er mars, alors que leur club recevait Lille, le speaker du parc des Princes est intervenu pour faire cesser un chant comparant les Marseillais à des « rats ». Il y a un mois, la LFP avait sanctionné de trois matches de fermeture la tribune populaire sud, à Nice, après une banderole utilisant le même vocabulaire.

Dimanche soir, le Paris Saint-Germain a largement dominé l’OM lors du Classique. Les hommes de Luis Enrique se sont imposés 4 à 0. Mais la soirée a été ternie par plusieurs polémiques. En effet, des supporters ont entonné des chants homophobes contre les joueurs de l’OM. Une attitude qui ne passe pas. La commission de discipline de la LFP va d’ailleurs étudier leurs cas mercredi. De son côté, le PSG, qui a réagi par le biais d’un communiqué de presse, a condamné cela. Mais Le Parisien précise qu’en coulisses, le club de la capitale est en colère et n’a pas du tout apprécié les chants et les insultes à l’encontre des Marseillais.

Les paroles sans équivoque («dans la boue y’a des rats, dans les égouts les rats, ils sont partout les rats, ce sont les Marseillais ») ont été reprises pendant plusieurs minutes dans la tribune des ultras mais aussi par une partie du public du Parc des Princes, dont le speaker a dû rappeler qu’il devait être « un lieu de rassemblement ».

Des chants homophobes ont été entendus lors du match PSG-OM.

Le ministre des Sports n’a pas l’intention de rigoler avec les chants homophobes entendus dans les stades français et notamment au Parc des Princes samedi lors de la victoire du PSG contre Strasbourg.

« Les Marseillais c’est des… », à une semaine du Classique face à l’Olympique de Marseille, les supporters du PSG ont lancé le choc à leur façon samedi dans les tribunes du Parc des Princes pendant la victoire de leur équipe face à Strasbourg. Les chants ont duré de longues minutes et ont été repris par des centaines voire des milliers de spectateurs, et cela a forcément beaucoup de résonance dès lors qu’il s’agit du Paris Saint-Germain. Des sanctions ont été vite réclamées et le ministre des Sports a été contraint de prendre la parole à ce sujet.

Gil Avérous s’est montré très clair, indiquant que le gouvernement et les autorités compétentes allaient être intransigeantes en sanctionnant durement les fauteurs de troubles. Les clubs s’engagent eux aussi à des sanctions, comme l’a confirmé le membre du gouvernement de Michel Barnier. « Je suis pour la tolérance zéro, je pense qu'il faut sanctionner les auteurs, en privilégiant les sanctions individuelles » a lancé le ministre des sports, qui n’oublie pas la responsabilité des clubs mais qui veut appuyer sur les sanctions à l’échelle individuelle en prononçant des interdictions de stade si les personnes sont identifiées.

Le gouvernement veut se montrer intolérable « Le club peut être sanctionné, évidemment, parce que ce sont les procédures prévues. Cependant, quand c'est le club qui prend l'amende, cela ne responsabilise pas celui qui a chanté. Il faut que nous arrivions à cibler désormais les sanctions pour que ceux qui en sont à l'origine soient privés de stade, de tous les stades.

En fin de match, les ultras parisiens ont entonné durant plusieurs minutes ce chant, repris par une partie du public, à deux semaines de la réception de l’OM. Lire aussi : OGC Nice - OM. Le 26 janvier, les ultras niçois avaient déployé une banderole raciste et injurieuse sur laquelle les Marseillais étaient qualifiés de « rats ».

Ce dimanche, dans le cadre de la 19e journée de Ligue 1, lors du match Nice-OM, à suivre en direct commenté sur notre site, la Populaire Sud a déployé une banderole provocante à l’Allianz Riviera : « Le soleil se couche sur la ville de Nice … que le Chasse aux rats commence !! Vivement critiqué sur les réseaux sociaux, ce message envers les supporters marseillais et leur club pourrait entraîner des possibles sanctions, dans un contexte déjà tendu entre les instances du football français et les groupes de supporters. Les supporters de l’OGC Nice ont également scandé plusieurs chants injurieux lors de la rencontre. Pub.

Une fois de plus, dimanche soir au Parc des Princes, un chant entonné par les supporters a provoqué une intervention du speaker, une brève interruption du match et, ce faisant, l’ire de Luis Enrique. Un chant qui revient, réglé comme une montre suisse, dès qu’approche un clasico face à Marseille - le prochain en date se jouant ce jeudi, au Koweït, pour le Trophée des champions.

Les quatre vers sont toujours repris avec entrain et enthousiasme par le Parc, sur un air entraînant : « Dans la boue y’a les rats/Dans les égouts les rats/Ils sont partout les rats/Ce sont les Marseillais ! » Parmi les nombreux chants anti-OM du PSG, celui-ci est un classique, présent dans les travées de l’enceinte de la porte d’Auteuil depuis de nombreuses années.

Si certains chants sont épinglés pour leurs insultes, grossièretés, leur caractère ouvertement et explicitement raciste, discriminant, homophobe, le vice de celui-ci est un peu plus subtil. Depuis quelques années, d’aucuns soulignent la connotation raciste derrière le mot « rat », aux acceptions pourtant multiples.

