NBA Defensive Player of the Year : Les Lauréats et les Nommés

La saison régulière terminée et les playoffs approchant, la NBA va commencer à désigner les lauréats de ses différents trophées individuels, en marge des playoffs. Qui dit saison NBA dit récompenses individuelles, et celle du Defensive Player of the Year est particulièrement appréciée.

Voici un petit tour d’horizon des principaux trophées récompensant les performances individuelles en saison régulière des joueurs et autres membres de l’organisation, sur et en-dehors des parquets.

Le trophée du Défenseur de l’année récompense les qualités défensives d’un joueur au cours de la saison régulière. Au-delà des statistiques (rebonds, contres, interceptions, etc.), le DPOY récompense la dureté et l’énergie déployées par un joueur ayant permis de peser sur les résultats de son équipe.

Décerné depuis la saison 1982-83, le trophée du Défenseur de l’année récompense les qualités défensives d’un joueur au cours de la saison régulière.

Le trophée actuel en bronze coulé à la main représentant un joueur en train de défendre a été dessiné par l’artiste Patrick Kelly Berry en 1992. Avant son redesign, le trophée était une sorte de cadre muni d’un gros logo NBA en bois au centre et d’une plaque en métal contenant le nom du lauréat.

Le trophée Maurice Podoloff récompense chaque année le MVP de la saison régulière. Il tient son nom en hommage au premier commissioner de la ligue (1946-1963). En 1985, le sculpteur américain Marc Mellon fut chargé par la ligue de concevoir un trophée à la hauteur de cette prestigieuse récompense. Le trophée est soulevé pour le première fois par Larry Bird pour son troisième titre de MVP en 1986. Constituée de bronze sur un socle en bois, la statuette est librement inspirée du célèbre logo de la NBA.

Le trophée Red Auerbach récompense chaque année l’entraîneur de l’année au terme de la saison régulière. Ce prix a pour but de récompenser non pas le coach le plus victorieux de l’année, mais celui ayant obtenu les meilleurs résultats avec les moyens qu’il avait à sa disposition. Un panel de journalistes sportifs américains et canadiens se charge du vote. Chaque membre sélectionne 3 noms selon son ordre de préférence. La première place accorde 5 points, la deuxième 3 points et la troisième 1 points. L’entraîneur ayant obtenu le plus de points remporte le prix. Avec 3 trophées, Pat Riley, Gregg Popovich et Don Nelson sont les entraîneurs les plus récompensés. S’il est décerné depuis la saison 1962-63, le prix porte le nom du célèbre entraîneur des Boston Celtics que depuis 1984. La statuette en bronze représente la silhouette de Red Auerbach assis sur un banc et muni d’un cigare en bouche. Difficile de faire plus ressemblant. Ce trophée rappelle la statue grandeur nature qui se trouve à Boston. Inaugurée en 1985 à Quincy Market, elle est l’œuvre du sculpteur Lloyd Lillie.

Le NBA Executive of the Year Award récompense le meilleur General Manager de l’année. Délivré pour la première fois à l’issue de la saison 1972-73, le trophée est né de l’initiative du journal The Sporting News. Il faudra attendre 2009 pour que la NBA reprenne le flambeau en le décernant elle-même. Le prix est attribué à la suite du vote des dirigeants qui doivent opter chacun pour 5 compères selon un ordre de préférence. Le GM ayant obtenu le plus de points remporte le trophée. Avec 4 récompenses (1976, 1981, 1989 et 1993), Jerry Colangelo est le dirigeant le plus primé.

Le trophée du 6ème homme de l’année récompense le joueur sortant du banc s’étant le plus illustré au cours de la saison régulière. Comme pour d’autres awards, le lauréat est choisi par un panel de journalistes sportifs américains et canadiens qui doivent respectivement voter pour trois joueurs selon leur ordre de préférence. Le joueur ayant reçu le plus de points obtient le prix. Le trophée actuel représente un joueur prenant un tir en suspension. Comme pour le DPOY, le trophée du 6ème Homme est un bronze coulé à la main de l’artiste Patrick Kelly Berry, chargé de le redessiner en 1992.

