Michel Ménard, né le 20 mai 1961 à Saint-Berthevin-la-Tannière (Mayenne), est un homme politique français dont le parcours est marqué par un engagement constant envers les valeurs de gauche et le service public.

Origines et débuts
Fils d’agriculteurs, Michel Ménard est issu d’un milieu modeste. Il aime se souvenir d’où il vient : « Un milieu modeste. » Il est fils d’agriculteur originaire d’un petit village de 300 âmes en Mayenne, Saint-Berthevin-la-Tannière. « Je suis né « de parents agriculteurs, sur une petite ferme, une famille très modeste, et c’est peut-être ça qui m’a mobilisé sur les questions d’égalité et d’accès à l’éducation », a expliqué Michel Ménard.
Il grandit dans une ferme avec douze vaches, trois pièces dans la maison et un poêle à bois, une vie qu’il décrit comme rude. C’est pour cette raison que Michel Ménard a envie de s’engager rapidement dans l’éducation populaire.
Engagement dans l'éducation populaire et débuts en politique
Dès l'âge de 18 ans, Michel Ménard s'engage dans les mouvements de jeunesse et d'éducation populaire. À 19 ans, il encadre des colos. À 20 ans, il devient formateur aux Francas pour former les futurs animateurs. Après une scolarité au lycée Ambroise-Paré de Laval et une formation d’instituteur à Nantes, il effectue un service civil de deux ans au sein de la fédération des amicales laïques de Loire-Atlantique. Je fais ensuite l’école normale pour devenir enseignant.
Son engagement militant se concrétise par son adhésion au Parti Socialiste en 1986, auquel il est resté fidèle depuis. En 1986, la gauche perd les élections législatives. Les fonctions électives viennent un peu plus tard.
Ascension politique
Les fonctions électives viennent un peu plus tard. Il est secrétaire de section, puis adjoint de Jean-Marc Ayrault à Nantes, en 1995. Jacques Chirac vient d’être élu Président, mais dans ce bastion socialiste, la gauche fait bloc. Il y avait de vrais débats à l’époque. C’est moins vrai aujourd’hui, on n’est plus aussi nombreux.
Par la suite, il devient conseiller départemental en 2001, et le restera. Élu de cette assemblée depuis 2001, l’homme de 60 ans succède à Philippe Grosvalet, qui ne se représentait pas, à la tête du seul département à gauche dans la région des Pays de la Loire.
En juin 2007, il est élu député de la cinquième circonscription de Loire-Atlantique, sous la bannière du Parti Socialiste, battant Robert Diat. Durant deux mandats (2007-2017), Michel Ménard a été député de Loire-Atlantique, avant d’être battu aux législatives de 2017 par la candidate de la majorité présidentielle, Sarah El Haïry, devenue depuis secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse.
Candidat à une deuxième réélection aux législatives 2017 dans la Loire-Atlantique (5e circonscription)[7]. Alors que La République en marche présente une candidate face à lui, Sarah El Haïry, il se déclare prêt à faire partie de la majorité présidentielle d'Emmanuel Macron s'il est élu[8]. Il obtient 13,95 % des voix, en deuxième position derrière Sarah El Haïry (41,35 %)[10]. Michel Ménard est le seul candidat socialiste de Loire-Atlantique à se maintenir après ce premier tour[11].
Depuis 2011, il est président de l'Office public de l'habitat de Loire-Atlantique.
Présidence du Conseil Départemental de Loire-Atlantique
Le 1er juillet, Michel Ménard est devenu le nouveau président du département de Loire-Atlantique, resté à gauche. Il y avait peu de suspense mais un soupçon d’émotion ce jeudi après midi dans l’hémicycle. Michel Ménard (PS) a été élu président du conseil départemental de Loire-Atlantique face au chef de file de la droite et du centre Laurent Turquois, avec 36 voix contre 25 (et un bulletin blanc).

Désormais à la tête du conseil départemental, il aura à cœur de « réconcilier les citoyens et les institutions », en mettant en place budgets participatifs ou droit d’interpellation. Dimanche 27 juin, les électeurs de Loire-Atlantique ont voté dans 31 cantons, pour le second tour des départementales.
Il se dit "confiant et serein" parce "qu'il bien préparé sa candidature". Michel Ménard savait depuis plusieurs semaines que le président sortant, Philippe Grosvalet, ne se représenterait pas. Et c'est ensemble qu'il ont travaillé à l'union de la gauche. Philippe Grosvalet "a pris la décision d'arrêter parce que la situation est bonne" affirme Michel Ménard. "Beaucoup de communes ont basculé à gauche aux Municipales, le bilan est bon et le projet nous l'avons écrit ensemble".
S'il est élu, le candidat de la gauche affirme qu'il continuera à travailler collectivement, comme le président sortant. Il estime donc que les conditions sont réunies pour que le département reste à gauche. Réponse à Gatien Meunier, le leader de l'opposition qui affirmait il y a quelques jours que le président sortant craignait une défaite.
Philosophie et valeurs
Michel Ménard, qui aspire à devenir président du Département de Loire-Atlantique, n’est pas un champion de la com’. À 60 ans tout juste, il préfère dire qu’il aime travailler le fond. Il aime la gauche et n’a jamais changé d’un iota dans ses convictions politiques.
« Je n’ai jamais eu de plan de carrière, mais chemin faisant on prend des responsabilités… », a indiqué pudiquement celui qui a aussi été conseiller municipal à Nantes.
Il vit de la politique et en a fait un métier, c’est un fait.
Vie personnelle
Cet homme veuf, et père de trois enfants (25, 27 et 30 ans), aime se souvenir d’où il vient. On connaît le politique, un peu moins l’homme. Celui qui court une fois par semaine, entre 10 km et 15 km, ou qui adore pratiquer le ski alpin.
« Michel est un homme simple, pas prétentieux pour un sou, confie son ami syndicaliste Pascal Priou. Quand il nous rejoint pour jouer aux boules, il enlève son costume et met son tee-shirt. Je le connais depuis trente ans, il n’a pas changé. Il n’est pas droit dans ses bottes, mais droit dans ses valeurs.
«Mon parcours politique, il ressemble à celui de Philippe Grosvalet», affirme Michel Ménard. Un homme issu d'un milieu modeste, qui s'intéresse à l'éducation populaire et grimpe les échelons du parti socialiste.