« Rat », « Raton », un mot devenu pour certains une injure raciste Dans l’argot français, le mot « raton », ou jeune rat, s’est mué dès le mitan du XXe siècle en une insulte raciste, dirigée contre les Arabes. C’est de là qu’est né le mot « ratonnade », ces expéditions punitives visant notamment les Arabes de France, particulièrement fréquentes durant la guerre d’Algérie (1954-1962).

Cette interprétation, partielle, rejoint la rivalité PSG-OM en deux points. D’une part, l’histoire douloureuse des ratonnades dans la ville de Marseille, et un épisode particulièrement marquant en 1973 ; d’autre part, les liens évidents avec l’extrême droite patriote d’une partie des anciens ultras du Paris Saint-Germain, logés en tribune Boulogne, jusqu’à la dissolution progressive de ces groupes entre 2006 et 2010.

Cette signification est pourtant massivement rejetée par les supporters du Paris Saint-Germain. « Après la première polémique concernant ce chant, autour de 2017, j’avais parlé à de nombreux supporters pour essayer d’en chercher l’origine et je n’avais pas pu la retracer avec certitude, retrace un abonné historique du Parc des Princes. L’unanimité en revanche c’est qu’il n’a absolument aucune portée raciste. La boue, les égouts, tout a toujours été présentée comme référant à la crasse et la saleté de Marseille. » Un argument hygiénique déjà mis en avant, même chez les Boulogne Boys, il y a plus de vingt ans.

« Quand il y avait une volonté de chants racistes à Boulogne, c’était assumé ouvertement, poursuit notre supporter. Dans Ô ville lumière, après chasser l’ennemi, ils rajoutaient bougnoules derrière. Or, à ma connaissance, jamais Boulogne n’a revendiqué le racisme sur le chant des rats. »

Surtout, « c’est un chant que j’ai l’impression d’avoir toujours entendu dans les deux virages du Parc », expose Pierre Barthélémy, avocat de l’Association nationale des supporters (ANS) et fan du PSG. « Dans mes souvenirs, il a toujours été chanté par Auteuil, y compris dans les années 1990-2000 avec un antiracisme revendiqué. Il a été repris par le CUP, groupe parmi les plus cosmopolites dans les tribunes en France avec les virages marseillais… Jamais Auteuil ne le chanterait si c’était raciste dans leur esprit. »

Pourtant, c’est bien la connotation raciste qui est avancée par la Ligue de Football Professionnel (LFP) pour épingler ce chant à chaque fois qu’il refait surface au Parc des Princes. La proximité entre « rat » et « ratonnade », et donc la connotation raciste de l’insulte, « en fait un chant qui incite a minima à la haine, voire à la haine raciale », avance-t-on du côté de l’instance. Une position difficile, a priori, à tenir d’un point de vue légal, selon Pierre Barthélémy : « Rat est une injure publique, ça ne fait aucun doute. Mais on ne peut pas caractériser, en droit pénal, le caractère raciste. L’élément moral fait défaut : l’intentionnalité est impossible à prouver ».

Comme à chaque fois qu’un tel événement se produit, il sera traité en commission de discipline à la suite du rapport de match rendu par le délégué. Pour rappel, ce sont les délégués, formés sur ces thématiques, qui identifient les chants problématiques et qui décident, en concertation avec l’arbitre central et au moment où ceux-ci sont entonnés, d’enclencher la procédure qui peut mener à l’interruption de la rencontre.

Chaque club a ensuite un dispositif plus ou moins étoffé pour répondre à ces événements. Au Parc des Princes, dimanche, le speaker Vincent Royet a adressé deux messages aux supporters, qui ont également été affichés sur les écrans géants du club, pour leur demander de cesser les chants. Le chant en question est parti de la tribune du collectif Ultras Paris. Les ultras parisiens ont lancé les hostilités avant le classico PSG-OM, programmé dans deux semaines.

Ce samedi 1er mars, alors que leur club recevait Lille, le speaker du parc des Princes est intervenu pour faire cesser un chant comparant les Marseillais à des « rats ».

Il y a un mois, la LFP avait sanctionné de trois matches de fermeture la tribune populaire sud, à Nice, après une banderole utilisant le même vocabulaire.

Au Parc des Princes ce samedi 1er mars, à deux semaines de la réception de l’OM, les ultras parisiens ont entonné un chant comparant les Marseillais à des « rats ».

Les paroles sans équivoque («dans la boue y’a des rats, dans les égouts les rats, ils sont partout les rats, ce sont les Marseillais ») ont été reprises pendant plusieurs minutes dans la tribune des ultras mais aussi par une partie du public du Parc des Princes, dont le speaker a dû rappeler qu’il devait être « un lieu de rassemblement ».

Certains observateurs réclament des sanctions.

Le 12 février, la LFP avait décidé d’infliger « trois matchs de fermeture […] de la tribune Populaire Sud » du stade de Nice après, notamment, le déploiement d’une banderole « raciste », reprenant déjà cette comparaison lors du derby Nice-OM du 26 janvier.

