Larry Bird : Un Palmarès NBA Légendaire

Magic Johnson et Larry Bird, deux noms qui résonnent comme des légendes dans le monde du basket-ball, ont marqué une époque et révolutionné la NBA. Bien avant l’avènement de Michael Jordan, sa rivalité avec Magic Johnson assura le succès de la NBA. Leur rivalité féroce et leur amitié inattendue ont laissé une empreinte indélébile sur l’histoire du sport.

Larry Bird est un joueur de basket américain né à West Baden Springs, Etats Unis en 1956. Évoluant au poste d’ailier, il rejoint la NBA en 1979, drafté en 6ème position en 1978 par les Boston Celtics .

Pour comprendre Larry Bird, il faut comprendre d'où il vient. Il était une fois, dans une ville perdue au beau milieu du grand nulle part de la cambrousse américaine, un drôle de petit bonhomme qui vivait avec ses parents et ses cinq frères et sœurs. Originaire d’une ferme de l’Indiana, Larry Bird se verra offrir une opportunité de jouer dans l’université de l’Indiana dans l’équipe de basketball des Hoosiers. Ce changement brutal de monde entre le milieu urbain et rural représente un fossé trop important pour Larry, il reviendra dans sa ferme quelques semaines plus tard.

Dans les années 60, French Lick, commune de 2300 âmes, c'est l'image même de la pauvreté anodine des grands espaces états-uniens où chacun est obligé de jongler d'un job à l'autre pour pouvoir péniblement joindre les deux bouts. S'il a conscience d'être pauvre, Larry n'en est pas pour autant malheureux. Dans ces conditions, Bird apprend dès l'enfance que la valeur d'une personne ne tient pas à la profondeur de son compte en banque, mais à l'ardeur que celle-ci met à la tâche.

A l'origine, le basket n'est pourtant pas le sport favori du petit Larry qui était un fan mordu de baseball. Les choses commencent pourtant à s'emballer puisqu'au terme de son passage au lycée, Larry est l'un des joueurs les plus courtisés du pays et tous les gros programmes (Kentucky, St. Malheureusement pour lui, Larry n'évoluera jamais sous ses ordres puisqu'il décide de quitter la fac avant même la reprise des entraînements. « Je me sentais perdu au milieu de ce campus », se souvient-il. Ayant renoncé au prestige de jouer pour IU, « l'oiseau » rentre au nid pour se mettre en quête d'un job et c'est ainsi qu'il devient cantonnier !

Cet été 1975, Larry remportera son premier trophée, la médaille d’or des championnats universitaires mondiaux. La saison 78-79, Larry va permettre à son équipe de participer au tournoi final de NCAA. Ils termineront la saison invaincue avec un bilan de 33 victoires avant de se retrouver face aux Spartans de Michigan pour la grande finale du Final Four de NCAA. La hype est totale autour de ce match, près d’un Américain sur 4 se sont rassemblés pour assister à cet événement. Avec l’affrontement de deux jeunes prodiges, d’un côté chez Indiana, Larry Bird, et de l’autre chez les Spartans, Magic Johnson ! Après ce premier affrontement, remporté par Magic, les deux hommes resteront liés à jamais dans l'imaginaire des fans.

Réparer les panneaux indicateurs, tondre la pelouse, déblayer la neige ou même vider les poubelles, voilà à quoi il passe ses journées une année durant, avant que sa mère ne le convainque finalement de reprendre ses études. En trois années, il va transformer cette équipe en véritable machine à gagner. A cette époque, Larry a atteint sa taille d'adulte (2,06 m) et possède déjà l'essentiel des qualités qui lui permettront d'atteindre les sommets. Madame Nature ne s'est cependant pas montrée avare, puisqu'en plus de sa taille, elle a doté l'oiseau d'une coordination et d'une vision de jeu hors du commun. Au fil des matches, sa réputation grandit et une véritable « Bird mania » gagne les Etats-Unis.

Débuts Remarquables en NBA

LARRY BIRD ET MAGIC JOHNSON, MEILLEURS ENNEMIS - LNS #35

Ce qui est sûr, c'est que ni les Lakers ni les Celtics n'auront jamais eu à se plaindre d'avoir choisi ces deux joueurs-là, même si les dirigeants de Boston eurent un choc en voyant leur rookie arriver en pré-saison avec un index droit complètement et irrémédiablement tordu après qu'il se le soit fracturé durant l'été en jouant au baseball.