Le trophée du Most Improved Player est décerné chaque année au joueur ayant le plus progressé par rapport à la saison passée. Contrairement aux autres prix individuels, le MIP est davantage une affaire de statistiques que d’impact sur les résultats d’une équipe. Le MIP Award voit le jour lors de la saison 1985-86. Alvin Robertson, arrière des Spurs, est son premier détenteur. Après le Roumain Gheorghe Muresan, notre Boris Diaw national, alors aux Suns, est le deuxième étranger à obtenir cette distinction, en 2006. Le trophée en lui-même n’est pas une très grande réussite. Sous ses allures de presse-papier, le trophée en crystal intègre une gravure de deux basketteurs. Bien que n’ayant que très peu changé depuis sa création, la version actuelle du trophée date de 2010, avec Aaron Brooks comme récipiendaire.

Délivré pour la première fois lors de la saison 1952-53, le prix du Rookie de l’année est la récompense individuelle la plus ancienne en NBA. Le trophée est décerné à l’issue de la saison régulière au meilleur débutant de l’année. Le trophée porte le nom d’Eddie Gottlieb, en hommage au premier entraîneur et GM, puis propriétaire des Philadelphia Warriors. Le trophée a peu évolué visuellement durant ces 30 dernières années. Datant de 2013, sa version actuelle représente un grand logo NBA suspendu au sein d’une plaque en verre ou plexiglas placée verticalement sur un socle noir.

L’élection du coéquipier de l’année se fait en deux temps. Un panel de légendes NBA désignent 12 joueurs (6 par conférence). Puis les joueurs votent en choisissant dans un ordre de préférence 5 noms parmi les nominés. Le joueur qui obtient le plus grand nombre de points remporte le trophée. Créé lors de la saison 2012-13, le prix fut décerné pour la première fois à Chauncey Billups. Au premier coup d’oeil, ce prix semble plus anecdotique que véritablement prestigieux. En effet, qui est capable de donner le nom du lauréat de l’année passée ? Sans doute, pas grand monde. Twyman est un arrière scoreur. Stokes, quant à lui, est un intérieur athlétique qui eut un impact immédiat sur la Ligue. Spectaculaire offensivement, il était également un excellent rebondeur et un passeur hors-pair. Stokes se blessa gravement à la tête après une chute lors du dernier match de la saison 1958. Twyman devint son tuteur légal et resta très présent dans sa vie. Il créa également un match de charité pour la prise en charge des soins médicaux. Stokes décéda en 1970 d’une crise cardiaque. Après sa mort, Twyman milita de nombreuses années pour que son coéquipier soit élu au Hall of Fame. Maurice Stokes y entra en 2004. Le trophée J.

Le trophée Walter Kennedy est décerné chaque année depuis la saison 1974-75 à la personne ayant le plus participé à des œuvres de charité. Le prix récompense les services rendus et les actions envers la communauté et les populations démunies. Le trophée est délivré par la Pro Basketball Writers Association (PBWA) regroupant des journalistes de la presse écrite et numérique. Même s’il a été remis en très grande majorité à des joueurs, le prix peut être décerné à n’importe quel membre de la NBA. Lauréat en 2001 et 2009, Dikembe Mutombo est la seule personnalité à avoir reçu le prix plusieurs fois.

Le trophée est un petit monolithe en marbre représentant un globe érigé sur un socle en pilier. Très chic ! Son lauréat est sélectionné selon un mode un peu particulier. Chaque équipe désigne son représentant. Puis un panel d’anciens lauréats élit un joueur par division. Une fois les 6 nominés connus, l’ensemble des joueurs NBA votent en les classant selon leur ordre de préférence. Grant Hill et Mike Conley détiennent le record du plus grand nombre de récompenses, avec 3 prix chacun. À son origine, le trophée prenait la forme d’une masse pyramidale en verre ou crystal gravée. En 2017, il évolue pour devenir un trophée doré représentant un ballon entouré d’anneaux relié à un socle par une pyramide convexe. En 2019, sa dernière mouture reprend les formes de la version de 2017, mais plus élancée.

