Les moments inoubliables du Slam Dunk Contest de la NBA

On dit souvent que l’histoire ne retient que les vainqueurs. Eh bien, ce n’est pas toujours vrai. Le All-Star Weekend NBA est rempli chaque année de belles performances qui - pour une raison ou une autre - ne sont finalement pas récompensées par un trophée, mais ce n’est pas pour autant qu’on les oublie.

Cela vaut particulièrement pour le Slam Dunk Contest, où certains ont véritablement perdu avec les honneurs. Alors dès qu’une information sort sur cet événement, la hype prend et on s’emballe.

Dwight Howard - 2008 NBA Slam Dunk Contest (Champion) (Improved Quality)

Les oubliés du Slam Dunk Contest

Certains joueurs ont marqué l'histoire du Slam Dunk Contest sans pour autant remporter le trophée. Voici quelques-uns de ces oubliés :

  • Terence Stansbury : Il n’a joué que trois ans en NBA et il a participé à des concours de dunks dominés par Michael Jordan et Dominique Wilkins. Alors forcément, Terence Stansbury fait partie des oubliés du Slam Dunk Contest et ce malgré plusieurs performances qui - justement - ne méritent pas d’être oubliées. Créativité, hangtime, grâce… bref tout ce qu’on aime dans un concours de tomars.
  • Shawn Kemp : Shawn Kemp fait partie des dunkeurs les plus puissants et spectaculaires de l’histoire de la NBA et il a participé au Slam Dunk Contest à quatre reprises au cours de sa carrière. Pourtant, l’ancien Sonic n’a jamais gagné le concours de tomars. Oui, ça paraît fou dit comme ça mais c’est bien la vérité. Pour une raison ou pour une autre, les planètes ne se sont jamais alignées pour le Reign Man malgré la férocité de ses tomars. En 1991, il n’est pas passé loin mais c’est un certain Dee Brown qui a fini par prendre le dessus sur Kemp grâce à son dunk aveugle.
  • Larry Johnson : Le Slam Dunk Contest de 1992 restera pour toujours celui dans lequel Cedric Ceballos a réalisé un dunk les yeux bandés, dunk que certains ont toujours du mal à prendre au sérieux mais ça c’est encore une autre histoire. Dans ce même concours, un certain Larry Johnson a particulièrement cartonné au premier tour en enchaînant de gros tomars alliant puissance et fluidité. Dans le lot, il y a notamment un très joli 360 ainsi qu’un gros moulin à vent.
  • Tracy McGrady : Parfois, la greatness est telle qu’elle fait de l’ombre à de grandes performances. Et Tracy McGrady fait partie de ceux qui étaient tout simplement au mauvais endroit au mauvais moment. Lors du Slam Dunk Contest 2000 d’Oakland, qui restera comme l’un des plus mythiques de l’histoire grâce évidemment à la performance all-time de Vince Carter, T-Mac a en effet lâché un sacré show (144 points récoltés sur 150 lors du premier tour) mais n’a rien pu faire face aux dingueries de son cousin et coéquipier des Raptors. « Je ne voulais pas participer. Pourquoi participer alors que je savais à quel point Vince était fort ? Je savais qu’il allait gagner » déclarera notamment McGrady par la suite malgré sa belle performance.
  • Steve Francis : Tracy McGrady ne fut pas le seul à être emporté par la tempête Vince Carter malgré de superbes exploits aériens. Dans ce même concours, en 2000, un phénomène d’1m91 nommé Steve Francis a également proposé des dingueries grâce à la dynamite qu’il possédait dans les jambes. Il n’était alors que rookie et n’avait pas peur des spotlights, accumulant les envolées aussi impressionnantes les unes que les autres. C’est d’ailleurs lui, la fusée de Houston, qui a terminé deuxième de ce concours mythique derrière Vinsanity.
  • Amar’e Stoudemire : Amar’e Stoudemire a postérisé du monde dans sa carrière, mais il a également réalisé de belles choses au Slam Dunk Contest. En 2003, dans un concours XXL où Jason Richardson et Desmond Mason ont proposé un énorme show au public d’Atlanta, Stoudemire s’est illustré avec un beau rider (on rappelle juste que le mec fait presque 2m10) avant de se planter sur son deuxième tomar. Deux années plus tard, à Denver cette fois-ci, il a régalé le public à travers un dunk rempli de créativité avec son coéquipier Steve Nash, footballeur d’un soir.
  • Andre Iguodala : La performance d’Andre Iguodala à Houston en 2006 restera comme l’une des plus grandes pour un non-vainqueur du Slam Dunk Contest. Cette année-là, c’est le minimoy Nate Robinson qui a raflé la mise mais on n’est pas près d’oublier l’enchaînement de tomars réalisés par Iggy, alors aux Sixers. Son dunk le plus ouf ? Sans doute celui où son coéquipier de l’époque Allen Iverson fait rebondir la balle derrière la planche pour permettre à Andre de la récupérer (il se cognera même le front sur l’une de ses tentatives) et lâcher un pur reverse derrière.
  • Aaron Gordon : Comment ne pas finir avec Aaron Gordon ? Sa performance légendaire contre Zach LaVine en 2016 reste l’une des plus grandes de l’histoire, et pour beaucoup c’est lui qui aurait dû repartir avec le trophée. Idem en 2020 face au joueur du Heat Derrick Jones Jr., où un certain Dwyane Wade (mais pas que) lui a subtilement collé un 9/10 après son dunk sur le géant Tacko Fall. « Je ne ferai plus jamais le Slam Dunk Contest. C’est terminé. Selon moi je devrais avoir deux trophées » a notamment déclaré Gordon après sa nouvelle défaite contre DJJ, une défaite qui débouchera même sur une diss track anti-Wade.

