Après la victoire historique du Paris Saint-Germain (PSG) en finale de la Ligue des Champions contre l'Inter Milan (5-0), le président de la République, Emmanuel Macron, a tenu un discours remarqué. Cet événement a marqué les esprits et donné lieu à des célébrations mémorables à Paris.

Les Félicitations d'Emmanuel Macron
Le Président de la République Emmanuel Macron n'a pas tardé à féliciter le Paris Saint-Germain après la première victoire en Ligue des champions, ce samedi, en finale contre l'Inter Milan (5-0). Quelques instants après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions, le Président de la République Emmanuel Macron a posté un message sur X pour féliciter le club, avec une pointe d'humour.
« Champion mon frère », a-t-il commencé son message sur X, reprenant la phrase emblématique du Brésilien Lucas Moura, ancien joueur du PSG qui avait déclaré ses mots après le titre en Ligue 1 en 2013. « Jour de gloire pour le PSG ! Bravo, nous sommes tous fiers. Paris, capitale de l'Europe ce soir », a conclu Macron, supporter revendiqué de l'Olympique de Marseille.
Le Monde avec AFP a rapporté que l’Élysée a salué « une étape historique pour le football français sur la scène européenne » et annoncé une réception officielle, dimanche, par le chef de l’État pour l’équipe et d’anciens joueurs. « Ce succès marque une étape historique pour le football français sur la scène européenne et couronne l’engagement de tout un club et de ses supporteurs », peut-on également lire dans un communiqué dithyrambique.
« PSG, fierté de tout notre pays, joie collective, inoubliable, a tweeté le premier ministre, François Bayrou. Que la fête soit belle et que chacun veille à la sécurité de tous. Pensée pour les forces de l’ordre. » « C’est un moment historique pour le football, a, pour sa part, loué la ministre des sports, Marie Barsacq, auprès de l’Agence France-Presse. Le PSG nous a fait vibrer pendant ces 90 minutes. Ce soir, le PSG est sur le toit de l’Europe. »
Réception à l'Élysée et Discours Présidentiel
Après la victoire historique (5-0) du Paris Saint-Germain face à l'Inter Milan en finale de la Ligue des champions, le président de la République a reçu les vainqueurs à l'Elysée. Emmanuel Macron a invité l'ensemble des joueurs, du staff et certains anciennes gloires du PSG à l'Elysée pour célébrer leur sacre historique.
Le lendemain de la victoire éclatante du Paris Saint-Germain face à l’Inter Milan (5-0), Emmanuel Macron a reçu les joueurs de Luis Enrique à l’Élysée, après une parade triomphale sur les Champs-Élysées. Le président de la République a pris la parole pour adresser un message vibrant aux champions d’Europe.
« Merci d'avoir fait rêver cette jeunesse française. » Au lendemain de la victoire du PSG contre l'Inter en finale de la Ligue des champions, le président de la République Emmanuel Macron a reçu les joueurs et les dirigeants parisiens à l'Élysée. Pendant près de vingt minutes, il a salué la performance historique du club de la capitale.
«Enfin c'est Paris!, a-t-il lancé. Beaucoup savent que je suis un adolescent qui a vibré dans un autre Munich, il y a 32 ans. Je suis pour la réconciliation de tous cette année. 32 ans après l'OM, vous avez remporté la Ligue des champions. Vous l'avez fait d'une manière sublime, monstrueuse. Vous êtes les champions, on a tous vibré."
Avant d'ajouter: "Il y avait un douzième homme, le public français. Cela a été la victoire d'une équipe toute entière, soudée. C'est une équipe, un état d'esprit, une volonté, une solidarité, une ambition. C'est ça le foot qu'on aime voir et que vous avez produit."
Au jeu du « qui-c’est-qui-est-applaudi-le-plus fort ? », la palme revient sans débat à Luis Enrique qui, sous les ors de la République, s’est vu gratifié d’une longue ovation et d’un bon bout de discours d’Emmanuel Macron. Derrière lui, mention honorable pour Ousmane Dembélé, qui en dehors des moments où on l’a nommé, semblait surtout avoir un début de torticolis.
