Il y a des rencontres sportives qui transcendent le simple cadre d'un match, et celle entre l'équipe féminine du FC Nantes et le Paris Saint-Germain en fait assurément partie. Cette affiche, au-delà du résultat, a marqué l'histoire du club nantais et a suscité une ferveur populaire exceptionnelle.

Supporters du FC Nantes. (Gwendoline Le Goff/L'Équipe)
Un Événement Inédit à la Beaujoire
La rencontre du jour est une affiche peu banale pour l’écrin nantais. Historique, même. Car jusqu’ici, jamais les féminines du FC Nantes n’avaient pu fouler la pelouse du stade jaune et vert. Et Louise, 10 ans, n’aurait manqué ce Nantes-PSG pour rien au monde. « C’est trop bien de les voir jouer dans un grand stade, sourit celle qui joue aussi en club. Record également du coup pour un promu dans l'élite.
Habituellement, père et fille se retrouvent dans cette enceinte en plein cœur de la métropole ligérienne pour soutenir l’équipe fraîchement montée en Première Ligue (nouveau nom de la D1 féminine tricolore). Alors, se retrouver noyés dans la foule sur le parvis de la Beaujoire est un peu spécial. « Le public est un peu différent de celui qu’on voit pour les matchs des garçons, constate Julien, son papa. Il y a beaucoup plus de filles, de familles… »
Une Affluence Record
Au total, ils sont 16 847 à répondre à l’appel, convaincus entre autres par l’énorme communication faite sur les réseaux sociaux. Placée en pleine trêve internationale masculine avec une affiche très alléchante, cette rencontre a tout pour attirer un public nantais qui a pour beaucoup découvert le football féminin à la Beaujoire avec les Jeux olympiques (dont la malheureuse élimination des Bleues, face au Brésil). De quoi placer le match du jour parmi les records d’affluence du championnat, hors OL-PSG.
Le speaker et le public sont déjà très chauds ! Un rêve accompli pour Camille Robillard et Juliette Mossard, attaquantes des Canaris et formées dans la maison jaune et vert. Les deux jeunes joueuses sont titulaires au coup d’envoi et affichent une joie contagieuse dans le tunnel, pendant que le speaker fait hurler aux spectateurs un « F-C Nantes » accompagné des flashs des téléphones.
« Ça fait partie d’une des finalités de notre métier, de pouvoir coacher et vivre un match à la Beaujoire, de pouvoir amener du monde dans ce stade et vivre cette expérience-là. Tous les techniciens au club aimeraient pouvoir le faire, donc on sait qu’on est privilégiés », s’enthousiasmait Nicolas Chabot, entraîneur de la section féminine depuis mai 2023, en avant-match.

Le Déroulement du Match
Dans l’affiche de la 4e journée de Première Ligue féminine, un Paris Saint-Germain bien pâle a disposé du FC Nantes, promu dans l’élite, sur la plus petite des marges (1-0). Les Parisiennes de Grace Geyoro ont surpris les Nantaises avant de trembler jusqu’au bout. Les Nantaises n’ont pas à rougir, loin de là. Promues dans l’élite, les Canaries ont bien failli accrocher le Paris Saint-Germain, demi-finaliste de la dernière Ligue des champions et vice-champion de France.
Cette date du 12 octobre était cochée depuis le début de saison par toutes au sein du vestiaire, Camille Robillard et Nelly Rodrigues ou encore Maureen Cosson étant même surprises en train de réviser l’hymne de la Beaujoire après la victoire à Guingamp, une semaine avant les festivités.
Le but encaissé très tôt dans la rencontre par les Nantaises, signé Grace Geyoro à la 3e minute, n’a en tout cas jamais abîmé l’engagement mis par les locales sur le terrain ni douché les espoirs de tout un public qui s’est fait entendre pendant 90 minutes. La fête aurait sans doute été encore plus belle si le coup franc fracassant la transversale de Manon Uffren à la 34e ou le vrai faux but de Kelly Gago à la 39e avaient atterri au fond des filets de Mary Earps.