Les prétendants au titre de DPOY

On connait des lauréats reconnus (Gary Payton, Hakeem Olajuwon, Dwight Howard, Michael Jordan…), des lauréats céfran (Joakim Noah et Rudy Gobert), mais peu - si ce n’est aucun - de lauréats ayant disparu des mémoires avec le temps. Ce qui veut dire ? Ce qui veut dire que quel qu’il soit, le DPOY élu est toujours quelqu’un et sa victoire finale introduit son blaze au panthéon du hustle, pour l’éternité.

Rudy Gobert

Le géant français Rudy Gobert a été une nouvelle fois nommé pour le titre de meilleur défenseur de l’année. Rudy Gobert peut glaner un quatrième trophée de meilleur défenseur, après 2018, 2019, 2021 qui le rangerait aux côtés de Dikembe Mutombo et Ben Wallace parmi les plus plébiscités de l’histoire.

Malgré un mois de février commencé sur le tard à cause d’une blessure au mollet, les quatre matchs joués par Rudy Gobert - sans compter le All-Star Game - furent de qualité. Toujours indispensable aux siens, il est la pierre angulaire d’un effectif qui, sans lui, n’arrête pas de montrer ses faiblesses.

Un rien devant ses concurrents, le céfran se place en favori pour devenir une quatrième fois de sa carrière le lauréat. Ce serait dantesque, et surtout historique. En cas de victoire finale, le natif de Saint-Quentin deviendrait l’un des trois seuls joueurs - avec Ben Wallace et Dikembe Mutombo - à remporter le trophée de DPOY à quatre reprises.

Evan Mobley

Evan Mobley (Cleveland Cavaliers) a été récompensé pour ses performances défensives, devenant le cinquième plus jeune joueur à remporter ce trophée. Il a été salué pour sa capacité à améliorer significativement la défense de son équipe lorsqu’il était sur le terrain.

Le jeune pivot All-Star des Cleveland Cavaliers vient d’être nommé DPOY (Defensive Player Of The Year) pour la première fois de sa carrière. Evan Mobley a été élu Defensive Player of the Year 2025, un titre qui consacre une saison impressionnante pour le pivot des Cleveland Cavaliers. À seulement 23 ans, Mobley a survolé la compétition, devançant des candidats de renom tels que Draymond Green et Dyson Daniels.

La défense des Cleveland Cavaliers n’est pas toujours citée parmi les meilleures de la ligue, mais la présence d’Evan Mobley sur le terrain a indéniablement fait la différence cette saison. Classée 8e en efficacité défensive (111,8 points encaissés pour 100 possessions), l’équipe de Cleveland a su tirer parti de l’impact constant de son joueur majeur.

En effet, Mobley s’est imposé comme l’un des défenseurs les plus complets de la NBA. Ses statistiques, avec 1.6 contre et 0.9 interception par match, témoignent de sa capacité à être omniprésent aussi bien dans la peinture qu’en défense extérieure. Mobley n’est pas seulement une valeur ajoutée en termes de statistiques. Son rôle dans la défense collective de Cleveland a été déterminant, permettant à l’équipe de maintenir une certaine solidité face à des attaques souvent plus percutantes.

Outre ses qualités défensives, les chiffres d’Evan Mobley sur la saison 2024-2025 en disent long sur sa contribution globale. Avec une moyenne de 18.5 points, 9.3 rebonds et 3.2 passes par match, il s’affirme comme un joueur complet. Ses performances en défense ne sont pas dissociées de son apport offensif, où il continue de progresser chaque année. Son efficacité dans les secteurs clés comme le rebond défensif (7.0 par match) et les contres fait de lui un atout indispensable sur le plan défensif.

À 23 ans et 310 jours, Evan Mobley devient l’un des plus jeunes lauréats de l’histoire de ce prestigieux trophée. Avec ce sacre, il rejoint un club restreint composé de joueurs comme Dwight Howard, Kawhi Leonard et Jaren Jackson Jr., qui ont également été sacrés à un âge précoce. Si ces joueurs ont marqué l’histoire de la NBA par leur impact défensif, Mobley semble bien parti pour faire de même.

