La Draft NBA est un événement majeur pour les jeunes talents du basketball mondial, et la France y est de plus en plus représentée. Cette année encore, plusieurs joueurs français espèrent être sélectionnés et suivre les traces de leurs illustres prédécesseurs.

Un Historique Riche et Varié
Revenons sur l’historique des Frenchies à la Draft. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais Jean-Claude Lefebvre est bien le premier Français à avoir été drafté en NBA. Le pivot fut en effet sélectionné au neuvième tour de la Draft 1960 par la mythique franchise des Minneapolis Lakers.
Exactement une décennie après Tariq Abdul-Wahad, on a vu pour la première fois un Français être sélectionné dans le Top 10 de la Draft. C’était Joakim Noah, drafté par les Bulls avec le neuvième choix en 2007. Encore dix ans plus tard, Frank Ntilikina est devenu à son tour le joueur français drafté le plus haut dans l’histoire, après sa sélection par les Knicks en numéro 8.
Si les meneurs Frank Ntilikina et Killian Hayes n’ont pour l’instant pas répondu aux espoirs accompagnant leur statut de Top 10 de Draft, il y a un autre Frenchie qui a surpassé toutes les attentes jusqu’à marquer l’histoire du basket français. Vous l’avez deviné, on parle de Tony Parker. Le meilleur Frenchie all-time a été sélectionné en 2001 à la fin de premier tour par les San Antonio Spurs, avant de s’imposer rapidement comme le meneur titulaire sous Gregg Popovich et un membre du Big Three aux côtés de Tim Duncan et Manu Ginobili.
Lors de la Draft NBA 2016, pas moins de cinq Français sont sélectionnés par les différentes franchises, un record. Une belle brochette donc, même si seulement trois d’entre eux ont foulé un parquet NBA depuis.
Les Nouveaux Talents Français en NBA
Victor Wembanyama et Bilal Coulibaly
Eh oui, Victor Wembanyama n’est pas le seul joueur français à évoluer aux Spurs sous la direction de Gregg Popovich. Arrivé aux Spurs l’an passé après une formation en Espagne et en G-League Ignite, l’ailier Sidy Cissoko espère s’y faire une place. Joueur très spectaculaire, il devrait régaler avec Wemby !
Bilal Coulibaly, c’est une ascension fulgurante, passé des espoirs des Mets de Boulogne-Levallois à la NBA en l’espace d’à peine un an avec une facilité déconcertante. Pote de Victor Wembanyama depuis son plus jeune âge, il s’est fait sa place dans l’équipe des Wizards dès sa première année en NBA. Parmi les joueurs français les plus prometteurs, déjà réputé en NBA pour sa défense, il aspire à prendre une nouvelle dimension cette saison.
Alexandre Sarr
En plus, il ne sera pas le seul Français aux Wizards puisqu’Alexandre Sarr l’a rejoint récemment. C’est la french connection à Washington avec deux jeunes espoirs puisqu’Alex Sarr a été drafté en seconde position en juin dernier par les Wizards. C’est un pivot au parcours atypique puisqu’il a quitté Toulouse très jeune pour se former au Real Madrid. Puis il a pris la direction des Etats-Unis en Overtime Elite avant de rejoindre l’Australie.
Tidjane Salaün et Rayan Rupert
Drafté en 6e position par les Charlotte Hornets, l’ailier formé à Cholet représente lui aussi la brillante nouvelle génération de joueurs Français en NBA. Dans une équipe très jeune, il aura l’opportunité de tirer son épingle du jeu. Il pourra peut-être compter sur les anciens frenchies de la franchise : Nico Batum, Tony Parker et Boris Diaw pour le conseiller.
Tidjane Salaün sera accompagné d’un autre joueur français aux Hornets, le pivot Moussa Diabaté. Ce dernier, qui a déjà deux saisons NBA dans les jambes après avoir évolué en NCAA, n’a pu décrocher qu’un contrat two-way contract. Cela veut dire qu’il va devoir faire ses preuves à Charlotte pour rester en NBA et ne pas passer la majorité du temps en G-League.
