Championnat du Monde de Handball : Tableau des Médailles et Performances Tricolores

La 29e édition des Championnats du monde masculin de handball se déroulera en Norvège, au Danemark et en Croatie du 14 janvier au 2 février 2025. La France est la nation la plus titrée, avec 7 victoires à son actif (1995, 2001, 2009, 2011, 2015 et 2017), et compte également deux médailles d’argent (1993 et 2023) ainsi que quatre médailles de bronze (1997, 2003, 2005 et 2019). Pas étonnant alors de retrouver des Français au sommet du classement des joueurs les plus titrés.

Thierry Omeyer et Nikola Karabatic ont remporté le Championnat du monde de handball 2011 avec l’équipe de France.

En finale du Championnat du monde masculin 2025, le Danemark a battu la Croatie 32-26. Dominateur du début à la fin de la rencontre comme il l’a été tout au long du tournoi, le Danemark s’est imposé, dimanche 2 février, contre la Croatie (32-26), à Oslo (Norvège), en finale du championnat du monde. La sélection de Nikolaj Jacobsen s’adjuge ainsi un quatrième titre mondial d’affilée, qui s’ajoute à sa victoire il y a six mois aux Jeux olympiques de Paris, en finale face à l’Allemagne.

Comptant jusqu’à dix points d’avance au tableau d’affichage, le collectif danois s’est montré intraitable face aux Croates - tombeurs des Français en demi-finales - dépassés par le rythme des champions en titre et fragilisés par l’expulsion de leur joueur-clé, Marko Mamic. Le Danemark a été porté notamment par l’immense talent de Mathias Gidsel, buteur, passeur, et logiquement désigné meilleur joueur de la compétition. Il a pu compter aussi sur la solidité de son gardien de but, Emil Nielsen, très largement au-dessus des autres gardiens du Mondial. Il a réalisé dimanche, devant les 16 000 spectateurs de l’Unity Arena d’Oslo, son trente-septième match d’affilée sans défaite.

Ce n’est pas le métal qu’ils prospectaient dans ce championnat du monde, mais les Bleus s’en satisferont. Le bronze obtenu, dimanche 2 février, en petite finale face au Portugal (35-34), à Oslo en Norvège, leur permet d’ajouter une médaille à la collection déjà riche du handball français, et d’afficher un autre visage après leur prestation désastreuse, jeudi, en demi-finale contre la Croatie (28-31).

Ce soir-là, dans le chaudron bouillant de l’Arena Zagreb, les joueurs entraînés par Guillaume Gille avaient été pris de vitesse, dès le début de la rencontre, par leurs adversaires croates. Cette fois, sur le parquet de l’Unity Arena, ils ont retrouvé la rapidité et la précision dont ils ont fait montre tout au long des phases de poules - conclu sur un sans-faute de six victoires en six matchs - et qui les avaient aidés à remporter sur le fil leur quart de finale face à l’Egypte.

La France doit son succès du jour à une parade impeccable de Charles Bolzinger dans les dernières secondes de la partie, à la détermination des Bleus, parfois menés au score mais jamais résignés, et à l’énergie d’Aymeric Minne.

« Aymeric a montré la voie », se réjouissait à la mi-temps le jeune commentateur Nikola Karabatic, qui a mis fin à sa carrière en 2024, année contrastée pour les Bleus puisqu’elle avait débuté en janvier par un titre de champion d’Europe en Allemagne, avant l’énorme désillusion de leur élimination en quarts de finale des Jeux de Paris, en août, contre l’Allemagne.

Le Nantais Minne, rarement titulaire en équipe de France jusqu’ici, a été aligné en début de partie face aux Portugais. Il s’est montré tout de suite décisif par sa polyvalence, sa mobilité et son efficacité dans les shoots (10 buts en 13 tirs). Aymeric Minne a confirmé son statut « On avait besoin de sa vivacité, sa puissance », avait confié Nedim Remili à la fin de la rencontre contre la Croatie, au cours de laquelle la France avait été vite privée de ce joueur-clé, expulsé sur carton rouge. Dimanche, Aymeric Minne a confirmé son statut et rappelé à ceux qui l’avaient oublié que le club de Nantes dispose de nombreux talents, puisque Julien Bos, à l’aile, s’est montré solide lui aussi.

Le Portugal ne manquait pas de talent non plus, à commencer par le jeune Francisco Costa, 19 ans, toujours à l’affût du moindre ballon et auteur de quelques tirs impressionnants. L’équipe de Paulo Peirera a pu compter également sur un excellent gardien avec Gustavo Capdeville. Chez les gardiens tricolores, la partie décevante de Rémi Desbonnet a été compensée par plusieurs arrêts de Charles Bolzinger, son partenaire de club à Montpellier, dont celui qui a scellé la victoire française à quelques secondes de la fin du temps réglementaire.

Comme il en a l’habitude, Guillaume Gille s’est autorisé de nombreuses rotations durant le jeu, là où d’autres coachs, à l’instar de Nikolaj Jakobsen pour le Danemark, préfèrent conserver les mêmes joueurs sur la plus grande partie du match.

« La valeur d’une médaille n’est jamais anodine. Je ne galvaude jamais ce type de consécration, réagissait, en amont de cette petite finale, le sélectionneur français. On a été, avec le handball français, habitué au foie gras avec la médaille d’or. Néanmoins, chaque aventure qui nous permet de nous retrouver [sur un podium] témoigne d’un engagement qui est remarquable et que je ne veux pas minimiser. »

« C’est un nouveau cycle qui commence et ça récompense notre travail, estime Aymeric Minne, interrogé à l’issue de la petite finale. Ça va nous forger pour la suite. Mais les Nordiques, champions du monde en 2019, 2021, 2023, ont conservé leur titre en battant la Croatie (32-26) en finale, dimanche en fin de journée.

