C'est avec tristesse que nous apprenons le décès de Maurice Portes, une figure marquante dans le domaine de l'Éducation Physique et du handball.
Maurice Portes a été un collègue et un ami pendant de longues années. Professeur d'Éducation Physique et Sportive (EPS), il était un spécialiste reconnu du handball, ayant été joueur et entraîneur de haut niveau. Il a surtout été l'un des artisans de la construction des STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) à l'université.
Au début des années 2000, Maurice Portes et son collègue ont mis en place la Maîtrise Education et Motricité à l'Université de Montpellier. En tant que théoricien majeur de l'approche culturaliste en Éducation Physique, il avait su donner au concept de technique un contour solide, fondant une démarche pédagogique originale et fructueuse.
Il a été un des piliers des Stages Maurice Baquet, qui ont fondé les bases de l'Education Physique contemporaine.
Selon M. Portes, par activité tactique il ne convient pas seulement d’envisager une activité permettant au joueur, à partir des conditions d’une situation, de prendre une décision mais il convient d’envisager la construction d’une compétence à prédire l’évolution des situations, ce qu’elles seront dans un futur très proche.
Il ne suffit pas, par exemple, de prélever des informations sur le déplacement d’un gardien pour décider de tirer où il n’est pas mais il s’agit de décider de tirer là où il ne pourra pas être (M. Portes, 1993).
La sportive outdoor, Liv SansozDepuis 2017, l'ancienne championne du monde et d'Europe d'escalade ne s'est pas convertie qu'à l'alpinisme. Elle prône également l'aventure près de chez soi.Un décollage en parapente depuis le sommet du Mont-Blanc suivi d'une arrivée à domicile, à Chamonix, le 11 septembre 2018. À l'échelle de la carrière riche en exploits de Liv Sansoz, la scène pourrait paraître banale. Elle est pourtant l'aboutissement d'une grande aventure physique et personnelle. Reprenons. La Savoyarde a d'abord excellé dans l'escalade dans les années 1990, raflant à deux reprises le titre de championne du monde. Après une grave blessure en 2001, elle s'est reconvertie dans le base jump. L'occasion pour l'athlète de voir son environnement se dégrader de plus en plus vite : « Petite, je vivais à Bourg-Saint-Maurice. En décembre, je pouvais sauter du balcon dans la neige. Aujourd'hui, en plein hiver, on peut souvent faire du vélo en T-shirt. Chaque été, on voit que les glaciers rétrécissent. À l'échelle de ma vie, tout a été bouleversé et j'ai compris qu'il fallait que je sois actrice d'un changement. »C'est ainsi qu'a germé l'envie de vivre des aventures et de lancer des expéditions plus proches de chez elle, avec moins de déplacements et d'impacts sur l'environnement. Liv Sansoz formalise son projet en 2016 : enchaîner l'ascension des quatre-vingt-deux sommets de plus de 4 000 m des Alpes en ne recourant jamais aux remontées mécaniques. L'ex-grimpeuse démarre en mars 2017 par le Grand Paradis (4 061 m), en Italie, et termine donc un an et demi plus tard avec la fameuse descente en parapente depuis le Mont Blanc. Elle en tire une bien meilleure connaissance de son environnement et cette conclusion : « Vivre l'aventure près de chez soi donne une autre saveur, un autre sens à ce que l'on fait. »Depuis, la Savoyarde, 43 ans, s'est engagée à voyager moins souvent mais plus longtemps : elle partira un an sur deux. L'athlète sait que son approche est plus à même de séduire les sportifs amateurs ou retraités que les pros en pleine carrière. Elle invite pourtant ces derniers à explorer d'autres voies : réduire leur consommation de protéines animales, par exemple - « Je suis végétarienne depuis trente ans ça n'empêche pas du tout d'enchaîner les efforts longs et difficiles » -, tenter de regrouper leurs déplacements et privilégier les moyens de transport peu polluants.

Voici quelques années, lorsqu'on lui a demandé quels auteurs l'avaient le plus influencé, il avait cité Jacques de Rette, le fondateur des Républiques des Sports, et Maurice Portes.