Rayan a tout le talent pour se faire un nom du côté de Portland, où il est arrivé la saison passée. Une saison d’apprentissage où il a dû attendre la fin de saison pour se montrer, mais c’est encourageant pour la suite.
Intéressés par les Blazers et Rayan Rupert ?
Pacôme Dadiet
C’est aux Knicks de New York, dans la Mecque du basket, au Madison Square Garden, que l’ailier Pacôme Dadiet va faire ses premiers pas en NBA. Drafté en 25e position, lui aussi a préparé la NBA à l’étranger. En effet, il évoluait la saison passée en Allemagne.
Ousmane Dieng
Après avoir dominé toute la saison en G-League avec le Blue d’OKC, sacré champion et MVP de la finale, Ousmane Dieng va devoir gagner sa place au Thunder. Parmi les joueurs français les plus prometteurs en NBA, l’ailier longiligne peine à se faire une place au Tuunder, une des équipes qui montent en NBA.
Killian Hayes
Après un début de carrière difficiles aux Detroit Pistons, Killian Hayes s’est retrouvé sans club en fin de saison dernière. Toutefois le meneur va avoir une nouvelle opportunité en NBA puisque les Brooklyn Nets l’ont invité pour le training camp.
Armel Traoré
Il y aura un Français aux Los Angeles Lakers puisqu’Armel Traoré, même s’il n’a pas été drafté en juin dernier, a décroché un contrat. Toutefois, la franchise légendaire ne lui a offert qu’un two-way contract, ce qui ne lui garantit pas une place en NBA. Après une Summer League intéressante, l’ailier de 21 ans va devoir continuer de se montrer lors du training camp pour convaincre.
Nicolas Batum et Guerschon Yabusele
Batman Batum, lui aussi on ne le présente plus. Qui n’a pas vu son contre légendaire face à la Slovénie aux JO de Tokyo ? Capitaine de l’équipe de France, l’ailier de 35 ans a tiré sa révérence avec les bleus, mais il a rempilé pour une 17e saison (et dernière ?) en NBA. Joueur d’équipe ultime, il s’est fait une place de choix dans le coeur des fans des Clippers. Pour preuve, il a même un fan club : le Batum Battalion.
Auteur de superbes Jeux Olympiques, l’ailier Guerschon Yabusele a attiré l’œil des Philadelphia Sixers et il a décidé de quitter le Real Madrid pour tenter de nouveau l’aventure NBA. Après avoir tout gagné en Europe avec le Real, il veut saisir cette seconde chance après un passage difficile aux Boston Celtics entre 2017 et 2019, où il avait très peu joué.
Cette liste pourrait évoluer au cours de la saison NBA.
La Draft NBA 2025 : Les Espoirs Français
L’édition 2025 de la draft NBA se tient dans la nuit de ce mercredi 25 à ce jeudi 26 juin (premier tour). Quels Français succéderont à Victor Wembanyama, Bilal Coulibaly, Rayan Rupert et Sidy Cissoko, draftés l'an dernier ? La NBA a dévoilé la liste des 195 joueurs inscrits à la Draft NBA, qui aura lieu les 26 et 27 juin prochains, à New York. Parmi eux, 17 Français, évoluant dans les Championnats français, américain, allemand ou encore australien, et qui peuvent retirer leur nom jusqu'au 16 juin. En têtes d'affiche, on retrouve logiquement Alexandre Sarr et Zaccharie Risacher, cités comme numéro 1 potentiels.
La liste des Français inscrits à la Draft NBA:
- Melvin Ajinça (Saint Quentin)
- Brice Dessert (Blois)
- Mohamed Diawara (Poitiers)
- Ugo Doumbia (Chalon)
- Lucas Dufeal (Vichy)
- Ilias Kamardine (Vichy)
- Noah Penda (Vichy)
- Zacharie Perrin (Antibes)
- Zaccharie Risacher (Bourg-en-Bresse)
- Tidjane Salaün (Cholet)
- Armel Traoré (Blois)
- Alexandre Sarr (Perth, Australie)
- Milhan Charles (BAL Weert, Pays-Bas)
- Mohamed Diarra (NC State, NCAA)
- Pacôme Dadiet (ULM, Allemagne)
- Adama Bal (Santa Clara, NCAA)
- Yacine Toumi (Evansville, NCAA)
Si le prodige américain Cooper Flagg (18 ans) va probablement mettre fin à l’hégémonie tricolore sur le spot numéro 1 (Wembanyama en 2023, Risacher en 2024), cinq Français sont attendus au premier tour. Certains très haut.