La première saison NBA de Larry Legend est tout simplement remarquable ! Il faut rappeler que la saison qui précède l’arrivée de Bird, les Celtics ont un bilan de 29 victoires pour 53 DEFAITES ! Ils termineront cette nouvelle année avec tout simplement le 3e meilleur bilan de l’histoire de la franchise, soit 61 victoires et 21 défaites, sacré changement en seulement une année… Les Celtics se feront stopper en finale de Conférence par les Sixers de Philadelphie (4-1). Individuellement, la première saison de Bird est un carton, il est sélectionné lors de son année de rookie, au All-Star Game. A la fin de la saison, il termine avec des stats hallucinantes : 21 points, 10 rebonds soit le meilleur marqueur et rebondeur de sa franchise. Il sera élu Rookie of the Year, nominé dans la NBA All-Rookie First Team.

Dès sa première saison, Bird prend le titre de Rookie de l’année, tandis que Magic remporte le titre NBA avec les Lakers, ajoutant à son palmarès le trophée de MVP des finales. Les années suivantes voient les deux joueurs dominer la ligue, se retrouvant en finales à plusieurs reprises. Cette période de compétition intense marque paradoxalement la fin de leur « guerre froide ».

L'Ascension vers le Titre : Champion NBA

La saison suivante marquera un tournant pour l’avenir de la franchise des Celtics mais aussi celle de Bird, suite à l’arrivée de Kevin McHale drafté par les Celtics grâce à l’échange avec les Warriors mais aussi de Robert Parish, le futur Big Three des Celtics. Ils termineront cette saison sur un bilan de 60 victoires et 22 défaites, premier de leur Conférence, ils sont directement qualifiés pour les demi-finales de Conférence. Boston retrouvera les Bulls de Chicago, sans grand suspense les Celtics remportera cette série 4-0 afin de s’offrir une revanche face aux Sixers en Finale de Conférence. Cette fois-ci ce sont les partenaires de Larry Bird qui gagneront leur billet pour les NBA Finals dans un duel étouffant qui terminera sur un Game 7 sur le score de 91-90 ! Sur leur route ils retrouvent les Rockets de Houston emmené par un certain Moses Malone, mais les Celtics seront dominants et Larry Bird va remporter sa première bague de champion NBA.

L’été qui suit est déterminant. Robert Parish arrive en provenance de Golden State. Kevin McHale est intronisé 6e homme. Avec l’apport de Cedric Maxwell dans le frontcourt, les Celtics mettront la main sur le titre en juin 1981. Bird est décisif en playoffs, notamment contre Philadelphie en finale de Conférence Est, alors que son équipe est menée 3-1. Contre le Houston de Moses Malone, l’ailier sophomore est tout aussi irrésistible. La « Green Team » s’impose deux fois dans le Texas et plie la Finale en six manches. La franchise du Massachusetts renoue enfin avec son glorieux passé. Surtout, les duels Bird-Magic promettent de donner à la NBA une nouvelle dimension.

Les Saisons 82 et 83 : Des Défis à Surmonter

Les saisons 82 et 83 seront moins glorieuses pour notre ami Bird, en tout cas d’un point de vue palmarès. Lors des playoffs 1982, les Celtics se retrouvent de nouveau face aux Sixers pour ces finales de Conférence, nous avons le droit de nouveau à un duel épique entre ces deux franchises, où le game 7 sera déterminant. Malheureusement pour les partenaires de Larry, ce sera une défaite au TD Garden, où les supporters demandent aux joueurs des Sixers « BEAT LA » un discours qui reviendra souvent dans cette arène dans un avenir proche ! Les playoffs 1983 se termineront plus rapidement que les saisons précédentes, après avoir franchi le premier tour contre les Hawks d’Atlanta, les Celtics font subir un incroyable sweep face aux Bucks de Milwaukee emmené par un certain Don Nelson qui vient d’être élu Coach de l’année et Sidney Moncrief, fraichement élu défenseur de l’année.

La Saison 1984 : MVP et Revanche

La saison 1984, les Celtics vont retrouver le goût de la victoire, terminant leur saison régulière avec un bilan de 62 wins et 20 défaites. Larry Bird terminera MVP de la saison régulière pour la première fois, après avoir terminé second les trois années précédentes ! Il sera élu dans la All-NBA First Team ainsi que dans la NBA-All Defensive Second Team. Ses stats sont brillantes avec 24 points, 10 rebonds, 7 passes et 2 interceptions. Lors des playoffs, après avoir éliminé tour à tour les Bullets de Washington puis les Knicks de New York et avoir pris leur revanche sur les Bucks sur une série 4-1, les Celtics vont retrouver les NBA Finals. Sur leur route cette fois-ci ce sont les Lakers de Magic Johnson, nous retrouvons notre duel de championnat universitaire, qui avait fait tant parler ainsi que ce mythique Lakers-Celtics ! Et ce duel ne va pas nous décevoir, le gagnant sera déterminé dans le Game 7 au TD Garden dans une ambiance électrique, c’est bien Larry Bird cette fois-ci qui remportera son duel face à son meilleur ennemi Magic. Il remportera une deuxième bague de champion NBA ainsi que le trophée de MVP des NBA Finals avec des stats impressionnantes 27 points et 14 rebonds sur cette série. Quant à Magic il aura réalisé deux triple doubles.