Ce titre de Defensive Player of the Year 2025 ne marque pas seulement un aboutissement personnel pour Mobley, mais représente également un moment important pour les Cleveland Cavaliers. Ce trophée est le premier de ce type pour un joueur de la franchise. La saison exceptionnelle des Cavaliers n’a pas été uniquement dictée par la défense, mais Mobley a clairement été un facteur déterminant. Ce sacre intervient après que Mobley ait été sélectionné pour la première fois au All-Star Game en 2023, ce qui montre à quel point sa carrière est en constante évolution. Ce titre de Defensive Player of the Year 2025 s’ajoute à la collection croissante de distinctions individuelles pour Mobley, qui semble prêt à continuer d’écrire sa propre légende dans les années à venir.

Si cet historique groupe du Thunder n'existait pas, on parlerait encore différemment de la saison de Cleveland, qui possède l'attaque la plus efficace de la ligue (121 points sur 100 possessions !) et la 8e défense la plus efficace du pays (dans le sillage de Evan Mobley).

Autres récompenses et nommés

Outre le titre de DPOY, d'autres récompenses importantes sont décernées en NBA, chacune soulignant des aspects différents de la performance individuelle et collective.

  • MVP (Most Valuable Player) : Nikola Jokic a été élu MVP, consolidant son statut de meilleur basketteur de la planète.
  • Rookie de l’année : Stephon Castle (San Antonio Spurs) a été nommé Rookie de l’année.
  • Meilleur sixième homme : Payton Pritchard (Boston Celtics) a été honoré en tant que meilleur sixième homme.
  • Most Improved Player : Tyrese Maxey est un candidat extrêmement crédible, son changement de statut chez les Sixers pouvant évidemment être récompensé.
  • Joueur le plus clutch : Jalen Brunson (New York Knicks) a été reconnu pour ses performances décisives en fin de match, remportant le trophée du joueur le plus clutch de la saison.
  • Coach de l'année : Déjà élu par ses pairs, Mark Daigneault devrait logiquement être élu par les journalistes, pour avoir mené son Thunder à une très surprenante première place de la conférence Ouest !

Ce trio d’intérieurs non-Américains et polyvalents, illustrant à quel point réduire un joueur à un seul poste est une notion obsolète dans le basket moderne, a été dominateur durant la saison régulière à peine écoulée. Outre leur impact considérable sur les performances de leur équipe, leurs statistiques sont parlantes.

Le Serbe Jokic, qui remet son titre en jeu, a compilé 27,1 points, 13,8 rebonds et 7,9 passes de moyenne, contribuant à la 6e place des Nuggets à l’Ouest, désormais engagés dans un premier tour de play-offs contre Golden State (1-0 pour les Warriors).Le Camerounais Embiid a lui fini meilleur marqueur de la ligue pour la première fois de sa carrière (30,6 pts, 11,7 rbds, 4,2 passes), portant les Sixers à la 4e place à l’Est, pour affronter Toronto dans leur premier tour (1-0).Enfin, le Grec Antetokounmpo, double lauréat en 2019 et 2020 et MVP de la finale remportée l’an passé, n’a pas été en reste (29,9 pts, 11,6 rbds, 5,8 passes), permettant aux Bucks de finir 3e à l’Est, pour un duel avec Chicago en play-offs.

Le trophée du joueur à la meilleure progression semble promis au phénomène Ja Morant, qui a guidé Memphis à la deuxième place à l’Ouest, même si Darius Garland (Cleveland) et Dejounte Murray (San Antonio) ont été très valeureux.

Le titre de rookie de l’année se jouera entre Scottie Barnes (Toronto), Cade Cunningham (Détroit) et Evan Mobley (Cleveland). Celui de meilleur 6e homme devrait échoir à Tyler Herro (Miami), plutôt qu’à Cam Johnson (Phoenix) et Kevin Love (Cleveland).

LA DÉFENSE AU BASKET (Guide complet)

Voici un tableau récapitulatif des lauréats de la saison régulière NBA:

Trophée Lauréat Équipe
MVP Nikola Jokic Denver Nuggets
DPOY Evan Mobley Cleveland Cavaliers
Rookie de l'année Stephon Castle San Antonio Spurs
Meilleur sixième homme Payton Pritchard Boston Celtics
Joueur le plus clutch Jalen Brunson New York Knicks
Coach de l'année Mark Daigneault Oklahoma City Thunder

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