Qui succédera à Victor Wembanyama et Zaccharie Risacher, les deux derniers numéros 1 de la draft ? A priori, ça ne sera pas un Français cette année. L’ailier américain de Duke, Cooper Flagg (18 ans) est le grandissime favori pour être appelé par les Dallas Mavericks dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 juin. Mais plusieurs tricolores devraient être recrutés par les franchises de la plus grande ligue du monde. Noa Essengue, Nolan Traoré, Joan Beringer, Maxime Raynaud et Noah Penda sont tous attendus au premier tour.
Noa Essengue
Né à Orléans, il y a 18 ans, Noa Essengue a fait ses armes dans le Loiret avant de rejoindre l’INSEP. Mais c’est depuis qu’il a fait le choix de s’expatrier qu’il a réellement explosé. Ailier fort très longiligne (2 mètres 05 pour 88 kg), Essengue a brillé cette saison en Eurocup au point de séduire le sélectionneur Frédéric Fauthoux, qui lui a offert une première sélection cet automne. L’Orléanais dispute en ce moment les finales du championnat d’Allemagne (Le Bayern Munich a égalisé à 2 victoires partout) où il est préservé par son coach. Il va d’ailleurs rater le dénouement de cette finale pour rejoindre les États-Unis.
Le jeune Français a reçu une invitation pour la « Green Room », la salle réservée aux prospects les plus attendus à Brooklyn.
Nolan Traoré
Il était le prodige annoncé de cette génération 2006. Titulaire à Saint-Quentin à 17 ans, recordman de points pour un mineur dans un match du championnat de France (25), partenaire d’entraînement des Bleus lors des Jeux l’été dernier, le meneur était le successeur désigné de Victor Wembanyama et Zaccharie Risacher, annoncé dans le top 5 de cette cuvée 2025.
Mais le soufflet est en train de retomber… Malgré une nouvelle saison aboutie dans l’Aisne (meilleur jeune de la Ligue des champions), Traoré n’a plus la cote chez les scouts NBA, peut-être échaudés par les déboires des derniers meneurs français draftés très haut (Hayes 7e, Ntilikina 8e n’ont jamais réussi à percer).
Joan Beringer
Sa trajectoire est dingue. Joan Beringer a pris sa première licence de basket en… 2021 ! Il y a 4 ans seulement ! Footballeur au physique démesuré (2 mètres 11), Beringer est contraint d’arrêter car il ne trouve plus de crampons à sa taille. L’Alsacien se tourne donc vers la balle orange et rejoint le centre de formation de Strasbourg. Il n’y jouera jamais en pro préférant s’exporter, lui aussi.
Poste 4 long et mobile, il sort du lot par ses qualités athlétiques et sa polyvalence défensive. Moins de quatre ans plus tard, il s’apprête à débarquer sur les parquets NBA. Véritable comète du basket français, Joan Beringer a opté l’été dernier pour le championnat slovène plutôt que pour la SIG Strasbourg, où il est formé.
Avec lui, Begarin a pu découvrir le haut niveau et se développer. Pivot très athlétique mais loin d’être maladroit, Beringer profite d’une exposition grandissante tout au long de la saison jouant près de 20 minutes par match en Ligue Adriatique et en Eurocoupe.
Maxime Raynaud
La promotion 2025 recèle d’oiseaux rares et Maxime Raynaud est peut-être le plus étonnant d’entre eux. Grand pote de Victor Wembanyama avec qui il a fait ses gammes au centre de formation de Nanterre, Raynaud est une tête. En 2021, il obtient son baccalauréat mention très bien au prestigieux Lycée Henri IV. Dans la foulée, il s’envole aux États-Unis et rejoint la non moins prestigieuse université de Stanford pour un double projet complètement dingue : jouer en NBA et travailler pour la NASA !