Aaron Gordon lors du Slam Dunk Contest

Les moments marquants du Slam Dunk Contest

Certains concours ont marqué l'histoire par leur intensité et leur créativité :

  • 2016 : Zach Lavine vs Aaron Gordon : Modernité, suspense, et limites repoussées. À l’issue de ce concours, les spécialistes se sont posé la question : est-ce le meilleur concours de tous les temps ? Dunks de la ligne des lancers francs, 360 à une main avec rebonds, dunk par-dessous les deux jambes au-dessus d’une mascotte : tout le répertoire du dunk y passe. Cerise sur le gâteau, les deux protagonistes sont à égalité et nous gratifient de dunks supplémentaires pour se départager. Aaron Gordon sera crédité d’un 47 sur un dunk double pump depuis la ligne de fond, ce qui permettra à Lavine de décrocher la victoire.
  • 2000 : La démonstration de Vince Carter : La démonstration de Vince Carter fait entrer l’art du dunk dans une nouvelle ère. L’arrière de Toronto, qui terrorise déjà la ligue avec ses dunks depuis sa draft en 1998, s’inscrit au concours avec son cousin Tracy McGrady, et des bondissants Steve Francis et Larry Hughes. Ce sera une démonstration. À tel point que dès son deuxième dunk - un dunk entre ses jambes sur une passe à rebond - il signifiera à la caméra it’s over ! (c’est fini) à l’instant même où le commentateur Kenny Smith prononcera cette phrase au micro.
  • 1988 : Dominique Wilkins vs Michael Jordan : La gestuelle iconique de his airness lors de son vol interminable entrepris à la ligne des lancers francs est restée dans la mémoire de tous. (Cela deviendra même le logo de sa marque éponyme). L’arrière des Bulls fut opposé à l’un de ses rivaux les plus dominants de son époque, Do’Wilkins.

Le Slam Dunk Contest 2008 : Le sacre de Dwight Howard

En 2008, Dwight Howard (Orlando Magic) remporte le concours en étant habillé de la célèbre tenue du superhéros, cape au vent. Le massif intérieur effectue un dunk lointain qui lui permet de devancer Gerald Green, à la kryptonite pas assez puissante.

Dwight Howard en Superman lors du Slam Dunk Contest 2008

Les participants du Slam Dunk Contest 2020

Après l'avoir remporté en 2008, cape de Superman sur le dos, Dwight Howard tentera le doublé au Slam dunk contest du All-Star Game de Chicago, le 15 février. Le pivot des Lakers, 34 ans, sera opposé à Aaron Gordon (Orlando), Derrick Jones Jr (Miami), et enfin Pat Connaughton (Milwaukee), le seul à ne jamais avoir participé à ce concours.

L'évolution du format du concours

Le format du concours a beaucoup évolué : ceci est dû à la compétitivité aléatoire des participants. Les meilleurs dunkers de la ligue ne participent pas toujours à l’événement, par manque de temps de préparation, ou pour se préserver avant d’attaquer la dernière ligne droite de la saison régulière. Il en résulte des années et vainqueurs oubliables.

Le format de l’édition 2020 est le plus commun parmi toutes les éditions. Il y a 4 participants et 5 juges qui notent l’exécution du dunk de 6 à 10. C’est pour cela que 50 est la note maximale. Au premier tour, chaque participant effectue 2 dunks. Le deuxième tour, les mêmes règles sont reprises. 2 dunks et la somme des notes détermine le vainqueur.

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