Au moment de poser pour la photo, le patron du PSG a repris la « coupe aux grandes oreilles » des mains d’Emmanuel Macron, qui en avait attrapé l’anse. Le capitaine brésilien du PSG, présent au club depuis 2013, semblait effectivement très ému pendant le discours du président de la République. Cette victoire, je l’espère, sera suivie d’autres récompenses, pour Ousmane Dembélé… Doué, le titre de meilleur jeune. Vous n’avez pas fait vibrer seulement les Parisiennes et les Parisiens, mais un pays entier.
Le président de la République en a profité pour retracer l’histoire du club « Vivre des tragédies, bâtir les plus belles pages. Ainsi va le PSG depuis 1970. Le PSG demeure un club particulier, qui s’est imposé à travers les beaux gestes.
Nasser Al-Khelaïfi mis à l’honneur par le président « Cette victoire, on la doit aussi beaucoup à vous, président Nasser Al-Khelaïfi. Il y a eu des heures heureuses et des heures malheureuses. Et vous n’avez jamais rien lâché. Le Qatar a toujours été un actionnaire exigeant, qui n’a jamais lâché, et je voudrais ce soir remercié l’émir du Qatar, qui y a toujours cru comme actionnaire, et vous comme dirigeant. Vous avez mis cette étoile au-dessus de ce club avec une magnifique histoire. »
Emmanuel Macron salue l’équipe bâtie par Luis Enrique « Je me souviens très bien de ce qui s’est passé quand vous êtes arrivé, beaucoup disaient ne pas comprendre cette équipe. Que cette équipe était jeune, trop jeune. C’est la deuxième plus jeune à avoir gagné. Le football est une affaire de rigueur et de grandeur, c’est aussi une affaire de joie et de plaisir. Vous avez fait de Marquinhos et d’Achraf Hakimi des vieux sages, de cette équipe. »
Le président de la République a ensuite félicité l’équipe du Paris Saint-Germain : « Ici c’est paris ! Et si je puis dire : “Enfin, c’est Paris !” Moi, en étant adolescent, j’ai vibré à un autre Munich, vous le savez, je suis pour la réconciliation de tous. Trente-deux ans après [la victoire de l’OM en ligue des champions], vous avez remporté la Coupe d’Europe, vous l’avez fait d’une manière sublime. Vous avez mis Paris au sommet de l’Europe, c’était magnifique et on a tous vibré. »
« Le public français dans son ensemble a été le 12e homme, mais c’est votre performance à vous, joueurs. C’est la victoire d’une équipe tout entière, soudée, pleine de solidarité. C’est ça le foot qu’on aime voir. Comme le disait Johan Cruyff, “le football, c’est une affaire de transmission”. »
Les premiers mots d’Emmanuel Macron, qui condamne les « violences » « Chère équipe du PSG, Merci d’être là, à l’Elysée, la place où cette équipe doit être ce soir après avoir descendu les Champs-Elysées, avant de rejoindre le Parc, les supporteurs, et peut-être vos familles avant. Avant toute autre chose, on se retrouve dans un moment de joie formidable, mais rien ne peut justifier ce qui s’est passé hier soir, un bilan inacceptable et lourd. Deux personnes tuées, de nombreux blessés, et un policier aujourd’hui dans le coma. Je pense aux commerçants touchés, victimes de ces violences. Et je tiens à remercier les forces de l’ordre, les collectivités locales, aussi, qui aujourd’hui réparent, nettoient. La réponse de l’Etat sera claire, nous punirons. Le football, ce n’est pas cela. »
Emmanuel Macron, dans son (longuet) discours, s’est mélangé les pinceaux comme un défenseur de l’Inter : il a buté sur le nom du gardien du PSG Gianluigi Donnarumma, rebaptisé « Donamura », s’est planté sur l’année du premier titre du PSG (« 1985 » au lieu de 1986) et a souhaité un « crampon d’or » à Ousmane Dembélé, au lieu d’un Ballon d’or, qui récompense le meilleur joueur de la saison.
Composition de l'équipe du PSG
Voici la composition de l'équipe du PSG sur le bus à impériale :
| Poste | Joueur |
|---|---|
| Gardien | Donnarumma |
| Défenseurs | Hakimi, Marquinhos (cap.), Pacho, Nuno Mendes |
| Milieux | Neves, Vitinha, Ruiz |
| Attaquants | Doué, Dembélé, Kvaratskhelia |
| Autres joueurs | Barcola, Zaïre-Emery, L. |
Les Célébrations au Parc des Princes
J'ai filmé les rues de Paris pendant la finale du PSG (reportage)
La fête se prolonge, direction le Parc des Princes ! Après la réception à l’Elysée, les joueurs du PSG doivent ensuite poursuivre les célébrations avec leurs supporteurs au Parc des Princes, où 48 000 personnes ont assisté au match retransmis sur des écrans géants hier soir.