En rejoignant l’Université de Stanford, il avait alors deux rêves: réussir dans le basket… ou intégrer la Nasa. Au cours de ses quatre années d’études, il a finalement réorienté son cursus et validé un diplôme en mathématiques et en informatique, avec spécialisation en intelligence artificielle. En plus d’être une tête bien faite, il a brillé en 2024-2025 sur les parquets pour sa dernière année en NCAA, avec 20 points et 10 rebonds de moyenne.
Côté sport, en revanche, la grande Ligue américaine lui tend les bras. Il n’a cessé de progresser au point d’être élu dans l’équipe type de sa conférence et de battre le record de double double de son université. Annoncé au 2e tour, Raynaud ne cesse, lui aussi, de remonter dans les prédictions. L'équipe, emmenée par le pivot All-Star Domantas Sabonis, a été renouvelée ces deux dernières années et cherche à retrouver la voie des play-offs.
Noah Penda
Un peu plus âgé que ses collègues de promotion - 20 ans - Noah Penda a pris le temps de faire ses preuves en Pro A. Inscrit à la draft dès l’an dernier, il avait retiré son nom pour rester un an de plus en France et mettre toutes les chances de son côté. Excellent défenseur, Penda est le genre de joueur que la NBA adore. Physique, collectif, polyvalent… Il ressemble beaucoup à un autre Manceau qui a brillé de l’autre côté de l’Atlantique, un certain Nicolas Batum.
Élu meilleur jeune de Pro B en 2023-2024 avec Vichy-Clermont, il a doublé la mise cette saison en 2024-2025 en remportant cette même distinction en Betclic Elite sous les couleurs du Mans, succédant ainsi à Victor Wembanyama et Zaccharie Risacher. Physique, mobile, polyvalent, collectif et solide défenseur - l’un des meilleurs de la cuvée -, il est le joueur d’équipe par excellence.>> La présentation complète ici: Parcours, points forts, axes d’améliorations, comparaisons dans la NBA actuelle… Tout savoir sur le profil de Noah Penda
Son pourcentage au shoot notamment longue distance sera primordial pour s’imposer en NBA.
Élu meilleur jeune joueur d'Élite après sa saison au Mans, Noah Penda (2,02 m, 20 ans) a été sélectionné par les Boston Celtics, qui l'ont immédiatement transféré à Orlando. Il rejoint une équipe du Magic en pleine ascension, qui reste sur deux qualifications consécutives en play-offs.
Mohamed Diawara
Deux autres joueurs français sont inscrits à cette draft 2025 : Mohamed Diawara, l’ailier de Cholet et Zaion Nebot, arrière de Havre. À 20 ans, Diawara sort d’une belle saison à Cholet (5,8 points, 3,1 rebonds en 20 minutes de moyenne).
Un sixième Français a décidé de maintenir son inscription à la draft dans la dernière ligne droite: Mohamed Diawara. L’ailier de 20 ans jouait cette saison environ 20 minutes de moyenne (championnat et Fiba Europe Cup) sous les couleurs de Cholet, quatrième de la saison régulière de Betclic Elite. Joueur très athlétique, il a réalisé une dizaine de workouts avec différentes franchises NBA ces dernières semaines. À en croire les prédictions des principaux médias américains, sa cote est moins élevée que celles des cinq prospects présentés ci-dessus.
La liste a été complétée par Mohamed Diawara, qui vient de terminer fort sa saison à Cholet lors du premier tour des play-offs d'Élite face à Bourg-en-Bresse. C'est la dixième année consécutive qu'au moins un Français se fait sa place à la draft NBA.
3 joueurs français supplémentaires ont été sélectionnés par les équipes de NBA au second tour de la draft. Trois joueurs français ont été retenus jeudi au second tour de la draft NBA, portant à six le nombre total des élus tricolores avec le premier tour, mercredi, un nouveau record. À Noa Essengue (n°12), Joan Beringer (17) et Nolan Traoré (19), mercredi, ont succédé jeudi Noah Penda (32), Maxime Raynaud (42) et Mohamed Diawara (51).
La draft NBA se déroule dans la nuit de mercredi à jeudi à Brooklyn (2 h).
QUELLE EST LA MEILLEURE NBA DRAFT ALL-TIME ? [Avec Nicolas Batum]