Manon Uffren portait en effet le très remarqué coloris blanc/rose de la Predator avec languette. Une paire qui aurait même pu trouver le filet si la barre transversale n’était pas passée par là. Si la défaite 0-1 semble cruelle pour des Canaries entreprenantes, la communion avec les supporters Jaune et Vert fait déjà de cette rencontre une victoire nette et sans appel. Encore longue, la saison de l’équipe féminine du FCN ne fait que démarrer, mais déjà, elle fait naître une émotion collective.
Réactions d'Après-Match
« J’ai le sentiment qu’on a fait les choses bien et que la façon dont on a défendu notre projet de jeu, c’est comme ça qu’on amènera du monde au stade, se félicite le coach, à l’issue de la rencontre. Ça aurait été le petit truc en plus si on avait marqué ce but et égalisé contre le PSG, mais ça reste une grosse équipe. »
Nicolas Chabot explique d’ailleurs avoir été surpris par l’ambiance, à tel point qu’il ne pouvait plus crier les consignes depuis son banc de touche et qu’il a dû passer par des relais (la capitaine du soir Manon Uffren, notamment) pour replacer ses troupes.
En zone mixte, les natives de la région sont les seules à défiler devant les journalistes, entre bonheur et intimidation de voir autant de monde leur tendre un micro. « Ça restera vraiment un de mes meilleurs souvenirs de mes années footballistiques, admet Camille Robillard, une des chanteuses du vestiaire, après avoir évacué la frustration de cette défaite. Quand j’avais 9 ans, je venais voir les matchs de l’équipe masculine. Donc me retrouver ici dix ans après, c’est incroyable. Je ne l’aurais jamais imaginé, mais on l’a fait. »
Derrière elle, Manon Uffren se souvient lorsqu’elle a « entendu crier le public » quand son ballon s’est écrasé sur la transversale. « C’était une première historique ici, on ne pouvait que tout donner », s’est émue Lalie Rageot, 18 ans et benjamine du groupe, passée des U19 aux A en une semaine pour vivre ce rêve éveillé. Je voulais en profiter, il y a des matchs de Ligue des champions qui se jouent parfois devant 5 000 spectateurs, voire 3 000 ou 4 000 spectateurs. Ce soir, on était 16 000.Nicolas Chabot
D’autant qu’il y avait une grande absente : Maureen Cosson, la capitaine suspendue pour cette première à la Beaujoire après avoir écopé de deux cartons jaunes le week-end passé et avoir quitté le terrain en larmes. Le coach assure tout de même qu’elle était « fière » et « heureuse », au coup de sifflet final : « Même si elle a du regret de ne pas avoir participé directement, elle sait qu’elle a énormément contribué à ce projet, qu’elle est importante et elle l’a vécu pleinement. Toutes les joueuses l’ont partagé avec elle. »
Pour avoir une nouvelle chance de jouer à la Beaujoire, la capitaine pourra compter sur la détermination des supportrices. Certaines, comme Chloé, étant prêtes à monter des pétitions avec les clubs voisins pour voir plus de matchs des féminines dans le grand stade nantais : « C’est dommage que les féminines ne jouent pas tous leurs matchs ici, que ça soit une exception que les femmes aient accès au stade “des hommes”.
Fin du match à La Beaujoire et une défaite frustrante 1-0 face au PSG pour les Nantaises, qui s’offrent tout de même un tour d’honneur pour remercier le public ! Elles ont tout tenté devant leur public et ne sont pas passées loin d’accrocher les Parisiennes ! Les joueuses du FC Nantes se sont inclinées d’un seul petit but ce samedi 12 octobre à la Beaujoire face au PSG (0-1) pour le compte de la 4e journée d’Arkema Première Ligue devant 16 847 spectateurs, un record pour équipe promue dans l’élite.