Au programme, des concerts, et une fête en harmonie avec les supporteurs. Le contingent parisien est encore au palais de l’Elysée, et est attendu en début de soirée dans leur antre, au Parc des Princes, pour une « célébration inoubliable » annoncée par le club de la capitale.
Les joueurs du PSG ont conclu leur journée par un grand raout au Parc des Princes, dans le 16e arrondissement de Paris, avec leurs supporteurs. Une manière de mettre un point final à ce week-end doré.
C’est DJ Snake qui ouvre les festivités de la soirée au Parc des Princes. Peu après le coup de sifflet final, DJ Snake a publié sur sa chaîne YouTube le titre « PSG Boyz Freestyle », où Niska chante « Paris, ma ville, elle est magique ».
Marquinhos apporte le trophée. Le capitaine du PSG, qui porte les couleurs du club depuis 2013 et a donc connu les « années de galère et de combats » en Ligue des champions, fait son entrée sur la pelouse du Parc des princes avec la « coupe aux grandes oreilles ».
L’hymne de la Ligue des champions, les lumières qui se tamisent et… l’entrée de l’équipe, désormais sur le toit de l’Europe. Chacun des joueurs annoncés par le speaker du Parc est accueilli par les vivats du stade.

L'Expression "Champion mon frère !"
Avant de recevoir le PSG vainqueur de la Ligue des champions à l’Élysée, Emmanuel Macron a félicité à sa manière le club de la capitale. FOOTBALL - Le coup de sifflet final n’avait pas retenti depuis trois minutes quand Emmanuel Macron a exprimé sa joie. Le PSG venait à peine de remporter sa première Ligue des champions que le chef de l’État a publié sur X un message de félicitations. « Jour de gloire pour le PSG ! Bravo, nous sommes tous fiers. Paris, capitale de l’Europe ce soir », peut-on lire dans ce post qui paraît presque banal. Mais ces quelques mots sont précédés d’une autre phrase qui aura laissé dubitatifs les moins initiés. « Champion mon frère ! », s’enthousiasme le président de la République dans ce qui est une référence à une expression popularisée il y a quelques années par des joueurs du PSG.
Lucas Moura, au club de 2012 à 2018, est revenu il y a quelques mois sur la genèse de cette expression. Elle est née en 2013 lorsque le PSG a remporté le titre de champion de France. « “Frère”, c’était le premier mot que j’ai appris et c’était naturel, j’ai dit “champion mon frère” », se souvient le Brésilien en évoquant une discussion dans le vestiaire avec le capitaine d’alors Mamadou Sakho. Rapidement publiée sur les réseaux sociaux, elle est devenue virale dans les rangs parisiens. Depuis 12 ans, le PSG a multiplié les titres (37 en comptant la Ligue des champions) et les occasions d’utiliser cette expression devenue mythique pour les supporters. Emmanuel Macron qui est plutôt un amateur de l’Olympique de Marseille semble converti. Il aura l’occasion de la répéter de vive voix puisqu’une réception est organisée ce dimanche en fin de journée à l’Élysée. Les joueurs du PSG sont attendus à 19h au palais présidentiel après avoir remonté les Champs-Élysées et avant de passer la soirée au Parc des Princes.
Condamnation des Violences
Alors que le chef de l’État se réjouissait de cette performance, Emmanuel Macron n’a pas éludé les troubles qui ont entaché les festivités. À Paris comme en province, des affrontements violents ont éclaté. Le président a fermement condamné les actes de violence : "On se retrouve dans un moment de joie, mais rien ne peut justifier ce qu’il s’est passé lors des dernières heures. Les événements sont inacceptables, ils ont privé nos compatriotes de bonheur."
Le chef de l’État, profondément affecté, a insisté sur la gravité du bilan humain : "Deux personnes sont mortes. Je pense à notre policier dans le coma, qui venait en soutien à ses collègues. La nation est endeuillée. Nous punirons, on sera implacables. Le football, ce n’est pas ça.