En 1984, Larry est désigné MVP de la saison régulière et retrouve Magic en Finales. Une première depuis la perte du titre NCAA avec Indiana State. Cette série est inoubliable. La chaleur qui règne au Boston Garden - sans air conditionné - lors du Game 5 oblige les joueurs à se désaltérer quasiment à chaque remise en jeu. Dans cette rencontre rebaptisée « Heat Game », Bird score 34 points. La série va jusqu’au 7e match. Le 12 juin, Boston l’emporte 111-102 chez lui.

Les Années de Gloire : Titres et Récompenses

L’année suivante, il est toujours aussi injouable. Le n°33 tourne à 28.7 points et décroche logiquement un second titre de meilleur joueur de la Ligue. Blessé au doigt en Finales, toujours contre les Lakers, il ne peut empêcher les Celtics de s’incliner en six matches. La saison 1985-86 sera celle du 16e titre de Boston avec un « Larry Legend » au sommet de son art. Troisième titre de MVP. Troisième bague. Deuxième titre de MVP des Finales. Il s’est aussi adjugé le Three-Point Shootout lors du All-Star week-end, ce qui deviendra une habitude (trois titres consécutifs). Dans la Finale contre Houston, il est proche d’un triple-double de moyenne (24 pts, 9.7 rbds, 9.5 pds).

Si ses stats personnelles sont supérieures, l’année 1986-87 se révèle décevante. Défaite en Finales NBA face aux Lakers en six manches. Bird pensait avoir fait le plus dur en finale de Conférence Est contre le jeu assez violent de Detroit. A 30 ans, la légende commence à accumuler les pépins. Son dos, notamment, le fait de plus en plus souffrir. Les douleurs sont causées par l’inflammation d’un disque et une malformation congénitale.

Bird frôle la barre des 30 points de moyenne en 1987-88 mais doit s’incliner devant Detroit après s’être montré héroïque contre Atlanta et Dominique Wilkins en demi-finales de Conférence Est. La saison qui suit sera désastreuse. L’icône verte dispute six rencontres seulement. En 1990 et 1991, le triple MVP de la Ligue totalisera 75 et 60 matches. La dernière, en 1991-92, sera un long calvaire. Le vieux renard ne disputera que quatre des sept matches de la série perdue contre Cleveland en demi-finales.

La Dream Team et la Retraite

Heureusement, la fin de carrière de « Larry Legend » fut plus glorieuse. Larry est de l’expédition à Barcelone avec la « Dream Team » I. Bird a combattu Magic toute sa carrière. Il se retire avec lui, l’or autour du cou. Larry Joe Bird naquit pour jouer au basket. « The Hick from French Lick » (le Pèquenaud de French Lick) le souligna à plusieurs reprises : « C’est mon truc. J’adore le basket. Je ne veux rien faire d’autre.

Résultat, moins de 10 jours après avoir ébloui la planète et remporté l’or olympique, il tire sa révérence. Il a 35 ans.

Reconversion en Entraîneur et Dirigeant

Cinq ans après sa retraite, le terrain le démange à nouveau, et il accepte un poste de coach à Indiana. En seulement trois petites saisons, Larry Bird a transformé le visage d'une équipe, la faisant passer d'un niveau moyen à un prétendant sérieux au titre. Élu coach de l'année en 1998 - seule personne à avoir été élue meilleur joueur puis meilleur entraîneur de la NBA -, il obtient également le trophée du meilleur dirigeant en 2012.

En effet, après avoir quitté les parquets puis le banc, Larry Bird a endossé le rôle de président des opérations sportives à Indiana, prouvant à la planète entière qu'en matière de business sportif le patron, c'est lui.

Larry Bird est une légende vivante qui a marqué la mémoire collective de plusieurs générations. Larry Bird est considéré comme le meilleur joueur blanc et un des meilleurs tireurs de l'histoire de la ligue. Il possède un des palmarès les plus complets de NBA :

Récompense Année(s)
Champion NBA 1981, 1984, 1986
Sélectionné au NBA All Star Game 12 fois
All NBA First Team 9 fois
NBA Rookie of the Year 1980
NBA All Star Game MVP 1982
NBA Finals MVP 1984, 1986
NBA MVP 1984, 1985, 1986

Élu parmi les 50 meilleurs joueurs du cinquantenaire de la NBA en 1996, il est introduit au Hall of Fame en 1998, pour sa carrière individuelle et en 2010 en tant que membre de la Dream Team avec qui il a remporté la médaille d’or aux Jeux Olympiques de 1992.

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