Podium du Championnat du Monde de Handball 2017

Parcours de l'Équipe de France Féminine

Alors que l’équipe de France féminine s’avance avec ambition vers le dernier carré du Mondial IHF 2025 et la demi-finale face à l’Allemagne (vendredi à 17h45, en direct sur beIN Sports et TFX) , les filles de Sébastien Gardillou devront montrer un visage conquérant si elles veulent conserver le titre acquis il y a deux ans. « La victoire est une grande menteuse. » La citation est signée Sébastien Gardillou mais ne vous trompez pas. Si le sélectionneur de l’équipe de France féminine est « très heureux » que les Bleues se soient qualifiées pour le dernier carré du Mondial IHF 2025 en battant le Danemark en quart de finale (31-26), il ne veut surtout pas que le collectif tricolore s’endorme sur ses lauriers.

« J’ai coutume de dire que la défaite, comme la victoire, sont des ennemies. Ou on s’émerveille, ou on se désole d’un résultat. La seule chose que je vois, c’est que l’équipe de France est une nouvelle fois dans un dernier carré, mais que y être est une étape. Y exister et arriver à, peut-être, gagner une médaille, en est un autre », avance le sélectionneur. A qui plusieurs statistiques n’ont pas échappé. C’est la première fois que les Bleues remportent un match à élimination directe dans une grande compétition depuis son entrée en fonction à l’automne 2024, mais c’est surtout la onzième fois en dix ans, toutes compétitions confondues, que l’équipe de France atteint les demi-finales.

« Et ça, surtout dans un contexte de groupe renouvelé, ce n’est pas à minimiser. Les signes, pourtant, n’étaient pas très encourageants après la défaite dans le dernier match du tour principal face aux Pays-Bas (23-26). Une attaque en berne, une défense en difficulté à l’heure d’aider les gardiennes, des pertes de balle en veux-tu, en voilà. Mais l’équipe de France, comme souvent, a su se forger dans l’adversité. « Tamara a déclenché une réunion mardi soir. Depuis que je suis arrivée en équipe de France en 2019, il y a toujours un moment où on est moins bien dans le jeu, et où la capitaine réunit tout le monde », explique Méline Nocandy, revenue de blessure mercredi. « Dans ces réunions, tout le monde parle, jeunes comme anciennes. Il y a des pleurs, tout le monde lâche ce qu’il a sur le coeur. Et on a vu qu’on n’était pas la même équipe face au Danemark que contre les Pays-Bas. » Et Hatadou Sako d’ajouter : « On avait conscience d’avoir déjoué sur certains plans, de ne pas avoir été assez sérieuses sur d’autres. On a remis les choses en place en se parlant.»

C’est donc avec « un gros supplément d’âme » que les Bleues ont fait déjouer une équipe danoise qui, jusque là, marchait sur l’eau. « Quand tu es dans cet état là, tu fais des choses sur le terrain dont tu n’as même pas conscience. On a, alors, retrouvé l’équipe de France conquérante, dont l’ADN a toujours été bâti autour de la défense. « Parce que c’est toujours de là que ça part, ça donne le don dès les premières minutes, » note Hatadou Sako, la gardienne bleue. Comme ses coéquipières, la vainqueure de la dernière Champions League avec Györ a répondu présente face au Danemark, avec neuf arrêts.

Mais non seulement les Françaises ont annihilé l’attaque adverse, mais elles ont aussi livré une partie offensive de grande qualité. Et elles ne comptent surtout pas s’arrêter en si bon chemin. « A nous, les filles les plus expérimentées, de dire aux autres: attention ! On a gagné le Danemark, mais on ne doit pas se mettre en position de vulnérabilité. Il ne faut surtout pas baisser la garde, parce que l’Allemagne, ça ne va pas être plus simple, » prévient la gardienne.

Car toute faille sera exploitée car une équipe allemande qui atteint le dernier carré d’un championnat du monde pour la première fois depuis 2017. « Annika Lött, qui joue avec moi à Brest, m’en parle depuis quatre mois de ce Mondial. Ce n’est pas juste une compétition, c’est quelque chose qui transcende les joueuses allemandes. Comme ça a pu être le cas pour nous avec les Jeux », continue Méline Nocandy.

D’ailleurs, en évoquant les Jeux Olympiques de Paris, on a forcément le souvenir d’un match poussif, gagné au forceps de trois buts (26-23) par une équipe de France qui avait lutté contre les grands gabarits adverses. « L’Allemagne est une équipe avec beaucoup de qualité, mais c’est surtout le contexte qui rend cette équipe dangereuse. Elle joue cette compétition à domicile. En plus, elle est capable de mettre beaucoup d’impact physique, avec des profils très différents sur la base arrière », décrypte le sélectionneur. Dont les joueuses ne se projettent surtout pas sur la suite, alors que l’ogre norvégien semble déjà destiner à atteindre la finale.

« Il n’y a rien qui ne m’énerve plus que ces gens qui me disent qu’on est programmé pour retrouver la Norvège.

Podium du Championnat du Monde de Handball Féminin

Retransmission des Matchs

Le Championnat du monde de handball féminin 2025 est diffusé en direct et en intégralité sur beIN SPORTS. Plusieurs matchs de la France seront également retransmis en clair par le groupe TF1 dont France-Tunisie et France-Pologne sur TFX.

FRANCE - NORVEGE (Handball : Finale du championnat du monde 2017 : Match en intégralité sur TF1)

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