Devant des supporters encore un peu timide en début de rencontre, les Nantaises ont été punies dès la troisième minute par Grace Geyoro. Bien servie depuis la gauche du terrain par Tara Gilbert, l’internationale française est parvenue à se frayer un chemin dans la défense adverse pour ajuster la gardienne Emily Burns.
Mais les joueuses de Nicolas Chabot ont progressivement réussi à reprendre possession du ballon, bénéficiant aussi des approximations et de faute des Parisiennes au milieu de terrain. Manon Uffren, d’un sublime coup franc, a même cru égaliser à la 34e minute de jeu mais s’est finalement heurtée à la barre transversale.
Les Nantaises ont continué sur le même rythme en seconde période, mais elles ont manqué de justesse dans les contres ou au moment d’ajuster les dernières passes à l’approche de la surface adverse. « On a fait une belle prestation ce soir, il n’a pas manqué grand-chose, commentait la défenseur Julie Pasquereau au micro de Canal+ Foot, avant d’aller faire un tour d’honneur pour remercier les supporters. Le public a été super, et malgré la défaite je pense qu’on a fait de belles choses, ça va venir. (…) Je pense que les Nantais sont contents et fiers de leur équipe ce soir. C’est encourageant, on va continuer à travailler. »
« Ça a été dur, très dur, reconnaît de son côté la Parisienne Élisa de Almeida. On avait affaire à une très bonne équipe. C’est magnifique ce qu’elles font, avec un public qui les pousse comme ça. De notre côté, il y a pas mal de choses à améliorer, offensivement notamment, on doit conclure plus vite ».
Un match de gala devant plus de 10.000 spectateurs. Les joueuses du FC Nantes se préparent à vivre un grand moment ce vendredi soir 3 octobre. À 21 heures, elles fouleront la pelouse mythique de la Beaujoire pour affronter le Paris FC, pour le compte de la quatrième journée de l'Arkema première ligue. Ce n'est que la deuxième fois dans l'histoire du club que les féminines évolueront dans l'antre, habituellement réservée à leurs collègues masculins."C'est mythique ! C'est le stade historique de Nantes. On a hâte", sourit Maureen Cosson. La défenseure centrale des Canaries était suspendue lors de l'unique rencontre à la Beaujoire de son équipe la saison passée. Une rencontre qu'elle avait donc suivie en tribune. "C'était quand même un moment incroyable de voir ce public, de voir la prestation des joueuses. Quand on voit les spectateurs se lever, pousser à chaque récupération de balle, à chaque enchaînement de passes, pour chaque action, c'était incroyable", se souvient-elle.
En octobre 2024 à la Beaujoire, les Jaunes s'étaient inclinées 1-0 face au PSG. Cette fois, l'adversaire est différent. L'objectif premier, "c'est déjà de faire un bon match, poursuit la joueuse. Après, forcément, mettre le premier but à la Beaujoire, faire se lever le public, c'est un peu ce qui nous a manqué la saison passée. Donc [on va tenter] de mettre un but, et puis en inscrire un de plus que le Paris FC aussi, parce que si on peut aller prendre des points, on ne s'en privera pas".
Mercredi, plus de 10.000 billets avaient déjà été écoulés. "On n'a pas toujours la chance de jouer devant plus de 10.000 personnes à Saupin, souligne l'entraîneur Nicolas Chabot. "On se prépare à un bon moment à jouer dans le grand stade, le remplir, ou en tout cas en partie. C'est toujours bon signe pour la santé du club, on va dire, en terme d'attraction. Ça veut dire que le club vit bien, que les supporters répondent présents".
Pour la première fois de leur histoire, les féminines du FC Nantes ont gagné un match à la Beaujoire, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit d’un succès 3-1 face au Paris FC, 2e du championnat avant la rencontre.Soirée de rêve pour le FC Nantes. Pour leur deuxième match de leur histoire seulement à la Beaujoire, les féminines nantaises réussissent à faire tomber le Paris FC 3-1, alors que les Parisiennes étaient sur trois victoires en trois matchs d'Arkema Première Ligue et surtout zéro but encaissé. Mais la machine nantaise, très agile sur ses transitions, a réussi à venir à bout des ex-dauphines du championnat de France pour leur chiper la place au classement. Un succès historique donc, pour une section du FCN qui ne vit que sa deuxième saison dans l'élite. Le tout devant quelques 13 454 spectateurs, qui ont bravé le froid et la pluie pour venir signer une deuxième affluence record, après les plus de 16 000 spectateurs présents il y a un an face au PSG.