Une bannière avec le texte « le soleil se couche sur la ville de Nice… que la chasse aux rats commence » avait provoqué l’indignation du maire DVG de Marseille, dénonçant des « propos racistes ».

« Les propos racistes ne sont pas tolérables dans un stade. Je demande à la LFP de ne pas laisser passer », a-t-il lâché sur X dans la foulée du match, en appelant la Ligue à réagir fermement.

Comment sanctionner les chants homophobes du Parc des Princes pendant PSG-OM ?

L'Évolution de la Culture des Tribunes

Quelque part, l’agressivité exagérée des messages en tribunes doit être vue comme les gesticulations d’un spectacle à l’agonie, une forme de nostalgie mal placée d’une époque révolue, que l’on situerait entre 1995 et 2010, où l’on se rendait coup pour coup dans un Parc qui sentait bon le fumigène. Le paradigme a changé, la réalité du classique n’est plus celle-là. Au Parc, le PSG n’a plus d’adversaire à sa hauteur. Ni sur le terrain - l’OM est incapable de rivaliser avec une équipe lourde de 120 minutes à Anfield - ni en tribune - il y a bien longtemps que les supporters phocéens n’ont plus accès au Parc. Certes, souffler sur les braises du passé pour maintenir en vie la ferveur du passé est la raison d’être du CUP.

Jusqu’à la mise en place du plan Leproux à la suite de la mort de Yann Lorence, en marge du Classique du 28 février 2010, les groupes qui peuplaient la tribune Boulogne étaient pour la plupart adeptes d’une idéologie d’extrême droite, comme l’explique Sébastien Louis : « On le voit dès le début des années 1980, plus précisément en 1985, lors d’une interview de quelques membres du Kop de Boulogne lors de PSG-Toulouse par Charles Biétry. Depuis, les tribunes du Parc des Princes se sont recomposées, à la faveur du plan Leproux et de l’arrivée des Qataris. C’est désormais le Collectif Ultras Paris, posté au sein du virage Auteuil, qui règne en maître sur l’animation du stade depuis le retour des ultras en 2016. »

Pour autant, ce sont bien les supporters d’Auteuil qui lancent aujourd’hui ce chant. Pour Mathéo Moreau, abonné au Parc des Princes et fidèle supporter du PSG, « est-ce que le chant a une histoire raciste ? Oui. Est-ce que le chant, aujourd’hui, est prononcé par des racistes et a une connotation raciste ? Non. Après, est-ce qu’il faut le changer ? Libre interprétation aux gens qui le lancent, c’est-à-dire au CUP, et ils ont manifestement fait le choix que non. »

Pour Sébastien Louis, en revanche, « le caractère raciste est nié par les personnes qui le chantent ». L’excuse trouvée pour désigner l’hygiène de la ville resterait même « un cliché véhiculé par l’extrême droite, il est trop facile de s’abriter derrière le fait qu’il s’agisse juste d’un chant partisan alors qu’il y a tout un contexte historique derrière celui-ci ».

La Question du Racisme et de l'Homophobie

D’un côté, les Marseillais crient au racisme. De l’autre, les Parisiens plaident volontiers le chambrage à propos de l’hygiène de la ville. La connotation raciste du terme « rat » n’est pas nouvelle et relève du racisme colonial, particulièrement prégnant au XXe siècle. On parlait alors de « ratons » (jeunes rats), un terme qui vise à animaliser sous forme d’injure les populations colonisées.

Selon Sébastien Louis, docteur en histoire contemporaine et spécialiste du supportérisme, le racisme de ce chant ne fait aucun doute : « Le terme “rats” est un des nombreux vocables xénophobes pour désigner les populations maghrébines en France, et évidemment, dans ce chant cette parole est une référence aux Marseillais. Alors il suffit de se souvenir des blagues racistes sur la ville de Marseille, qui est une ville qui connaît et qui a toujours eu de par son histoire une forte population immigrée. Bien sûr, ce terme se réfère à l’idée que les Marseillais ne seraient pas véritablement des Français, mais uniquement des Maghrébins. »

Nicolas Hourcade, sociologue et spécialiste du supportérisme : « De manière générale, les ultras cherchent à dénigrer leurs adversaires dans leurs chants ou sur leurs banderoles. Pour les supporters parisiens, traiter les Marseillais de “rats” est un moyen de les discréditer. Cette insulte pouvait aussi avoir une dimension raciste quand elle était utilisée par des supporters du Kop de Boulogne, dont une minorité active était ouvertement nationaliste. En revanche, pour les ultras du virage Auteuil aux origines diverses, il n’y a pas d’intention raciste derrière cette injure. Au stade, l’émotion doit se transmettre avec des engagements forts. Envers notre club, nos joueurs, et l’esprit de ce sport que nous aimons tant. Un droit à l’injure que réclament également les supporters niçois, épinglés à l’occasion du derby face à Marseille en janvier pour une banderole qui a fait scandale. »

Tableau récapitulatif des chants, exemples, contextes et réactions

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