Maxime Bouquet: Biographie d'un Talentueux Handballeur Français

Maxime Bouquet est un jeune demi-centre de handball français dont le talent et la détermination ne cessent de faire parler de lui. Cet article retrace son parcours, ses débuts prometteurs, son ascension dans le monde du handball et son impact au sein du Handball Club Cournon d'Auvergne.

Un joueur de handball en action.

Les Débuts à Langeac

L’histoire de Maxime Bouquet commence dans un petit village de Haute-Loire, à Langeac, situé entre Saint-Flour et Le Puy-en-Velay. Parmi ses quelques 4 000 habitants, le jeune Maxime découvrait le monde du ballon dans la main, il a alors tout juste 4 ans. Plus le temps passe et plus la passion est grande à tel point que ce petit gars a frappé dans l’œil du grand et regretté Christophe Hamann qui n’a pas hésité à le prendre sous son aile au Pôle Espoir d’Aurillac.

Ascension et Expériences

Après deux saisons en N3 au Handball Olympique Le Puy Chadrac, Maxime Bouquet intègre le centre de formation du Valence Handball. Après son expérience Valentinoise, celui qu’on appelait le « Capitaine crochet » prend la direction du Sud et se retrouve propulser au troisième échelon national à Rodez. Lors de sa première saison, le néo-ROCiste vit une saison mitigée sur un plan collectif avec une sixième place au classement mais que d’expérience engrangée ! Aux côtés d’Aurélien Simon et Morgan Besset que l’on peut suivre dans la Poule 1, Max rempile pour une deuxième saison bien plus décevante.

Reversé en poule de relégation, le ROC ne trouvera pas les ressources nécessaires et conclut sa saison avec une descente en Nationale 2. Après cette aventure, le futur crack de Cournon a tranché dans le vif : « Il y a deux raisons, premièrement ma copine est en école de Kiné à Vichy et quand je suis arrivé à Rodez, j’ai repris mes études en comptabilité. Comme je voulais poursuivre après mon BTS, je ne me voyais pas capable de répondre à l’exigence d’un club digne de la N1 avec le travail que je devais fournir entre l’alternance en cabinet et les cours » .

L'équipe de France masculine de handball.

L'Arrivée à Cournon et l'Explosion

Passé de N1 à N3, Maxime savait que ce choix rimait avec l’expression « reculer pour mieux sauter ». Lors de sa première saison chez les Dragons, lui et ses coéquipiers survolent le championnat ne laissant filer des points que par trois fois avec la plus belle des récompenses, à la fin, pour le HBCCA : la montée en Nationale 2. La première saison des Cournonnais chez nous ? Vous l’avez découvert tout au long de la saison au travers de nos résumés. Un promu sans pression qui décidait de jouer toutes ses chances à l’image de Bouquet et ses 18 tirs de moyenne pris par match ! En effet, on se rappelle que les Auvergnats n’ont jamais connu de grosses déconvenues, et ont même su accrocher les plus grosses écuries à l’image de ce 31-32 face à Lyon-Caluire (N1). Une première saison, donc, qui a donné des ailes à un club qui projette de jouer la montée d’ici trois ans.

Le jeune demi-centre de 24 ans a terminé meilleur buteur du championnat de Nationale 2 avec 212 unités lors du dernier exercice, la première saison de Cournon à ce niveau. Une prouesse qui en a surpris plus d’un avec une ligne de stat’ digne des plus grands : 10.6 buts/matchs, 56.8% de réussite sur la saison, une pointe à 16 buts lors du match contre Marsannay !

Pour cela, il faut savoir prendre le temps de construire un effectif et cela a commencé cet été avec les arrivées de Loncarevic ainsi que Lazic et Magoure : « On en veut toujours plus mais de voir des gars comme Ivan ou Yoann venir en Auvergne, ça fait vraiment plaisir. En espérant qu’on atteigne l’objectif sur 2 ans ! » réagit notre pistolero qui a déjà placé ses prochaines échéances : « A court terme, collectivement, nous devons garder l’engagement défensif et surtout l’état d’esprit collectif qu’on a.