Alors que les deux équipes se cherchent, le Paris FC relance les hostilités sur un centre fort de Garbino devant le but de Burns, presque coupé au premier poteau par Mateo (22e). Mais légèrement contre le cours du jeu, le FC Nantes ouvre le score sur un contre, avec un ballon glissé entre les lignes par Rabane, qui trouve Calba lancée dans la profondeur. L'internationale espoir tricolore conclut en frappant fort sur la droite de Chavas, 1-0 (26e).
Le FC Nantes croit doubler la mise dans la foulée après une nouvelle action en trois passes dans la profondeur, repris une première fois par Melissa Bethi, qui écrase le visage de Chavas au passage. Khelifi suit et croit signer le 2-0, mais l'arbitre siffle une faute. La gardienne parisienne avec son arcade ouverte sort finalement sur blessure, remplacée par Ines Marques (33e). Et le Paris FC repart côté opposé : Clara Mateo se joue de Maureen Cosson et vient croiser fort, Burns jaillit pour repousser (35e). Puis Garbino ne trouve pas Azzaro, partie trop tard, pour croiser son centre tendu du pied gauche (38e). Avant la pause, Lou Bogaert tente une frappe enroulée pour attraper la lucarne opposée, manque de peu (45e+5).
Au retour des vestiaires, Sandrine Soubeyrand fait deux changements : sorties d'Anaële Le Moguédec et Celina Ould Hocine, entrées de Teninsoun Sissoko et Kenza Roche Dufour. La jeune numéro 29 rate d'ailleurs une grosse occasion sur l'un de ses premiers ballons (49e). Pour voir un but il faut regarder de l'autre côté, avec Lea Khelifi qui hérite d'un ballon de Julie Swierot dos au but et se retourne pour frapper fort du gauche dans le petit filet. Ines Marques est trop courte, 2-0 pour le FC Nantes (52e). Mais un contact dans la surface entre Caitlin Cosme et Kenza Roche Dufour offre l'opportunité au Paris FC de réduire l'écart. Au point de pénalty, Azzaro transforme, 2-1 (62e).
Sur un coup franc lointain, Swierot la joue intelligemment et laisse passer entre ses jambes pour que Cosson la reprenne devant Marques. Elle contrôle pied droit, frappe pied gauche, mais ça passe à côté (67e). Le Paris FC répond avec une nouvelle transition, le jeu s'étant totalement ouvert des deux côtés. Clara Mateo choisit de chercher du soutien dans l'axe, Cosson renvoie plein axe dans les pieds de Roche Dufour qui contrôle mais laisse à Mateo. Sa frappe lobée est repoussée par Burns, mais Azzaro suit et fait faute sur la gardienne nantaise pour essayer de reprendre (70e).
Lancée côté droit, Camille Robillard, entrée juste avant avec Juliette Mossard, toutes deux enfants du club, repique dans l'axe et vient croiser pour surprendre Ines Marques. Ça file devant les cages sans être repris par Roseline Eloissant, qui avait fait l'effort de se projeter (83e). Mais la numéro 10 nantaise aura bien une deuxième chance, grâce à une grosse erreur d'Ines Marques qui relâche dans ses pieds après une frappe de Swierot. Robillard jaillit et vient enfoncer, 3-1 (89e).
| Date | Adversaire | Affluence | Résultat |
|---|---|---|---|
| Octobre 2024 | PSG | 16 847 | Défaite 0-1 |
| [Date à déterminer] | Paris FC | 13 454 | Victoire 3-1 |