Avec les changements opérés cet été, notre Max « Harden » Bouquet (en référence à la star des Houston Rockets, James Harden, qui a la fâcheuse tendance à prendre énormément de tirs aussi) est conscient que son jeu doit évoluer : « Ce n’est pas le fait que je prenne 15 shoots, c’est surtout la façon dont je les prends, il (Nebojsa Loncarevic) recherche un jeu plus collectif avec la passe de plus pour une situation plus facile » . La saison passée, l’ancien ailier reconverti sur la base arrière a profité de la pleine confiance de son ancien entraîneur, Karim El Maouhab, pour imprimer le jeu de son emprunte. Atout offensif numéro 1, le président Cournonnais met en garde son joueur : « Il est un élément important de l’équipe mais par le niveau et nos objectifs, il devra accepter ces changements. Il aime marquer mais plus le niveau va monter plus il sera en échec si collectivement il n’adhère pas au systeme de jeu » .

Va-t-il abandonner la course au titre de meilleur buteur ? Bouquet insiste : « L’objectif c’est plutôt que le danger vienne de partout. On a commencé à voir ça le week-end dernier (samedi 2 novembre contre Saint-Etienne), on est 4 dans l’équipe à mettre plus de 5 buts et on gagne +15. Je préfère largement ça à un match comme Caluire l’an dernier où je marque beaucoup mais où on prend -12. A l’avenir, on va donc voir évoluer un gros scoreur qui sera également capable de lâcher la passe en plus pour des situations de tirs plus ouverts ? C’est la direction que le jeune Auvergnat doit prendre et il en est conscient.

Style de Jeu et Perspectives d'Avenir

Quel est ton style de jeu sur un terrain ? Je ne sais pas si on peut parler de style, je suis un joueur qui aime aller au duel et tirer ‘’à travers ‘’.

Maxime Bouquet en a gros sur la patate. « Ce début de saison, c’est chiant... On attend avec impatience la seconde phase, dit-il. Heureusement que j’ai autre chose à côté. Il n’en oublie pas pour autant le match de gala de ce soir, duel « sans pression » face à une équipe d’Istres qu’il avait déjà croisée lors d’une rencontre de préparation avec Valence, il y a quelques années.« Il y a un monde d’écart. On l’avait vu contre Billère, l’an dernier (43-24, en 16es de finale). Et pourtant, on était en confiance », note-t-il.

Observé par des clubs alléchés, Bouquet aurait pu prendre la tangente cet été. « Je ne le regrette pas du tout », balaye l’ailier tatoué qui rappelle souvent que « Rodez a changé (sa) vie ». « J’ai mes études, je m’entends bien avec mes coéquipiers. Je ne sais pas ce que j’aurais fait ailleurs. » Tant pis pour la lumière.

Le But de la Victoire

Le coach Karim El Maouhab pose un temps mort à dix secondes de la fin du match (30-30 à ce moment-là). D’abord il nous a dit de nous taire parce qu’on était plusieurs à vouloir proposer quelque chose. Tu marques le but de la victoire à la dernière seconde de la rencontre ! Racontes-nous ce moment, qu’est ce qui se passe dans ta tête ? Est ce que cela t’es déjà arrivé une telle situation auparavant ? J’étais surtout content qu’on ait pu enfin gagner. Après les deux premiers matchs contre les favoris de la poule on savait qu’on avait le niveau mais, à part Théo Karoubi, Thomas Goueffon et Ephem Kelantima, personne ne connaissait la Nationale 2.

La machine cournonnaise est donc lancée ! J’espère ! En tout cas on va tout faire pour montrer que les pronostics de début d’année sont faux.

Maxime Bouquet incarne la passion, le talent et la détermination. Son parcours, de Langeac à Cournon d'Auvergne, témoigne de son amour pour le handball et de sa volonté de se surpasser. Les supporters attendent avec impatience de voir comment il continuera à évoluer et à marquer le monde du handball français.

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